Appel à candidature : rejoignez ToasterLAB en 2021
 
 

ToasterLAB :
programme international d'accélération Agri-food 

 
ToasterLAB est un programme d’accélération international en France destiné aux entreprises (start-ups et PME) françaises ou internationales du secteur de l'Agri-Food. Programme d’accompagnement sur 12 mois composé de coaching et de mentoring personnalisés et de conseil expert, appuyé sur un réseau de mentors et de partenaires en France et à l’international, ToasterLab propose des opportunités d’affaires, des ressources, un accompagnement personnalisé, des lieux d’expérimentation, ainsi qu’un soutien à l’internationalisation.
 
 
Le programme d’accompagnement se décompose en deux temps :
  • Un programme intensif initial de 2 mois, au rythme de sessions de travail hebdomadaires individuelles et collectives (en personne ou à distance),
  • Un accompagnement post-accélération sur 10 mois pour compléter les financements, instaurer les relations commerciales, et s’associer à des missions à l’international ou à des projets d’innovation collaboratifs.
 
 

QUI PEUT CANDIDATER ?

Pour candidater, plusieurs critères sont à respecter :
 
1/ Etre une entreprise en France ou à l’étranger (A noter, des équipes d’intrapreneurs peuvent également bénéficier de l’accélération (contacter directement ToasterLAB pour en savoir plus).
2/ Générer du chiffres d’affaires ou avoir validé une preuve de concept auprès de vos futurs clients
3/ Vouloir accélérer un projet d’entreprise qui soit innovant d’un point de vue technologique ou au niveau des usages
4/ Avoir besoin d'aide en termes d’accès au marché, d'industrialisation, de financement, d'internationalisation
5/ Avoir un projet en lien avec une ou plusieurs des thématiques ci-dessous, et inclure une dimension de durabilité.
 

6 thématiques prioritaires pour 2021

 
Comme pour les Promo #1-#6, toute entreprise (start-up ou PME) Agri-Food mature à fort potentiel (au stade preuve de concept), implantée en France ou à l’international, est invitée à candidater.
A noter, des équipes d’intrapreneurs peuvent également bénéficier de l’accélération (contacter directement ToasterLAB pour en savoir plus).

 

THEMATIQUES PRIORITAIRES

Des candidatures qui correspondent à une ou plusieurs des axes prioritaires suivants feront l’objet d’une attention particulière de la part du jury de sélection ainsi que les projets incluant une dimension de durabilité :
  • Suivi des cultures : robotique et agrofournitures
  • Solutions digitales de qualité, suivi filière, et business intelligence pour les organisations agricoles
  • Solutions d’indicateurs de performance environnementale intégrées (GES, CO2, impact de pratiques agricoles, analyse de cycle de vie etc…)
  • Première transformation : ingrédients fonctionnels, fermentation et alternatives aux protéines animales issues des végétaux, champignons, microalgues …
  • Seconde transformation : aliments et boissons à haute valeur ajoutée ou aux qualités "santé" optimisées (boissons fonctionnelles ou boissons naturelles sans alcool...), les produits « sans », solutions IOT et blockchain pour une industrie 4.0, solutions pour lutter contre le gaspillage alimentaire, nouveaux modes de consommations (circuits courts, vrac, usage, logistique...)
  • Emballages : l’emballage intelligent, solutions d'optimisation de la durabilité (sans plastique, recyclable ou recyclé, réutilisable…), emballages comestibles, réduction des emballages
 
 
 
 

DATE de clôture

  • La date de clôture pour la prochaine promo d'accélération est le 31 juillet 2021.
    Merci de noter que les prochains appels à candidatures seront programmés en 2022. Inscrivez-vous ci-dessous pour recevoir nos alertes.
 
 

QUI CONTACTER ?

 
Pour toute question, veuillez contacter :
Clément Galbois, Business developer, clement.galbois@vitagora.com

03 80 78 77 40

 

Apply now to join ToasterLAB in 2021
 
 

ToasterLAB :
The Agri-Food acceleration program that gives you europe on a plate

 
ToasterLAB is an international acceleration program for companies (startups and SMEs) of the Agri-Food sectors from throughout the world. Its program includes 12 months of personalised coaching and expert advice, as well as Europe-wide business opportunities, testing and development resources, on demand support, and the right tools to understand and access European food markets. 
 
The acceleration program takes place in two phases:
  • An initial 2-month intensive acceleration phase, to allow international start-ups to get to grips with the specific European business environment, and to aquire all the tools and knowledge to do business in France and Europe. During this phase, international start-ups can also access a "soft landing" package, including access to French lessons, office space and accommodation and adminstrative support for starting your business in Europe.
  • A 10-month post-acceleration phase to test, evaluate and strengthen the building blocks of your company,  and to adapt and secure your development in Europe's markets.
 
 

WHO CAN APPLY?

1/ A high-tech/innovative Agri-Food start-up or SME based anywhere (you can be accelerated from where you are!)
2/ You need to have either sales revenues or a proof of concept validated by your future clients.
3/ You are willing to speed up one of your projects, that is innovating either from a technological point of view or in terms of uses.
4/ With a high-potential, scalable product or service (Proof Of Concept stage minimum) addressing key Agri-Food challenges
5/ In need of support for market access, scaling up, funding, international development

 

6 priority topics for 2021

 
As for the Sessions #1 to #6, ToasterLAB is open to any mature (at the proof of concept stage), high potential Agri-Food start-up or SME, based in France or abroad.
 
 
PRIORITY AREAS
Applications corresponding to one or more of the following priority topics will receive a special attention from the selection panel as well as projects that include a dimension of sustainability.
  • Agriculture: robotics and agri-supplies
  • Digital solutions for quality assurance, product tracing, and business intelligence for agriculture
  • Integrated solutions for environmental KPIs (greenhouse gases, C02, environmental impact of agriculture, life cycle analysis etc.)
  • Primary processing: functional ingredients, fermentation and alternative proteins (including plant, insect and microalgae etc.)
  • Secondary processing: high added-value or high health-potential foods and drinks (functional drinks or natural soft drinks), “free from” products, local products, blockchain and IOT for tomorrow’s food factory, anti-waste solutions, new ways of consumption (local distribution, bulk retail, use...)
  • Packaging: intelligent packaging, solutions for reducing packaging or optimising sustainability (recyclable, recycled or reusable, plastic-free, etc.), edible packaging
 
 

Application deadline for next intake

  • Cut-off date for the spring acceleration session: July 31th, 2021
    Please note that ToasterLAB will program other intakes throughout the year. Sign up below for our newsletter to be updated on later application calls.
 
 

WHO TO CONTACT

 
For any questions, please contact:
Clément Galbois, Business developer
, clement.galbois@vitagora.com

+33 3 80 78 77 40

 

Le Petit Bourguignon et le pari de la distribution en local

Crédits photo : Le Petit Bourguignon

 

Les consommateurs français sont de plus en plus nombreux à vouloir redonner du sens à leurs achats alimentaires. D’après une étude Ipsos pour l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations parue en 2019, 60 % des Français estiment qu’acheter local participe notamment à l’économie et à l’emploi.

 

Une volonté qui fait écho parmi les jeunes entrepreneurs à l’instar de Thomas Roizot fondateur du Petit Bourguignon, torréfacteur de café bio, équitable… et local.

 

 

Le café, une histoire familiale

 

Alors qu’il souhaite donner un nouveau tournant à sa carrière professionnelle, Thomas a l’opportunité de reprendre l’entreprise familiale, les torréfactions Biacelli, en 2018. Si l’univers du café et ses rites – le partage, la convivialité et la dégustation – le séduisent, l’exploitation commerciale qui en est faite, beaucoup moins : « c’est un secteur vieillissant qui a du mal à se renouveler. Il correspond à une vision éculée du commerce : faire venir à bas prix les matières premières de pays en développement pour les exploiter dans les pays riches. »

 

Convaincu par l’impact sociétal global de notre alimentation, il décide alors de développer une gamme de café la plus vertueuse possible : une gamme attentive à son impact en amont, en tenant compte des producteurs, mais aussi en aval, en tenant compte des consommateurs et de l’impact de la distribution. En 2019, il décide d’ancrer sa marque sur le territoire bourguignon.

 

 

Le café, un produit durable ?

En créant le Petit Bourguignon, Thomas a un objectif principal : réduire au maximum l’empreinte carbone de son café. Comment relever ce défi alors que le café n’est pas produit en France et qu’il n’a pas d’autre choix que de l’importer de pays lointains ?

 

« Bien sûr, la production et la commercialisation du café ne seront jamais exemptes de tous reproches. A mon niveau, j’essaye de proposer le café le plus éthique possible en travaillant sur trois axes : l’approvisionnement, le process de torréfaction et le conditionnement et la distribution », explique Thomas.

 

Pour l’approvisionnement, Thomas s’appuie sur des filières labellisées Max Havelaar et bio. Organisés en coopératives, les producteurs perçoivent des revenus plus importants que les filières classiques. Ils sont également engagés dans des démarches de production plus durables notamment en ce qui concerne la gestion des ressources en eau.

 

L’entreprise a aussi obtenu un certificat Ecocert pour l’ensemble de son processus de production, de la torréfaction au conditionnement. « Il s’agit d’un processus d’évaluation rigoureux qui nous oblige à respecter des exigences environnementales et sociales », témoigne Thomas.

 

 

Une distribution locale uniquement

 

C’est au niveau de la distribution que Thomas impose les règles les plus rigoureuses pour réduire l’empreinte carbone de ses produits : les cafés le Petit Bourguignon ne sont distribués qu’en région Bourgogne-Franche-Comté, malgré des appels du pied de distributeurs parisiens et nantais. Un choix délibéré qu’il justifie : « une fois arrivé sur son site de distribution, le café ne doit plus continuer à voyager. J’ai fait le pari de ne le commercialiser qu’en local (grandes surfaces, épiceries et restaurants). » Une initiative qui a déjà séduit le groupe Bernard Loiseau, à la tête de plusieurs restaurants en Bourgogne-Franche-Comté.

 

L’ancrage local est une volonté forte de Thomas : il s’est appuyé sur des entreprises régionales pour l’approvisionnement en cartons (Jura), pour le design des emballages et le développement de son site Internet (Côte d’Or). Un parti pris qu’il revendique : « il est temps de réinvestir nos territoires en créant de l’emploi et de la richesse ». Seules les capsules, 100% biodégradables et compostables, ne sont pas fabriquées en région mais à Tours, faute d’une offre plus locale.

 

 

Des projets à venir

Comme beaucoup d’entreprises, le Petit Bourguignon a vu la crise sanitaire ralentir son développement. Néanmoins, les projets fourmillent avec notamment une levée de fonds prévue en septembre 2021 qui permettra de rénover les appareils de production et d’investir dans une machine de conditionnement neuve.

 

« Notre participation à ToasterLAB nous a beaucoup appris : nous avons progressé et nous nous sommes structurés sur l’aspect financier, et nous avons aussi beaucoup travaillé sur la levée de fonds », me confie Thomas. Il souligne également la force du réseau de Vitagora :« j’ai constaté l’importance d’échanger entre entrepreneurs et de profiter des expériences de chacun ».

 

A l’avenir, pourrait-on voir fleurir un Petit Breton ou un Petit Nordiste ? C’est une des ambitions de Thomas : « j’aimerais identifier et racheter d’autres torréfactions en France pour reproduire le même modèle économique, vertueux pour l’économie et l’emploi de nos régions ».

 

 

Par Clément

Clément Galbois

 

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Absoluthé and the zero waste cuppa

Absoluthé

 

 

"Zero waste" (or ZW for its adepts) is an international consumer movement seeking a maximum reduction in household waste, by encouraging use of bulk buying, composting, and reuse (instead of single use). By advocating a different way of consuming, this movement is the answer to an ever stronger environmental awareness among consumers. And indeed, 84% of French people consider that reducing single use plastic packaging has become a priority (OpinionWay survey from June 2020).

 

Starting with a retail offer of bulk goods, which has grown by 50% in France between 2013 and 2019 according to the trade magazine LSA, "zero waste" is behind a multi-pronged initiative adopted by certain brands. One among these brands is the start-up Aboluthé. Improving consumer practices around tea, from how the ingredients are sourced to how it is consumed, is the ambition of Camille and David, the two co-founders.

 

 

a sustainable cuppa?

It was during a trip to Vancouver that Camille Douay, a lifelong supporter of ecology and wellness, discovered the Zero Waste movement. In 2017, on returning to France, and inspired by a student project, she founded her micro-enterprise, Aboluthé. "Tea is the most widely consumed beverage in the world, so it's about time for us to find an approach that brings together organic farming, sustainable sourcing and zero waste," she explains.

 

"Why tea?" you may ask. Isn't tea a pretty sustainable product already, provided there are no plastic sachets, if you buy loose leaf, or even powdered versions. "It's true that powdered teas already exist," confirms David Snadoudj, who joined Camille at Aboluthé in 2019. "But they are mostly made up of sugar and other regrettable ingredients, so it's rarely "real" tea. With Absoluthé, we wanted to offer a powdered tea that is 100% organic, based on the idea of matcha tea, to which you only need to add water."

 

By micronising the tea, meaning grinding it to an extremely fine powder, Camille and David developed a drink with the following advantages:

  • Less product is used - so fewer resources: "We use on average 6 times less product for an equivalent taste," David explains.
  • Less packaging (teabags and sachets) and no waste (leftover leaves): "In France, about 15,000 tonnes of tea are thrown out each year, without counting the packaging which is mostly plastic and single use."
  • It can be used in hot or cold water, for instant ice tea.
  • It can be used as an ingredient in cooking, just like matcha tea.

"All in all, you get a more sustainable drink, that uses less product and creates less waste." But Camille and David have not lost sight of the other interests of tea drinkers: taste, ease of use and health. "Our drink is also more easy to use as it is ready in an instant without problems of varying strength and infusing time. It's also a more healthy drink as this allows drinkers to better access the health benefits of tea, in particular the antioxidants."

 

 

industrial production, coming soon to France

Founded in 2017, Aboluthé started its activites in the summer of 2018, as a micro-enterprise. Having incorporated in 2020, Camille and David are currently scaling up their production.

 

"Up till now, we were using a university laboratory, and everything was small scale. We recently invested in our own production facilities, buying machines and hiring a food technology engineer to help us launch our production and sales," says David. "We are currently testing the machine, but that doesn't stop us producing," he explains.

 

And while they are both from Paris, they are choosing to install their production site in the Haute-Marne department, one hour from Dijon where ToasterLAB is based. David explains: "To start with, the financial aspect pretty compelling. Rents are much lower outside of the Paris region. We are also finding that the local business ecosystem is very welcoming and dynamic."

 

 

 

hold onto your beliefs as you grow

"Consumers are now better educated about their purchases, and want products that are organic, respectful of the environment, but also great tasting. We have noticed that the market is still out of step with these expectations, and we hope to contribute to realigning things."

 

Neither Camille, who has a degree in urban planning and another in environmental planning for businesses, nor David, who previously worked in insurance, have a background in the food industry. But they are both anti-waste and environmental protection advocates in their private lives, and are convinced that they can change how tea drinkers consume their product.

 

"The codes of the food industry are pretty conservative. To shake things up, we needed to have a guide and the ToasterLAB program provided us with that."

 

To acheive their ambitions, Camille and David are counting on their sincere beliefs. "We have specific goals in order to realise our vision. We buy 100% organic plants and we are hoping to source as locally as possible. We are watching very closely any tea production in Europe or in France, even if it's just starting out. Our other suppliers are as local as possible - or at least French or European. We also refuse to use additives. And we are working with retail channels that share our values."

 

"It's with all these small steps that we can make a difference."

 

 

 

getting access to a specialised network with ToasterLAB

By joining the "lockdown" cohort of ToasterLAB, David and Camille carried out much of their acceleration virtually. They are especially pleased with the contacts they have made in the food industry - "this was what was missing for us, and only a specialised program like ToasterLAB could have provided this."

 

And their next steps? They will be extending their range of black and white teas, and funding their growth with a fundraising round in the near future.

 

For any more information about the ToasterLAB acceleration program, contact me: clement.galbois@vitagora.com.

 

By Clément

Clément Galbois

Business Developer and "start-up back-up" as he likes to call himself, Clément was immersed in world of start-ups before joining the ToasterLAB team. A keen volonteer for a number of evironmental causes that he holds dear, Clément is the main point of contact for ToasterLAB's start-ups. Contact him:  : clement.galbois@vitagora.com.

 

 

Absoluthé et le thé «zéro déchets»

Absoluthé

 

 

Le « zéro déchets », ou « ZD » pour les initiés, est un mouvement international de consommateurs cherchant à réduire au maximum leur production de déchets domestiques, en favorisant le vrac, le compostage, et le réemploi (au lieu de l’usage unique). En prônant une approche de consommation globalement différente, ce mouvement répond à une conscience environnementale de plus en plus forte. Ainsi, 84% des Français estiment que la réduction des emballages en plastique à usage unique doit devenir prioritaire (étude OpinionWay juin 2020).  

 

A l’instar du vrac, qui a connu une croissance de +50% entre 2013 et 2019, tous circuits confondus, selon LSA, le « zéro déchets » est à l’origine de multiples initiatives de marques éco-responsables. Parmi celles-ci : Absoluthé. Améliorer les pratiques autour du thé, du sourcing à la consommation : c’est l’ambition de Camille et David, ses deux associés..

 

Du thé plus durable ?

C’est lors d’un séjour à Vancouver que Camille Douay, sensible à la protection de l’environnement et au bien-être, découvre le mouvement « zéro déchets ». En 2017, elle fonde, à son retour en France et suite à un projet étudiant, la micro-entreprise Absoluthé. « Le thé étant la boisson la plus consommée au monde, il était grand temps d’y porter une approche plus durable mêlant agriculture biologique, sourcing responsable et zéro gaspillage », explique-elle.

 

« Pourquoi le thé ? », devez-vous vous demander. Car le thé est un produit a priori peu polluant : sans sachets plastiques, avec une offre en vrac déjà plus développée, voire-même une offre de thé soluble. « C’est vrai qu’il existe des thés solubles », confirme David Snanoudj, l’associé de Camille depuis 2019. « Mais ils sont majoritairement composés de sucre et d’autres ingrédients pas toujours recommandables, rarement du vrai thé. Avec Absoluthé, nous souhaitons proposer une offre de thé soluble composé à 100% de plantes bio, à l’instar du thé matcha qui se dilue simplement dans l’eau. »

 

En micronisant le thé, c’est-à-dire en procédant à sa mouture en poudre très fine, Camille et David développent une boisson aux avantages multiples :

  • Diminution de la quantité de matière utilisée – et donc, préservation des ressources : « on utilise en moyenne 6 fois moins de matière première pour un résultat goût équivalent », précise David ;
  • Diminution des emballages (sachets de thé) et disparition des co-produits (feuilles de thé infusées) – « En France, mis bout à bout, ce sont 15 000 tonnes de thé qui sont jetées chaque année, sans compter tous leurs emballages, le plus souvent en plastique et à usage unique ! »
  • Possibilité de réaliser des boissons à l’eau chaude ou à l’eau froide pour des thés glacés
  • Incorporation possible également dans des gâteaux ou en cuisine, à l’instar du thé matcha

« Au résultat, nous obtenons une boisson plus durable, qui utilise moins de matières premières et  crée moins de déchets. » Mais Camille et David ne perdent pas de vue les autres intérêts des consommateurs de thé : notamment, le goût, la praticité, et la santé. « Notre boisson est également plus pratique, car prête instantanément sans question de dosage ou de variation de goût à l’infusion. C’est aussi une boisson encore plus saine, car la forme de consommation permet de démultiplier les effets bénéfiques du thé sur la santé – notamment les bénéfices antioxydants, qui dépendent du volume de surface de contact du thé avec l’eau. »

 

Passer à l’étape industrielle… des opportunités en province

Fondée en 2017, Absoluthé a commencé son activité à l’été 2018 en tant que micro-entreprise. Devenue SAS en 2020, Camille et David franchissent actuellement un cap en passant à la phase industrielle.

 

« Jusque-là, nous étions situés dans un laboratoire universitaire, et nous réalisions de toutes petites échelles. Récemment, nous avons investi dans notre atelier de production, nous avons acheté nos machines, et nous avons recruté un ingénieur agroalimentaire, pour pouvoir lancer notre production et la commercialisation », détaille David. « Nous sommes encore en phase de tests de nouvelles machines, mais cela ne nous empêche pas de produire », précise-t-il.

 

Et s’ils viennent tous deux de la région parisienne, leur choix est d’installer leur atelier de production en… Haute-Marne, à 1h de Dijon et des locaux de ToasterLAB. David précise : « en premier lieu, les aspects financiers sont un argument intéressant : les loyers y sont bien moins élevés qu’en région parisienne. Ensuite, nous y avons découvert un écosystème local très dynamique et accueillant ».

 

Si Paris est un lieu d’accueil bénéficiant de la plus haute visibilité, je confirme : la province mérite tout autant votre attention ! C’est le cas également de la région Bourgogne-Franche-Comté : relire ici notre article sur les 4 raisons de s’y installer en tant que start-up.

 

Rester sincères, à toutes les étapes

« Désormais éduqués et s’intéressant aux enjeux de leurs achats, les consommateurs veulent des produits bios, bons, et respectueux de l’environnement. Nous constatons pourtant qu’il existe encore un fort décalage avec l’offre disponible sur les marchés – et nous espérons pouvoir faire avancer cela. »

 

Ni Camille, diplômée d’un Master à l’Institut Français d’Urbanisme et d’un Master d’Environnement et de RSE de l’Université de Versailles, ni David, issu du milieu des assurances et souhaitant se reconvertir, ne viennent du milieu agroalimentaire. Mais tous deux, adeptes de l’anti-gaspillage et de la préservation des ressources environnementales dans leur vie personnelle, sont résolument décidés à faire évoluer les pratiques autour du thé – du sourcing jusqu’à la distribution.  

 

« Les codes de l’agroalimentaire restent plutôt classiques. Pour changer les choses, nous devons nous plonger dedans, ce que nous a notamment permis notre accompagnement au sein de ToasterLAB. »

 

De leur côté, Camille et David misent avant tout sur leur sincérité. « Nous avons des objectifs précis pour rester en phase avec notre vision. Nous achetons 100 % de plantes bios et nous espérons pouvoir nous sourcer le plus localement possible. Nous suivons notamment de très près la production de thé en Europe et en France, même si celle-ci reste embryonnaire. Nos autres fournitures sont locales dans la mesure du possible – ou à minima, françaises ou européennes. Nous nous refusons d’ajouter des additifs. Et nous privilégions des réseaux de distribution qui partagent nos valeurs. »

 

« C’est la somme de ces petites actions qui donnera du résultat. »

 

S’ouvrir à un réseau spécialisé en agroalimentaire avec ToasterLAB

Intégré à la « promo confinée » de ToasterLAB, David et Camille ont suivi leur accompagnement majoritairement en distanciel. Ils en retiennent l’ouverture à un réseau dans l’agroalimentaire – « ce qui nous manquait, et que seul un programme spécialisé comme ToasterLAB peut apporter ».

 

Leurs prochaines étapes ? Etendre leur gamme avec des thés noirs et des thés blancs, et financer leur croissance – certainement par une ouverture de capital à venir.

Pour en savoir plus sur le programme d’accélération ToasterLAB, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

 

New product, new brand: getting on supermarket shelves during the pandemic

Crédits photo : Béatrice Maire

 

Every 5 years, roughly half of all products on supermarket shelves will have disappeared. According to ANIA, France's national food industry association, 3,000 new food products are launched in France every year. However, getting your new product or brand on supermarket shelves when you are little known start-up is an uphill battle.

 

While the COVID-19 crisis has accentuated the difficulty of young companies to get their start in retail, some of them have taken a pragmatic approach, with positive results. One example is Graine de Choc, whose founder, Béatrice Maire, has shown she has her feet on the ground.

 

 

one door closes…

Graine de Choc is a start-up that we accelerated during 2018, and was selected for the program thanks to the originality of their vision and their flagship product, a chocolate spread based on... faba beans! Since then, Béatrice Maire been dedicated to developing her company and its products.

 

Sometimes, this experience has been positive: "by going directly to the store managers, we have found an open ear,"... And sometimes with a less favourable outcome, as more recently: "While some store managers are on our side, large scale retail in general has been hard going for our product. And the current crisis is not helping!"

 

Rather than tilting at the windmill created by the Covid-19 situation, Béatrice Maire decided to accept the facts. "Our flagship product, Tartimouss, challenges a lot of the codes in its product type: it as a new texture and a different taste. It needs instore promotion, with a pedagogical approach, to get new customers interested in our environmental approach. This year, we have only been able to hold 3 or 4 instore promotions! And with no chance to build our profile, we've been at risk of being dropped by our retailers."

 

But accepting the limits of the situation does not mean giving up...

 

… another one opens

So, how could Graine de Choc build the profile of their new brand without the tool of instore promotions and tastings?

 

"It was impossible to have customers sampling our product in a health crisis. However, there are currently financial packages available to companies affected by the crisis," Béatrice explains.

 

Graine de Choc was able to take out a zero-interest loan from their region as a stimulus measure. This allowed them to fund a TV advertising campaign, both the production of a video and the purchase of advertising space on the regional television network, and even sponsoring the daily weather forecast for the whole month of January. A marketing tool that is all too rarely within reach of small players.

 

"This is perfect timing for the "pancake Tuesday" period when a lot of sweet spreads are consumed. Firstly, we hope that this will help us to consolidate our presence in our current retail outlets. And secondly, this is a chance to increase our brand recognition among consumers and, by association, with retail."

 

 

go big or go home

Béatrice has other nuggets of wisdom.

 

Until 2019, the angle of development for Tartimouss' was mostly environmental: "the fact that we were helping relaunch a declining agricultural sector (faba beans). Over the last year, however, we realised that using faba beans allowed us to achieve an excellent nutritional profile for our spread."

 

Determined to carve out their niche on supermarket shelves, Béatrice played the high stakes "nutrition" card to stand out from the competition. In order to do so, she chose to focus on this first product rather than on further product developments to widen the range.

 

"Today, because we proritised working on the nutritional profile of Tartimouss', our two spreads (hazelnut and cocoa/hazelnut) have received a Nutriscore of 'A'. We are the only ones on the market to do so.

 

The sales pitch worked with potential retailers... and should have even more impact in 2021 as a product's Nutriscore rating becomes compulsory on all advertising materials. "It's a real opportunity for us to make Tartimouss' stand out in a crowded market place - an opportunity that we gambled on by investing our resources on that aspect," she concludes.

 

 

get access to tailored business advice! 

From her acceleration period with ToasterLAB, Béatrice remembers how the program was adapted to her situation, and she recommends the program to mature agri-food start-ups "with the necessary elements to really benefit from the advice and support of the program." 

 

And our next acceleration intake is currently being recruited. You can apply until January 25th, 2021. Contact me: clement.galbois@vitagora.com, or go to the "Apply" page to send us your application.

 

 

By Clément

Business Developer and "start-up back-up" as he likes to call himself, Clément was immersed in world of start-ups before joining the ToasterLAB team. A keen volonteer for a number of evironmental causes that he holds dear, Clément is the main point of contact for ToasterLAB's start-ups. Contact him:  : clement.galbois@vitagora.com.

 

 

Nouveau produit, nouvelle marque : comment accéder à la distribution en période de crise ?

Crédits photo : Béatrice Maire

 

Tous les 5 ans, un demi-supermarché serait renouvelé, selon le cabinet de veille XTC. Selon l’ANIA, ce sont d’ailleurs plus de 3 000 nouveaux produits alimentaires qui seraient commercialisés chaque année. Pourtant, accéder à la distribution pour un nouveau produit ou une nouvelle marque, lorsque l’on est une PME ou start-up peu connue, n’est pas chose aisée.  

 

Alors que la crise sanitaire et économique accentue les difficultés des jeunes pousses à déployer leur distribution, certaines font preuve d’un pragmatisme qui leur est favorable. Exemple avec Graine de Choc, et sa fondatrice, Béatrice Maire, plus que jamais les pieds sur terre.

 

Admettre les contraintes…

Graine de Choc est une start-up que nous avons accélérée lors de la 4e promotion de ToasterLAB, séduits par la démarche globale de sa pâte à tartiner à base de féveroles, Tartimouss’. Depuis, Béatrice Maire, sa fondatrice, développe son entreprise, ses produits, et la commercialisation de ceux-ci.

 

Parfois, avec enthousiasme, comme elle l’évoquait ici à l’été 2019 : « en passant en direct avec les directeurs et les chefs de rayon, ceux-ci sont à l’écoute du projet »… Et parfois, avec plus de réserve, notamment ces derniers temps : « Si certains directeurs de magasin ont vraiment envie de nous aider, la GMS dans sa globalité de montre que peu d’intérêt pour notre produit… Il faut dire que l’année ne nous aide pas ! »

 

Plutôt que de s’obstiner face au mur qu’a dressé la crise sanitaire actuelle, Béatrice Maire accepte la réalité des faits. « Notre produit phare, Tartimouss, revisite les codes des produits traditionnels du genre : texture nouvelle, goût différent. Il est essentiel de passer par l’expérience en magasin, pour faire goûter, ajouter une touche de pédagogie, et expliquer de vive voix aux clients notre démarche globale. Cette année, nous n’avons pu faire que 3 ou 4 animations commerciales. Or, les enjeux sont très importants, puisque, sans pouvoir travailler notre notoriété sur site, nous risquons d’être déréférencés. »

 

Accepter la situation et ses contraintes : loin du renoncement, pour Béatrice, il s’agit, au contraire, de mieux se préparer à rebondir.  

 

… pour y remédier

Alors comment développer la notoriété d’une nouvelle marque auprès de la GMS sans passer par la case « animation » et « expérience » ?

 

« Cette impossibilité de réaliser des animations en magasin est une contrainte directement liée à la crise sanitaire. Or, il existe des aides aux entreprises pour faire face aux impacts de cette crise », explique Béatrice.

 

 

Ainsi, Graine de Choc va bénéficier d’une aide en avance remboursable, octroyée par sa région dans le cadre du plan de relance. Celle-ci va permettre à la jeune entreprise de financer une campagne de publicité à la télévision : tournage de la vidéo, achat d’espace publicitaire et diffusion sur France 3 régions en sponsoring météo, tout au long du mois de janvier.

 

« Sur cette période avant la chandeleur, c’est une double chance pour nous. D’une part, nous espérons que cela nous permettra de fidéliser les magasins déjà acquis, pour qu’ils nous gardent en rayons. D’autre part, cela représente une vraie opportunité de gagner en notoriété auprès des consommateurs – et donc, par ricochet, auprès de la GMS ! »

 

Miser ses efforts sur le potentiel le plus fort

Et la sagacité de Béatrice ne s’arrête là.

 

« Jusqu’en 2019, l’angle de développement de Tartimouss’ était avant tout environnemental : revalorisation d’une filière en déclin (la féverole), etc. Au cours de l’année dernière, en revanche, je me suis rendu compte que la féverole nous permettait d’obtenir un profil nutritionnel excellent sur la pâte à tartiner. »

 

Déterminée à se faire une place en rayons, Béatrice voit dans la carte « profil nutritionnel » un fort potentiel pour se distinguer de la concurrence. Pour y parvenir, elle n’a pas hésité à faire des choix : elle a ainsi mis entre parenthèses, pendant quelques temps, la diversification de leur gamme de produits.

 

« Aujourd’hui, parce que nous avons priorisé notre travail sur le profil nutritionnel de Tartimouss’, deux de nos pâtes à tartiner (noisettes et noisettes/cacao) sont déjà avec un nutriscore A. Ce sont les seules sur le marché, nous n’avons aucune concurrence directe. »

 

L’argument fait déjà mouche auprès de distributeurs potentiels… et devrait avoir un impact encore plus fort en 2021, puisque le nutriscore s’apprête à devenir obligatoire sur tous les supports publicitaires. « C’est une vraie opportunité pour faire valoir Tartimouss’ sur le rayon déjà très diversifié de la pâte à tartiner – une opportunité sur laquelle nous avons misée et que nous avons travaillée », conclut Béatrice. 

 

Bénéficiez de conseils personnalisés ! 

De son accélération au sein de ToasterLAB, Béatrice retient la personnalisation du programme, qu’elle conseille avant tout aux start-ups matures : « en étant déjà avancés dans le développement de votre start-up ou PME, vous aurez le recul et les éléments nécessaires pour profiter pleinement de l’aventure et des conseils ToasterLAB ! »

 

Notre nouvelle promotion est en recrutement : vous avez jusqu’au 25 janvier pour candidater. Pour en savoir plus, contactez-moi directement sur : clement.galbois@vitagora.com, ou rendez-vous ici pour remplir votre candidature et tenter de nous rejoindre en 2021 !

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Crise sanitaire et RHF : s’adapter sans fléchir

 

 

La restauration hors-foyer (RHF) est mise à mal depuis le début de la crise sanitaire et économique en mars 2020 : confinements, couvre-feux, restrictions sanitaires ont un impact direct sur l’activité de ces professionnels de l’alimentation hors domicile – qu’ils soient restaurateurs ou traiteurs.  

S’adapter sans sombrer dans la morosité et le défaitisme : Prune, une start-up qui se lançait dans le métier au moment du 1er confinement, montre le chemin à suivre.
 

 

Sortir grandis de la « traversée du désert »

 

En juin 2018, Charlotte Thiempont, ingénieur agroalimentaire dans le milieu du catering aérien, et Cyril Romanet, diplômé d’un un MBA en hôtellerie restauration, fondent la start-up Prune, un service de restauration bistronomique et nomade (livraison de bocaux), avec pour ambition de moderniser et de rendre accessible la cuisine française, sans contrainte horaire ou physique.

 

En fin d’année 2019, après avoir fait mûrir leur positionnement marché, ils font le choix de concentrer leur activité sur l’hôtellerie. Leur idée était alors de proposer une offre de restauration gourmande et qualitative à des lieux d’hébergement dépourvus de cuisine (petits hôtels, gîtes, etc.).

 

Quelques mois plus tard, en mars, arrive la crise sanitaire de la covid-19, avec de premières restrictions de déplacement et le confinement. « En panique, nous avons dû mettre notre activité toute jeune en stand-by, afin de réfléchir à… comment survivre ! », se rappelle Charlotte. « Ce fut une vraie traversée du désert, d’autant plus qu’il s’agissait de la période où nous devions lever des fonds. Mais comment convaincre nos investisseurs alors que le marché de la RHF se fermait à nous ? »

 

Devant cette crise, loin de se laisser abattre et de subir passivement les dégâts, Charlotte et Cyril se sont recentrés sur leur produit : des bocaux de repas savoureux et bio, modernisant les traditions culinaires françaises. Le potentiel était bien là – quel que soit le client.

 

 

« Préserver la valeur qui nous est chère : le partage »

 

« Nous avons continué à alimenter nos réseaux sociaux pendant le confinement : et cela nous a été très utile, puisque c’est ainsi qu’est née, petit à petit, l’idée de notre pivot », raconte Charlotte.

 

« Nous avons en effet été identifiés sur Instagram par une stagiaire de la Société Générale, qui recherchait un traiteur permettant d’organiser un déjeuner d’affaires « à distance » … c’est-à-dire, en livrant le même repas à une multiplicité de sites, correspondant notamment aux domiciles des collaborateurs. »

De quoi mettre la puce à l’oreille de Charlotte et Cyril : « pour nous, un bon repas, c’est un repas gourmand mais aussi un repas qui se partage. Or, comment partager un repas lorsque l’on est confinés, lorsque l’on télétravaille ? »

 

A partir de cette première expérience, Prune a travaillé son offre de livraison de coffrets repas (entrée / plat / dessert / boisson) sur plusieurs points de livraison. Quelques mois après, c’est déjà un succès : sur la seule semaine du 2 novembre, en début de re-confinement, la start-up enregistre déjà la commande de 430 repas sur 120 points de livraison différents !

 

« Ce pivot – et notre capacité d’adaptation – a permis également de convaincre nos investisseurs, puisque nous avons réussi à lever les fonds en juillet, suite à nos discussions datant du printemps. »

 

Prune : tout est dans le process

 

Si ce pivot a été possible, c’est également grâce au process utilisé de Prune : une cuisson à basse température et directement en bocal en verre, scellé, ce qui permet de conserver à la fois la qualité du produit (pendant 30 à 45 jours au frais), de préserver le repas des aléas du transport (pas de risque d’être écrasé, par exemple), et de garantir la sécurité sanitaire.

 

« Nous travaillons avec notre partenaire, Chronofresh, qui rend possible la livraison en 24h de colis frais partout en France – Chronofresh reposant sur le maillage de Chronopost », précise Charlotte.

 

Et demain ?

 

Charlotte indique que cette offre est amenée à se pérenniser, même si elle espère pouvoir reprendre également le marché de l’hébergement/hôtellerie : « le télétravail est une pratique qui se développe, qui correspond à des attentes salariales pour réduire les temps de déplacement, en lien avec les contraintes individuelles, le lieu de vie et l’impact environnemental. Nous pensons que notre offre de livraison, permettant de partager un bon repas tout en étant à distance, continuera à répondre à ces attentes ».

Si votre start-up ou PME innovante cherche à se développer ou à pivoter, ToasterLAB peut vous aider. Pour en savoir plus, contactez-moi directement sur : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Substituts végétaux : concilier plaisir et environnement

Crédit photo : Willicroft

 

En 2019, en France, les ventes de substituts végétaux ont augmenté de 11% pour atteindre 400 millions d’euros (source : Xerfi). Au sein des consommateurs vegans, la protection de l’environnement est citée comme la première motivation pour 37% des concernés, selon une enquête YouGov réalisée en octobre 2019 (source).

 

Proposer des substituts végétaux tout en veillant au goût gourmand des produits et à respecter cette motivation environnementale : un défi parfois compliqué… que s’attache à relever Willicroft sur un produit encore peu courant, le « faux-mage ».

 

 

Une start-up sortie des fourneaux

Cette start-up néerlandaise, fondée à Amsterdam en 2018, développe et commercialise des « faux-mages » (comprenez : des substituts végétaux aux fromages).

 

« Lorsque je suis devenu moi-même vegan, avant tout pour des raisons écologiques, ce fut très facile de substituer la viande. En revanche, j’étais un vrai amateur de fromages, et les alternatives végétales disponibles sur le marché ne me satisfaisaient pas », se souvient Brad Vanstone, fondateur de Willicroft. Ce diplômé en sciences politiques de l’université d’Exeter au Royaume-Uni, a donc… sorti son tablier et ses casseroles !

 

Petit-fils d’éleveur laitier, Brad a puisé dans les traditions de sa famille pour remettre les valeurs de goût et de qualité au centre d’une démarche d’alimentation végétale. Dans sa propre cuisine avec sa compagne, recette après recette, ils ont plongé dans l’univers de l’ingénierie agroalimentaire, des process et des formulations, jusqu’à en créer une start-up quelques mois plus tard.

 

Concilier goût, qualité, et préservation de l’environnement

« C’est un vrai défi de concilier la qualité, notamment pour obtenir la texture du fromage, le sourcing local, les enjeux environnementaux, et le prix », explique Annabelle Baudu, ingénieure développement produits chez Willicroft. « Mais nous y travaillons chaque jour. »

 

« Nous sommes une toute petite équipe », ajoute-t-elle Annabelle « Pour nous, la préservation de l’environnement est primordiale et nous faisons beaucoup d’efforts pour que notre sourcing d’ingrédients y réponde. »

 

Si la préservation de l’environnement est essentielle à la démarche de Willicroft, le goût l’est tout autant : « nos produits ne sont pas destinés qu’aux vegans », complète Brad. « Nous voulons convaincre tous les amateurs de fromages que nos ‘faux-mages’ sont à la fois savoureux et bons pour l’avenir de notre planète. »

 

 

Construire une filière végétale aux côtés des producteurs

Et cela passe par une collaboration main dans la main avec les agriculteurs locaux. « Pour l’ensemble de nos nouveaux produits, nous utilisons des haricots blancs et des légumineuses.», détaille Annabelle.

 

« Aujourd’hui, nous soutenons la construction d’une filière de production de haricots blancs néerlandaise. » En proposant leurs produits comme des débouchés possibles, ils permettent ainsi à des producteurs néerlandais – et même des éleveurs ! – de diversifier leur activité. « Nous voulons construire aux côtés des éleveurs », conclue Annabelle.

 

Un engagement que symbolise d’ailleurs le choix du nom de la start-up : Willicroft. Puisqu’il s’agit, en fait, du nom de l’élevage laitier du grand-père du fondateur…

 

Accélérez vos projets FoodTech !

Aujourd’hui, Willicroft se développe sur le marché français avec l’aide de ToasterLAB, notamment sur les aspects réglementaires liés à la commercialisation des substituts végétaux, ainsi que sur le positionnement marketing et la recherche de producteurs d’ingrédients locaux. « Si nos faux-mages sont appréciés par les consommateurs français, ce sera une vraie preuve de crédibilité ! », sourit Annabelle.

 

Si votre start-up ou PME innovante cherche à se développer en Europe, qu’elle soit française ou internationale, ToasterLAB peut vous aider. Pour en savoir plus, contactez-moi directement sur : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

 

AgTech: removing soil pollution using plants

 

Arsenic, lead, copper, mercury... The presence of heavy metals is a public health risk and a major challenge for ensuring the health of agricultural soil. Ludovic Vincent, agri-food engineer and founder of the start-up Biomede, aims to help farmers remove certain heavy metals from the soils, naturally.

 

After testing their concept, first in the laboratory, then directly in the field, Ludovic and his co-founder developed Biomede, a start-up accelerated by ToasterLAB in 2019. They are now ready to deploy their solution in France: removing heavy metal pollution from agricultural soil... using plants! When nature provides a solution, innovation can (often) be a question of common sense.

 

 

"invisible pollution" in soils

While heavy metals can be toxic at varying doses for humans, fauna and flora, they are naturally present in the soil, in particular in certain rocks from the Jurassic era. Their presence is also amplified by human activity, especially since the beginning of the industrial revolution 200 years ago.

 

"It is an invisible problem that presents the risks of creating a sort of toxic cocktail, and that can end up in our water and food supply," explains Ludovic Vincent, agri-food engineer by training and the co-founder of Biomede.

 

In France, 80% of soils contain contaminants in varying quantities, and 230,000 sites are considered to be dangerously polluted by heavy metals.

 

 

geological and human time scales are not the same

During my conversation with Ludovic, I was suprised to learn that soil pollution can be quite old. "In fact, our current practices are much safer for the soil than those from 50 years ago," he explains.

 

For Ludovic, the historical nature of soil contamination should not be seen as an excuse for inaction. The problem is very much in the present. The fact is that a geological time scale is not the same as that of human activity. "A soil whose ecosystem has been upset will take centuries to regenerate. The millions of microorganisms that it contains are unable to rebuild themselves in the space of only a few years."

 

So, how do we sustainably, and naturally, regenerate soil? Ludovic Vincent first encountered the subject when questioned by a farmer in 2016. Together with his co-founder, a specialist in biotech and a doctor of cancerology, they developed a start-up based on phytoremediation.

 

 

Diagnosing, sowing, and depolluting

Ludovic Vincent explains his surprisingly simple concept: "Phytoremediation is a solution that works well with agricultural soils by preserving them for farming use."

 

"The concept has several stages. First, we carry out a diagnostic of the area. This is essential to work out what to do next as we need to know the types and quantities of heavy metals in the soil. For that, we use an X-ray machine that lets us map out the contaminants."

 

Then comes the second stage: "According to the metals present, we adapt a mix of depolluting plants." These plants, known as HYP, or "hyperaccumulators", are selected for their ability to extract the pollutants from the soil.

 

"Nature is very efficient!", laughs Ludovic.

 

 

Ecological transition, a collective approach

While he sees Biomede as an impactful solution, Ludovic Vincent remains humble on the role that his company can play in transitioning to more ecological farming practices.

 

"Innovators, producers, farmers, consumers... There is a time limit for putting in place environmentally sustainable production that will require us all to work together, for generations to come. We need to develop tools and solutions. With Biomede, we are targeting soil health. But there are many other areas to be addressed. We absolutely need a collective approach."

 

He also recognises the crucial role of farmers. "Agriculture is the first sector to be concerned by the ecological transition.  It is both where the damage is felt (through climate change, for example) and where solutions can be put in place."

 

Considering the current boom in start-ups such as those of Biomede, agricultural innovation promises to be a major source of those solutions.

 

 

Accelerate your agtech projects!

By taking part in the ToasterLAB acceleration program, Ludovic says he has learned "heaps of useful stuff. Mentors, experts, other start-ups: ther advice and experiences where hugely useful for our development."

 

If your start-up or innovative SME has ambition but needs a helping hand with expert knowledge in agri-food, you can apply now for the next intake of ToasterLAB.

Go here to apply, or contact me: clement.galbois@vitagora.com.

 

 

By Clément

Business Developer and "start-up back-up" as he likes to call himself, Clément was immersed in world of start-ups before joining the ToasterLAB team. A keen volonteer for a number of evironmental causes that he holds dear, Clément is the main point of contact for ToasterLAB's start-ups. Contact him:  : clement.galbois@vitagora.com.

 

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