Sucess stories : nos mentors nous racontent
Passer de l'idée au succès
 
Croque Mc Do, Actifry, Big Tasty… ces noms font désormais partie de l’imaginaire collectif de la street-food et de la préparation de repas de familles. Mais savez-vous que leurs inventeurs sont des mentors activement impliqués dans ToasterLAB ? De leurs succès, mais aussi de leurs reconversions professionnelles et de leur carrière toute entière, ils ont beaucoup à nous apprendre. Entretiens avec trois de nos mentors que vous connaissez par leurs produits sans même le savoir : Jean-Philippe Christol, Valérie Vuillemot et Marie-Pierre Membrives. 
 

Jean-Philippe Christol : la chance de ne jamais angoisser 

 
« J’ai cette chance incroyable », m’a confié Jean-Philippe lors de la soirée de clôture de notre promo2 : « je ne m’angoisse jamais ». Cette force de caractère a sans aucun doute joué un rôle clé dans le lancement d’un produit que vous avez tous goûté une fois dans votre vie : le Croque Mc Do. 

« Au début des années 2000, j’étais responsable des achats et du lancement de nouveaux produits chez Mc Do France », raconte Jean-Philippe désormais directeur associé de l’enseigne de restauration rapide haut-de-gamme Cojean depuis plus de 15 ans. « Dans un contexte très difficile lié aux crises de la vache folle, nos ventes s’effondraient. Un jeudi midi, je reçois un coup de téléphone : le lendemain matin, je devais proposer un produit alternatif aux burgers de steaks hachés, devant l’ensemble des directeurs de McDonald’s du monde entier, puisqu’il s’agissait d’une réunion du groupe en direct de Chicago. »

Là où beaucoup auraient paniqué, Jean-Philippe a exploité l’urgence de la situation pour alimenter son intelligence. « Je me suis dit qu’il y avait un gros travail sur lequel avancer. Et là, je me suis souvenu de mes débuts chez McDonald’s... une image m’est notamment revenue à l’esprit : celle d’un équipier qui retournait ses pains avant de les griller au toaster, pour son repas personnel. C’est ce souvenir qui m’a mis sur la voie. »

« A partir de là, tout a été très vite. Les questions se sont enchainées dans mon esprit : qu’est-ce qui rassure les mamans? qu’est-ce qui me faisait plaisir de manger, moi-même, quand j’étais enfant ? La réponse s’est présentée comme une évidence : le croque-monsieur. » En une après-midi, se sont enchainés plusieurs tests dans la cuisine d’essai du groupe, et l’adaptation du système de pression des toasters en collaboration avec des collègues du département équipements…  Tests concluants. 

« Le lendemain, je présentais le produit. En 10 secondes, c’était gagné : le produit remplissait toutes les attentes. Il était connu de l’univers des parents, aimé par les enfants, facile à marketer grâce à la rondeur du pain (jamais on n’avait vu de croque-monsieur rond avant cela)... et quasiment tous les ingrédients étaient déjà disponibles*. La semaine suivante, le produit était lancé. » (*Le jambon étant le seul ingrédient qui manquait parmi les fournitures traditionnellement utilisées par McDo à cette époque, les restaurants se sont fournis temporairement directement en grande surface.)

En 2003, un prix international a d’ailleurs été remis à l’ensemble de l’équipe qui a contribué au succès de sandwich. 

La clé de cette réussite ? « La rapidité », conclut Jean-Philippe. Et moi d’ajouter : le sang-froid à toute épreuve, pour garder les idées claires, et avancer.
 
 

Valérie Vuillemot : chance, humilité, et pugnacité

 
A l’heure où la culture de l’échec renoue avec l’entrepreneuriat, Valérie se distingue : « moi, j’aime réussir. Plus particulièrement, réussir ensemble, comme dans le hand-ball que j’ai pratiqué avec bonheur. »

Cette femme d’affaires, aujourd’hui Partner chez Endeavour Development , est à l’origine d’un produit innovant qui a fait parler de lui jusque sur les plateaux des talk-shows américains : l’Actifry de SEB. « L’idée, c’est juste le point de départ », assume-t-elle : « Tout le monde est capable d’avoir des idées. D’ailleurs, l’idée de Actifry était déjà dans les placards. Ce qui est vraiment complexe, c’est de transformer l’idée en un blockbuster commercial durable. » 

Pour Valérie, la clé du succès réside dans un trio gagnant : chance, sens et pugnacité collective. 

« La chance, c’est avoir la bonne idée au bon moment. C’est-à-dire ni trop tard (lorsque vos concurrents vous ont déjà pris la place), ni trop tôt : le marché et l’entreprise doivent être prêts. » En plus du contexte sociétal du début des années 2000 (la nutrition, le bien-être, l’alimentation-santé commençaient à émerger), les vents étaient favorables en interne : « il y avait une sorte de salut à innover, et à innover différemment.  La crise était là et il fallait relancer les ventes de friteuses. Le Groupe Seb avait mis en place une démarche collective de type Blue Ocean. Cette dynamique nous a autorisés à sortir du bureau pour nous inspirer, faire de la veille... notamment en rejoignant Vitagora dès sa construction en 2005 ! »

« Vient alors une seconde clef : donner du sens aux choses », enchaine Valérie. « En nous ouvrant à d’autres méthodes d’innovation, nous nous sommes aussi ouverts à de nouveaux métiers et aux sciences sociales, nous qui venions de la métallurgie. » Chefs cuisiniers, nutritionnistes, médecins, anthropologues, philosophes… : « il faut se décentrer pour réussir », explique-t-elle. « L’humilité, c’est reconnaitre que quiconque peut avoir un regard complémentaire et utile à votre projet. Nous avons travaillé avec le Dr Recchia , Nathalie Hutter (Atlantic Santé), David Zuddas (chef cuisinier étoilé), Stéphanie Biteau (Cocooning), ….etc.  » Sans compter le rôle fantastique joué par la communauté Nutrition Gourmande de l’interne au client final, communauté que l’on appelait alors les Ambuzzadors ». 

Mais plus important encore pour Valérie, c’est la pugnacité collective : « nous avons vécu des échecs, des grandes périodes de doute en particulier lors de la mise au point du produit. Mais nous avions toujours l’espoir de réussir. Grâce au Groupe Seb et au management, nous nous étions mis dans une posture intrapreneuriale avec les bons outils : nous étions prêts à prendre des risques. » Diffusion dans l’émission Capital d’M6, exploitation précurseur des réseaux sociaux, présentations lors de congrès médicaux : « nous avons imaginé de nouvelles méthodes marketing pour rendre notre produit visible car au début nos moyens étaient très limités à cause de la crise. » Plus encore, Valérie admet avoir incarné le projet jusque dans son propre foyer : « je l’ai cultivé dans mon jardin, au sens premier du terme puisque j’ai fait pousser dans mon potager une variété de pommes-de-terre non commercialisées en France pour réaliser différents tests de friture. Mes propres enfants ont aussi tourné devant la caméra pour notre premier film promotionnel.»

Valérie a cette force de conviction qui vous l’assure : ce qui transforme une bonne idée en un blockbuster mondial durable, c’est la puissance du collectif humain au service d’une cause qui a du sens. « Une forme d’utopie pragmatique dans un monde qui se métamorphose très vite », conclut-elle. 
 
 

Marie-Pierre Membrives : une histoire d’alignement de planètes

 
Marie-Pierre, avant de fonder son entreprise de conseil TasteBuds en 2016, a fait toute sa carrière chez Mc Donald’s. Stagiaire, puis développement R&D, jusqu’à directrice du Food Studio Europe de 2008 à 2016. Autant vous dire qu’elle a plus d’un succès à son actif. Exemples ? Le Big Tasty, lancé en 2003, le M lancé en 2008 ou le 1955 lancé en 2011. Ou sur un tout autre registre, le dessert glacé « plein fruit », actuellement en cours de déploiement en France. « Contrairement au Big Tasty, ce produit n’est pas encore iconique… Mais je peux vous garantir que tous les enfants qui l’ont goûté et tous les adultes qui l’ont déjà acheté pour leurs enfants (ou pour eux-mêmes !) s’en souviennent, car il s’agit d’une vraie innovation. »

A l’origine de ce produit ? « Un alignement de planètes », admet-elle. 

D’un côté, les tendances du marché avec le début de la multiplication des lancements de produits positionnés « healthy et gourmands ». En parallèle, des insights consommateurs forts autour de la recherche de desserts gourmands mais non culpabilisants. Enfin, une opportunité pour la célèbre enseigne de restauration rapide voulant palier son manque de desserts à la fois sains, funs, et adaptés tant aux adultes qu’aux enfants (jusqu’alors, seuls étaient disponibles les glaces, les pâtisseries, et les yaourts, compotes et sachets de fruits en morceaux pour les enfants). 

Pas si simple d’imaginer le produit qui saura répondre à ces enjeux, en relevant un triple challenge. Le premier, un challenge organoleptique et nutritionnel : « le produit doit plaire aux enfants, car ce sont eux les premiers consommateurs ciblés » tout en respectant les engagements de l’enseigne en matière de nutrition concernant les enfants. Le deuxième, un impératif de praticité. Il fallait que le produit soit facile à consommer, sur place ou à emporter. En parallèle, une contrainte opérationnelle : « lorsque l’on déploie une innovation dans des enseignes équipées et rôdées comme les restaurants McDo, il faut impérativement penser à la production sur site : elle doit être facile à intégrer, rapide et pratique à mettre en œuvre.

Quel a été le déclencheur ? « Bien entendu, l’innovation peut naitre d’un processus construit et méthodique. En ce qui concerne le dessert glacé  « plein fruit », c’est plutôt une somme de stimuli qui a fait tilt dans nos cerveaux. » Les challenges sus-cités en tête, c’est au détour des allées du SIAL que Marie-Pierre et une de ses collègues, alléchées par les desserts glacés aux fruits des stands, ont imaginé ce nouveau produit. En le poussant plus loin : « tout ce que j’ai pu goûter au SIAL était dur, avec des textures proches du glaçon. J’aurais eu envie de l’onctuosité du Sundae. C’est ce croisement « healthy » et naturalité du fruit et onctuosité que nous avons recherché. » 

Et enfin, un contexte favorable en interne. « Ce fut le grand enthousiasme dès le départ, les premiers prototypes développés étant très convaincants. Evidemment, certains processus peuvent prendre du temps. Mais lorsque les équipes vous suivent, lorsque vos fournisseurs s’impliquent, lorsque chaque consommateur qui teste le produit vous fait un retour positif, la patience et la ténacité nécessaires à la réussite de votre projet sont une évidence. »

Le conseil de Marie-Pierre pour passer de l’idée au succès : transformer le produit en une expérience. « C’est en créant un nouveau rituel que l’on confère son essence même au produit. On lui donne une histoire, une place dans l’imaginaire collectif. Il devient unique. » Pour cela, Marie-Pierre fait des essais avec des chefs, des responsables R&D travaillant pour différents fournisseurs, un fournisseur de packaging. « Nous avons testé plusieurs options avec des consommateurs, et l’idée finale est venue au détour d’une présentation d’un de nos fournisseurs de packaging : un simple tube de carton. Déclic ! Et si on le remplissait avec notre dessert glacé onctueux et que l’on imaginait une ouverture en forme d’étoile ?  Ce serait ludique, pratique, et unique, introuvable au supermarché ni au restaurant : c’était la touche finale pour créer véritablement cette expérience gourmande, saine et unique pour le dessert que l’on recherchait. »

 

Pour aller plus loin avec nos mentors

 
Au sein de ToasterLAB, Jean-Philippe, Valérie et Marie-Pierre sont plus que des success stories incarnées : ils nous livrent leurs conseils et retours d’expérience lors d’échanges conviviaux et de proximité. Vous pouvez ici accéder à la liste de tous nos mentors. Ne loupez pas la chance de rejoindre la 3e promo de ToasterLAB et d'échanger régulièrement avec nos mentors. Notre appel à candidatures se termine le 20 décembre : il ne vous reste plus que quelques jours ! Rendez-vous ici pour candidater à votre tour. 
 
 
Par Claire M.
 
 
 
Start-up manager pour ToasterLAB, Claire est familière du monde de l’entrepreneuriat : elle a passé plus de 4 ans en tant que chargée d’affaires au sein d’un incubateur de start-ups et centre européen des entreprises et d’innovation. Sa mission au sein de ToasterLAB: accompagner les start-ups au quotidien, les challenger, et leur apporter une aide et une écoute à la fois humaine et motivante. claire.maugras@vitagora.com
 
Innovative startups: 3 steps to market launch

 

All startups dream of getting a foot in the door of the country’s largest retail network. And Algama has done it, with their egg-less “mayo” now found on the shelves of Carrefour hypermarkets throughout France. The secret of their sauce: patience and perseverance. And, indeed, the various steps leading to the market launch of your product can take some time. Mathieu Gonçalves, co-founder of Algama, gives us the benefit of his experience.
 
 

Algama: democratising microalgae

 
Algama is a French startup founded in 2013 by 3 childhood friends: Gaëtan Gohin, Alvyn Severien, et Mathieu Gonçalves. As a specialist in microalgae-based foods, this young company has the lofty goal of turning this ingredient from a niche product to a daily staple: drinks, sauces etc. After several rounds of funding, having set up their R&D lab, and recruiting a dozen staff members, Algama has managed to transform its idea into a promising, market-ready product with their egg free recipe for a  “mayonnaise” sauce. 
 
 

Step n°1: the right recipe

 
“Our project for a vegan mayonnaise started in 2015,” Mathieu Gonçalves tells me. “We were starting from scratch as there were no existing products of this type for benchmarking in terms of recipes and processes.”
 
The product R&D took several months. Mathieu’s enduring memory, “the most complicated thing was to get the texture right. We absolutely needed for our sauce to be as close as possible to a classic, egg-based mayonnaise.”
 
Mathieu advises young startups to take their time with this crucial stage. “For us, we severely modified our recipe several times while working on texture. That cost us time, but it was necessary for the final quality of the product… and increased its market potential.”
 
 

Step n°2: industrial transfer

 
Mathieu gets right to the point: “to pass to industrial transfer, we needed a rigourous selection process to get the right partner. Flexibility of production and high quality standards were the sticking point for us, in phase with our goals.”
 
And of course, available equipment.
 
Mathieu gives a warning. “Successfully reproducing your laboratory recipe in a factory is not a given.” As well as differing processes, ingredients may not be identical (in so much as your industrial partner may have their own preferences for suppliers). “Again, your recipe will need adjusting. In our case, it took 9 months to get it right.” 
 
 

Step n°3: market launch

 
After about a year and a half of technical development, the product was ready! And the market launch was very promising: Carrefour was on board, with its enviable network of hypermarkets, supermarkets and local stores. “We were able to test what worked best for our ground-breaking product.”
 
But how to grab this holy grail of market distribution? Mathieu has 3 pieces of advice:
  • Play the sympathy card for young entrepreneurs. “Startups are very fashionable at the moment. Don’t hesitate to use this to convince your clients. “
  • Make use of competitions and innovation cells of big name retailers. “We applied to and were accepted by Carrefour’s InnBox program. This allowed us to negoatiate directly with the top of the ladder regarding a fast and large scale market launch: 80 retail sites from the beginning.” 
  • Get all the expert help you can regarding your contracts. “We were very happy with our discussions with Carrefour, who were completely transparent and very helpful,” explains Mathieu. “But reading contracts requires specialist knowledge and we needed expert help. Make use of an external consultant or an experienced, senior team member used to this kind of task.”   
     

 

 

By Claire M.
 
ToasterLAB's Startup manager, Claire is an adept of the world of entrepreneurs, having spent the last 4 years within an incubator and innovation centre. Her mission is to provide daily support and coordination to AcceleRise’s startups, to lend them both practical support and a direct line to the necessary contacts and expertise to get their businesses off the ground. Contact Claire at claire.maugras@vitagora.com
 
Votre ennemi juré : la polyvalence

 

« Il ne faut pas viser la polyvalence sur le long terme, mais plutôt rechercher sans cesse plus spécialiste que soi. » Jean-Gabriel Levon, cofondateur de la start-up Ynsect, met en garde les entrepreneurs sur leur volonté de tout gérer. Perdre son poste pour aller plus loin dans son développement : et si c’était la clé de votre réussite ? Voici les 4 conseils de Jean-Gabriel pour vous débarrasser de la polyvalence, cet ennemi juré.

 

 

Ynsect : l’industrie des insectes

 

Dans un contexte où la demande en protéines ne cesse de croitre, la start-up Ynsect a été fondée en 2011 par 4 co-fondateurs, pour produire des matières premières à base d’insectes répondant aux meilleurs standards de la filière de la nutrition animale. La mission d’Ynsect est de faire de l’insecte une matière première incontournable de l’alimentation des animaux d’élevage, ou de compagnie.  
 
L’ambition des co-fondateurs : structurer une nouvelle filière industrielle consacrée à la transformation des insectes. Une ambition forte, qui a permis à la start-up de lever plus de 35 millions d’euros en 5 ans (pas maaaal !), et de se lancer dans l’industrialisation grâce à l’ouverture de leur usine toute belle, toute neuve, dans le Jura. Des « Tenebrio Molitor » au milieu des vaches laitières, vous en rêviez ? Ynsect l’a fait. 
 
 

Accepter la polyvalence au démarrage uniquement

 
Et j’insiste : uniquement !
 
Jean-Gabriel Levon, l’un des co-fondateurs, n’en est pas à sa première expérience de l’entrepreneuriat. « Avant Ynsect, je m’étais déjà lancé dans d’autres projets de start-ups… Mais ce furent tous des échecs. A posteriori,  je pense qu’aucun n’a fonctionné car j’étais seul. »
 
S’il reconnait qu’il est difficile de faire sans polyvalence au début d’une aventure start-up, il affirme : « la polyvalence ne doit surtout pas s’installer ! Conserver une fonction « multi-casquettes », c’est se fermer aux spécialistes, aux experts sur tel ou tel métier. Pour réussir, on ne peut pas être seul. » 
 
Pour Ynsect, dès le démarrage, ils étaient 4. Dont 3 issus de leur bande de copains de lycée, « un très bon réservoir à co-fondateurs » selon Jean-Gabriel : « comme les spécialisations viennent après, nous avions tous les 3 des compétences différentes. Pour le 4e co-fondateur, l’un de nous connaissait le parfait complément : un profil d’ingénieur agronome. »
 
Sa logique : « Perdre son poste. Le laisser à meilleur que soi. C’est le gage du développement de sa start-up. »
 
 

2. Vous concentrer sur votre rôle : fondateur = défricheur

 
En 5 ans, Jean-Gabriel a endossé plusieurs fonctions techniques : chef des opérations, directeur d’usine… et s’apprête à en prendre une nouvelle.
 
« Je dois défricher nos sujets, nos problématiques, nos projets. Je débroussaille, je taille le projet au milieu des incertitudes. Une fois qu’un projet est lancé, je le confie à plus compétent que moi. »
 
Ingénieur de formation, Jean-Gabriel n’avait jamais construit d’usines jusque-là. « C’était impensable que je pilote seul l’industrialisation d’Ynsect ! J’avais besoin de compétences et de personnes expérimentées sur ce sujet pour en garantir la réussite. » 
 
Nul besoin de pécher par excès de dynamisme : vous avez de l’énergie à revendre, c’est louable… mais sur certains sujets, il faut bien l’avouer – l’expérience est indispensable. 
 
 

3. Vous donner les moyens de recruter

 
Jean-Gabriel se souvient : « lorsque nous avons recruté notre comité de direction, une personne compétente sur les aspects d’industrialisation a débloqué en 2 jours seulement ce sur quoi nous bloquions depuis 3 mois. »
 
Le calcul est vite fait : « ça coûte moins cher de recruter que d’accumuler des échecs et de perdre du temps. Il faut se donner les moyens de recruter. »
 
Petit bonus : être une start-up joue en votre faveur pour intéresser des profils expérimentés ! Par exemple, des cadres qui cumulent 15 à 20 ans d’expérience sur des postes similaires et qui ont atteint une certaine routine. « Chez nous, il y a tout à faire, c’est un vrai défi qui capte l’intérêt de profils expérimentés. »
 
 

4. En toute simplicité… restez vous-même.

 
« Avec notre rythme d’évolution, j’ai arrêté de mettre un titre sur ma carte de visite… Mon record sur le même poste est de 18 mois : c’est pas mal, quand même ! », reconnait Jean-Gabriel en souriant. « Mais ce n’est pas pertinent d’écrire noir sur blanc un titre qui évolue au gré du développement de l’entreprise. »
 
Ce qu’il préconise aux fondateurs comme lui : ne pas s’enfermer dans son titre. « Attention, ça ne veut pas dire qu’il n’y pas de missions ou qu’on laisse le chaos s’installer ! » Non, l’intérêt, c’est de penser « efficacité », « souplesse », « adaptation ». 
 
« Pour ma part, j’ai toujours préféré être sur le terrain. Je laisse aux autres les aspects qui me passionnent moins. Ils seront meilleurs que moi !  Je reste moi-même. C’est le meilleur moyen pour accepter de laisser mon poste à des experts métiers, et pour faire progresser l’entreprise. »
 
 
Par Claire M.
 
 
 
Start-up manager pour AcceleRise, Claire est familière du monde de l’entrepreneuriat : elle a passé plus de 4 ans en tant que chargée d’affaires au sein d’un incubateur bourguignon de start-ups et centre européen des entreprises et d’innovation. Sa mission au sein d'AcceleRise : accompagner les start-ups au quotidien, les challenger, et leur apporter une aide et une écoute à la fois humaine et motivante.. Contactez Claire : claire.maugras@vitagora.com

 
Vocation « entrepreneur »

Stéphane Maloisel

 

« Un jour, j’ai décidé de devenir entrepreneur ». L’entrepreneuriat est un défi pour certain, un moyen pour d’autres… pour d’autres encore, c’est une vraie vocation. Pas question pour autant de se précipiter tête baissée dans l’aventure ! Autodidacte, repreneur d’entreprises, actionnaire, et fondateur de 3 entreprises, Stéphane Maloisel s’y connait. Après 30 ans de carrière dans l’entrepreneuriat, il vous livre ses 4 conseils pour répondre, le plus sûrement possible, à votre vocation.

 

Un entrepreneur en série

 

« Un jour, j’ai décidé de devenir entrepreneur », m’a récemment confié Stéphane Maloisel. Une vocation qui ne coulait pas de source : il quitte l’école à 17 pour devenir… musicien. Concurrence sectorielle oblige, Stéphane Maloisel passe par plusieurs jobs alimentaires et quelques cours du soir, pour se retrouver quelques années plus tard manager dans le secteur alimentaire. Là, il prend la première occasion qui se présente à lui pour devenir directeur d’entreprise. 

 

Premiers pas dans l’entrepreneuriat. Il deviendra ensuite actionnaire d’une grande entreprise, créateur d’une PME (Les Repas Santé), développeur d’activité en collaboration (pour ActiMeat), fondateur d’une start-up (Baby-Clips)… Voici ses conseils sont à mettre entre toutes les mains des start-uppers ! 

 

1 – Identifier les raisons de sa vocation
Pourquoi ? Si le côté psychanalyste est sûrement passionnant, c’est avant tout un bon moyen de vous éviter de perdre votre temps. Car le monde de l’entrepreneuriat est très riche en expériences : fonder une entreprise, reprendre la direction d’un grand groupe, rejoindre un actionnariat, conseiller les restructurations, développer une PME, etc. Toutes avec leurs défis et leurs contraintes. 

 

Au tout début de sa carrière, une raison forte pousse Stéphane Maloisel (telles qu’il l’analyse aujourd’hui) à quitter son poste pour devenir directeur d’entreprise : son état d’esprit « franc-tireur ». « Bridé dans mes prises d’initiatives, freiné dans ma créativité : durant mes premiers emplois salariés, j’ai beaucoup souffert de la lenteur et des verrous des grandes entreprises sur mon caractère indépendant. Je voulais décider. »

 

2 – Connaitre ses limites 

« En milieu de carrière, pendant 5 ans, j’ai cherché une boîte à racheter. Après avoir étudiées près de 200 entreprises, je trouvais toujours des contraintes qui me refroidissaient. Et puis, j’ai compris le fond du problème. » 

 

« Si à l’origine de ma vocation, on trouve l’envie de devenir dirigeant pour décider moi-même, j’ai compris que mes limites allaient façonner mes choix. » Pas question, donc, de devenir actionnaire d’un grand ensemble. Stéphane Maloisel préfère fonder. « Je suis un développeur. J’aime monter les équipes, monter une entreprise, connaitre les moindres recoins de l’usine… J’ai besoin de toucher, d’être sur le terrain. Et tout cela, dans une mesure humaine, où je reste capable de mettre un nom sur chacun des visages qui m’entourent. »

 

3 – La finance : le véritable décisionnaire
« En tant que dirigeant, on reste maître de sa stratégie. Mais il ne faut jamais négliger l’importance  de la finance, carburant de l’entreprise, » met en garde Stéphane Maloisel aux jeunes entrepreneurs. 

 

« En tant que créateur dirigeant et actionnaire d’une entreprise en pleine croissance, alors qu’il fallait réinvestir pour soutenir le développement, les associés financiers ont préféré réaliser la plus-value en demandant une cession global de la société. J’ai été confronté à un choix difficile et de taille. J’ai dû me résigner à vendre Les Repas Santé », se rappelle-t-il, « ce que je ne regrette plus aujourd’hui ».

 

Autodidacte, Stéphane Maloisel reconnait avoir manqué d’ingénierie financière en début de carrière. « Je me suis vite rendu compte que ce qui compte avant tout, c’est la trésorerie. C’est-ce qui porte l’efficacité d’une stratégie de développement. » D’où l’intérêt de se doter des bons moyens pour l’analyser, quitte à faire appel à des conseillers extérieurs. « Quand j’étais jeune, j’étais très seul ».

 

« Aujourd’hui, j’essaye de faire bénéficier de mon expérience à des start-uppers au sein d’un club d’investisseurs. »

 

4 – S’enrichir de ses échecs 
« Parfois, la réussite laisse penser que tout va marcher. C’est faux. » Stéphane Maloisel a la tête sur les épaules… et le conseille vivement aux jeunes entrepreneurs. « Il faut toujours rester terre-à-terre. On croit tellement à la réussite d’un projet qu’on oublie parfois de l’analyser… Et c’est à ce moment-là que l’on se trompe. »

 

Un retour d’expérience qui fait écho à son aventure dans Baby-clips : « c’était une erreur », reconnait-il. « Car notre produit n’était pas un produit mais un accessoire. Or, on ne bâtit pas une entreprise sur un accessoire. » Ce qu’il en retient ? « Des échecs, il y en aura toujours. Le plus important, c’est de les accepter, de les analyser, pour rebondir, s’en enrichir, et repartir de plus belle. » 

 

« Malgré les échecs, la vie d’entreteneur est une vie de contraintes et de satisfaction. Aujourd’hui, je ne ferai rien d’autre au monde », conclue-t-il... fier d’avoir transmis le virus de l’entrepreneuriat à l’une de ses filles. 

 

 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 

Tout pour bien négocier ses contrats
 
Vous en avez déjà marre de lire vos contrats avant de les signer ? Prenez patience, car c’est un mal pour un bien. Au service de vos droits, le contrat doit susciter toute votre vigilance. Les clés pour bien les négocier avec notre experte et mentor, Me Béatrice Lerat, du cabinet d’avocat Lerat Avocat.
 
 

Connais-toi toi-même… 

 
… et connais également tes interlocuteurs. Cette devise philosophique porte une vérité très pertinente dans le domaine juridique des contrats : pour bien les négocier, il est impératif de savoir quel type de négociateur vous êtes, et à quels types de négociateurs vous avez affaire. 
 
Certains profils sont ainsi plus difficiles à gérer : les « compétiteurs » ou les « évitants », par exemple. D’autres sont plus faciles : le « diplomate », ou le « conciliant ». Selon votre propre profil (et donc, vos forces et faiblesses), et selon les profils face à vous, vous mettrez en place des tactiques spécifiques. 
 
« Pour négocier efficacement », précise Me Lerat, « l’idéal est d’arriver à maintenir la relation avec la partie opposée tout en faisant valoir ses intérêts : en bref, d’adopter un profil hybride à la fois « conciliant et compétiteur ». 
 
 

Tenir compte de l’intégralité des intérêts en présence

 
« Défendre des positions ne sert à rien », affirme Me Lerat. « Le vrai enjeu de la réussite d’un contrat, c’est de déterminer l’intégralité des intérêts que l’on veut promouvoir pour éviter de négocier sur des fondements boiteux : savoir ce que l’on veut et jusqu’où on veut aller. »
 
Le comportement le plus dangereux est de ne pas aller jusqu’au bout de votre raisonnement : ne s’attacher qu’à des éléments de surface. Dans le cadre d’un contrat fournisseur/acheteur, par exemple, ne pas se limiter à définir le prix de production mais également prendre en compte les éléments satellites comme le délai de livraison, les critères de qualité…. « Là où il y a un vide, il y a un risque », précise Me Lerat. Effrayant, dit comme ça, mais véridique. 
 
Projetez-vous donc au maximum dans ce qui vous attend concrètement pour anticiper tous les détails, de toutes les étapes, de la vie du contrat. 
 
 

Être transparent

 
Attention : négocier ne rime certainement pas avec malhonnêteté ! Encore moins depuis octobre 2015. Me Lerat nous le précise : « Depuis octobre 2015, la réforme des droits du contrat oblige le devoir d’information et de transparence lors des négociations : l’on se soit doit d’être le plus exhaustif possible quant à l’information donnée en amont de la conclusion du contrat. Seuls les tarifs et prix ne sont pas soumis à justification… Pour tout le reste, un manque d’information et de transparence peut être préjudiciable. ». Aussi si votre partenaire attache une importance particulière à l’origine des ingrédients incorporés dans vos recettes et que vous savez que ce point est capital pour lui, il conviendra d’être transparent sur la traçabilité de vos ingrédients…
 
Pas question de jouer avec le feu : la négociation de contrat est là pour vous protéger… Certainement pas vous apporter encore plus de risques.
 
 

S’entourer de professionnels pour la rédaction de contrats

 
Le droit du contrat n’est pas une mince affaire ! « C’est une stratégie, des choix qui doivent être murement réfléchis », confirme Me Lerat. « Et bien entendu, il y a la technicité du métier. Certaines clauses doivent être toujours présentes, quel que soit le type de contrat. D’autres sont spécifiques à des types de contrats. Pour certains contrats, comme les contrats de licence de droits de propriété intellectuelle, il peut y avoir une différence d’approche entre le droit fiscal et les autres branches du droit privé avec des conséquences en termes de comptabilisation et d’activation de ces contrats. Tout cela est vite effrayant, et peut vite devenir difficile à appréhender, pour les non-spécialistes. » 
 
Parce qu’une start-up ne peut pas réunir toutes ces compétences en interne, AcceleRise réunit plusieurs mentors experts des questions juridiques. Echangez avec Me Lerat et nos autres mentors (voir liste ici) pour mettre toutes les chances de votre côté dans vos négociations de contrat ! Notre appel à candidatures pour la session 2 est en cours (clôture le 12/06) : en savoir plus ici
 
 
Et pour en savoir plus sur le cabinet Lerat Avocat, visitez : http://lerat-avocat.com 
 
 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 
 
Pourquoi le succès à court-terme n’est qu’un leurre
 
Pour réussir en tant qu’entrepreneur, il faut résister à la tentation des victoires à court terme pour viser plutôt l’endurance… tout en restant dynamique et enthousiaste. Un équilibre difficile à trouver, entre marathon et courses d’obstacles. Conseils de Pierre-Henri Deballon, co-fondateur de Weezevent.
 

Weezevent : self-service de la billetterie numérique

 
Lorsqu’ils ont organisé le Vélo Tour à Dijon (à faire si vous êtes de passage dans la région !), Pierre-Henri Deballon et Sébastien Tonglet ont été confrontés à de nombreuses barrières : comment gérer les inscriptions ? Suivre la billetterie ? Et comment se fait-il qu’en 2007, il n’y ait pas de solutions de billetterie numérique qui permettent de gérer en amont les flux financiers ? 
 
En 2008, ces deux sportifs alors étudiants en gestion et économie du sport se lancent dans l’aventure : ils développent Weezevent, une solution en self-service de billettique et d’inscription en ligne destinée aux organisateurs d’événements, avec en plus depuis 2015, une solution de paiement dématérialisé. Pour Pierre-Henri Deballon, ce qui fait le charme de son activité, c’est le passage du numérique à la « vraie vie » : « ça nous arrive souvent d’assister à des événements (concerts, festivals, etc.) pour assurer la mise en place de notre outil. C’est très sympa et gratifiant. »
 
Avec une croissance fulgurante (incroyable mais vrai : +42 000% en 2015 !), pas étonnant que cette start-up compte aujourd’hui 75 salariés dans plusieurs bureaux d’Europe (Dijon, Paris, Manchester, Madrid, etc.). 
 

Le lièvre et la start-up : rien ne sert de courir… 

 
Pourtant, pour Pierre-Henri Deballon, pour durer dans l’aventure start-up, rien ne sert de courir après le succès. « L’image de l’idée « Eureka » qui se réalise en quelques mois est une image faussée. Dans la vraie vie, c’est rarement un feu d’artifice. La mise en œuvre de son idée peut prendre facilement 3 ou 4 ans, et ce même pour des licornes à la croissance fulgurante. » 
 
Il reconnait pourtant que la tentation d’aller vite est grande pour une start-up, notamment en ce qui concerne les levées de fonds. « La course à la levée de fonds, c’est le piège ! Car une levée de fonds marque le début d’une aventure : ce n’est pas (et ne doit pas être) une fin en soi. » Ce sportif n’hésite d’ailleurs pas à user de la métaphore : « la levée de fonds, c’est comme une course de sauts d’obstacle qui durerait le temps d’un marathon… il faut trouver le juste équilibre entre l’endurance et le dynamisme. » 
 
La tentation de se précipiter se présente également pour les propositions de rachats. Pour Pierre-Henri, tout est question de vision des fondateurs : succès court-termiste, ou ambition ? « Il vaut parfois mieux refuser un rachat immédiat à 1 million d’euros pour se laisser le temps et la capacité de développer encore plus loin son projet. C’est quasiment ce qui nous est arrivé… et si notre réaction à l’époque était guidée par notre instinct, avec le recul et plus d’analyse, je peux confirmer qu’il s’agissait de la bonne décision. »
 

Pour tenir dans l’effort… 

 
Alors, quels conseils retenir de son expérience pour tenir tout au long de l’effort « start-up » ? 
  • Tout d’abord, être convaincu que son idée est la bonne, et vouloir le prouver. C’est votre assurance « je ne lâche rien », même dans les moments difficiles où se pose la question de tout arrêter. « La question s’est posée une fois pour nous : on continue ? ou on arrête tout ? On était en-dessous de chacune des 4 courbes de scénarios que l’on avait anticipés. C’est parce que l’on croyait dur comme fer à notre idée – et pour cause, on l’utilisait nous-mêmes ! – que l’on a fait le choix de ne pas s’arrêter pour autant. »
  • Bosser, bosser, et encore bosser. « On bossait comme des fous. Ce qui a de nombreux mérites : on ne voit pas le temps passer, on n’a pas le temps de dépenser l’argent (que l’on ne gagne pas au démarrage), et bien sûr, on solidifie son projet. »
  • Se soutenir entre associés. « Il est important de partager et de se soutenir. Dans les moments difficiles, l’un sera plus positif et encourageant. Dans les moments d’euphorie, l’autre sera plus mesuré et gardera les pieds sur terre. Quelle que soit la situation, il faut toujours partager. »
  • Ne pas négliger les situations solides de son entourage : « Nos copines de l’époque, devenues nos épouses, avaient des emplois salariés. Cela peut paraitre intéressé, mais c’est important à prendre en compte : la solidité globale de votre situation est une assurance. »
  • Accepter la juste dose d’irrationnel : « monter une start-up, c’est aussi un peu sauter dans le vide, savoir prendre des risques, ou réagir à l’instinct. Ça s’est toujours révélé payant pour nous. Soyez passionné, cela vous portera. »
 
Bénéficiez de plus de conseils, d’enseignements, et d’échanges avec Pierre-Henri Deballon, mentor d’AcceleRise, en rejoignant notre 2e promo ! L’appel à candidatures est en cours => cliquez ici
 
 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 
 
Entrepreneur : tu l’es, ou tu l’es pas ?
Esprit d'entrepreneur
 
Peut-on entretenir et développer l’esprit d’entrepreneur ? Ou est-ce au contraire une force innée que l’on a (ou pas) « en soi » ? Le fight « acquis » VS « inné » de l’esprit d’entrepreneur : éclairage avec l’expérience de Patrice et Pascal, deux frères chacun fondateur d’une start-up.

 

Au départ de l’aventure « entrepreneur » : répondre à un besoiN

 
Je vous présente Patrice et Pascal, également surnommés « les frères Arbault ». Ces deux frères, ayant baigné dans le réseau de Vitagora, ont plus que des parents en commun : ils partagent également l’esprit d’entrepreneurs. Patrice Arbault a créé Nexidia en 2007, une start-up spécialisée dans la microbiologie. Quelques années plus tôt, en 2000, son frère, Pascal, est à l’origine de DAVI, une start-up qui humanise les relations digitales. 
 
Pourquoi s’être tous deux lancés dans l’entrepreneuriat ? A cette question, et sans se consulter (!), chacun me donne la même réponse : on oublie l’idée de « créer pour créer ». On se lance dans l’entrepreneuriat parce que l’on a une solution à apporter à un besoin. Pour cultiver votre esprit d’entrepreneur, ne jamais perdre de vue cet objectif.
 
Pour Pascal, à l’origine prof en centre de formation, le besoin était de permettre à ses élèves (souvent absents… ahem), d’accéder à des cours à distance en conservant le côté humain. Pour Patrice, le besoin de conseils en microbiologie était là, puisqu’il recevait déjà, avant même la création de sa start-up, des demandes de potentiels clients. Acquis 1 – Inné 0.
 
 

L’envie de créer : le carburant pour tenir la route !

 
Si c’est un constat concret qui est à l’origine de l’aventure, c’est bel et bien une envie innée de créer qui  a convaincu ces deux entrepreneurs de s’y lancer. De façon imaginée, le constat du besoin, c’est ce qui est à l’origine du voyage.
 
L’envie de créer, ce sera le carburant qui vous fera tenir tout au long de la route… 
 
Pascal avait dès le début de sa carrière une impression de manque, de passer à côté de quelque chose : « connaître la fin de ma carrière dès le début, c’était sans saveur ». Pour Patrice, des jeux de rôles réalisés dans une démarche de tests de compétences, luit ont mis en lumière son « envie de créer quelque chose ». 
 
S’accomplir au travail par une création personnelle, mener à bien ses ambitions, et relever de nouveaux challenges : pour ces deux frères, l’envie était là, depuis toujours. Seul l’entrepreneuriat pouvait la satisfaire. Et seule l’envie de créer pouvait les faire tenir dans l’aventure tumultueuse de l’entrepreneuriat. Acquis 1 – Inné 1. 
 
 

Alors, c’est quoi, l’esprit d’entrepreneur ? 

 
Répondre à un besoin du marché ? Ou satisfaire une envie de créer ? Avec un exæquo, on ne sait plus quoi croire. L’esprit d’entrepreneur est-il inné ou acquis ? Et s’il est acquis, qu’est-ce qui la façonne : les expériences ? Ou l’éducation, dès l’enfance ? Difficile de trancher. Mais Patrice et Pascal sont d’accord : les valeurs de l’épanouissement et de l’investissement au travail, transmises par leurs parents, a sans aucun doute eu son « petit » rôle à jouer…
 
Pour ces frères, peu importe ce qui est à l’origine de l’esprit d’entrepreneur. Le plus important est de faire bénéficier à vos équipes cette motivation que vous avez en vous. Le goût du leadership, en d’autres mots. 
 
Patrice me glisse : « monter son entreprise, c’est une histoire humaine ». Tiens, c’est drôle : son frère, Pascal, a tenu quasiment à l’identique les mêmes propos (et toujours sans se consulter)… Que ça tienne à leurs gènes, leur mémoire commune, ou leur éducation, il est clair que pour ces deux frères, l’esprit d’entrepreneur, c’est avant tout partager le plaisir de cette aventure. 
 
 

 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 
[entrepreneur] Start-up : voici comment recruter vos associés
Startups comment recruter vos associés
 
Recruter son associé, c’est un peu comme s’engager dans une relation de couple : on vise les projets, la solidité. Que privilégier pour recruter un associé : la complémentarité des compétences ? Ou les valeurs ? Après avoir échangé avec Karim-Franck Khinouche, le choix est pour moi évident.
 

Novolyze

 
En 2012, Karim-Franck Khinouche lance son projet de start-up, aujourd’hui baptisée Novolyze. Son idée : révolutionner la sécurité alimentaire en permettant de valider de façon sûre les procédés de décontamination bactérienne. Certes, ça parait un peu compliqué (et… ça l’est). Mais sa technologie innovante mérite vraiment notre intérêt : développer des bactéries non-pathogènes dites « germes modèles » (c’est-à-dire, des « gentilles ») qui miment le comportement des pathogènes (les « méchantes »). Si vous ne comprenez toujours pas, cette vidéo vous l’expliquera mieux que moi
 
Depuis 2012, Novolyze est membre de Vitagora, bénéficiant du Pôle pour accroître sa notoriété, notamment à l’international, trouver des partenaires (scientifiques et business), mais aussi – et c’est Karim lui-même qui le dit ! – tirer parti de « l’ouverture d’esprit, la bienveillance et la motivation » de l’équipe du Pôle.
 
Aujourd’hui mentor d’AcceleRise, ce trentenaire aux ambitions fortes nous livre son expérience sur l’ouverture de son entreprise (qui compte désormais 17 salariés) à des associés.
 

Valeurs VS Compétences 

 
 « Au démarrage d’une start-up, on se focalise sur les aspects opérationnels : dépôt de marque, construction du business model, etc. On ne mesure pas bien les enjeux derrière le choix des associés, » reconnait Karim. « J’ai passé 2 années seul aux commandes de mon projet avant de faire entrer un associé… pour finalement reprendre le guidon en solitaire 2 années plus tard. » 
 
Pour éviter l’incompatibilité entre associés, au risque de déstabiliser sa société sur de nombreuses années, mon conseil est de privilégier un choix de valeurs plutôt qu’un choix de compétences.
 
En d’autres mots, si notre cher Antoine écrivait qu’« Aimer, c'est regarder ensemble dans la même direction » (amis de la poésie, bonjour), nous pourrions dire la même chose pour « construire une start-up ». Certes, moins lyrique. Mais vous avez cerné l’idée : il est essentiel d’être alignés sur la vision stratégique du projet, voire même de partager des points de repères personnels. 
 
Or, la plupart des équipes de start-ups se construisent sur les compétences. Je le remarque souvent : un ingénieur, un business manager, un créatif, etc. Il y a de fortes chances pour que vous vous reconnaissiez… Pour en avoir discuté avec Karim, cette stratégie me semble présenter un écueil important (navré pour vous) : si cela permet d’aller vite au démarrage, cela devient limitant à long terme. Il confirme d’ailleurs qu’il est « toujours possible de combler un manque en compétences: on recrute, on fait appel à un prestataire ou un partenariat, et surtout, on apprend ! » A l’inverse, les valeurs, elles, portent le projet de la société. « Elles constituent l’axe de pivot inébranlable autour duquel évolue la start-up au fil des années. » 
 

Thérapie de couple pour entrepreneurs ? (ce titre n’est pas une blague)

 
Concrètement, comment vous y prendre ? « Avant d’associer quelqu’un à son projet, il faut être très clair, ne pas hésiter à aborder le sujet… et ne surtout pas le rendre tabou ! », me conseille Karim.
 
En posant par exemple les questions suivantes. Entrainez-vous dès aujourd’hui car je vous défie d’y répondre du tac-au-tac… : Quelle est ta stratégie personnelle d’ici 5 ou 10 ans ? En quoi notre projet entrepreneurial te permettra d’atteindre tes objectifs ? Quelle est pour toi l’importance de la valeur famille ? Et de la valeur travail ? L’entrepreneuriat est-il pour toi un moyen d’accéder à autre chose (capital, réseau…) ? Où se situe ton épanouissement personnel ? Etc. Pas de jugement de valeurs : simplement une validation de la compatibilité des associés, et une identification des points sensibles à surveiller.
 
Et une fois l’associé à bord, il faut continuer à échanger sur le sujet. 
 
Karim me confie : « Certains associés participent régulièrement à des séances de thérapies de couples… car les thérapies pour associés, ça n’existe pas encore ! » Bien sûr, cela m’a fait sourire. Mais j’ai bien compris la pertinence de la démarche : s’assurer qu’il n’y a pas de déconnexion entre les valeurs de l’un et de l’autre, que la vision du projet reste la même… et permettre d’aborder, si besoin, les questions taboues (faut-il considérer l’entrée ou la sortie d’un associé ? et dans quelles conditions et avec quel timing ? comment partager avec l’équipe cette étape, sans dramatiser).
 
Karim me le confirme : « ce « couple » d’associés fonctionne très bien ».
 
Alors, si c’était à refaire ? Sans revendiquer avoir « LA » solution, Karim tire un enseignement constructif de son expérience : « Clairement, j’irais chercher des associés en phase avec mes valeurs, car être seul à porter une start-up est un défi de chaque instant… Mais je prendrai cette étape bien plus au sérieux et mettrai en place les conditions d’une communication régulière. »
 
Voilà de quoi vous inspirer en termes de… « valeur ajoutée » ! 
 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 

 
« Les chances de réussite d’une start-up sont liées à son positionnement et à sa scalabilité »

 

La semaine dernière, nous avons démarré en beauté le « BootCamp » d’AcceleRise avec une journée et demie très remplie !

 

Echanges directs avec des mentors de haute qualité, ateliers pratiques, conférences, partages d’expérience lors des moments de détente de et networking… Des moments très enrichissants (et très denses !). Lors de ce BootCamp, nous avons eu la chance d’écouter l’intervention de Marie-Pierre Membrives, l’une des mentors d'AcceleRise.

 

Et quand je dis chance, je pèse mes mots : après 14 ans chez Mc Donald’s Europe (et notamment au Food Studio Europe), cette ingénieur agroalimentaire à la forte sensibilité « développement produits » et « marketing » a (vraiment) beaucoup à nous enseigner.

 

Désormais à la tête de son cabinet de conseils Tastebuds, elle va accompagner nos start-ups de la FoodTech sur les questions clés de stratégie marketing et de mise sur le marché. Positionnement, scale-up : quels enjeux pour une start-up et comment y répondre ?

 

 

Répondre à un « besoin client » : le nerf central du positionnement

 

Marie-Pierre Membrives : Les chances de succès d’un produit ou d’un service FoodTech sont clairement liées à son positionnement. D’une part, celui-ci doit être clair et nettement identifiable. D’autre part, il doit répondre à un « besoin client ». La question que l’on peut se poser ici, c’est : « comment identifie-t-on ces besoins ? Est-ce que ce sont les tendances qui créent les besoins ? Ou les besoins qui créent les tendances ? 


Dans tous les cas, une chose est certaine : les chances de succès d’une start-up, au-delà de la solidité de son business plan, sont liées à la pertinence du positionnement de son offre et à la force des concepts qu’elle développe. D’où l’importance d’étudier les consommateurs et les tendances alimentaires qui caractérisent les marchés et les sociétés. 

 

 

Clean label, végétarisme, food-tech… Les articles sur les tendances se multiplient : qu’en retenir ? 


Marie-Pierre Membrives : Tout d’abord, il faut distinguer ce que l’on appelle les « mega trends » (ou tendances de fond) des tendances de l’alimentaire. Les tendances de fonds se dégagent sur plusieurs années et ont des impacts (et origines) globaux sur nos sociétés : il s’agit, par exemple, de l’urbanisation, de la mondialisation, des changements démographiques, de la digitalisation, etc. 
Ces tendances de fond ont des répercussions directes dans le domaine alimentaire. Des signaux faibles annonciateurs (ou pas) d’une tendance forte de demain aux mouvements bien établis, elles peuvent d’une part être source d’inspiration et d’autre part aider à affûter son positionnement marketing.


On lit énormément de choses sur les « tendances ». Pour ma part, j’en retiendrais 7 dans le domaine alimentaire que je nommerais ainsi : le real & fresh (le frais, l’authentique, le transparent), le care (qui reflète un engagement pour la planète ou la communauté), la santé d’abord (qui traduit le lien entre alimentation et santé), un monde plus veggie (que la diminution de la consommation de protéines animales soit liée à des préoccupations écologiques, de santé ou de bien-être animal), la découverte (avec la démocratisation de nouvelles saveurs ethniques, et l’apparition de produits hybrides notamment) , le contrôle (en particulier par le biais de la personnalisation), et le connecté (qui couvre la digitalisation de la production alimentaire, de la distribution alimentaire et de la restauration). Des tendances d’ailleurs explorées par Vitagora, sur son blog ou dans sa lettre l’Observatoire des Tendances (réservée à ses adhérents et aux start-ups d’AcceleRise). 


De façon globale, dans l’alimentaire, et notamment dans la FoodTech, il y a une chose à ne pas oublier : on parle d’aliments. Or, l’alimentation, c’est aussi et surtout la convivialité, le plaisir. N’oublions pas le « food » dans l’expression « FoodTech ».

 

 

Le scale-up : du concept à la production à grande échelle, quelles solutions pour une start-up ? 


Marie-Pierre Membrives : Le propre de la start-up est de commencer à petite échelle et idéalement de voir son activité augmenter rapidement. De nombreuses start-ups, qui ont imaginé des produits ou des services innovants, sont encore plutôt faciles à maîtriser de par la taille restreinte de leur équipe, leur offre limitée et leur agilité.  Pour ces start-ups, l’enjeu de demain, c’est de grossir, de passer à une plus grande échelle. On appelle cela le scale-up.


Cela implique de multiples étapes, avec chacune leur complexité : passer du concept au prototype, puis à l’industrialisation à grande échelle sans perdre en qualité. Tout cela, en respectant les contraintes liées au secteur (contraintes réglementaires, ingrédients, nutrition, logistique, maîtrise du coût, etc.). 


Le scale-up demande des compétences spécifiques pour pouvoir anticiper ces challenges. Et ce n’est pas si évident. D’où l’importance de structurer une équipe de professionnels aux compétences adaptées et complémentaires et de faire appel à des compétences extérieures et à des partenaires adéquats quand cela s’avère nécessaire.

 

 

 

Retrouvez nos photos de la journée BootCamp
sur notre page Facebook !
 

 

Par Christophe Breuillet

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Start-ups de la FoodTech et Agtech, nos 5 conseils pour optimiser votre pitch

comment pitcher startup

Face à un jury de concours, à des investisseurs ou des partenaires potentiels, nous avons pratiquement tous fait l’expérience du pitch. Pour ma part, j’assisterai le le 19 janvier prochain aux pitchs des finalistes qui s’affronteront devant le jury de sélection d’AcceleRise.  Un exercice qui peut prendre des tournures périlleuses, face à une concurrence de plus en plus importante et dans l’urgence parfois associée à la préparation du pitch (avouez-le !)… Mais pour optimiser votre pitch, voici mes 5 conseils… 

 

1 – Simplifiez ce qui est compliqué

Le principe du pitch repose sur deux notions clés : rapidité et efficacité. Pas question, donc, de tomber dans un jargon de spécialiste, au risque de perdre un temps précieux à définir votre champ lexical. Sans infantiliser vos interlocuteurs, expliquez-leur votre projet comme à un enfant de 10 ans. D’autant plus dans l’agroalimentaire, où les technologies pénètrent lentement (mais sûrement !). 

 

2 – Clarifiez vos attentes

On vous a offert une opportunité de pitch, c’est super. « And now… so what ? » Il est indispensable d’être explicit sur les raisons de ce pitch : qu’attendez-vous de votre auditoire ? Une recherche de financements ? Des partenaires de distribution, de transformation ? De la visibilité ? 
Le pitch n’est pas le bon moment pour être subtile : soyez clair, c’est ce que l’on vous demande. 

 

3 – Le business model : votre crédibilité

Pour rester crédible, un point de détail sur votre business model est incontournable. Comment votre start-up va-t-elle gagner de l’argent ? Que vendez-vous (produit alimentaire, service, ou autre ?), à quel prix et à qui ? Se posera également ici la question du marché : quel est le volume des marchés visés ? Quels sont vos concurrents (cherchez bien, il y en a toujours…) ? Qu’est-ce qui vous distingue d’eux ? Soyez le plus factuel possible.

Une étape à ne pas prendre à la légère. Votre business model est crucial à votre pérennité : en amont, n’hésitez pas à vous faire accompagner pour le construire – dans le cadre du programme d’accompagnement d’AcceleRise, nous y prêtons une attention particulière avec l’appui de notre pool de mentors professionnels expérimentés.

 

4 – Pensez « twitter »

Powerpoint est un outil puissant mais malmené lorsqu’on le surcharge en textes ou en visuels non cohérents… Pour en faire votre allié, utilisez Powerpoint comme Twitter : des accroches en 140 caractères, et surtout pas de liste à la Prévert. Cela vous évite de garder les yeux rivés sur votre écran pendant la présentation : un pitch n’est pas un exercice de lecture – cherchez plutôt l’interaction avec votre public. 

 

5 - Misez tout (ou presque) sur les 30 premières secondes

C’est une technique bien connue pour un entretien d’embauche – et tout aussi vrai pour un pitch : on convainc son auditoire dans les 30 premières secondes. Sans pour autant dévaloriser la suite de votre présentation, votre entrée en matière doit marquer les esprits. Attitude, vocabulaire, visuels… l’idée est de générer une émotion chez votre public.

 

Grand avantage pour la FoodTech : les sens (et notamment le goût et l’odorat) sont vecteurs d’émotion… Présentez un objet tangible à voir, à toucher… et même à manger ! 

 

 

 

Christophe Breuillet

Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et du programme d'accélération AcceleRise, Christophe Breuillet est passioné par l'essor des startups dans de la FoodTech et de l'AgTech. Il met à disposition des entreprises sélectionnées ses 10 ans d'expérience dans l'innovation agroalimentaire ainsi que le réseau puissant du pôle de cométitivité Vitagora. 

Contactez-moi pour en savoir plus du programme d'AcceleRise : christophe.breuillet@vitagora.com

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