Profil de mentor - Anne Cazor

Crédit photo : Scinnov

 

Plus de 100 mentors et experts participent à l’accompagnement des start-ups dans le cadre du programme ToasterLAB. Pour vous faire découvrir leur valeur et leur expertise, nous vous proposons chaque mois un « profil de mentor ».

 

Anne CAZOR

Directrice générale de Scinnov

 

Les bonnes raisons de lui faire confiance

 

Il y a 1001 façons de poser des questions. Il y a la façon inquisitrice, qui dérange. Celle qui reproche, et pousse à se justifier. Et puis, il y a la façon bienveillante : celle des curieux de nature, qui s’intéressent et souhaitent comprendre, sans a-priori aucun. Anne Cazor aime poser des questions, s’interroger. Et elle le fait bien.

 

Issue d’une famille de gastronomes, au contact des grands restaurants et de leurs chefs dès l’enfance, elle a été animée très tôt par l’envie de découvrir les coulisses des cuisines. « Manger, j’aime ça ! Mais petite déjà, je préférais passer les portes de la cuisine pour comprendre comment ce que l’on mange a été fait. »

 

Exploratrice de nos assiettes, elle obtient son diplôme d’ingénieur agroalimentaire à l’ENSAIA de Nancy et IAAL de Lille en 2003. Cela ne lui suffit pas. « Pour véritablement décrypter ce qui se passe chimiquement dans la cuisine et en industrie, il me manquait davantage des compétences scientifiques. Je suis donc allée les chercher. » Après son stage de fin d’études effectué en R&D à l’INRAE de Nantes, elle se tourne vers Hervé This qui encadrera sa thèse entre sciences, recherche, et applications culinaires, réalisée au Collège de France, en collaboration avec le groupe Diana.

 

Trois ans après, sa thèse en poche, Anne passe directement à l’entrepreneuriat en lançant Scinnov (anciennement Cuisine Innovation), agence de conseils en science et technologie au service de l’innovation culinaire et alimentaire. « Depuis toujours, j’avais cette idée de boîte. Je ne voulais pas regretter de ne pas me lancer dans l’aventure ! » Au service de chefs étoilés, comme Pascal Barbot, Thierry Marx, Pierre Gagnaire, les père et fils Bras, elle apporte ses connaissances scientifiques pour leur permettre d’aller plus loin dans leur créativité. « Quand on décrypte les mécanismes, on est capable de lever les barrières... Que ce soit pour de grands chefs ou pour l’industrie. »

 

Son expertise intéresse      de grands groupes de l’agroalimentaire. « Aujourd’hui, en fonction des projets et des besoins, on fait appel à des chefs, à des meilleurs ouvriers de France, à des scientifiques sur des questions très spécifiques (les mousses, l’appertisation…), à des philosophes de l’alimentation, etc. pour répondre, grâce à une équipe dédiée au défis de nos clients. »

 

Déterminée, conviviale et positive, Anne s’amuse : « j’adore comprendre le pourquoi du comment ! »… Que ce soit dans son activité professionnelle ou au sein de ToasterLAB en tant que mentor. « Ce n’est pas ma place de dire aux entrepreneurs ce qu’ils devraient faire pour leur société dont je ne connais pas, forcement, tous les aspects. Je suis là pour les interroger en toute bienveillance, pour les inciter à prendre du recul, pour l’échange et pour le partage de nos expériences… les réussies comme les ratées ! Aux contacts des start-uppers, j’apprends beaucoup. Le côté humain est essentiel. »

 

 

Là où Anne vous aidera

  • Réseaux d’affaires dans l’industrie agroalimentaire
  • Réseaux dans les métiers de bouche : chefs étoilés, etc.
  • R&D et innovation pour applications agroalimentaires et culinaires : problématiques de texturation, de goût, de conservation, développement de produits vegan, etc. 
  • Vulgarisation scientifique

 

 

 

Elle le dit (et le pense)

« Vulgariser des sujets scientifiques, c’est un vrai challenge. Pour bien vulgariser, il faut une forte expertise et connaissance du sujet.»

 

A CONSULTER 

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Substituer le produit – mais pas l’usage

Crédit photo : Tamago

 

Si les modes d’élevage des poules pondeuses se sont diversifiés depuis quelques années, avec à ce jour 53% des œufs commercialisés issus d’élevage hors-cage (bio, label rouge, plein air…), la question du substitut de l’œuf en tant qu’ingrédient demeure, notamment pour les professionnels de la Restauration Hors Foyer (RHF). Car en moyenne, un Français consommerait 104 œufs par an en RHF (et autant à domicile), que ce soit en œufs coquilles ou de façon transformée (source : Itavi).

 

Pour offrir au secteur une option végétale, la start-up Tamago Food, a développé Yumgo Blanc, un substitut de blanc d’œuf 100% végétal. Cet hiver, elle s’apprête à lancer son deuxième produit, Yumgo Jaune. Portrait d’une start-up à l’innovation de rupture fascinante de technologie – et ouvrant le débouché du végétal à la pâtisserie et au rayon traiteur.

 

 

Du besoin de proposer un substitut à l’œuf

« Pour des raisons de santé (notamment les allergies) ou pour des raisons éthiques (recherche d’équilibre entre protéines végétales et protéines animales, voire régime végan), la demande pour un substitut végétal à l’œuf est en hausse », constate Anne Vincent, co-fondatrice de Tamago Food.

 

« De nombreux chefs, notamment dans la pâtisserie, s’y intéressent, souvent suite à la médiatisation d’un grand chef investi sur la question. Jusqu’à présent, il était très difficile de remplacer les œufs dans les recettes, encore plus dans un contexte professionnel. Des solutions existaient, mais demandaient aux professionnels de modifier leurs recettes », détaille-t-elle.

 

Face à ce constat, Rodolphe Landemaine, boulanger-pâtissier, et lui-même vegan, a eu l’idée de concevoir un substitut 100% végétal destiné aux professionnels. En s’associant avec deux autres co-fondateurs, dont Anne Vincent, ils fondent Tamago en 2019.

 

 

L’œuf : un ingrédient « fonctionnalité »

« Le plus important à nos yeux était de conserver exactement le même usage que l’œuf en tant qu’ingrédient. »

 

En janvier 2020, après plusieurs mois d’essais et d’itération, ils lancent leur première innovation : Yumgo Blanc. Composé de protéines végétales d’origine européenne, avec une liste d’ingrédients très courte (6 ingrédients dont l’eau et le sel), sans allergènes, et avec un apport nutritionnel équivalent à celui de l’œuf, Yumgo Blanc permet de couvrir l’intégralité des fonctionnalités du blanc d’œuf, sans avoir à modifier la recette ou les quantités à incorporer. 

 

Anne Vincent est enthousiaste : « Les retours sont très positifs. Certains chefs, qui n’avaient jamais travaillé avec des substituts végétaux, sont fascinés de voir que cela fonctionne tout aussi bien ! Foisonner, émulsionner, lier, monter en neige, épaissir… Tout cela, avec un goût neutre. »

 

 

Leurs prescripteurs en B2B ? Les consommateurs

Anne Vincent se rappelle : « un mois et demi après notre lancement commercial, nous étions en pleine phase d’essais auprès de nos clients pâtissiers et restaurateurs quand la covid-19 est arrivée en France, en mars 2020 – et avec, le confinement et la fermeture de nombreux sites de RHF ».

 

De cette situation inattendue, et périlleuse pour une start-up qui se lançait tout juste sur le marché, sont nées des opportunités nouvelles : « les particuliers, dont certains nous suivent activement sur les réseaux sociaux, ont joué un vrai rôle de prescripteurs en demandant à utiliser eux-mêmes le produit », explique-t-elle.

 

Pendant le confinement, Tamago Food a donc mis en place un nouveau format, une bouteille de 25cL destinée au marché du B2C.  « Nous l’avons commercialisée pour la première fois le 12 mai dans les circuits de distribution spécifique, comme les épiceries fines par exemple. Dès lors, ce fut un grand succès, ce qui a joué un rôle très important sur notre notoriété auprès du B2B. »

 

Tamago Food ne perd pas de vue sa cible principale : « pendant l’été, avec le redémarrage de la RHF, les effets de l’engouement des particuliers étaient là, et la demande de la part des professionnels nous attendait. Pour y répondre, notre format initial d’1L ne suffisait plus. Nous avons complété notre gamme avec un format de 2L ».

 

 

Une démarche d’alimentation durable

« Une autre facette fondamentale de notre approche, c’est la durabilité. Tous les membres de l’équipe, qu’ils soient végans ou non, ont à cœur d’aller vers une alimentation plus responsable en terme d’émission de Co2 », précise Anne Vincent.

 

L’équipe de Tamago Food a fait appel à Carbone 4, cabinet de conseil indépendant spécialisé dans la stratégie bas carbone et l'adaptation au changement climatique, pour calculer la réduction de l’empreinte carbone du Yumgo Blanc par rapport à du blanc d’œuf conventionnel.

 

« Nous avions l’objectif d’être à 90% de réduction… finalement, nous atteignons même 99% de réduction de l’empreinte carbone par rapport à du blanc d’œuf conventionnel. Une vraie satisfaction », se réjouit-elle.

 

 

Accélérez vos projets FoodTech !

Tamago Food n’en a pas fini de se développer. Après avoir été lauréat du concours national Agropole en 2020 et du European Plant Based Protein Awards en 2019, Tamago Food s’apprête à lancer son second produit cet hiver : le substitut au jaune (à découvrir en vidéo sur ce lien) – tout en s’attaquant, dès à présent, au développement d’un substitut à l’œuf entier pour réaliser omelettes, crêpes et autres œufs brouillés.

 

Si votre start-up ou PME innovante cherche à se développer en Europe, qu’elle soit française ou internationale, ToasterLAB peut vous aider. Pour en savoir plus, contactez-moi directement sur : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

La veille pour une start-up : 5 conseils pratiques de notre experte

 

 

La veille est une pratique indispensable à toute entreprise. Qu’il s’agisse d’un grand groupe, d’une PME, ou d’une start-up. Parce qu’elle constitue les fondements de votre stratégie d’amélioration continue.

 

Veille concurrentielle, veille juridique, veille technologique, etc. Loin de moi l’idée de vous présenter les enjeux et avantages de chaque typologie de veille : d’autres articles sur le web existent déjà et répondront à vos attentes sur ce point. Non, je vais plutôt vous exposer cinq conseils pratiques à mettre en œuvre pour une veille efficace dans une start-up, grâce à notre experte du sujet : Anne-Laure Marchand, chargée d’intelligence économique à Vitagora.  

 

 

1 – Descendez de votre petit nuage pour faire une veille (véritablement) objective (et utile)

 

« Nous n’avons pas de concurrent. »

 

Vous avez déjà prononcé cette phrase ? Pas de chance ! Anne-Laure nous assure qu’avec une méthode de veille objective, vous finirez toujours par contredire cette affirmation. « Avant de se lancer, beaucoup de start-ups pensent n’avoir aucun concurrent. La veille vous apprendra une première chose, indispensable à votre viabilité : non, vous n’êtes pas seuls. »

 

Pour Anne-Laure, la veille doit servir en premier lieu au lancement de la start-up : définition de son business model, évaluation de son potentiel marché (n’est-il pas surévalué ?), orientation du positionnement et de l’identité de la marque, etc. Pour tout ceci, il est indispensable d’analyser votre concurrence.

 

« Un produit ou un service viennent en réponse à un besoin d’utilisateur. Vous pensez ne pas avoir de concurrent parce que votre produit est nouveau ? Détrompez-vous : l’utilisateur, avant de connaitre votre produit, avait déjà une autre solution face à ce besoin. » Cette solution, même si vous la trouvez old-school ou carrément ringarde, représente également votre concurrent – c’est ce qu’on appelle la concurrence indirecte. La SNCF est par exemple un concurrent indirect de Blablacar. Le marché communal est un concurrent indirect de votre box de livraison de produits alimentaires bio. Le jus d’orange est un concurrent indirect de votre boisson stimulante aux super-aliments.

 

« Ce n’est pas toujours évident à entendre (entre nous, pourtant, mieux vaut avoir des concurrents : c’est aussi la preuve que votre idée est pertinente et viable !) : c’est pour cela que faire une veille méthodique, en utilisant notamment le mapping de positionnement concurrentiel avec des critères objectifs, est essentiel », confirme Anne-Laure.

 

 

2 – Ne vous arrêtez pas jamais

 

Si la veille est indispensable au démarrage d’un projet de création d’entreprise, elle doit également être continue.

 

« La veille ne doit jamais s’arrêter », explique Anne-Laure. « Car l’environnement d’une entreprise est en évolution permanente :

 

  • Les concurrents changent. Par exemple, quelques années après un engouement pour une nouveauté, il est fréquent de voir des grandes entreprises développer le même type d’offre. Votre panel de concurrents se diversifie au fur et à mesure des années.
  • Vos clients changent. « C’est d’autant plus vrai dans l’alimentaire, où les tendances et les enjeux en termes de développement produits vont très vite ! », détaille Anne-Laure en pensant au sans-gluten, au vegan, etc. – des tendances apparues il y a moins de 3 ans en France et  influençant déjà fortement les attentes des consommateurs.
  • Votre marché change. Peut-être allez-vous diversifier vos gammes de produits ? Ouvrir votre abonnement à une autre localité ? Déployer vos ventes à l’international ? 

 

« Dans tous les cas, à chaque étape du développement de l’entreprise, la veille viendra confirmer ou infirmer vos hypothèses – ce qui vous évitera de subir les dégâts de mauvais choix. »

 

 

3 – Priorisez et externalisez

 

 « La veille prend du temps », explique Anne-Laure. « D’une part, parce qu’il s’agit de tout scruter, de tout lire. D’autre part, car le monde ne s’arrêtera pas d’évoluer une fois votre dossier de veille bouclé, et qu’il vous faudra donc recommencer quelques mois plus tard. »

 

Comment s’y retrouver ? Anne-Laure n’a qu’un conseil à vous donner (et pas des moindres) : « priorisez ! »

 

« Ciblez les types de veille que vous souhaitez à tout prix réaliser : veille concurrentielle, bien entendu. Mais également veille juridique ? Ou veille technologique ? Ou encore commerciale ? », détaille-t-elle. « Ensuite, priorisez vos outils. Il existe de nombreux outils de veille gratuit, et les événements et concours sont également une source de veille très riche. Mais l’on ne peut pas être partout à la fois. Enfin, n’hésitez pas à faire appel à des professionnels pour externaliser ce qui reste. »

 

De nombreux programmes d’accélération, tel que ToasterLAB, propose un service d’accompagnement à la veille.  « C’est l’opportunité non seulement de dégager du temps pour vos tâches prioritaires, mais également de bénéficier d’outils de veille performants, et de compétences d’experts », précise Anne-Laure.

 

 

 

4 – Responsabilisez une personne afin de rendre votre veille actionnable

 

Bien entendu, nous savons qu’une start-up n’est parfois composée que de quelques personnes. Malgré cela, Anne-Laure vous conseille vivement de responsabiliser l’une d’entre elle sur la veille.

 

Cela permet d’organiser la veille dans l’espace (puisque, grâce au paragraphe précédent, elle devrait déjà être organisée dans le temps) : responsabiliser une personne permet de centraliser les actions de veille afin de remonter ou de descendre aux autres co-fondateurs ou salariés les informations qui leur sont pertinentes.

 

« L’une des difficultés de la veille », explique Anne-Laure, « c’est de la rendre actionnable : aller au-delà de la curiosité intellectuelle, et la mettre au service de la prise de décision. C’est en responsabilisant une personne sur cette mission que vous le pourrez : car cette personne ne se contentera pas de lire des articles trouvés ici et là, mais pensera « objectifs » et « actions pour l’entreprise ». »

 

 

 

5 – évitez d’être trop « flag » !

 

Faire de la veille est une pratique non seulement légale mais également fortement conseillée. Pour autant, si la veille n’est pas de l’espionnage, il est souvent préférable de la réaliser de manière… discrète.

 

« Veillez à ne pas être trop visibles ! », conseille Anne-Laure. « S’inscrire au site web de son concurrent pour étudier ses pratiques en termes d’abonnement mailings, par exemple, risque de ne pas être discret. Privilégiez dans ce cas, a minima, une adresse personnelle. A moins, bien entendu, que vous ne vouliez rendre évident le fait que vous étudiez ce concurrent. »

 

 

Pour en savoir plus

 

En terme de veille, les start-ups accompagnées par ToasterLAB bénéficient des conseils de nos mentors, mais également des services de Vitagora, le réseau des innovateurs de l’agroalimentaire, où Anne-Laure travaille en tant que chargée d’intelligence économique. Pour bénéficier vous aussi des conseils de nos mentors, deux solutions : vous abonner à notre newsletter mensuelle, ou nous rejoindre ! Pour en savoir plus, contactez-moi : claire.vanoverstraeten@vitagora.com.

 

 

 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

 

« Moi-même, je n’ai jamais payé pour une appli ! »
 
 
Les start-ups ont la réputation de travailler en « lean start-up » : validation rapide de l’idée, mise en application, rencontre d’un frein ou d’une problématique, reprise de l’ensemble. Et on recommence jusqu’à ce que tout fonctionne de manière idéale. Ce cycle d’itérations typique du lean startup, ScanUp l’a vécu en trois étapes pour atteindre un business model efficace. Explications. 
 
 

Au démarrage : simplifier la corvée des courses alimentaires

 
Liste de courses laissée sur la porte du frigo, oubli de la moitié des achats une fois au supermarché, difficulté de choisir devant la taille des rayons et la variété des produits, complexité de déchiffrage des étiquettes pour le consommateur non-averti… La start-up ScanUp est née d’un constat partagé de tous, et notamment d’Adrien Dumitresco et Caroline Péchery, ses deux co-fondateurs : « les courses sont une corvée, un vrai point de douleur ».
 
Grâce au numérique, Caroline et Adrien répondent aux 60% des consommateurs français pour qui les courses alimentaires en grande surface sont perçues comme une contrainte (donnée Obsoco 2015).
Caroline se rappelle : « Au démarrage de l’aventure ScanUp, notre objectif était uniquement d’améliorer le parcours d’achat et l’expérience utilisateurs lors des courses alimentaires grâce à une application mobile. Celle-ci devait être gratuite pour les utilisateurs (et le restera toujours, précise-t-elle). En revanche, on pensait pouvoir générer des commissions sur des frais de livraison ou rendre payantes des fonctionnalités plus avancées. »
 
Avec le recul, elle reconnait les limites de ce premier business model : « moi-même, je n’ai jamais payé pour une appli ! On savait bien que c’était bancal. »
 
 

Itération n°2 : la transparence, une valeur ajoutée

 
« Il nous fallait trouver un moyen de créer de la rétention sur l’application pour permettre de monter un business model viable. La valeur ajoutée que l’on apporte à notre concept est alors la transparence que l’on offre aux consommateurs pendant leurs courses – ou même en amont. »
 
« Nous avons fait évoluer notre positionnement avec cette valeur ajoutée : aller au-delà du simple parcours d’achat, mais accompagner les consommateurs à faire leurs choix notamment pour répondre à leur envie de manger mieux. »
 
L’application, auparavant « liste de courses connectée », devient intelligente et complexe : aux côtés des fonctionnalités existantes, comme la reconnaissance de codes-barres des produits, l’affichage du nutriscore et des additifs, elle permet désormais d’effectuer des recherches d’alternatives de produits équivalents mais plus sains.
 
 

Le vrai pivot (et le 3e) : s’adresser aux consomm’acteurs

 
Quelques mois après le lancement de la start-up, ScanUp intègre ToasterLAB (bienvenue chez nous).
 
« Lorsque nous sommes arrivés chez ToasterLAB, au contact des mentors et lors des ateliers chaque semaine, nous avons pris conscience que notre idée initiale de business model ne nous aurait pas permis de survivre », admet Caroline. Aïe, ça, ça fait mal. Mais c’est indispensable pour mieux rebondir.
 
« Depuis, au contact des clients que l’on a été rencontrer, de nos utilisateurs, des mentors et de l’équipe de ToasterLAB, notre modèle a encore évolué – et évolue encore car il s’agit d’un développement en cours. »  
Une troisième itération intègre, depuis le printemps 2018, la notion de consomm’acteur. Caroline explique : « les consommateurs se sentent de plus en plus investis et concernés par leurs actes d’achat. Ils sont conscients que l’impact de leurs achats ne se limite pas à remplir leur frigo, mais qu’il existe des conséquences multiples – sur leur santé, sur l’environnement, sur l’économie locale, etc. »
 
« Pour répondre à cette volonté d’agir pour le développement de produits sains et responsables, nous sommes en train de développer un nouvel espace sur notre application : un espace de co-construction avec les marques à la recherche d’inputs consommateurs », explique Caroline (en savoir plus sur le blog de Vitagora).
 
Cette troisième itération a également permis à ScanUp de créer une nouvelle source de revenu  (pour en savoir plus sur le pricing et ses enjeux, lire cet article) : « l’application restera bien évidemment gratuite pour les utilisateurs. Pour les marques à la recherche d’inputs directs, la facturation se fera soit au test/au cahier des charges/à la question, soit par un système d’abonnement. Notre business model est désormais bien plus viable. Un grand progrès depuis les premiers mois ! »
 
« La satisfaction est double. Nous sommes maintenant vraiment alignés avec nos aspirations et le marché. Et nous commençons à générer un chiffre d’affaires récurrent », conclut Caroline.
 

 

Un témoignage à (re)voir en vidéo !

 
Parce qu’ils parlent mieux que moi des bénéfices trouvés lors de leur accélération, regardez ici la vidéo témoignage de Caroline et Adrien.
 
 
Ne manquez pas également l’intervention de Caroline sur la table-ronde du Forum Vitagora, le 6 juin prochain à Paris – voir le programme complet ici.
 
 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

 
Aveine et Kuantom à la finale du Food Nexus Startup Challenge
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Les deux start-ups françaises qui participeront à la finale du Food Nexus Startup Challenge sont désormais connues : Aveine et Kuantom, deux start-ups situées dans le domaine des objets connectés appliqués aux boissons. 
 

Deux finalistes pour représenter la France 

 
Ce vendredi 13 octobre, Vitagora et les membres fondateurs d’AcceleRise ont sélectionné les deux start-ups qui représenteront la France aux Pays-Bas pour la finale du concours européen Food Nexus Startup Challenge : Aveine et Kuantom, deux start-ups issues des appels à candidatures nationaux d’AcceleRise. « Nous avons capitalisé sur la richesse des appels à candidatures d’AcceleRise », précise Christophe Breuillet, directeur de Vitagora. « Ceux-ci sont nationaux et nous permettent de déceler les start-ups françaises les plus prometteuses en foodtech et agtech. »
 
La finale de ce concours européen se tiendra le 13 décembre 2017 à Wageningen (Pays-Bas).
 
 

Qui sont les finalistes ?

 
S’affranchir des contraintes d’aération de vin, de préparation et de dosage des cocktails : les deux start-ups sélectionnées par Vitagora facilitent l’accès et la dégustation de boissons grâce à des solutions connectées dédiées aux professionnels (restaurateurs, hôtellerie, barmen…) ou aux particuliers.
 
« Nos deux finalistes ont l’ambition de démocratiser le plaisir de la boisson : déguster des vins à la température idéale en un instant, ou réaliser des cocktails parfaits. Leurs objets connectés sont la rencontre entre la culture française du gourmet et de l’élégance et les technologies contemporaines », explique Christophe Breuillet.
 
AVEINE
La société Aveine conçoit et développe InVino : le premier aérateur connecté qui permet de servir instantanément n’importe quel vin dans de parfaites conditions de dégustation.
www.invino.wine
 
KUANTOM
Kuantom est la nouvelle solution clé en main qui revisite et automatise la dégustation de cocktails chez les professionnels. Après deux ans de R&D, Kuantom a lancé son premier mixologue connecté qui possède toute la science et le savoir-faire du barman pour réaliser des cocktails d’exception.
www.kuantom.com
 
 

Un concours européen 

 
Donner l’opportunité aux meilleures start-ups européennes des domaines FoodTech et AgTech de rencontrer des entreprises de toute l’Europe : c’est la mission que se donne le Food Nexus Startup Challenge. Initié par FoodNexus, consortium européen réunissant PME, multinationales et centres de recherche œuvrant pour une alimentation durable et sûre, ce concours se clôturera lors d’une finale le 13 décembre 2017, à Wageningen (Pays-Bas). Sept pays (la Belgique, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, la France, et les Pays-Bas) présenteront 2 à 3 finalistes.
 
Pour les start-ups participantes, de nombreux bénéfices sont attendus :
  • Mises en relation avec des investisseurs et industries agroalimentaires de toute l’Europe
  • Participation au Corporate-Startup Engagement program
  • Forte communication et visibilité grâce au consortium FoodNexus
  • Le lauréat recevra un cash prize ainsi qu’un accompagnement au développement d’affaires de mentors reconnus et d’entreprises européennes leaders.
 
« Faire partie des deux entreprises sélectionnées pour représenter la France au FoodNexus Challenge est une chance unique pour Aveine, mais également une marque de reconnaissance extrêmement forte du travail accompli en si peu de temps. En tant que jeune start-up à ambition internationale, la visibilité est un enjeu stratégique. Dans un contexte où les moyens financiers sont limités et la scène start-up assez saturée, obtenir une validation d’un jury de professionnels permet de se différencier efficacement », explique Nicolas Naigeon d’Aveine.
 
« Nous sommes enchantés d'avoir été sélectionnés pour la finale du FoodNexus Challenge. C'est pour nous une merveilleuse opportunité de dévoiler notre solution auprès de professionnels et de start-ups de renoms dans la foodtech. Nous allons d’ailleurs en profiter pour dévoiler en exclusivité la dernière version de notre prototype, co-designé avec le groupe Moët Hennessy. Ce concours européen est une aubaine pour nous à ce stade, entre le lancement de pilotes et l’enclenchement de l’industrialisation de notre produit. Nous espérons y gagner en visibilité et légitimité », conclut Alexis Kaplan de Kuantom.
 
 
Les partenaires de Food Nexus France : AgroParisTech, Avril, Bel, Danone Research, Eurofins, INRA, Naturex, Tereos, Triballat Noyal, Sill Entreprises
 
 
Télécharger le communiqué de presse
Nous contacter : accelerise@vitagora.com 

 

 
 
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