Profil de mentor - Béatrice Guillemain

Pitch DemoDay ToasterLAB

 

Plus de 100 mentors et experts participent à l’accompagnement des start-ups dans le cadre du programme ToasterLAB. Pour vous faire découvrir leur valeur et leur expertise, nous vous proposons chaque mois un « profil de mentor ».

 

Béatrice Guillemain

Coach et formatrice en prise de parole
pour Time to Pitch

 

LES BONNES RAISONS DE LUI FAIRE CONFIANCE


« Tout le monde peut se révéler », assure Béatrice.
« Que l’on soit timide, bloqué dans son jargon, humble…, des techniques existent pour faire ressortir l’aisance naturelle de chacun en prise de parole : tout le monde peut progresser en prenant conscience de ses forces. »
 

Coach et formatrice en prise de parole pour notre partenaire Time to Pitch, Béatrice Guillemain bénéficie de plus de 25 ans dans la communication orale en entreprise, et de 15 ans de théâtre en parallèle. Depuis 5 ans, elle en fait bénéficier les start-uppers accompagnés dans le cadre de ToasterLAB. « L’oralité est le fil rouge de mes expériences, que ce soit ma carrière ou ma passion : les deux se nourrissent l’un de l’autre. »
 

Elle se rappelle : « j’ai commencé au sein de la DGA (direction générale de l’armement). J’y ai pris conscience de l’importance de la prise de parole, indispensable pour faire valoir les compétences et les esprits les plus brillants ». Elle rejoint ensuite une agence de relations presses spécialisée en start-ups puis, motivée par un retour au terrain, une entreprise de BTP où elle est chargée notamment du développement du leadership des managers, avant de se consacrer à sa véritable passion : le coaching et la formation en prise de parole.
 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Béatrice adore sa mission de mentor chez ToasterLAB. « A mes yeux, voir les entrepreneurs et les entrepreneuses gagner en affirmation et en légitimité dans leur prise de parole, voir leur visage se relever, leurs épaules s’ouvrir, et leur voix porter plus loin… c’est une véritable récompense. » Passionnée, chaleureuse et curieuse des autres, Béatrice aime travailler au contact des start-ups et prend beaucoup de plaisir à raconter leur histoire, leur projet d’entrepreneurs, lors de la construction du pitch : « je suis fascinée par leur énergie, leur volonté de changer le monde, leur engagement. J’aime raconter comment ils vont nourrir leur projet entrepreneurial au service de cette ambition. »
 

Au-delà des projecteurs, Béatrice voit également son rôle comme un miroir permettant aux entrepreneurs de désencombrer leur quotidien pour faire ressortir l’essentiel de leur discours. Il y a donc la forme, et le fond. « La communication dépend toujours plus du récepteur que de l’émetteur. Quand on prépare un pitch, on se demande toujours ‘Qu’est-ce que j’ai à dire ?’. La vraie question à se poser devrait être : ‘De quoi a besoin mon interlocuteur pour prendre la décision que je souhaite qu’il prenne ?’. C’est seulement ainsi que l’on peut être précis dans son message. »
 

Car Béatrice le sait mieux que quiconque : un pitch n’est pas une présentation. Un pitch doit convaincre, vendre une idée, voire un produit. Et à l’heure où les start-ups de la food se multiplient, avoir un pitch clair et impactant est indispensable pour se différencier.

 

 

LÀ OÙ BEATRICE VOUS AIDERA

  • Structurer un pitch et le rendre efficace
  • Prise de parole, techniques pour travailler l’aisance orale
  • Vulgarisation, sortir de son jargon
  • Affirmation du leadership
  •  

 

ELLE LE DIT (ET LE PENSE)

« Quand on prépare un pitch, on se demande toujours ‘Qu’est-ce que j’ai à dire ?’. La vraie question à se poser devrait être : ‘De quoi a besoin mon interlocuteur pour prendre la décision que je souhaite qu’il prenne ?’. » 
 

 

A CONSULTER 

PROFIL LINKEDIN

 
 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Appel à candidature : rejoignez ToasterLAB en 2022
 
 

ToasterLAB :
programme international d'accélération Agri-food 

 
ToasterLAB est un programme d’accélération international en France destiné aux entreprises (start-ups et PME) françaises ou internationales du secteur de l'Agri-Food. Programme d’accompagnement sur 12 mois composé de coaching et de mentoring personnalisés et de conseil expert, appuyé sur un réseau de mentors et de partenaires en France et à l’international, ToasterLab propose des opportunités d’affaires, des ressources, un accompagnement personnalisé, des lieux d’expérimentation, ainsi qu’un soutien à l’internationalisation.
 
 
Le programme d’accompagnement se décompose en deux temps :
  • Un programme intensif initial de 2 mois, au rythme de sessions de travail hebdomadaires individuelles et collectives (en personne ou à distance),
  • Un accompagnement post-accélération sur 10 mois pour compléter les financements, instaurer les relations commerciales, et s’associer à des missions à l’international ou à des projets d’innovation collaboratifs.
 
 

QUI PEUT CANDIDATER ?

Pour candidater, plusieurs critères sont à respecter :
 
1/ Etre une entreprise en France ou à l’étranger (A noter, des équipes d’intrapreneurs peuvent également bénéficier de l’accélération (contacter directement ToasterLAB pour en savoir plus).
2/ Générer du chiffres d’affaires ou avoir validé une preuve de concept auprès de vos futurs clients
3/ Vouloir accélérer un projet d’entreprise qui soit innovant d’un point de vue technologique ou au niveau des usages
4/ Avoir besoin d'aide en termes d’accès au marché, d'industrialisation, de financement, d'internationalisation
5/ Avoir un projet en lien avec une ou plusieurs des thématiques ci-dessous, et inclure une dimension de durabilité.
 

6 thématiques prioritaires pour 2022

 
Comme pour les Promo #1-#6, toute entreprise (start-up ou PME) Agri-Food mature à fort potentiel (au stade preuve de concept), implantée en France ou à l’international, est invitée à candidater.
A noter, des équipes d’intrapreneurs peuvent également bénéficier de l’accélération (contacter directement ToasterLAB pour en savoir plus).

 

THEMATIQUES PRIORITAIRES

Des candidatures qui correspondent à une ou plusieurs des axes prioritaires suivants feront l’objet d’une attention particulière de la part du jury de sélection ainsi que les projets incluant une dimension de durabilité :
  • Suivi des cultures : robotique et agrofournitures
  • Solutions digitales de qualité, suivi filière, et business intelligence pour les organisations agricoles
  • Solutions d’indicateurs de performance environnementale intégrées (GES, CO2, impact de pratiques agricoles, analyse de cycle de vie etc…)
  • Première transformation : ingrédients fonctionnels, fermentation et alternatives aux protéines animales issues des végétaux, champignons, microalgues …
  • Seconde transformation : aliments et boissons à haute valeur ajoutée ou aux qualités "santé" optimisées (boissons fonctionnelles ou boissons naturelles sans alcool...), les produits « sans », solutions IOT et blockchain pour une industrie 4.0, solutions pour lutter contre le gaspillage alimentaire, nouveaux modes de consommations (circuits courts, vrac, usage, logistique...)
  • Emballages : l’emballage intelligent, solutions d'optimisation de la durabilité (sans plastique, recyclable ou recyclé, réutilisable…), emballages comestibles, réduction des emballages
 
 
 
 

DATE de clôture

  • La date de clôture pour la prochaine promo d'accélération est le 31 juillet 2022. 
 
 

QUI CONTACTER ?

 
Pour toute question, veuillez contacter :
Clément Galbois, Business developer, clement.galbois@vitagora.com

03 80 78 77 40

 

Apply now to join ToasterLAB in 2022
 
 

ToasterLAB :
The Agri-Food acceleration program that gives you europe on a plate

 
ToasterLAB is an international acceleration program for companies (startups and SMEs) of the Agri-Food sectors from throughout the world. Its program includes 12 months of personalised coaching and expert advice, as well as Europe-wide business opportunities, testing and development resources, on demand support, and the right tools to understand and access European food markets. 
 
The acceleration program takes place in two phases:
  • An initial 2-month intensive acceleration phase, to allow international start-ups to get to grips with the specific European business environment, and to aquire all the tools and knowledge to do business in France and Europe. During this phase, international start-ups can also access a "soft landing" package, including access to French lessons, office space and accommodation and adminstrative support for starting your business in Europe.
  • A 10-month post-acceleration phase to test, evaluate and strengthen the building blocks of your company,  and to adapt and secure your development in Europe's markets.
 
 

WHO CAN APPLY?

1/ A high-tech/innovative Agri-Food start-up or SME based anywhere (you can be accelerated from where you are!)
2/ You need to have either sales revenues or a proof of concept validated by your future clients.
3/ You are willing to speed up one of your projects, that is innovating either from a technological point of view or in terms of uses.
4/ With a high-potential, scalable product or service (Proof Of Concept stage minimum) addressing key Agri-Food challenges
5/ In need of support for market access, scaling up, funding, international development

 

6 priority topics for 2022

 
As for the Sessions #1 to #6, ToasterLAB is open to any mature (at the proof of concept stage), high potential Agri-Food start-up or SME, based in France or abroad.
 
 
PRIORITY AREAS
Applications corresponding to one or more of the following priority topics will receive a special attention from the selection panel as well as projects that include a dimension of sustainability.
  • Agriculture: robotics and agri-supplies
  • Digital solutions for quality assurance, product tracing, and business intelligence for agriculture
  • Integrated solutions for environmental KPIs (greenhouse gases, C02, environmental impact of agriculture, life cycle analysis etc.)
  • Primary processing: functional ingredients, fermentation and alternative proteins (including plant, insect and microalgae etc.)
  • Secondary processing: high added-value or high health-potential foods and drinks (functional drinks or natural soft drinks), “free from” products, local products, blockchain and IOT for tomorrow’s food factory, anti-waste solutions, new ways of consumption (local distribution, bulk retail, use...)
  • Packaging: intelligent packaging, solutions for reducing packaging or optimising sustainability (recyclable, recycled or reusable, plastic-free, etc.), edible packaging
 
 

Application deadline for next intake

  • Cut-off date for the spring acceleration session: July 31th, 2022
     
 
 

WHO TO CONTACT

 
For any questions, please contact:
Clément Galbois, Business developer
, clement.galbois@vitagora.com

+33 3 80 78 77 40

 

Nudj s’engage pour un triple impact

 

Faire connaître au monde un fruit plein de promesses : le fruit du jacquier

Quoi de mieux que le secteur alimentaire pour lancer une start-up à impact ? C’est le constat qu’ont fait 2 frères, Foucauld et Barthélemy Peuchot lorsqu’ils ont lancé leur start-up, Nudj, en 2021. Le premier, diplômé d’un master en développement durable, connait bien le monde des start-ups après avoir travaillé dans la Delivery Tech en Côte d’Ivoire puis dans la domotique de retour en France. Le second, issu du monde du conseil dans le domaine de la finance, était à la recherche d’une aventure entrepreneuriale engagée et en phase avec ses valeurs.
 

Alors qu’aucun des deux ne connaissait encore le secteur alimentaire, ils décident donc de se lancer autour d’un fruit méconnu en Europe, mais qu’ils avaient déjà eu l’occasion d’apprécier lors de voyages à l’étranger et notamment au Brésil : le fruit du jacquier, également appelé « pomme jacque » ou « jackfruit ».
 

Plus gros fruit au monde (il peut peser jusqu’à 40kg !), il pousse sur un arbre gigantesque pouvant mesurer jusqu’à 20m de hauteur, le jacquier. Mûr, il a une saveur sucrée proche de la mangue ou de l’ananas. Mais c’est souvent avant maturité qu’il est consommé cuit, notamment en currys, en rougails ou en ragoûts… et je parle en connaissance de cause ! A la Réunion, d’où je suis originaire, on l’adore en « ti'jaque boucané ».
 

S’il pousse dans presque tous les pays tropicaux (en Asie : Inde, Sri Lanka, Bangladesh, Thaïlande ; en Amérique : Brésil, Porto Rico, Floride, Haïti, Martinique, ainsi qu’en Afrique centrale et orientale et dans les îles de l’océan Indien : La Réunion, Madagascar…), il reste peu connu en Europe. A l’heure où les consommateurs européens sont en recherche d’alternatives saines à la viande, c’était pour Barthélemy et Foucauld une évidence : il faut rendre le fruit du jacquier accessible aux palais et aux assiettes des Européens !


 

Des avantages naturels pour remplacer la viande

« Le fruit du jaquier est ce que l’on considère comme un superaliment », explique Barthélemy.
 

Car les avantages nutritionnels du fruit du jacquier sont multiples : il est très riche en vitamines, notamment en vitamines B (B1, B2, B3, B9), C, et en nombreux minéraux (magnésium, fer, calcium, manganèse, phosphore, sélénium et, surtout, potassium). Riche en fibres, c’est un fruit à haut apport calorique (95 calories pour 100 grammes) permettant de fournir de l’énergie, sans graisse saturée, à ses mangeurs.
 

« Mais c’est surtout pour sa teneur naturelle en protéines que le fruit du jacquier est reconnu », précise Barthélemy. Utilisé en remplacement de la viande dans des recettes végétariennes depuis la nuit des temps, le fruit du jacquier présente également un avantage de texture. « Naturellement filandreuse, comme du poulet effilé, sa texture rappelle celle d’une viande bien cuite… sans avoir à y appliquer quelque procédé de transformation que ce soit. »
 

Barthélemy détaille : « ce potentiel naturel va de pair, dans notre point de vue, avec les bénéfices nutritionnels du fruit du jacquier, et notamment par rapport aux attentes santé des consommateurs. Cela nous permet d’offrir aux consommateurs européens la première marque d’alternatives végétales à la viande sans ingrédient ultra-transformé. Cela distingue notre produit de l’offre que l’on trouve actuellement en rayon, en proposant tout simplement des pavés de fruit du jacquier cuisinés avec de vrais ingrédients (épices, oignons, farine) ».


 

Une promesse environnementale

« Le second avantage du fruit du jacquier », complète Barthélemy, « c’est son abondance dans la nature. C’est un fruit qui pousse spontanément partout où il est récolté – d’ailleurs, non seulement sur les branches de son arbre, mais également sur le tronc. »
 

Au mois de janvier dernier, Foucauld s’est rendu en Inde pour constater comment se déroule leur approvisionnement. « Cette expérience sur place fut très enrichissante », s’enthousiasme-t-il. « Ce fruit pousse absolument partout, sans avoir à être cultivé par l’homme ! En conséquence, son emprunte carbone est 50 fois moins importante que du bœuf français, même en l’important d’Inde. »


 

Une promesse sociétale

Le troisième impact de la start-up Nudj est un impact sociétal. Alors que 70% de la production mondiale des fruits du jacquier ne serait pas valorisée, poussant aux détours de jardins et de forêts, ce fruit constitue une source de revenus complémentaires pour des collectifs de fermiers indiens. « Ils se regroupent pour valoriser les fruits du jacquier qui poussent spontanément sur leur terrain », explique Barthélemy.
 

« En sécurisant notre approvisionnement en Inde, et en diversifiant nos fournisseurs locaux, nous impactons aussi positivement les populations locales en garantissant une source de revenu complémentaire solide. »


 

Une offre commerciale en pleine croissance


En 2021, Nudj a participé au programme de ToasterLAB : « ce fut un très bon accompagnement sur les aspects techniques, la R&D, le positionnement de notre produit et le passage à l’industrialisation » témoigne Barthélemy.

Ainsi, l’expertise de Barthélemy et de Foucauld s’est axée avant tout sur le développement culinaire : accompagnés par des chefs et des ingénieurs agroalimentaires, ils ont su apporter au fruit du jaquier un goût attrayant pour les palais français, et travaillent désormais sur la caractérisation organoleptique de leur produit pour l’améliorer encore… mais toujours dans la naturalité.
 

« Nous voulons avant tout faire une nourriture simple et bonne : simple à comprendre, simple à préparer, simple à cuisiner… et bonne pour la planète, pour les hommes et les femmes, et surtout, bonne au goût », résume Barthélemy.
 

Avec actuellement 2 pavés de fruit du jaquier commercialisés depuis 7 mois sur 50 points de vente dans différentes régions françaises (un pavé « tomates/oignons » et un pavé « piment/paprika »), et un référencement permanent dans les menus de FoodChéri, les deux frères sont très contents de leurs résultats en termes de ventes, mais aussi de retours clients, très satisfaits.
 

Nudj s’apprête désormais à entamer des tests dans 10 Carrefour markets situés à Paris. « Nous visons un déploiement plus large en Ile-de-France, notamment en rejoignant cette année l’accélérateur Hectar », précise Barthélemy.


 

Et demain ?

« Le fruit du jacquier est vraiment un fruit caméléon », conclut Barthélemy : « il est possible d’en faire plein de choses. Nous avons d’ailleurs déjà une dizaine produits en tête ! »
 

Les deux frères, qui ont effectué leurs trois premiers recrutements cette année et recherchent actuellement une responsable marketing/merchandising, s’autorisent aussi à étudier d’autres ingrédients : « d'ici 4 ou 5 ans, nous pensons diversifier notre offre en restant toujours dans les alternatives naturelles et écologiques à la viande… avec, pourquoi pas, des ingrédients fermentés, des algues ou des champignons. »


 

A votre tour, bénéficiez de l’accompagnement du réseau de ToasterLAB !

Si vous souhaitez à votre tour bénéficier des opportunités que peut vous apporter ToasterLAB, et pour en savoir plus sur notre programme d’accélération dédié aux start-ups de l’agri-food, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.


 

Profil de mentor - Stéphane Blanc

 

Plus de 100 mentors et experts participent à l’accompagnement des start-ups dans le cadre du programme ToasterLAB. Pour vous faire découvrir leur valeur et leur expertise, nous vous proposons chaque mois un « profil de mentor ».

 

Stéphane BLANC

Fondateur de Whited

 

LES BONNES RAISONS DE LUI FAIRE CONFIANCE


Issu d’une formation en arts graphiques à l’ESAG Penninghen, cet ancien atelier de travail de Magritte et Picasso devenu une prestigieuse école parisienne d’arts graphiques et de décoration d’intérieur, c’est le goût du beau et de l’esthétisme qui anime Stéphane depuis toujours.

Après une carrière en agence, où il est passé de graphiste à directeur de création puis directeur général associé, il fonde en 2005 sa première entreprise dédiée à la décoration d’intérieur (l’une des premières à proposer des produits personnalisables, notamment grâce à un site d’e-commerce, précurseur à cette époque), avant de retourner à ses premiers amours : la direction artistique pour accompagner les entreprises dans leur communication.
 

En 2011, il crée alors Whited, « studio de design de marques » comme il le décrit lui-même. Du positionnement de marque (branding) au naming, à la signature et l’identité visuelle et jusqu’au déploiement packaging et PLV, etc. : Stéphane accompagne les entreprises dans la construction de leurs marques de façon globale. Son approche, marquée par son attrait pour l’architecture d’intérieur, intègre également le déploiement des marques dans les lieux pour créer des « marques immeubles », c’est-à-dire que les lieux (centres d’affaire, restaurants d’entreprise, mais aussi à destination du retail – commerce et restauration commerciale – comme pour le groupe Leduff) portent véritablement l’expérience utilisateurs de la marque, autour d’un discours, d’une signalétique, et d’une décoration, pensés en toute cohérence.

Seul aux commandes de son agence, Stéphane n’est pour autant pas un solitaire. Entouré de sa brigade d’architectes d’intérieurs et d’experts des métiers de la création visuelle (graphistes, photographes, illustrateurs, maquettistes…), il fonctionne en mode agile selon les projets et les besoins de ses clients, et s’associe ponctuellement à différents spécialistes. « Cela représente des avantages à la fois en termes de disponibilité, d’expertise, mais aussi de coût », précise-t-il.
 

C’est par une mise en relation effectuée par l’un de ses clients (Atelier Sarrasin), que Stéphane, également référencé expert chez Bpifrance, a pris part à l’aventure ToasterLAB. Aujourd’hui, il conseille et accompagne les start-ups avec passion... et franchise. « J’adore travailler avec les start-ups », explique-t-il. « J’ai moi-même monté plusieurs entreprises, je me retrouve dans leur âme d’entrepreneur. J’adore partager leurs problématiques, écouter leurs doutes. Mon job, c’est de leur permettre de faire le saut créatif : de transformer leurs bonnes idées en bonnes idées marketing, séduisantes pour leurs clients. »
 

Eclectique dans ses intérêts, Stéphane a commencé sa carrière dans le secteur de l’entertainment (musique, cinéma, jeux vidéo) et tient en estime la diversité des savoirs, des expertises, et des expériences. S’il compte parmi ses clients des noms reconnus, comme l’UFC Que Choisir, Nestlé, Peugeot, L’Oréal, ce passionné d’expositions, de théâtre, et de cultures en tout genre, aime également se plonger dans l’univers des jeunes entrepreneurs de la food, et tout particulièrement de l’alimentation durable : Beendi, Kedelaï, Atelier Sarrasin, Résurrection, Nemrod, etc.
 

Profondément animé par le potentiel du beau et de l’espace, Stéphane rêve de pouvoir concevoir de A à Z un projet d’hôtellerie, de la création de la marque à l’architecture des locaux.

 

LÀ OÙ STEPHANE VOUS AIDERA

  • Branding, plateforme de marque, naming
  • Identité visuelle
  • Déploiement de la marque, du packaging à l’aménagement intérieur

 

 

IL LE DIT (ET LE PENSE)

« Je ne suis pas un client pour mes clients. Je peux tout leur dire, en pleine franchise. L’idée est de les mettre sur une rampe de lancement pour qu’ils prennent ensuite leur envol et n’aient plus besoin de moi. »

 

A CONSULTER 

PROFIL LINKEDIN

Instagram : whiteddesign

url : whited.fr

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Cassolette : une belle leçon de ténacité

Cassolette

Imaginée par ses 3 co-fondateurs, Clément Picard, Aymeric Malherbe et Renaud Viennet, Cassolette est une start-up de restauration en entreprise misant sur la convivialité et le partage. Lancée en mars 2020, son développement fut touché de plein fouet par la crise du covid-19.
 

Alors que de nombreuses start-ups de la restauration ont fait le choix de s’adapter et de pivoter devant la crise sanitaire, cette fois, c’est justement la persévérance des co-fondateurs de Cassolette, leur volonté de rester fidèles à leur proposition de valeur d’origine, que je souhaite vous raconter. Une leçon de ténacité…   

 

 

Cassolette : une offre de restauration à contre-sens des tendances de livraison

« Fédérez vos équipes : mangez ensemble » : telle est la promesse de Cassolette. « Nous proposons une offre de restauration fraîche et équilibrée pour les entreprises ne possédant pas de cuisine sur site », explique Clément Picard, co-fondateur de Cassolette.
 

« D’une part, nous apportons le savoir-faire d’un chef cuisinier, ce qui permet de ne pas mobiliser les collaborateurs pour la préparation du repas – à ce titre, on se distingue d’une offre d’animation de type ateliers de cuisine, par exemple. D’autre part, nous apportons les solutions matérielles pour cuisiner dans n’importe quel espace de bureau, et ce quel que soit l’équipement de départ. »
 

Au-delà de ces deux solutions techniques, la promesse originale de cette start-up fondée en 2020 est la convivialité en entreprise : car il s’agit bien de faire manger les gens ensemble. « A l’heure des dark kitchens, de la livraison de plats qui arrivent plus ou moins chauds, génèrent des déchets, et que l’on mange chacun à heure différente, nous souhaitons remettre la convivialité au cœur du déjeuner en entreprise. »
 

A contrepied de l’individualisation et des tendances de livraison, l’idée de Cassolette se décline autour d’un menu unique, de grands plats à partager posés au centre de la table, « comme à la maison », et dans lesquels on peut se servir… et se resservir.  

 

Pivot ou pas ? Face au covid-19, un choix à faire

Vous me suivez : la promesse de Cassolette, tout le monde qui mange dans le même plat, forcément, ça ne fait pas bon ménage avec la crise sanitaire... Or, le lancement commercial de cette start-up s’est fait… en mars 2020. « On ne pouvait pas pire timing », se rappelle Clément avec une certaine amertume.
 

Les co-fondateurs ont alors beaucoup réfléchi à leur activité durant cette période. Rapidement, l’idée de pivoter vers la livraison a été exclue. Clément m’explique : « en premier lieu, la livraison est un secteur déjà ultra-concurrentiel. Ensuite, c’était trop différent de notre proposition de valeur de départ : nous n’aurions jamais pu revenir à notre promesse de marque initiale. » Une deuxième idée était de proposer des ateliers culinaires en visio. « Mais là encore, nous étions loin de notre promesse d’être ensemble. »
 

Clément, Aymeric et Renaud assument leur choix : il n’y aura pas de pivot. « En plein covid, nous choisissons de mettre notre temps à profit pour mieux connaitre notre nouveau secteur d’activité : la food ». Tous trois issus d’autres domaines (l’un consultant en marque, le second expert-comptable, et le troisième designer), ils intègrent ToasterLAB, pour rencontrer des gens du métier et prendre du recul, et rencontrent alors leur mentor : Marc Delbreil, directeur général d’Endeavour Development International (lire ici son portrait). « Marc s’est montré exceptionnel dans l’accompagnement : il nous a permis de transformer cette crise ambiante en véritable opportunité », se souvient Clément. Les jeunes entrepreneurs ont mis leur temps à profit pour mener des entretiens qualitatifs auprès de clients potentiels. Ils ont ainsi pu vérifier l’existence d’une vraie envie pour le « manger ensemble » : de quoi les conforter dans la proposition de valeur de leur marque.
 

« Au final, si cette période était très frustrante, c’était aussi une période enrichissante. Nous avons pu mener des échanges approfondis avec des entreprises, construire notre réseau, notre notoriété, et, sur un plan plus technique, affiner notre solution de cuisine démontable. »

 

Rester fidèle à ses valeurs : un combat difficile, mais payant

« Nous avons su rester fidèles à notre proposition de départ, résister aux sirènes de la visio et de la livraison, et garder le cap… », résume Clément. Malgré tout, il reconnait que ce fut une période difficile : « il y a toujours la question de l’argent, des emprunts à rembourser, des assurances, de nos loyers… Le stress était bien présent et nous avons dû tous reprendre une activité à côté. Mais nous sommes de nature résiliente et nous étions convaincus qu’il nous fallait garder notre ligne conductrice. »
 

La convergence de 2 facteurs a sans aucun doute joué dans la faculté des co-fondateurs à ne pas céder. D’une part, la rencontre avec Marc : « être entourés, ne pas se sentir seuls, c’était essentiel ». Et d’autre part, l’expérience de Clément en conseils de marque : « je savais qu’une fois notre positionnement modifié, aucun retour en arrière ne serait possible. La constance d’une marque est essentielle – parfois, cela signifie affirmer ses combats pour réussir à émerger ».
 

Aujourd’hui, l’activité de Cassolette est sur une très bonne lancée : le retour aux événements en physique s’accompagne d’une vraie envie de retrouver de la convivialité, de revendiquer le partage, la proximité. Après plusieurs mois prometteurs, la participation au salon de l’Office Manager Summit à Paris a permis aux entrepreneurs d’identifier plus de 130 prospects qualifiés en seulement quelques jours : « nous commençons déjà à avoir des retours, c’est très engageant. »

 

A votre tour, bénéficiez de l’accompagnement des mentors de ToasterLAB !

Désormais tournés vers un futur prometteur, et après des premiers recrutements, les co-fondateurs de Cassolette s’attèlent à de nouveaux chantiers : atteindre la rentabilité, enrichir la gamme, et se développer dans d’autres métropoles françaises.
 

Pour bénéficier à votre tour du soutien et des conseils des mentors de ToasterLAB, ou pour en savoir plus sur notre programme d’accélération dédié aux start-ups de la food, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

 

Four new start-ups join ToasterLAB


This autumn four start-ups have joined the 2021 cohort of the ToasterLAB acceleration program, with in-person sessions restarting for the first time since the beginning of 2020.

 

Reuse of glass bottles, plant-based meat alternatives and innovative condiments... The activities of the latest ToasterLAB recruits are perfectly aligned with major consumer food trends such as reducing packaging waste and the transition to a plant-based diet.

 

The launch of this group's acceleration progam began on September 23rd with an in-person bootcamp. Bringing together the start-up founders with the program's partners, experts and mentors, this event was the first in-person gathering of the ToasterLAB community since the beginning of the Covid-19 pandemic. Jumping in at the deep end, the start-up founders began by pitching their solutions to ToasterLAB's experts and mentors who will be supporting their development during their acceleration.

 

The program's partners indicated their interest in the topics of the start-ups selected for this cohort: "All the start-ups have varied activities by they all have the ambition to provide an answer to environmental and health challenges faced by our food systems. As a representative of the oil and protein crop sector, we are particularly interested in the selection of Devore Food", explains Marie Dubot, innovation coordinator for Terres Univia.

 

Start-ups will have the opportunity to apply for the ToasterLAB program, and join the 2022 cohort, during the next call for applications in December 2021. 

 

 

ToasterLAb's new recruits

NUDJ – Plant-based meat substitutes (Paris)

https://eatnudj.com

Nudj develops plant-based meat substitutes using the flesh of the jackfruit, a fruit that is rich in vitamins, protein and dietary fibre. Their plant "steaks" are organic, minimally-processed and with a Nutri-Score A.

 

DEVORE FOOD – Plant-based "chicken" – (Paris)

https://www.devorefood.com

Dévore Food develops natural plant-based products that mimic the texture of chicken, aimed at all consumers looking to reduce their meat consumption. In the form of sticks or nuggets, their products are organic, gluten-free and Nutri-Score A.

 

J’AIME MES BOUTEILLES – reuse of glass bottles – (Lons-le-Saunier)

http://jaimemesbouteilles.fr/

A start-up from the French region of Franche-Comté, J’aime Mes Bouteilles offers local producers a solution for reusing glass packaging with a shared logistical platform. The start-up supports food manufacturers and retailers to integrate the platform, and takes part in pedagogical actions to consumers on the advantages of reusing glass packaging. 

 

 

The fourth start-up in this group is developing an innovative range of condiments, but requests that the details of their activity remain confidential for the time being.


 

If you wish to find out more about ToasterLAB, and to benefit from the acceleration support that this program offers, contact me: clement.galbois@vitagora.com.

 

By  Clément

Business Developer and "start-up back-up" as he likes to call himself, Clément was immersed in world of start-ups before joining the ToasterLAB team. A keen volonteer for a number of evironmental causes that he holds dear, Clément is the main point of contact for ToasterLAB's start-ups. Contact him:  : clement.galbois@vitagora.com.

 

ToasterLAB : quatre nouvelles start-ups rejoignent la promo 2021


Cet automne quatre start-ups intègrent la promo 2021 du programme d’accélération agroalimentaire ToasterLAB et les sessions en présentiel reprennent pour les entrepreneurs et les mentors et experts qui les accompagnent.

 

 

Réemploi des bouteilles en verre, alternatives végétales à la viande, condiment innovant… les activités des nouvelles recrues s’inscrivent dans deux tendances majeures de l’alimentaire plébiscitées par les consommateurs : les emballages durables et une alimentation saine et savoureuse.

 

Le lancement de l’accélération de ce groupe de start-ups a débuté le 23 septembre par un bootcamp en présentiel. Réunissant entrepreneurs, partenaires, mentors et experts, il s’agit du premier grand rassemblement de la communauté de ToasterLAB depuis le début de la crise sanitaire. Directement plongé dans le vif du sujet, les start-ups ont pitché devant les experts ToasterLAB et ont rencontré leur mentor qui les accompagneront durant toute leur accélération.

 

Les partenaires soulignent la pertinence des start-ups sélectionnées. « Toutes les start-ups ont des projets différents mais elles ont toutes pour ambition d’essayer à leur niveau d’apporter une réponse aux enjeux environnementaux et de santé. En tant que représentant de la filière huiles et protéines végétales françaises, nous sommes heureux de la sélection de Devore Food » salue Marie Dubot, chargée de mission innovation chez Terres Univia.

 

Une nouvelle opportunité d’intégrer le programme d’accélération se présentera en décembre 2021 pour les start-ups innovantes de l’agroalimentaire.

 

DÉCOUVREZ LES NOUVELLES RECRUES DE TOASTERLAB

NUDJ – Des analogues végétaux à la viande (75 – Paris)

https://eatnudj.com

Nudj propose des substituts végétaux à la viande à base de jacquier, un fruit riche en vitamines, protéines et fibres. Les pavés végétaux sont bio, peu transformés, cuisinés en France et affichent un Nutri-Score A.

 

DEVORE FOOD – Des substituts végétaux au poulet – (75 – Paris)

https://www.devorefood.com

Dévore Food développe des substituts végétaux plus vrai que nature qui offre la même texture que le poulet pour tous ceux qui souhaitent réduire leur consommation de viande. Présentés sous forme d’aiguillettes ou de nuggets, les produits sont bio, sans gluten et affichent un Nutri-Score A.

 

J’AIME MES BOUTEILLES – le réemploi des bouteilles en verre – (25 - Lons-le-Saunier)

http://jaimemesbouteilles.fr/

Start-up franc-comtoise, J’aime Mes Bouteilles propose une solution d'emballages réemployables aux producteurs locaux et une logistique mutualisée, elle accompagne producteurs et distributeurs à intégrer la filière, et participe à l'éducation du grand public aux bienfaits du réemploi, pour une empreinte environnementale minimisée. 

 

La dernière start-up sélectionnée, en pleine phase de développement d’un condiment innovant, souhaite garder son nom et les détails de son activité confidentiels.

 


 

Vous souhaitez en savoir plus sur ToasterLAB et bénéficier, à votre tour, de conseils d’expert et d’une accélération digne de ce nom ? Contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Infuseo : industrialiser des boissons «comme à la maison»


Proposer des boissons 100% naturelles à base d’ingrédients bio, frais, sans conservateur ou sucre ajouté : c’est l’ambition d’Infuséo. Une infusion de citron, de concombre… un produit simple, au premier abord. Mais quand il s’agit d’atteindre une durée conservation suffisamment longue pour être commercialisable, ça se complique !
 

Marceau Vidrequin, CEO de la start-up Infuseo, nous en dit plus.
 

 

Trouver des boissons à base de produits frais en rayons : mission impossible ?

En plein milieu d’une chaude après-midi d’été (on ne mentionnera pas 2021), qui n’a pas rêvé d’une eau fraîche infusée au citron et à la menthe du jardin ? Une citronnade sans sucre, pour être réellement rafraichissante, mais pleine de saveurs, pour amener de punch dans son quotidien ? Nous sommes sûrement nombreux à faire occasionnellement ce genre de rafraichissements chez nous… Mais en trouver dans les rayons de nos magasins ou en vente à emporter est plus difficile.

 

Marceau Vidrequin, professionnel de l’agroalimentaire en B2B depuis plus de 10 ans, en a fait le constat il y a 3 ans, dans le cadre de l’activité de son entreprise Mandoline (découpe de fruits et légumes en ultra-frais) : « au contact de la restauration hors foyer, j’étais vraiment surpris que les boissons à emporter les plus vendues étaient, encore aujourd’hui, des sodas hyper sucrés… et ceci, même pour une offre de prêt à consommer située sur le créneau ‘’healthy’’ ».
 

Et pour cause : la conservation de produits aussi simples que des infusions de fruits est problématique. Les ingrédients utilisés sont frais, donc périment vite : en quelques jours seulement. « S’ils sont bios, ils sont d’autant plus fragiles. Même chose pour les aromates : les herbes fraîches comme la menthe et la mélisse, tournent rapidement. La mise en production de ce type de boisson doit donc être très rapide », précise Marceau.
 

Si le produit est donc simple en apparence – de l’eau et des fruits –, pour pouvoir accéder au marché de masse, être industrialisé, et se retrouver en rayon de magasins, il doit en fait… être très technologique. 
 

 

La haute pression : une solution au double avantage

Après plusieurs mois de R&D, Marceau et son équipe ont réussi à passer leur infusion de 4 jours de DLC (date limite de consommation).… à plus d’un mois. Comment ? Pas question de faire appel à des additifs ou des conservateurs : la technologie de la haute pression (HPP, pour high pressure processing) permet de lever la barrière de la conservation.

 

Marceau explique : « après avoir reçu une pression de 6000 bars (soit six fois la pression rencontrée dans les profondeurs marines) pendant un court instant, les boissons embouteillées reviennent libérées de tout mauvais micro-organismes. Ainsi, ils gagnent en durée de conservation ».
 

Réelle alternative aux procédés de conservation thermique, la technologie de haute pression permet de diminuer la flore bactérienne sans altérer les vitamines, la fraîcheur, ou la couleur et la texture des produits.
 

En plus d’améliorer la conservation, la technologie de la haute pression permet une surexpression aromatique des ingrédients. « Sans ajouter aucun arôme, nos boissons sont très riches en saveurs : à l’instar de notre best-seller ‘’menthe/ananas’’, aussi aromatique qu’un chewing-gum, ou de notre infusion au concombre, très puissante. » Marceau et son équipe jouent sur la différenciation de leurs infusions par rapport aux boissons présentes sur le marché : « au rayon des boissons, l’innovation est finalement rare », souligne-t-il. Totalement non sucrées, les goûts des boissons d’Infuséo sont inhabituels et les déclinaisons sont infinies. « Prochainement, à l’occasion d’un événement sportif, nous allons lancer une boisson sur-mesure à base de spiruline, pour le rendu visuel très vert. »
 

 

ToasterLAB ? « Un programme très enrichissant »

A 52 ans, Marceau est passé par plusieurs entreprises. Fondateur de l’entreprise de découpe en ultra-frais « Mandoline », le développement d’affaires n’est pas nouveau pour lui. Et le monde de l’agroalimentaire, de la distribution, et de la restauration hors foyer, il connait. Grâce à un réseau déjà solide, en actionnant quelques contacts, il a rapidement accroché l’attention des grandes surfaces, avec un référencement en cours de négociation chez Carrefour et plusieurs autres enseignes. Alors, pourquoi avoir participé au programme de ToasterLAB ?
 

Marceau l’avoue : avant de candidater, il était sceptique. Mais, convaincu de rejoindre la promo de 2021, il revoit aujourd’hui son jugement. « Je ne regrette pas. L’accompagnement m’a permis de revoir mon point de vue sur plusieurs aspects sur lesquels j’étais biaisé : le droit des marques, le marketing et l’e-marketing, mais aussi, le pitch – un exercice simple et pourtant très compliqué. »
 

L’accès au panel d’experts et de mentors lui a été très enrichissant : « je suis allée beaucoup plus vite. On parle d’accélération : c’est vraiment cela ». D’ailleurs, il continue à travailler avec plusieurs experts rencontrés lors du programme, sur des aspects divers tels que la conformité des étiquettes (« sans ToasterLAB, nous aurions été très bancal sur la question ! »), le scale-up technologique, le web marketing, la gestion des réseaux sociaux et du média planning, avec 3Com-Médias… « Je connais bien le monde agroalimentaire en B2B. Mais avec Infuséo, nous sommes en B2C. C’est très différent : il nous faut apprendre et nous poser des questions nouvelles. »
 

Il conclut avec un sourire : « beaucoup de structures créent leur programme d’accélération de start-ups… mais tous ne se valent pas ».
 

 

Et après ?

L’aventure d’Infuséo ne fait que commencer : après un lancement prévu à la rentrée en GMS, il participera prochainement au Sirah avec Vitagora et ToasterLAB, ainsi qu’à Natexpo et au Snack Show.  De quoi déclencher contacts et opportunités.
 

Vous souhaitez en savoir plus sur ToasterLAB et bénéficier, à votre tour, de conseils d’expert et d’une accélération digne de ce nom ? Contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Le Petit Bourguignon et le pari de la distribution en local

Crédits photo : Le Petit Bourguignon

 

Les consommateurs français sont de plus en plus nombreux à vouloir redonner du sens à leurs achats alimentaires. D’après une étude Ipsos pour l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations parue en 2019, 60 % des Français estiment qu’acheter local participe notamment à l’économie et à l’emploi.

 

Une volonté qui fait écho parmi les jeunes entrepreneurs à l’instar de Thomas Roizot fondateur du Petit Bourguignon, torréfacteur de café bio, équitable… et local.

 

 

Le café, une histoire familiale

 

Alors qu’il souhaite donner un nouveau tournant à sa carrière professionnelle, Thomas a l’opportunité de reprendre l’entreprise familiale, les torréfactions Biacelli, en 2018. Si l’univers du café et ses rites – le partage, la convivialité et la dégustation – le séduisent, l’exploitation commerciale qui en est faite, beaucoup moins : « c’est un secteur vieillissant qui a du mal à se renouveler. Il correspond à une vision éculée du commerce : faire venir à bas prix les matières premières de pays en développement pour les exploiter dans les pays riches. »

 

Convaincu par l’impact sociétal global de notre alimentation, il décide alors de développer une gamme de café la plus vertueuse possible : une gamme attentive à son impact en amont, en tenant compte des producteurs, mais aussi en aval, en tenant compte des consommateurs et de l’impact de la distribution. En 2019, il décide d’ancrer sa marque sur le territoire bourguignon.

 

 

Le café, un produit durable ?

En créant le Petit Bourguignon, Thomas a un objectif principal : réduire au maximum l’empreinte carbone de son café. Comment relever ce défi alors que le café n’est pas produit en France et qu’il n’a pas d’autre choix que de l’importer de pays lointains ?

 

« Bien sûr, la production et la commercialisation du café ne seront jamais exemptes de tous reproches. A mon niveau, j’essaye de proposer le café le plus éthique possible en travaillant sur trois axes : l’approvisionnement, le process de torréfaction et le conditionnement et la distribution », explique Thomas.

 

Pour l’approvisionnement, Thomas s’appuie sur des filières labellisées Max Havelaar et bio. Organisés en coopératives, les producteurs perçoivent des revenus plus importants que les filières classiques. Ils sont également engagés dans des démarches de production plus durables notamment en ce qui concerne la gestion des ressources en eau.

 

L’entreprise a aussi obtenu un certificat Ecocert pour l’ensemble de son processus de production, de la torréfaction au conditionnement. « Il s’agit d’un processus d’évaluation rigoureux qui nous oblige à respecter des exigences environnementales et sociales », témoigne Thomas.

 

 

Une distribution locale uniquement

 

C’est au niveau de la distribution que Thomas impose les règles les plus rigoureuses pour réduire l’empreinte carbone de ses produits : les cafés le Petit Bourguignon ne sont distribués qu’en région Bourgogne-Franche-Comté, malgré des appels du pied de distributeurs parisiens et nantais. Un choix délibéré qu’il justifie : « une fois arrivé sur son site de distribution, le café ne doit plus continuer à voyager. J’ai fait le pari de ne le commercialiser qu’en local (grandes surfaces, épiceries et restaurants). » Une initiative qui a déjà séduit le groupe Bernard Loiseau, à la tête de plusieurs restaurants en Bourgogne-Franche-Comté.

 

L’ancrage local est une volonté forte de Thomas : il s’est appuyé sur des entreprises régionales pour l’approvisionnement en cartons (Jura), pour le design des emballages et le développement de son site Internet (Côte d’Or). Un parti pris qu’il revendique : « il est temps de réinvestir nos territoires en créant de l’emploi et de la richesse ». Seules les capsules, 100% biodégradables et compostables, ne sont pas fabriquées en région mais à Tours, faute d’une offre plus locale.

 

 

Des projets à venir

Comme beaucoup d’entreprises, le Petit Bourguignon a vu la crise sanitaire ralentir son développement. Néanmoins, les projets fourmillent avec notamment une levée de fonds prévue en septembre 2021 qui permettra de rénover les appareils de production et d’investir dans une machine de conditionnement neuve.

 

« Notre participation à ToasterLAB nous a beaucoup appris : nous avons progressé et nous nous sommes structurés sur l’aspect financier, et nous avons aussi beaucoup travaillé sur la levée de fonds », me confie Thomas. Il souligne également la force du réseau de Vitagora :« j’ai constaté l’importance d’échanger entre entrepreneurs et de profiter des expériences de chacun ».

 

A l’avenir, pourrait-on voir fleurir un Petit Breton ou un Petit Nordiste ? C’est une des ambitions de Thomas : « j’aimerais identifier et racheter d’autres torréfactions en France pour reproduire le même modèle économique, vertueux pour l’économie et l’emploi de nos régions ».

 

 

Par Clément

Clément Galbois

 

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

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