Atelier Sarrasin : de l’ambition écologique à la relocalisation de toute une filière

Atelier Sarrasin

 

En septembre 2016, Benoît Wartel et Nicolas Crabot co-fondent Buffon & Co, dont la marque « Atelier Sarrasin » se fera rapidement connaître en biscuiterie bio.
 

Issus tous deux de l’entrepreneuriat dans des secteurs éloignés de l’agroalimentaire, ils ont choisi de rejoindre ToasterLAB en 2017 pour s’ouvrir pleinement à l’univers des start-ups de la « food ». Quatre ans, une accélération, et deux usines plus tard, ils sont devenus membres à part entière de cet écosystème qu’ils ne connaissaient pas… Et n’ont pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.
 

 

Une ambition : devenir acteurs de la transition écologique

Réunis par l’envie de donner du sens à leur activité professionnelle et par des valeurs communes d’écologie et de transformation sociétale, Nicolas et Benoît quittent leur fonction respective dans la publicité et la grande distribution en 2016 pour co-fonder l’entreprise Buffon&Co. « Nous étions déjà entrepreneurs… mais nous ne connaissions pas l’univers de l’entrepreneuriat agroalimentaire », reconnaissent-ils.

 

Pour ces deux amis, la sécurisation de filières agricoles locales représentait déjà un levier de développement. « Le contexte actuel, avec la pandémie de covid-19 et le ralentissement des échanges transnationaux, puis la guerre en Ukraine, nous a confirmé plus que jamais que créer des filières agricoles locales a beaucoup de sens. Réveiller un marché, relocaliser les cultures, et encourager d’autres filières à se relocaliser : notre ambition était globale dès 2016 ».

 

« Nous nous définissons comme des acteurs de la transition écologique », résument-ils. Au-delà de leur projet personnel du développement d’entreprise, ils œuvrent à transformer le système agricole et alimentaire, en prônant une vision à long terme intégrant le respect de l’environnement dans les décisions à court terme : « on ne change pas le monde avec des biscuits… mais on y contribue ! » résument-ils fièrement.

 

 

Sécuriser une filière locale pour le sarrasin

 

A son origine, Buffon&Co avait en effet deux options : se développer en Bourgogne ou en Bretagne. « ToasterLAB a nettement encouragé notre ancrage bourguignon. Avec notre accélération, nous avons fait le choix d’implanter notre siège social en Bourgogne : c’était à la fois logique et évident, puisque notre réseau, nos financements et nos opportunités se situaient en Bourgogne ».

 

Aujourd’hui, cet ancrage bourguignon joue un rôle essentiel dans le développement de leur activité. « Notre filière agricole est quasiment 100% bourguignonne… c’est une vraie spécificité, alors que 70% du sarrasin consommé en France vient de l’étranger ! A notre niveau, nous cherchons à inverser cette tendance en relocalisant l’amont agricole du sarrasin. »

 

Seulement 4 agriculteurs travaillaient avec Nicolas et Benoit en 2017. Ils sont aujourd’hui une soixantaine à planter et polliniser sur le territoire agricole bourguignon. La production de sarrasin de Buffon&Co, labellisé CET (Contrat de Transition Écologique) depuis 2019, est ainsi passée de 2 tonnes à 500 tonnes chaque années. « Cela nous permet de proposer une gamme de produits à base de sarrasin bio 100% français : des biscuits salés et sucrés, mais aussi désormais des pavés végétaux, du kasha prêt à cuire, de la farine, etc. ».

 

 

Financement, industrialisation, contacts : des gains à tout niveau

 

Benoît et Nicolas se souviennent de leur candidature à ToasterLAB en 2017 : « Il était essentiel pour nous de rencontrer des experts du secteur afin de comprendre, en premier lieu, comment financer une start-up agroalimentaire, mais également pour avoir un regard extérieur sur nos choix, notamment par rapport au business model et notre scale-up. »

 

« Parmi l’ensemble des sujets abordés par le programme ToasterLAB, l’éclairage financier a été très important pour nous », précisent-ils. « Pierre-Alain Truan et Roland Fricquegnon nous ont expliqué le fonctionnent du financement de start-ups à BpiFrance et les critères auxquels être attentifs. Nous avons aussi été accompagnés par Thierry Rizza, responsable du secteur Wine et Spirits et membre du groupe start-up chez Grant Thornton France : il nous a permis de comprendre la différence entre les financements de start-ups et ce que l’on connaissait déjà de nos expériences entrepreneuriales précédentes. Ce fut pour nous une vraie révolution intellectuelle ! »

 

Sur l’aspect de l’industrialisation, Jacques Renault, expert incontournable sur le sujet, a audité leurs deux sites de production industrielle. « Du conseil de très haut niveau », saluent Nicolas et Benoît, « avec des recommandations étayés et détaillées, que nous avons pu mettre en œuvre de façon concrète. »

 

Au-delà des aspects financiers et de l’industrialisation, c’est tout un réseau que Nicolas et Benoît ont gagné en rejoignant ToasterLAB. « Nous avons lié de nombreuses relations : Anne Cazor, innovatrice culinaire, Frédéric Imbert, directeur scientifique de Dijon Céréales, Valérie Vuillemot, fine stratège de près de 20 ans d’expérience dans le domaine agroalimentaire et marketing… Sans oublier les deux mentors qui nous ont accompagnés : George Devesa, fondateur de Nutrisens, et Marie-Pierre Membrives, fondatrice de Tastebuds… Ce sont devenus des copains qui vont nous suivre pour de longues années », sourient-ils.

 

Convaincus par l’intérêt du programme, ils n’hésitent pas à conseiller les start-ups : « certaines font le choix quitter le réseau après leur accélération. C’est une erreur. Depuis 2017, nous sommes restés dans le réseau de Vitagora car il est essentiel d’entretenir nos contacts. Encore aujourd’hui, nous percevons de nombreuses répercussions de cette implication : intégration dans des groupes de réflexion entre entrepreneurs, mises en relation avec des entreprises et des laboratoires de recherche nous permettant de développement de nouveaux produits – par exemple, nous avons pu développer notre palet de sarrasin grâce à une collaboration avec Atelier du Fruit –, etc. À chaque échange avec notre référente à Vitagora, en sortent des idées constructives et des opportunités à creuser. »

 

 

A votre tour, bénéficiez de l’accompagnement du réseau de ToasterLAB !

 

Buffon&Co continue son développement : une levée de fonds est prévue prochainement, ainsi que la commercialisation de nouveaux produits, l’ouverture d’un troisième site de production en Bourgogne, et la structuration de leur équipe commerciale.

 

Si vous souhaitez vous aussi bénéficier des opportunités que peut vous apporter ToasterLAB, c’est le moment ! Notre appel à candidatures est ouvert pour nous rejoindre cet automne ! Candidatez avant le 31 juillet 2022 (toutes les infos à retrouver ici), ou contactez-moi pour en savoir plus : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

NBread-Process coche toutes les cases



NBread-Process est une jeune pousse créée en 2015 par Olivier Paurd, dont le métier est de concevoir de nouvelles technologies afin de transformer les matières premières, et notamment les co-produits et déchets alimentaires, pour les valoriser en nouveaux produits.
 

Accéléré par ToasterLAB en 2018, Olivier Paurd se rappelle ses objectifs d’alors : « nous étions venus initialement pour faire un bilan ‘360’ de l’entreprise, pour nous assurer que nous étions assez solides pour nous développer ». Un peu moins de 4 ans plus tard, où en est NBread dans son développement ? Industrialisation, modèle d’affaires, commercialisation : de nombreux caps ont été franchis.


 

Industrialisation : du pilote au site de production

L’équipe de NBread-Process, constituée à l’origine de 4 personnes, avait dessiné une 1ère machine pilote de l’entreprise dès 2016. « Lorsque nous sommes arrivés chez ToasterLAB, nous avions de vraies attentes sur notre industrialisation », se souvient Olivier Paurd. Accompagnés depuis par des experts rencontrés dans le cadre du programme, notamment par Jacques Renault de Funae (découvrez son portrait ici), NBread-Process a pu passer le cap de son industrialisation grâce à la mise en œuvre, en 2019, d’un procédé industriel opérationnel : « nous avons fait évoluer notre pilote en l’adaptant à plusieurs conditions techniques et environnementales ».
 

« Avec un site industriel désormais opérationnel, à Contres (41), nous avons pu démarrer notre production. S’il s’agit de petits volumes pour le moment, cette industrialisation pose le socle indispensable à notre ambition de développement. »

 

Un modèle économique adapté

Si, contrairement à plusieurs start-ups accompagnées par Vitagora comme Umiami, NBread n’a pas été orienté vers un pivot de business model, Olivier Paurd reconnait avoir fait évoluer le modèle économique d’origine de la jeune entreprise. « Notre modèle d’origine est toujours en cours : c’est un modèle B2B, d’accompagnement des industriels de l’agroalimentaire à utiliser notre technologie. Mais en plus de celui-ci, nous y avons adossé un second modèle économique : un modèle B2B2C pour développer des marques et des produits. »
 

L’objectif de ce modèle d’affaires complémentaire est double : d’une part, générer des volumes de production, et, d’autre part, apporter la preuve aux clients industriels de NBread de la capacité de transfert du procédé. « C’est en fait notre POC industriel », ajoute-t-il.
 

Il reconnait l’apport conséquent de ToasterLAB : « grâce au programme, nous avons pu développer notre modèle économique et gagner en cohérence sur la proposition de valeurs et notre cible de clients, pour passer à la phase de croissance. »

 

Commercialisation : lancements de marques et mise en marché

L’industrialisation et le modèle économique sont sur les rails depuis la fin de l’accélération de NBread-Process par ToasterLAB. « Il s’agit désormais de passer au développement commercial », approuve Olivier. Sur ce sujet, la jeune PME continue d’être accompagnée par Vitagora et les experts rencontrés lors de son accélération : recherche de clients, accompagnement juridique et technique sur des questions liées à la vente (conditions de ventes, RGPD…), etc.
 

Les tests marchés, initiés en 2020, ont abouti aux lancements de plusieurs gammes de produits dès 2021 autour de 2 marques : Jardin à croquer, une marque test distribuée uniquement sur un positionnement de niche (bio et vrac) dans l’objectif d’aller à la rencontre des consommateurs pour mieux les comprendre, et Inwe, distribuée en GMS et en magasins de proximité depuis 2022.
 

« Nous avons abordé la distribution de façon progressive, par cercles excentriques : nous avons commencé par distribuer autour de notre siège, en région centre, et nous élargissons petit à petit ce cercle », explique-t-il. A noter qu’en parallèle de la vente auprès des circuits de distribution, NBread-Process s’apprête dans les prochaines semaines à lancer son site d’e-commerce.

 

Et les prochaines étapes ?

Si Olivier est parfois soucieux devant le contexte instable des marchés globaux, il reconnait que les évolutions législatives récentes poussent les industriels à optimiser leur production et à s’intéresser à des solutions innovantes telles que celle de NBread-Process. « Nous sommes bien sûr soumis aux marchés. Mais nous sommes armés, tant sur notre savoir-faire, notre technologie, que notre modèle d’affaires et notre réseau, pour faire face aux fluctuations du mieux possible. »
 

En ce qui concerne l’intérêt des entreprises agroalimentaires et des financeurs, Olivier est même confiant : « l’intégration des valeurs de respect de l’environnement, d’anti-gaspi, est désormais indispensable. Ce sont les leviers de croissance de demain ». Des contrats sont d’ailleurs en cours de signature avec plusieurs entreprises industrielles, dans le domaine du lait et de la nutrition infantile notamment.
 

En parallèle, plusieurs levées de fonds sont envisagées pour mettre l’entreprise « sur les rails » par rapport à ses objectifs de croissance.  

 

A votre tour, bénéficiez de l’accompagnement du réseau de ToasterLAB !

« Avec ToasterLAB, nous avons trouvé une structure très accueillante, bienveillante. Par rapport à ce que nous sommes venus chercher en 2018, nous avons été vraiment bien servis ! C’était vraiment très constructif », conclut Olivier Paurd (voir son témoignage complet en vidéo ici).  
 

Depuis, membre actif de Vitagora, NBread-Process continue de bénéficier des activités et des mises en relation du réseau : par exemple, auprès des experts de ToasterLAB, ou en pitchant régulièrement auprès d’un public composé d’une centaine de potentiels partenaires et investisseurs lors de notre DemoDay – le dernier ayant eu lieu en ce début mai.
 

Vous aussi, vous souhaitez bénéficier des opportunités que peut vous apporter ToasterLAB et Vitagora ? Notre programme d’accélération dédié aux start-ups de l’agri-food recrute nos prochaines promos ! Contactez-moi directement par e-mail pour en savoir plus : clement.galbois@vitagora.com.

 

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Kuantom : la start-up devenue société

Machine Orkestra Kuantom

 

Kuantom fut parmi les toutes premières start-ups à être accompagnées par le programme d’accélération de Vitagora en 2017. Créée en 2015, cette jeune pousse a depuis franchi de nombreuses étapes : un business model solide, une équipe stable, et des moyens à la hauteur de son ambition.

 

Très prometteuse dès ses débuts, qu’est devenue la start-up aujourd’hui ? Réponse avec Valentin Lecomte, CEO et co-fondateur de Kuantom, aujourd’hui mentor chez ToasterLAB.

 

 

Une drink tech prometteuse dès ses débuts

« Nous avons fondé Kuantom en 2015, moi, Alexis et Simon. A l’époque, je sortais d’école d’ingénieur aéronautique, spécialisé en systèmes embarqués », explique Valentin. En parallèle de sa passion pour la technologie et les objets connectés, nait son goût pour les cocktails : « à cette période, c’est l’arrivée du Spritz en France, avec une croissance fulgurante de 40% ! C’est un contexte qui m’a mené à m’intéresser à l’univers de la mixologie. » Mais la réalité le rattrape vite : « les bons cocktails sont plutôt rares en dehors des Palaces ou bars spécialisés… et je n’avais clairement pas le budget de me les offrir régulièrement ! ».

 

C’est dans l’objectif de démocratiser la mixologie grâce à la technologie qu’il fonde Kuantom, « drink tech » située entre le monde de la boisson et le monde de la tech, avec Simon, ingénieur logiciel, et Alexis, business developer. « Nous étions 2 ingénieurs aux compétences techniques complémentaires : un binôme idéal pour créer le produit parfait… A condition d’avoir aussi un contrepoids pour développer une vision business ! »  

 

Identifié par Vitagora à l’occasion du premier appel à candidatures de son programme d’accélération en fin d’année 2016, finaliste du Food Nexus Challenge en 2017, et rapidement membre de la French Tech, Kuantom ne tarde pas à faire valoir ses ambitions. Fin 2017, après une première levée de fonds réussie, déjà 3 brevets sont déposés. « Quand on a fondé Kuantom, ce n'était pas juste pour faire un petit truc en France », évoque Valentin avec franc-parler. « Dès le début, nous avions l’ambition de devenir l’unique solution pour amener le cocktail partout et à tout le monde. »
 

 

La maturité gagnée depuis 7 ans ? Une vision business

Depuis sa fondation, et après l’accélération par Vitagora en 2017 lors de laquelle Kuantom est « arrivée en jeune pousse », Kuantom est devenue start-up, jusqu’à être maintenant une société. Sept ans : on dit que c’est l’âge de raison… C’est en tout cas l’âge qu’a Kuantom à l’heure où j’écris ces lignes. Et ça ne fait aucun doute : que ce soit dans les accomplissements réalisés ou dans le discours tenu par les co-fondateurs, une vraie maturité et une vision d’affaires ont été gagnées pendant ces années. Valentin se souvient : « quand nous sommes arrivés dans Vitagora, nous étions fougueux, utopistes… mais aussi, un peu seuls ! L’accompagnement que nous avons alors reçu nous a été bénéfiques à plusieurs niveaux. » 

 

« Déjà, pour identifier notre vraie proposition de valeurs. »

 

Conseillés par les mentors et experts du réseau, ils effectuent un pivot quant à leur business model, en passant du marché B2C au marché B2B, plus pertinent pour leur solution. « A l’origine, nous voulions équiper les foyers. Mais notre vraie valeur ajoutée, c’est celle de permettre aux professionnels, qu’ils soient hôteliers, bar et restaurants, boites de nuit ou autres, de réaliser des cocktails plus facilement. Aujourd’hui, grâce à notre solution complète qui allie machine, formations, cartes de cocktails et consommables, à avec une gamme très diversifiée incluant également de nombreux mock-tails, nous permettons à nos clients de multiplier leur chiffre d’affaires, d’augmenter le panier moyen de leurs consommateurs, et de les fidéliser. En B2B2C, pour que notre business model fonctionne, il faut évidemment que nos clients gagnent de l’argent. Il a fallu des années pour que l’on ait ce discours ! », sourit Valentin.
 

 

Le réseau : aussi important que le financement

Le second bénéfice gagné auprès de Vitagora ? « Nous ouvrir les portes de tout un réseau ! Nous avons intégré par exemple des associés de Bourgogne-Franche-Comté Angels, et avons pu lever des fonds auprès de la Caisse d’Epargne de Bourgogne-Franche-Comté. »

 

Pour Valentin, le réseau est un levier aussi fondamental que celui du financement. « Pour moi, un associé qui donne 1 euro, cela vaut autant qu’un partenaire qui ouvre 1 réseau. »

 

Il reconnait qu’à ce niveau, « Vitagora a réellement été un beau tremplin – et nous sommes ravis de donner aujourd’hui, en retour, temps et conseils aux start-ups de ToasterLAB. »

 

Avec désormais 14 brevets, des soutiens et partenariats de taille (Moët Hennessy, soutien et actionnaire de Kuantom depuis 2019, et le groupe ECF depuis 2022), une commercialisation depuis 2021, et plus de 60 clients équipés, de la brasserie aux restaurants étoilés en passant par les lounges d’aéroport et les bateaux de croisière, Kuantom n’est décidément plus une « jeune pousse » : mais bien une véritable société. 
 

 

Une ambition qui s’éveille au fil des années 

Avec 12 à 20 nouvelles recettes par an, l’ambition de Kuantom ne compte pas s’arrêter en si beau chemin. « Notre objectif est de toucher de nouveaux moments de consommation. » Cocktails d’hiver, de matinée, de midi, cocktails floraux, ou encore mock-tails pour diversifier et rendre « plus adulte » l’offre sans alcool en restauration hors foyer : les idées ne manquent pas à l’équipe de Kuantom, accompagnée par des mixologues, artistes et barmen. Valentin précise : « si nos clients sont bien les professionnels, nous avons déployé tout un univers pour nous adresser directement aux consommateurs, afin d’ancrer notre marque comme la marque de référence du cocktail. »

 

Le deuxième chantier à venir pour Kuantom, c’est son internationalisation. Avec une force de frappe en France renforcée grâce au soutien de 2 partenaires (Moët Hennesy et ECF), l’entreprise est prête à s’ouvrir à l’Europe : « nous ouvrons le marché suisse le mois prochain, et nous tournerons ensuite au Royaume-Unis, à la Belgique, etc. ».

 

Dans un second temps, l’internationalisation de Kuantom se tournera tout naturellement vers les Etats-Unis, véritable berceau des cocktails. « Le rapport aux cocktails mais celui aussi au sucre y sont très différents. L’intérêt de notre technologie, c’est de pouvoir moduler les dosages et adapter les recettes rapidement et à distance. »
 

 

A votre tour, bénéficiez de l’accompagnement du réseau de ToasterLAB !

Aujourd’hui, Kuantom est membre actif de Vitagora et mentor chez ToasterLAB. A votre tour, bénéficiez des conseils et de l’expérience de Valentin, tout comme il a pu bénéficier de l’expertise de nos mentors en 2017. Notre nouvel appel à candidatures se prépare… gardez l’œil ouvert !

 

Et pour en savoir plus sur notre programme d’accélération dédié aux start-ups de l’agri-food, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

« J’aime mes bouteilles » relève le défi de la consigne




Ingénieure agroalimentaire de formation, c’est l’envie de s’investir pour le territoire local dans des projets à impact environnemental positif qui a guidé Muriel Charlet vers l’association J’aime Mes Bouteilles fin 2019. Deux ans et la création d’une entreprise plus tard, sa mission est sur les rails.
 

 

Raviver la culture de la consigne et du réemploi : une envie partagée

L’association J’aime Mes Bouteilles est née à Lons-le-Saunier (Jura) en 2016, sous l’impulsion de l’espace communautaire de Lons agglomération engagé dans le zéro déchet. Fondée avec les acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire, et portée par le Clus'Ter Jura, son ambition est de raviver la consigne sur le territoire lédonien : récupérer, laver, et redistribuer les bouteilles. 
 

« La consigne n’est pas un concept nouveau », explique Muriel. « Au contraire, c’est un univers connu, et très logique, qui était pratiqué il y a plusieurs décennies et n’a jamais disparu de certains territoires, comme en Alsace. Aujourd’hui, l’acceptation des consommateurs au niveau national est favorable et prometteuse : ils sont prêts et en ont envie… même s’il n’est pas toujours facile de changer leurs habitudes », reconnait-elle.
 

Devant le regain d’intérêt de la consigne, plusieurs structures régionales, à l’instar de J’aime Mes Bouteilles, se sont développées ces dernières années et se sont organisées au niveau national au sein du Réseau Consigne (fédération des professionnels du réemploi et de la réutilisation des emballages en France).


 

Créer une entreprise pour relever les défis opérationnels

En 2018, J’aime Mes Bouteilles mène une première expérimentation dans le département du Jura afin d’identifier les problématiques majeures liées à la mise en place sur le terrain de la consigne. « Les problématiques techniques et logistiques identifiées grâce à cette expérimentation ont confirmé les constats de la plupart des initiatives de consigne ou de réemploi en France : problème de décollement des étiquettes au lavage, manque de standardisation des contenants et des étiquettes, difficultés d’acheminement, etc. », précise Muriel.
 

« C’est pour mettre en œuvre des solutions concrètes devant les problématiques identifiées que j’ai rejoint l’association en 2019. » Ancienne salariée du groupe Bel, cet engagement associatif était pour elle à la fois cohérent au vu de sa carrière dans l’agroalimentaire et plein de sens.
 

Suite à l’expérimentation terrain soutenue et financée par l’Ademe, la Région Bourgogne-Franche-Comté et Citéo, au travail de Muriel et Aude avec les autres porteurs de projets au sein du Réseau Consigne sur les problématiques identifiées, , une entreprise a été créée en 2020. « C’est apparu comme le type de structure le plus pertinent pour gérer les aspects logistiques, de production et commerciaux, tout en étant centré sur le bénéfice des utilisateurs », précise Muriel, devenue dirigeante à temps complet de cette jeune entreprise aux côtés de Delphine et avec le soutien d’Aude.
 

« Depuis, l’association, qui existe toujours, et l’entreprise se sont développées sur des missions distinctes mais complémentaires. Ainsi, l’association se concentre désormais sur des missions d’ordre publique et politique : sensibilisation aux bienfaits du réemploi des emballages, mobilisation du territoire, préparation politique, alors que l’entreprise est tournée vers la mise en œuvre opérationnelle de la filière ‘J’aime Mes Bouteilles’. »


 

Production, collecte, lavage… La consigne, c’est sur toute la chaine !

Ce qui caractérise avant tout l’activité de J’aime Mes Bouteilles, c’est son rôle essentiel à travers toute la chaîne de valeur de la bouteille.
 

Muriel Charlet détaille : « Tout d’abord, nous agissons pour les producteurs : vignerons, brasseurs, et producteurs de jus. Nous leur fournissons des bouteilles réemployables standardisées, alignées avec la gamme nationale. Nous les accompagnons sur les bonnes pratiques quant aux conditions de stockage, aux étiquettes en leur apportant notamment un cahier des charges qu’ils pourront transmettre à leur imprimeur. Nous leur fournissons également un logo national « réemploi » pour qu’ils puissent rendre visible leur engagement auprès des consommateurs, et les informer que la bouteille est réemployable. »
 

Ensuite, vient l’étape de la collecte. « Nous avons réalisé tout un travail sur le développement des points de collecte avec le déploiement d’équipements et de PLV », explique Muriel. « La collecte est clairement l’étape qui engendre le plus d’impact négatif sur l’environnement. Notre façon de minimiser cet impact, c’est de ne pas utiliser de camion en propre mais de sous-traiter la collecte en passant par un réseau de transporteurs et des circuits déjà en place. Ainsi, ils optimisent les trajets déjà prévus en maximisant le remplissage de leur camion. »
 

S’ensuit alors le lavage. « Nous sommes ici en prestation avec le dernier laveur industriel de la région, le groupe Cheveau, basé à Beaune. Il nous permet aussi de repalettiser les bouteilles propres, puis de les transporter directement pour les redistribuer aux producteurs. »

 

 

Le point clé ? La standardisation

« C’est un gros sujet », admet Muriel. « Accepter des modèles différents, même s’ils se ressemblent parfois beaucoup, rend le traitement des étapes très complexe. Il faut pouvoir trier les bouteilles, pour vendre des palettes de bouteilles homogènes aux producteurs. Or, ça n’est pas possible. »
 

Pour cela, J’aime Mes Bouteilles a fait le choix de la standardisation. « Nous utilisons une gamme de bouteilles standard, qui a été sélectionnée sur plusieurs critères : sa résistance technique, son utilisation au niveau national, et sa disponibilité. » Si elle reconnait qu’il y a parfois quelques réticences des producteurs à utiliser une bouteille standardisée (notamment pour la couleur), elle assure que, d’ici quelques années, le choix du réemployable sera largement gagnant devant le choix de la bouteille.

 

Et demain ?

Si l’entreprise est aujourd’hui concentrée sur le réemploi des bouteilles avec « J’aime Mes Bouteilles », Muriel et Delphine souhaitent se diversifier sur d’autres types de contenants… avec autant de nouveaux défis à relever. Un investissement est d’ailleurs prévu à la fin de l’été 2022 pour s’équiper d’une machine de lavage industriel destinée au nettoyage des autres contenants que les bouteilles.
 

« Grâce à l’étude CircuVerre BFC menée par Vitagora et ses partenaires en 2021, nous réfléchissons aux suites à donner quant à notre diversification et à la sélection des marchés à cibler. Notre choix sera guidé par le besoin des utilisateurs et le respect de nos principes clés qui sont : favoriser la solution avec le plus d’impact environnemental positif et développer l’emploi en région. »


 

A votre tour, bénéficiez de l’accompagnement du réseau de ToasterLAB !

J’aime Mes Bouteilles a rejoint ToasterLAB en 2021, pour bénéficier d’un accompagnement autour des questions du modèle économique, dimensionnement « scale up », de la propriété intellectuelle, etc.

Si vous souhaitez vous aussi bénéficier des opportunités que peut vous apporter ToasterLAB, et pour en savoir plus sur notre programme d’accélération dédié aux start-ups de l’agri-food, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Profil de mentor - Thierry Moyé

Crédits photo : Unsplash

 

Plus de 100 mentors et experts participent à l’accompagnement des start-ups dans le cadre du programme ToasterLAB. Pour vous faire découvrir leur valeur et leur expertise, nous vous proposons chaque mois un « profil de mentor ».

 

Thierry Moyé

Dirigeant de BOUJ-DC

 

LES BONNES RAISONS DE LUI FAIRE CONFIANCE


« L’expertise vient avant tout d’une certaine expérience », m’a glissé Thierry au tout début de nos échanges. Sur ce point, il n’y a pas de doute : vous pouvez faire confiance à celle de Thierry, qui cumule près de 20 ans en direction commerciale dans le secteur agroalimentaire. Vendeur, manageur, négociateur grands comptes, direction commerciale France puis export, direction de développement international : Thierry a gravi les échelons au sein de grandes entreprises telles que Danone, Amora, et Labeyrie. Avide de découvertes et épris d’indépendance, ce qui lui permet « de ne pas avoir de barrière là où il a envie d’aller », il fonde avec 2 autres actionnaires sa première entreprise, La Cabane à Fruits, en 2004. Concept nouveau à l’époque, il s’agissait d’une enseigne de distribution centrée autour des produits transformés à base de fruits (coulis, pâtes de fruits, confitures, etc.).

 

« Ce fut ma première expérience de l’entrepreneuriat », se rappelle-t-il. « Un peu comme une start-up, je partais d’une feuille blanche et devais tout construire : décrire le concept, identifier la valeur ajoutée pour les consommateurs, mettre en œuvre le marketing, trouver les financements, s’entourer des bonnes personnes. » Mais ses ambitions ont vite déchanté. « J’ai revendu au bout de 3 ans ; nous n’atteignons pas les résultats souhaités. »

 

Humble et posé, il vit cette expérience avec recul et en tire de nombreux enseignements. Tout d’abord, sur le plan personnel, mais aussi sur le plan professionnel. « Nous avions énormément réfléchi à notre concept, à notre identité de marque et étions sûrs de son potentiel. Mais cela nous a rappelé que c’est toujours le consommateur qui a raison. Nous ne pouvons rien lui imposer. » Aujourd’hui, quand il accompagne une start-up au sein de ToasterLAB ou une entreprise dans le cadre de son activité de conseils et formation en stratégie commerciale, il repart toujours du marché : « qui sont les consommateurs ? Qu’est-ce que ce nouveau produit ou service va leur apporter, et qu’ils ne peuvent trouver ailleurs ? Vont-ils percevoir sa valeur ajoutée ? ».

 

« Les entrepreneurs sont des passionnés, convaincus que leur innovation est géniale – et c’est souvent le cas ! Mais les consommateurs ne perçoivent pas toujours cette valeur ajoutée… Il y a aussi une question de timing : le marché n’est pas toujours prêt. Parfois, ce n’est simplement pas le bon moment. »

 

C’est notamment sur leur stratégie de distribution, et sur l’accès à la grande distribution, que Thierry accompagne les entrepreneurs de ToasterLAB. « Concernant la grande distribution, on n’a pas 2 chances », explique-t-il sans détour. « Avant d’y aller, il faut être sûr, être prêt (que ce soit en termes logistiques, administratifs, potentiel de vente…), et avoir réfléchi à toutes les conséquences. C’est le seul moyen, avec la restauration, pour faire de gros volumes. Il ne faut pas en avoir peur. Mais c’est une opportunité qui ne se répètera pas. »

 

Véritable « Agitateur », comme il l’aime se définir, Thierry préfère amener les entrepreneurs à réfléchir que les guider trop précisément dans leurs choix. Arrivé chez ToasterLAB grâce au réseau, il reconnait qu’il est « important de renverser la vapeur » : « j’ai pu bénéficier d’aide et de bons conseils à certains moments de ma vie, c’est à mon tour de donner. J’aime bien challenger, agiter, faire réfléchir… pousser les start-uppers à réfléchir à tous les enjeux et les conséquences de leurs choix pour ne laisser de côté aucun point stratégique ».

 

 

Là où thierry vous aidera

  • Définition de la stratégie commerciale et identification des circuits

  • Outils de vente

  • Plan d’actions commerciales

  • Réseau en grande distribution

 

 

il le dit (et le pense)

« On a la chance en France d’avoir une grande distribution solide et internationale… C’est une magnifique opportunité. Mais il ne faut pas gaspiller cette chance : c’est un one-shot. Vous n’aurez pas une 2nde chance. »

 

A CONSULTER 

PROFIL LINKEDIN

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

 

Karyon installe son ancrage à Dijon

Crédit photo : Karyon

 

(Re)valoriser les produits de la ferme auprès des consommateurs

Après avoir évolué dans le monde de la finance depuis 15 ans, Claire a effectué un virage complet en 2019, en s’engageant dans l’entrepreneuriat dans le monde de l’alimentaire. « L’alimentation est un sujet qui me tient à cœur, avec des motivations profondes tournées vers le bien-manger, héritées d’une culture familiale forte, d’origine agricole », explique-t-elle.

 

Attirée par l’aventure entrepreneuriale, c’est donc vers le domaine alimentaire qu’elle se tourne, et plus particulièrement vers la production agricole et l’élevage. « Si le monde alimentaire connait autant de problèmes, c’est aussi parce qu’on ne le valorise pas assez », affirme-t-elle. Après 6 mois passés à mûrir son idée, orientée à l’origine vers le développement des circuits courts, elle décide de s’engager dans la valorisation des produits bruts grâce à la technologie de la blockchain. « Les circuits courts nécessitent de faire de la vente en direct de la production. Or, ce n’est pas nécessairement le souhait de tous les producteurs, dont le métier n’est pas de faire de la vente. J’ai donc choisi de m’orienter vers la valorisation des produits des filières courtes et moyennes : une porte d’entrée pour communiquer sur ce qui est fait dans les fermes et ramener de la proximité avec les consommateurs finaux. »

 

La start-up Karyon voit alors le jour à Paris, en fin d’année 2019 autour d’une promesse : tracer l’histoire des produits agricoles depuis la ferme afin de la restituer aux consommateurs au travers d’un QR code. Si la plateforme Karyonfood, disponible sur https://www.karyonfood.com/, s’adresse aux producteurs (description de la ferme, liens vers leurs comptes réseaux sociaux, informations nutritionnelles des produits, informations environnement, mise en avant des démarches labellisées, etc.), les clients de Karyon sont les distributeurs (coopératives, GMS, commerces de proximité, collectivités) et les transformateurs (découpe, abattage, chambres d’agricultures…) qui deviennent alors en mesure d’apporter de la transparence aux consommateurs.

 

Crédibiliser le projet en intégrant des réseaux agroalimentaires

« N’étant pas issue du monde ou d’une formation agroalimentaire, j’ai voulu rapidement aller chercher des réseaux dans le domaine pour crédibiliser mon projet entrepreneurial », explique Claire. C’est pour cela qu’elle a rejoint ToasterLAB en 2020. « ToasterLAB représentait pour moi une ouverture très riche sur un écosystème que je ne connaissais pas encore. Cela m’a ouvert la porte sur de nombreuses mises en relation, notamment auprès de financeurs avec les BFC Angels, mais également auprès des collectivités publiques : aujourd’hui, notre start-up rentre totalement dans le périmètre du projet Dijon Alimentation Durable 2030 de la métropole – un projet très prometteur aux opportunités nombreuses. »

 

Elle reconnait que la formation et les compétences apportées par ToasterLAB et ses experts sont très intenses : « au démarrage, on se demande si l’on pourra vraiment tout exploiter ! Mais au final, c’est un des rares programmes qui sème énormément… et grâce auquel on peut récolter beaucoup, et sur le long terme ».

 

Déménager de Paris à la Bourgogne Franche Comté : un choix cohérent

 

En rejoignant ToasterLAB, Claire se rend également compte de la richesse de la Bourgogne-Franche-Comté du point de vue des produits du terroir et de la culture de l’élevage. « A Paris, ce qui nous manquait, c’était l’ancrage dans un territoire – la région de Dijon pouvait nous apporter cet ancrage. En plus de cela, j’ai également découvert des compétences très complémentaires à celles présentes en Ile-de-France grâce à cette proximité avec le terrain agricole : en développement d’affaires et en marketing agricole, notamment. »

 

« Ici, la vision du monde agricole n’est pas idéalisée – elle est au contraire très concrète, palpable. Il s’agit d’un monde direct, tout autant pragmatique qu’intelligent. Pas question d’y aller en talons aiguilles ! », sourit-elle.

 

Le projet de déplacer son siège social de Paris à Dijon s’est donc fait logiquement pour Claire. Le petit coup de pouce ? « En 2021, nous avons obtenu notre première levée de fonds auprès de Bourgogne-Franche-Comté Angels (lire ici le portrait de France Ollier, déléguée générale chez BFC Angels). Ce sont les premiers à croire en nous, c’était une vraie fierté. Pour eux, c’était important qu’il y ait une ambition de création d’emploi. Cela a donc accéléré notre déplacement sur place, à Dijon. »

 

A votre tour, bénéficiez de l’accompagnement du réseau de ToasterLAB !

Les prochaines étapes du développement de Karyon sont en train de se dessiner, pour montrer véritablement toute la qualité des produits agricoles français, et notamment des produits d’élevage. Plusieurs recrutements sont d’ailleurs en cours pour aider cette équipe d’aujourd’hui 4 personnes : Claire recherche notamment un chef de projet et deux fonctions en marketing et développement d’affaires.

 

Si vous souhaitez à votre tour bénéficier des opportunités que peut vous apporter ToasterLAB, qu’il s’agisse d’une ouverture sur un réseau professionnel de l’agroalimentaire, d’un accès à des financeurs, ou de nos sessions de travail, il est temps de candidater : notre appel à candidatures est ouvert jusqu’à lundi 31 janvier ! Mettez toutes les chances de votre côté en 2022 et candidatez dès maintenant depuis notre site internet ici.

 

Pour en savoir plus sur notre programme d’accélération dédié aux start-ups de l’agri-food, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Umiami : devenir offreur de technologie

Crédit photo : Umiami

 

Fondée par Tristan Maurel, Martin Habfast et Hugo Dupuis en 2020, Umiami est une start-up française à l’origine d’une technologie de rupture pour la production de substituts à la viande dans un format et à la texture de « filet ». Imaginée à l’origine pour la vente aux consommateurs (notamment en restauration), la start-up a pivoté, cette année, pour s’adresser en priorité au marché B2B.
 

 

Une technologie de rupture pour des filets vegan

L’un vegan, le second végétarien et le troisième flexitarien, les trois co-fondateurs d’Umiami ont souhaité, en se lançant dans l’aventure entrepreneuriale, contribuer au développement du marché des substituts à la viande. « Nos convictions éthiques nous poussent véritablement dans cette constance », confirme Tristan.
 

Très rapidement, ils constatent pourtant que les mêmes produits vegan commencent, à travers le monde, à devenir de plus en plus courants : hachés, saucisses, boulettes. « Or, la majorité des morceaux de viande qui sont consommés ne sont pas des produits transformés, mais des morceaux entiers, et plus spécifiquement, des filets. Nous avons donc développé notre technologie en 2019 afin de réaliser des substituts aux filets de viande ou aux filets de poisson. »
 

Confidentielle, cette technologie à propriété de texturation permet aujourd’hui de produire des filets de plus de 1,5 cm d’épaisseur, pour imiter la texture du poulet ou du cabillaud.

 

La restauration : l’idée première pour pénétrer le marché

A l’origine, les trois entrepreneurs voulaient construire leur marque en nom propre : Umiami. Tristan se rappelle : « tout en continuant à développer notre technologie, nous avons commencé à vendre des substituts à la viande au format nuggets et aiguillettes – qui sont plus faciles à obtenir. Notre stratégie consistait à toucher la restauration, avant, dans un second temps, de nous adresser à la grande distribution ».
 

« Mais la covid-19 est arrivée rapidement après notre lancement, et nous nous sommes retrouvés avec des tonnes de steaks et d’aiguillettes. »
 

La crise sanitaire, avec son temps d’arrêt imposé pour la commercialisation, a poussé la start-up à mettre les bouchées doubles sur sa R&D. « Nous avons pu améliorer notre technologie, ce qui nous a permis de recueillir l’intérêt des financeurs : au printemps 2021, nous avons levé 1,5 million d’euros pour financer notre unité de production pilote. »

De là, l’écho médiatique obtenu grâce à un article dans VegConomist (lire ici l’article) a ouvert la porte à de nombreuses sollicitations.  « Plusieurs entreprises nous contactaient en direct, attirées par le potentiel de vente de notre produit ‘filet’ ».  

 

Vendre sa technologie au B2B : un risque à prendre

 

Tristan et ses collaborateurs ont alors comparé les ventes possibles en restauration, auprès du B2C, et le potentiel en B2B : « c’était incomparable ! », confirme-t-il. L’heure du pivot était donc arrivée : Umiami a alors arrêté de produire hachés, nuggets et aiguillettes destinés à la RHF ou à la GMS, pour se concentrer sur la production de substituts de filets destinés au marché du B2B, et la vente de sa technologie à des acteurs industriels des substituts vegans.

 

« C’était assez risqué, mais tous nos investisseurs étaient d’accord avec notre analyse. »

 

Aujourd’hui, les trois co-fondateurs sont très satisfaits de cette prise de risque. « Nous avons eu de bons échanges avec des interlocuteurs de ToasterLAB, notamment avec notre mentor François Satin, qui nous ont poussé dans cette direction. Rapidement, nous avons été confortés dans notre choix. » A ce jour, 6 entreprises, de diverses nationalités, sont à l’origine d’intention d’achat du produit Umiami, à la hauteur de plusieurs milliers de tonnes.

 

Et après ?

Actuellement à l’étape de la construction du pilote industriel et aux signatures d’intention d’achat, Umiami vise ensuite le passage à une échelle industrielle pour pouvoir répondre au volume commandé. Equipe de production, mais aussi marketing et développement d’affaires : plusieurs recrutements verront prochainement le jour au sein de la start-up.  

Vous souhaitez en savoir plus sur ToasterLAB et bénéficier, à votre tour, de conseils d’expert et d’une accélération digne de ce nom ? Contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

PROFIL DE MENTOR - FRANCE OLLIER

Crédits photo : Unsplash

 

Plus de 100 mentors et experts participent à l’accompagnement des start-ups dans le cadre du programme ToasterLAB. Pour vous faire découvrir leur valeur et leur expertise, nous vous proposons chaque mois un « profil de mentor ».

 

France Ollier

Déléguée générale chez BFC ANGELS

 

LES BONNES RAISONS DE LUI FAIRE CONFIANCE

Si vous doutez parfois de la légitimité de certains conseillers à vous éclairer sur des sujets de terrain, je vous rassure d’emblée : vous pouvez faire confiance à France Ollier. Aujourd’hui déléguée générale chez BFC Angels, elle cumule des expériences de direction d’entreprises et de conseils. Mieux encore : elle ne se fait aucune illusion sur votre quotidien d’entrepreneurs… que ce soit sur les défis rencontrés, ou sur le besoin de s’entourer.

 

Issue de l’école de commerce ESCE International Business School et diplômée d’une maîtrise d’économie de la Sorbonne, France rejoint Mc Donald’s en 1990, attirée par le concret de l’expérience et la possibilité d’accéder rapidement à la direction d’un restaurant. « J’y ai découvert la gestion d’un centre de profit, j’y ai managé mes premières équipes », se souvient-elle. Une première expérience qu’elle estime beaucoup : « on y apprend à faire ce que l’on va ensuite demander aux autres. C’est essentiel en terme de management ».

 

Les années qui suivirent, France se concentre sur l’activité familiale : elle rejoint son père, fondateur de sa propre entreprise. « J’ai découvert alors ce que signifie la création d’entreprise : les difficultés que peut rencontrer un dirigeant, les opportunités offertes par les apports de compétences… et notamment l’importance d’un binôme technique/commercial pour le bon développement de l’entreprise ». En 2006, elle met un second pied dans la direction d’entreprise. « Avec mon époux, nous avons repris une entreprise dijonnaise. Ce fut une expérience difficile, car la société devait être menée en liquidation. Nous y avons connu la solitude des chefs d’entreprise, les inquiétudes. » Pugnace et de nature volontaire, France en ressort enrichie : « apporter de l’aide aux chefs d’entreprise était devenu une priorité à mes yeux ».

 

Elle s’investit alors au MEDEF de Côte d’Or avant de rejoindre, en juillet 2020, BFC Angels (Bourgogne Franche-Comté Angels) en tant que déléguée générale. « Mon rôle y est de mettre en relation nos investisseurs, qui sont des hommes et femmes aux profils variés, et des entrepreneurs qui portent un projet de création ou de développement d’entreprise. » Actuellement, BFC Angels compte plus de 60 membres (ou « angels »), dont plusieurs proviennent des domaines agroalimentaire ou de la distribution : ils apportent du capital mais aussi leurs compétences, leurs expériences, et la crédibilité d’une instruction fiable, reconnue par le monde de la finance (banques, etc.). A noter que plusieurs start-ups accompagnées par ToasterLAB ont déjà bénéficié d’une instruction et d’un financement par BFC Angels.

 

Avec tout l’altruisme et l’empathie qui la caractérisent, France souligne : « dans l’expression business angels, il y a business… mais il y a aussi angels ». « Nos ‘angels’ sont bénévoles : ils ont une approche humaine et sont véritablement prêts à donner de leur temps pour conseiller les porteurs de projets, en toute bienveillance. Ils n’ont aucune volonté de prise de contrôle du capital des entreprises : leur objectif est de rester minoritaire dans le capital de start-ups à fort potentiel, pour en ressortir au bout de 5 à 7 ans. »

 

Là où France vous aidera

  • Réseau de Business Angels, d’investisseurs
  • Quotidien du dirigeant d’entreprise
  • Management des équipes
  • Reprise et développement d’activité

 

 

Elle le dit (et le pense)

« J’ai connu les difficultés et la solitude d’un dirigeant d’entreprise. Pouvoir apporter mon aide aux autres dirigeants est alors devenu ma priorité. »

 

A CONSULTER 

PROFIL LINKEDIN

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

 

Squikit : (re)définir son argument de vente grâce au marketing empathique

Crédits photo : Squikit

 

Squikit développe un outil connecté capable d'aider les consommateurs à la gestion quotidienne de leurs provisions. A l’origine, ses 3 fondateurs avaient identifié l’anti-gaspi et la préoccupation écologique comme argument de vente majeur. Après avoir revu leur idée de produit, ils revoient leur positionnement pour faire mouche face à leurs clients potentiels.
 

 

Faire le deuil de son idée initiale et ajuster son produit : une étape indispensable

 

Jean-François Quintard, l’un des 3 fondateurs de Squikit aux côtés de Benjamin Lefrançois et Grégory Meunier, se rappelle des débuts de Squikit : « en 2019, nous avons lancé la première version de notre produit, que nous avons réalisée seuls. Il s’agissait d’une étagère connectée avec récipients pour gérer plus facilement ses provisions à domicile. D’ores et déjà, c’était un développement différent de notre idée initiale, qui nous semblait trop en rupture avec le marché pour trouver sa place. »

 

Pour obtenir des retours de clients potentiellement intéressés, et ne pas naviguer à vue, les jeunes entrepreneurs mettent rapidement en place une campagne sur Facebook, avec des images du produit déposé, suivie d’un sondage. 

 

C’est ainsi qu’ils font de premiers constats sur les attentes de ses cibles clients : « nous nous sommes rendu compte que les consommateurs possèdent déjà énormément de récipients, et n’ont pas besoin d’acheter une étagère avec des récipients spécifiques. En plus de cela, nous avons compris que, ce qui intéressent nos cibles, c’était de suivre tout ce qui se trouvait dans leur cuisine… et pas juste quelques produits d’épicerie sèche. »

 

Grâce à ces premières observations, et à plusieurs échanges avec des investisseurs, Squikit a fait évoluer le développement de son produit une seconde fois : l’étagère est devenue une balance, et des étiquettes NFC ont rejoint l’offre pour pouvoir connecter n’importe quel équipement. « Nous avions alors notre produit final. C’était une première étape. »
 

 

L’importance de l’argument « qui fait mouche »

Mais avoir un bon produit, aussi essentiel que cela soit, ne suffit pas : car un produit répond souvent à plusieurs problématiques, surtout dans le monde innovant de la foodtech. Or, la problématique qui vous intéresse, en tant qu’entrepreneurs, sera-t-elle la même que celle qui intéresse vos financeurs ? Et pour vos clients : quels sont les arguments qui « font mouche » ? Une question que Jean-François a souhaité explorer rapidement.

 

« Nous avions eu de nombreux retours grâce à notre campagne Facebook, mais notre cible de clients restait assez floue. En 2020, alors que nous étions passés au développement commercial et marketing de notre start-up, il était devenu indispensable de définir plus précisément nos ‘personas’ pour identifier nos arguments de vente. »

 

Si, grâce à une campagne de financement participatif, les fondateurs de Squikit avaient pu identifier 3 profils de personas, ils sont vite rendu compte que ça n’était pas suffisant : « ça n’était pas aussi simple, nos profils étaient trop larges », admet Jean-François. D’autant plus que la solution de Squikit est destinée au marché du B2C : un secteur que le trio découvre. « Nous venons tous trois du monde du B2B et de secteurs tels que la santé et la biotech », explique Jean-François. « Sur les aspects de vente et de marketing, nous avons dû tout réapprendre : la façon de nous adresser aux clients, par exemple, et l’importance d’avoir une expérience utilisateurs parfaite permettant de satisfaire une promesse précise. »

 

Au BootCamp de ToasterLAB (dans notre jargon, la journée de lancement de nos promos), Jean-François rencontre Maëlle, qui travaille en liens étroits avec l’Oiseau Vert, une agence de conseils en stratégie, marketing et branding fondée par Fanny Basteau, mentor chez ToasterLAB (et dont vous pouvez lire le portrait ici). Maëlle leur parle alors d’une méthode : le marketing empathique – « une méthode qui se révélera très impactante sur la manière de gérer notre marque et notre communication », précise Jean-François.
 

 

Les révélations du marketing empathique

Rapidement, plusieurs échanges avec Maëlle ont permis à Jean-François de comprendre le fonctionnement et la pertinence du marketing empathique. « Le marketing empathique nous permet de voir au-delà du traitement de données chiffrées et statistiques. Il s’agit de rentrer en conversation avec nos clients, sur la base de quelques questions, pour identifier des besoins latents, les déclencheurs émotionnels, et leurs intentions parfois cachées ou peu assumées. »

 

Sur les conseils de Maëlle, l’équipe de Squikit prépare une grille d’interview et sélectionne une vingtaine de clients à interviewer pendant presque une heure chacun. « Grâce à ces échanges, on a mieux cerné qui il étaient… et pourquoi ils venaient vers notre produit. »

 

Les révélations furent multiples : « en premier lieu, on pensait que nos clients venaient pour la partie écologique et anti-gaspi. Cela s’est révélé secondaire. Leur problématique, c’est la gestion de stocks. Savoir cela de façon sûre nous a permis de modifier notre argument de vente en amont de notre lancement commercial qui arrive en fin d’année 2021 », précise Jean-François.

 

« Nous avons également été assez étonné de constater que beaucoup de nos clients vivent en maison, dans des milieux péri-urbains ou ruraux…  Alors que nous les imaginions plutôt en milieu urbain », ajoute-t-il.
 

 

A votre tour de bénéficier de ToasterLAB !

« Grâce à notre accompagnement par ToasterLAB, nous avons compris à quel point chaque interlocuteur (consommateurs, investisseurs, etc.) perçoit dans notre solution un intérêt différent », conclut Jean-François. Ainsi, en discutant avec leurs investisseurs, et toujours dans la démarche d’écoute d’active préconisée par le marketing empathique, l’équipe de Squikit s’est rendu compte que l’argument écologique est bel et bien le plus important pour cette cible : « c’est là qu’ils identifient un marché porteur ».

 

Alors que l’équipe continue le développement du produit et la réflexion autour de son business model, le lancement commercial de Squikit approche, en e-commerce uniquement dans un premier temps, et grâce au soutien de plusieurs prestataires rencontrés dans le cadre de ToasterLAB notamment sur la communication. 

Pour bénéficier à votre tour de ToasterLAB, un programme d’accélération destiné aux entreprises (start-ups et PME) françaises et internationales du secteur de l'Agri-Food, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

 

Profil de mentor - Peyman Ghandchi

Plus de 100 mentors et experts participent à l’accompagnement des start-ups dans le cadre du programme ToasterLAB. Pour vous faire découvrir leur valeur et leur expertise, nous vous proposons chaque mois un « profil de mentor ».

 

Peyman Ghandchi

Fondateur de Nystio

 

LES BONNES RAISONS DE LUI FAIRE CONFIANCE

« Le changement » : indispensable aux yeux de certains, synonyme d’inconstance pour d’autres, peut-être parfois même effrayant… un simple mot, aux résonnances multiples. Peyman Ghandchi, lui, voit dans le changement avant tout une expérience : la sienne, au contact des « FMCG », les « fast moving consumer goods », c’est-à-dire, les produits de consommation courante.
 

A l’origine ingénieur chimiste et docteur en chimie des polymères diplômé de Polytech Paris, et également diplômé d’un Executive MBA de HEC Paris, Peyman a eu l’opportunité de rejoindre rapidement de grands noms des FMCG : de l’Oréal, il est passé au secteur agroalimentaire, chez Cadbury, Kraft, puis Mondelez, au poste de Directeur Packaging Europe. Pendant près de 20 ans, il touche de près au terrain : « dans le secteur des produits à rotation rapide, tout change très vite. Il est indispensable d’être au plus proche des consommateurs, de leurs attentes et de leurs besoins. C’est l’approche ‘consommateur et son expérience’ qui compte, bien plus que l’approche par le spectre ‘produits’ ».


C’est ce rythme rapide devant le changement qui lui plaît : « s’adapter constamment, essayer des choses nouvelles, innover. On n’a jamais tout bon du premier coup. On conçoit, on essaie, on modifie, on recommence, et on réussit. » En 2020, il fonde Nystio, une société de stratégie en business et innovation. Spécialisé dans l’accompagnement à la croissance et à la transformation d’affaires, Nystio aide les entreprises de toute taille à créer de la valeur grâce à une démarche centrée client – un lien tout tracé avec l’expérience professionnelle de Peyman.
 

Motivé par son envie de partager cette culture de l’agilité et de l’adaptabilité, Peyman rejoint tout naturellement les mentors de ToasterLAB lorsque l’occasion se présente. Un engagement qu’il envisage sous deux angles : celui du coaching, c’est-à-dire le partage de son expérience et l’apport de conseils techniques… Mais aussi sous l’angle du mentoring, qu’il tient à distinguer du premier : « le mentoring, c’est avant tout une question de relations humaines. Être mentor, c’est apprendre à écouter… C’est faire épanouir les compétences et les capacités de chaque individu, dans la bienveillance et l’apport mutuel ». Pour ce partisan du multiculturalisme, dont le sens du prénom est à la hauteur de l’engagement quotidien (Peyman signifie promesse ou serment en persan), cela ne fait aucun doute : se confronter à d’autres regards, à d’autres vérités, est une richesse dont il faut nourrir son agilité.
 

 

LÀ OÙ PEYMAN VOUS AIDERA

  • Economie circulaire
  • Stratégie d’innovation
  • Packaging
  • Recherche et développement
  • Management de changement et leadership


 

IL LE DIT (ET LE PENSE)

« Le mentoring, c’est avant tout une question de relations humaines. C’est faire épanouir les compétences et les capacités de chaque individu, dans la bienveillance et l’apport mutuel. »

 

 

A CONSULTER 

PROFIL LINKEDIN

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

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