Construire sa marque : 5 pièges à éviter

 

Qu’est-ce qu’une marque ? Un nom ? Un logo ? Pour Fanny Basteau, cofondatrice de l’agence SoFood et mentor d’AcceleRise, la marque, c’est l‘essence de votre entreprise et l’expression publique de votre vision stratégique. Start-up, parce que vous le valez bien, voici les 5 pièges à éviter.

 

 

1. Rester dans une logique produit

 

Fanny Basteau vous met en garde : « Lorsqu’une start-up se lance, ce qu’elle vend, c’est déjà un produit. Par exemple, une fourchette connectée, une appli anti-gaspi, ou encore un burger sans viande.»

 

Si ce produit est essentiel au développement de la start-up, car il lui permet de s’améliorer au fil du temps en ouvrant son marché, en générant des fonds, et en alimentant ses projets, il ne doit pas être la raison d’être de la marque. « Il faut distinguer la marque du produit. Dyson ne vend pas des aspirateurs, mais un monde plus propre et silencieux. L’Oréal ne vend pas des crèmes de jour, mais une beauté éternelle. Evian ne vend pas de l’eau en bouteille, mais une jeunesse retrouvée. Rester dans une logique produit, c’est se condamner à toucher un plafond de verre à un moment. Votre entreprise doit voir plus loin que cela. »

 

 

2. Se contenter d’un logo 

 

Autour d’elle, Fanny Basteau entend souvent les entrepreneurs lui dire : « C’est bon, ma marque est calée : j’ai un logo et j’ai déposé le nom ». Erreur ! Une marque c’est bien plus que ça. 

 

Comme le dit Harry Beckwith, expert en marketing américain, dans Selling the Invisible (si vous ne le connaissez pas, je vous le conseille : on lui doit la réussite des marques telles qu’IBM ou Merck) : « Les marques sont des raccourcis pour la prise de décision, dans un monde où vous et moi recherchons des raccourcis. »      

 

Mmh… Ok. Là, nous avons besoin d’un petit éclairage… « D’un côté, la marque est un outil d’aide à la décision pour le client, pour l’orienter rapidement vers votre produit au milieu d’une offre pléthorique. D’un autre côté, c’est un outil d’aide à la décision pour vous, porteur de projet et développeur de start-ups, entre les différents enjeux que vous rencontrez. La marque aide à façonner votre vision à long terme, vos choix stratégiques, vos valeurs », explique Fanny Basteau.

 

« Quand vous êtes prêts pour ça, alors il faut formaliser votre marque dans bien plus qu’un nom et qu’un logo : dans une plateforme de marque. »

 

 

3. Faire une plateforme de marque trop terre à terre ou trop évanescente !

 

Une « plateforme de marque » ? Fanny, à notre secours : on est perdu… 

 

« La plateforme de marque doit exprimer toute la raison d’être de votre start-up. Ce n’est pas seulement votre positionnement, et encore moins un argumentaire commercial, un bénéfice produit, ou une différenciation avec la concurrence. Il faut vous élever, trouver quel est le souffle qui anime votre marque, qui va orienter toutes les décisions et se diffuser à tous les points de contacts. Le consommateur n’achète pas ce que vous faites, mais ce pourquoi vous le faites ! »

 

S’il est nécessaire de vous élever dans votre réflexion, à l’inverse, la plateforme de marque ne doit pas non plus être un ramassis de jolis mots branchés, qui mis bout à bout, ne veulent plus rien dire. Des exemples, Fanny ? « Des mots comme « excellence » ou « valeurs », ne veulent rien dire ! Vous voulez un petit truc pour être sûrs d’être dans le solide ? C’est très simple : si vous choisissez une terminologie dont personne ne voudrait du contraire, c’est que votre plateforme de marque est vide de sens… Ainsi, « excellence » ne convient pas, car aucune marque ne voudrait être « médiocre ». En revanche « luxe » est plus concret, car une marque peut vouloir être « entrée de gamme ». »

 

La plateforme de marque, c’est donc ce fameux « Why » dont parle Simon Sinek (en apprendre plus ici) : toute la difficulté est ici de rester les pieds sur terre et la tête dans les nuages... ou, pour les plus scientifiques d’entre vous, d’avoir « un œil dans le microscope et un œil dans le télescope » comme le dit Alina Wheeler dans Designing Brand Identity.

 

 

4. Oublier d’y inclure le projet de l’entreprise

 

La plateforme de marque s’attache à comprendre la vision, la mission, et la raison d’être de l’entreprise. Ce sont les fondateurs qui en sont les garants et les instigateurs. 

 

Aussi, leur présence est essentielle au cours des ateliers de création de la plateforme de marque. Cela nécessite de dégager du temps, parfois pour une journée entière. « Bien entendu, à l’échelle d’une start-up en plein développement, ce peut être compliqué de se mobiliser. Mais c’est impératif. »

 

Au risque de mettre de côté le projet de l’entreprise, pourtant fondamental, dans la définition de la marque : « votre plateforme de marque est la transcription marketing de votre vision stratégique : métier, cible, réseaux de distribution… Ces questions doivent faire partie de la réalisation de votre plateforme de marque pour que celle-ci soit efficace et exacte. »

 

 

5. Ne solliciter que l’interne

 

De la même manière qu’on sollicite les fondateurs de la start-up, il faut solliciter vos intervenants extérieurs. Comme l’exprime Marty Neumeier dans The Brand Gap : « Une marque n’est pas ce que vous dites qu’elle, mais ce qu’ILS disent qu’elle est. » 

 

« En dehors de votre start-up, de nombreux intervenants se sont déjà forgé une image de la marque : ce peut être un partenaire stratégique, vos premiers clients, vos fournisseurs, votre incubateur ou votre accélérateur… Leur contribution permet de disposer d’un regard extérieur, parfois plus objectif, pour mettre en lumière des qualités (ou des défauts) qu’ils voient et dont vous n’avez pas (toujours) conscience. » 

 

N’hésitez pas à les appeler et à les questionner directement. L’essentiel est de disposer d’une relation suffisamment forte pour être en confiance.

 

« Pour les start-up, dans les ateliers de création de plateforme de marque que nous organisons, nous invitons également les actionnaires "actifs" ou les conseillers à être présents, car ils sont fortement impliqués dans la création de la start-up et dans les grandes orientations de la marque », conclue Fanny Basteau.

 

 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 

Tout pour bien négocier ses contrats
 
Vous en avez déjà marre de lire vos contrats avant de les signer ? Prenez patience, car c’est un mal pour un bien. Au service de vos droits, le contrat doit susciter toute votre vigilance. Les clés pour bien les négocier avec notre experte et mentor, Me Béatrice Lerat, du cabinet d’avocat Lerat Avocat.
 
 

Connais-toi toi-même… 

 
… et connais également tes interlocuteurs. Cette devise philosophique porte une vérité très pertinente dans le domaine juridique des contrats : pour bien les négocier, il est impératif de savoir quel type de négociateur vous êtes, et à quels types de négociateurs vous avez affaire. 
 
Certains profils sont ainsi plus difficiles à gérer : les « compétiteurs » ou les « évitants », par exemple. D’autres sont plus faciles : le « diplomate », ou le « conciliant ». Selon votre propre profil (et donc, vos forces et faiblesses), et selon les profils face à vous, vous mettrez en place des tactiques spécifiques. 
 
« Pour négocier efficacement », précise Me Lerat, « l’idéal est d’arriver à maintenir la relation avec la partie opposée tout en faisant valoir ses intérêts : en bref, d’adopter un profil hybride à la fois « conciliant et compétiteur ». 
 
 

Tenir compte de l’intégralité des intérêts en présence

 
« Défendre des positions ne sert à rien », affirme Me Lerat. « Le vrai enjeu de la réussite d’un contrat, c’est de déterminer l’intégralité des intérêts que l’on veut promouvoir pour éviter de négocier sur des fondements boiteux : savoir ce que l’on veut et jusqu’où on veut aller. »
 
Le comportement le plus dangereux est de ne pas aller jusqu’au bout de votre raisonnement : ne s’attacher qu’à des éléments de surface. Dans le cadre d’un contrat fournisseur/acheteur, par exemple, ne pas se limiter à définir le prix de production mais également prendre en compte les éléments satellites comme le délai de livraison, les critères de qualité…. « Là où il y a un vide, il y a un risque », précise Me Lerat. Effrayant, dit comme ça, mais véridique. 
 
Projetez-vous donc au maximum dans ce qui vous attend concrètement pour anticiper tous les détails, de toutes les étapes, de la vie du contrat. 
 
 

Être transparent

 
Attention : négocier ne rime certainement pas avec malhonnêteté ! Encore moins depuis octobre 2015. Me Lerat nous le précise : « Depuis octobre 2015, la réforme des droits du contrat oblige le devoir d’information et de transparence lors des négociations : l’on se soit doit d’être le plus exhaustif possible quant à l’information donnée en amont de la conclusion du contrat. Seuls les tarifs et prix ne sont pas soumis à justification… Pour tout le reste, un manque d’information et de transparence peut être préjudiciable. ». Aussi si votre partenaire attache une importance particulière à l’origine des ingrédients incorporés dans vos recettes et que vous savez que ce point est capital pour lui, il conviendra d’être transparent sur la traçabilité de vos ingrédients…
 
Pas question de jouer avec le feu : la négociation de contrat est là pour vous protéger… Certainement pas vous apporter encore plus de risques.
 
 

S’entourer de professionnels pour la rédaction de contrats

 
Le droit du contrat n’est pas une mince affaire ! « C’est une stratégie, des choix qui doivent être murement réfléchis », confirme Me Lerat. « Et bien entendu, il y a la technicité du métier. Certaines clauses doivent être toujours présentes, quel que soit le type de contrat. D’autres sont spécifiques à des types de contrats. Pour certains contrats, comme les contrats de licence de droits de propriété intellectuelle, il peut y avoir une différence d’approche entre le droit fiscal et les autres branches du droit privé avec des conséquences en termes de comptabilisation et d’activation de ces contrats. Tout cela est vite effrayant, et peut vite devenir difficile à appréhender, pour les non-spécialistes. » 
 
Parce qu’une start-up ne peut pas réunir toutes ces compétences en interne, AcceleRise réunit plusieurs mentors experts des questions juridiques. Echangez avec Me Lerat et nos autres mentors (voir liste ici) pour mettre toutes les chances de votre côté dans vos négociations de contrat ! Notre appel à candidatures pour la session 2 est en cours (clôture le 12/06) : en savoir plus ici
 
 
Et pour en savoir plus sur le cabinet Lerat Avocat, visitez : http://lerat-avocat.com 
 
 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 
 
Pourquoi le succès à court-terme n’est qu’un leurre
 
Pour réussir en tant qu’entrepreneur, il faut résister à la tentation des victoires à court terme pour viser plutôt l’endurance… tout en restant dynamique et enthousiaste. Un équilibre difficile à trouver, entre marathon et courses d’obstacles. Conseils de Pierre-Henri Deballon, co-fondateur de Weezevent.
 

Weezevent : self-service de la billetterie numérique

 
Lorsqu’ils ont organisé le Vélo Tour à Dijon (à faire si vous êtes de passage dans la région !), Pierre-Henri Deballon et Sébastien Tonglet ont été confrontés à de nombreuses barrières : comment gérer les inscriptions ? Suivre la billetterie ? Et comment se fait-il qu’en 2007, il n’y ait pas de solutions de billetterie numérique qui permettent de gérer en amont les flux financiers ? 
 
En 2008, ces deux sportifs alors étudiants en gestion et économie du sport se lancent dans l’aventure : ils développent Weezevent, une solution en self-service de billettique et d’inscription en ligne destinée aux organisateurs d’événements, avec en plus depuis 2015, une solution de paiement dématérialisé. Pour Pierre-Henri Deballon, ce qui fait le charme de son activité, c’est le passage du numérique à la « vraie vie » : « ça nous arrive souvent d’assister à des événements (concerts, festivals, etc.) pour assurer la mise en place de notre outil. C’est très sympa et gratifiant. »
 
Avec une croissance fulgurante (incroyable mais vrai : +42 000% en 2015 !), pas étonnant que cette start-up compte aujourd’hui 75 salariés dans plusieurs bureaux d’Europe (Dijon, Paris, Manchester, Madrid, etc.). 
 

Le lièvre et la start-up : rien ne sert de courir… 

 
Pourtant, pour Pierre-Henri Deballon, pour durer dans l’aventure start-up, rien ne sert de courir après le succès. « L’image de l’idée « Eureka » qui se réalise en quelques mois est une image faussée. Dans la vraie vie, c’est rarement un feu d’artifice. La mise en œuvre de son idée peut prendre facilement 3 ou 4 ans, et ce même pour des licornes à la croissance fulgurante. » 
 
Il reconnait pourtant que la tentation d’aller vite est grande pour une start-up, notamment en ce qui concerne les levées de fonds. « La course à la levée de fonds, c’est le piège ! Car une levée de fonds marque le début d’une aventure : ce n’est pas (et ne doit pas être) une fin en soi. » Ce sportif n’hésite d’ailleurs pas à user de la métaphore : « la levée de fonds, c’est comme une course de sauts d’obstacle qui durerait le temps d’un marathon… il faut trouver le juste équilibre entre l’endurance et le dynamisme. » 
 
La tentation de se précipiter se présente également pour les propositions de rachats. Pour Pierre-Henri, tout est question de vision des fondateurs : succès court-termiste, ou ambition ? « Il vaut parfois mieux refuser un rachat immédiat à 1 million d’euros pour se laisser le temps et la capacité de développer encore plus loin son projet. C’est quasiment ce qui nous est arrivé… et si notre réaction à l’époque était guidée par notre instinct, avec le recul et plus d’analyse, je peux confirmer qu’il s’agissait de la bonne décision. »
 

Pour tenir dans l’effort… 

 
Alors, quels conseils retenir de son expérience pour tenir tout au long de l’effort « start-up » ? 
  • Tout d’abord, être convaincu que son idée est la bonne, et vouloir le prouver. C’est votre assurance « je ne lâche rien », même dans les moments difficiles où se pose la question de tout arrêter. « La question s’est posée une fois pour nous : on continue ? ou on arrête tout ? On était en-dessous de chacune des 4 courbes de scénarios que l’on avait anticipés. C’est parce que l’on croyait dur comme fer à notre idée – et pour cause, on l’utilisait nous-mêmes ! – que l’on a fait le choix de ne pas s’arrêter pour autant. »
  • Bosser, bosser, et encore bosser. « On bossait comme des fous. Ce qui a de nombreux mérites : on ne voit pas le temps passer, on n’a pas le temps de dépenser l’argent (que l’on ne gagne pas au démarrage), et bien sûr, on solidifie son projet. »
  • Se soutenir entre associés. « Il est important de partager et de se soutenir. Dans les moments difficiles, l’un sera plus positif et encourageant. Dans les moments d’euphorie, l’autre sera plus mesuré et gardera les pieds sur terre. Quelle que soit la situation, il faut toujours partager. »
  • Ne pas négliger les situations solides de son entourage : « Nos copines de l’époque, devenues nos épouses, avaient des emplois salariés. Cela peut paraitre intéressé, mais c’est important à prendre en compte : la solidité globale de votre situation est une assurance. »
  • Accepter la juste dose d’irrationnel : « monter une start-up, c’est aussi un peu sauter dans le vide, savoir prendre des risques, ou réagir à l’instinct. Ça s’est toujours révélé payant pour nous. Soyez passionné, cela vous portera. »
 
Bénéficiez de plus de conseils, d’enseignements, et d’échanges avec Pierre-Henri Deballon, mentor d’AcceleRise, en rejoignant notre 2e promo ! L’appel à candidatures est en cours => cliquez ici
 
 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 
 
Lancement du concours "Food Nexus Start-up Challenge"
Réseaux sociaux
 
Le Food Nexus Startup Challenge vient d'être lancé. Les meilleurs start-ups de la FoodTech et de l’AgTech de 7 pays européens vont pitcher devant des professionnels européens de l’agroalimentaire. Une opportunité incontournable pour AcceleRise car Vitagora sélectionnera les 3 finalistes français parmi les lauréats de la promo 1 et la promo 2 (dont l'appel à candidature est en cours) de ce programme. 
 

Un concours européen 

 
Donner l’opportunité aux meilleurs start-ups européennes des domaines FoodTech et AgTech de rencontrer des entreprises de toute l’Europe : c’est la mission que se donne le Food Nexus Startup Challenge. Initié par FoodNexus, consortium européen réunissant PME, multinationales et centres de recherche œuvrant pour une alimentation durable et sûre, ce concours se clôturera lors d’une finale le 7 décembre 2017, à Wageningen (Pays-Bas).
 
Trois finalistes seront présentées pour chacun des 7 pays suivants : la Belgique, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, la France, et les Pays-Bas.
 
Pour les start-ups participantes, de nombreux bénéfices sont attendus : 
  • Mises en relation avec des investisseurs et industries agroalimentaires de toute l’Europe
  • Participation au Corporate-Startup Engagement program 
  • Forte communication et visibilité grâce au consortium FoodNexus
  • Le lauréat recevra un cash prize ainsi qu’un accompagnement au développement d’affaires de mentors reconnus et d’entreprises européennes leaders. 
 


Vitagora, référent France, sélectionnera les candidats nationaux

 
Vitagora est fortement impliqué dans le montage de l’antenne française du consortium FoodNexus*. Nous avons donc été désigné comme le référent national du concours et sélectionnerons les start-ups finalistes françaises.
 
Pour cela, nous orientons notre choix parmi les start-ups des deux premières promotions d'AcceleRise. Christophe Breuillet, directeur de Vitagora et d'AcceleRise explique : « Nos appels à candidature pour AcceleRise sont d’ores et déjà nationaux. Ils nous permettent de sélectionner, chaque fois, les start-ups les plus prometteuses de France dans les domaines foodtech et agtech. Une richesse sur laquelle nous capitaliserons pour choisir nos trois finalistes du Food Nexus Startup Challenge. » 
 
Si vous êtes intéressés pour tenter de participer au Food Nexus Startup Challenge, il vous reste 2 semaines pour candidater à la session #2 d’AcceleRise (clôture le 12 juin 2017). Ne manquez pas cette opportunité de booster votre business sur le plan européen !
 
 
**Les partenaires de Food Nexus France : AgroParisTech, Avril, Bel, Danone Research, Eurofins, INRA, Naturex, Tereos, Triballat Noyal, SEB, Sill Entreprises
 
 
Télécharger le communiqué de presse
Nous contacter : accelerise@vitagora.com 

 

 
 
[expert] Les réseaux sociaux : vos alliés « visibilité » ?
Réseaux sociaux
 
Que vous soyez en B2B ou en B2C, les possibilités de gagner en visibilité par une présence web-sociale réussie sont énormes. A condition de suivre les conseils de notre expert et mentor, Benjamin Blachère, fondateur de l’agence SLAP digital

 

Conseil #1 : non, les réseaux sociaux ne sont pas indispensables

 
Il est rare qu’une start-up ne soit pas présente sur les réseaux en 2017. Et pourtant, Benjamin Blachère, notre mentor expert ès web, n’hésite pas à le dire : « si c’est toujours un ‘nice to have’, ce n’est pas toujours indispensable ». 
 
Honnêtement, moi qui voit tant de jeunes adultes rivés sur leurs smartphones (je donne peu cher pour leurs cervicales…), j’en tombe des nues. Comment ça, « pas indispensable » ? Explication très claire de Benjamin (appelons-nous par nos prénoms, nous sommes dans le monde du web marketing) : rien ne sert de courir, il faut partir à point. 
 
Votre branding (c’est-à-dire, votre stratégie de marque) se cherche encore ? Votre business model a besoin d’être affiné ? Vous êtes déjà sous l’eau avec des priorités technologiques, commerciales, financières ? Si vous avez répondu « oui » à l’une de ces questions (une seule suffit), gardez les réseaux sociaux pour plus tard.
 
« On rencontre parfois des start-ups qui se lancent trop tôt et trop vite sur les réseaux sociaux. Si votre start-up sait où elle va, c’est très bien. En revanche, si son business model n’est pas encore précis, si son nom n’est pas encore définitif ni déposé, et si elle n’a encore rien à dire (ou trop de choses, au contraire), ce n’est pas le bon moment pour se rendre visible. Décliner et diffuser du contenu en ligne autour d’une marque prend du temps (beaucoup), et demande avant tout une cohérence très précise, au risque d’être contre-productif. »
 
Ne culpabilisez donc pas d’être (pour le moment) absent des réseaux sociaux : vous avez certainement une bonne raison pour cela, et c’est tant mieux pour vous.
 
 

Conseil #2 : ne vous blâmez pas de préférer LinkedIn à Facebook

 
« Il faut savoir lever le pied des réseaux sociaux, notamment pour les start-ups en B2B », précise Benjamin. « Ainsi, certains canaux très grand public ne seront pas pertinents : Instagram ou Pinterest par exemple. Facebook peut l’être mais à condition de l’utiliser astucieusement pour éviter d’être perçu comme trop intrusif au sein de l’espace personnel de vos cibles professionnelles ».
 
En bon « Millennial » que vous êtes, les réseaux sociaux, vous maitrisez. Je ne vous apprendrai donc rien à vous rappeler que :
  • pour un contenu visuel, l’incontournable est Instagram
  • pour un contenu grand public, c’est Facebook
  • pour un contenu qui vise des journalistes et influenceurs, ce sera Twitter
  • pour un contenu B2B, ce sera LinkedIn 
  • si les vidéos sont justifiées, YouTube est à explorer car il est le second moteur de recherche en volume de requêtes derrière Google, offre des options de ciblage très précis (et donc très efficace) pour la promotion payante et remonte très bien dans les moteurs de recherches
  • un blog sera très utile pour éduquer le marché à une technologie de rupture, et très pertinent pour votre référencement naturel ;
« Site web, places de marché, réseaux sociaux… Tout en gardant en tête la pertinence des médias par rapport à vos cibles et vos produits, il faut multiplier au maximum les canaux. Mais attention : multiplier les canaux, cela signifie multiplier le temps à y consacrer, et le budget à y investir. » Pas question de prendre à la légère la création de comptes : il faut les alimenter, les faire vivre… et souvent, en adaptant les contenus. 
 
 

Conseil #3 : creusez ces notions que vous connaissez déjà (sans le savoir)


Acquisition, rétention, activation, analytics… « Si la génération Y, très souvent derrière les start-ups de la FoodTech que nous accompagnons, est habituée des réseaux sociaux, elle n’est pas toujours à l’aise avec la terminologie du web marketing. » N’hésitez pas : creusez ces concepts qui vous semblent si naturels et familiers, et qui font pourtant appel à des stratégies bien pensées. 
 
Contrairement au « référencement organique », le « paid reach » ou référencement payant génère des coûts non-négligeables pour les annonceurs mais sont très efficaces sur les réseaux sociaux. 
 
Les publicités « Google AdWords », contrairement aux publicités traditionnelles, présentent l’énorme potentiel d’un ciblage précis et d’un modèle de facturation au coût par clic permettant beaucoup de contrôle et en faisant un outil de test idéal. Et la « position 1 », c’est le St-Graal du « SEO ». 
 
La « landing page », cette page d’atterrissage que vous n’hésitez pas à fermer si elle n’a pas l’info recherchée ou si elle elle trop lente à s’afficher, joue un rôle clé dans l’atteinte de vos objectifs de conversion. 
 
Le « call to action », ce petit bouton sur lequel votre pouce clique plusieurs fois par jour, a été déterminé, choisi, et façonné pour. 
 
Késako ? Faites-vous accompagner par des professionnels pour traduire ces termes en concepts concrets et déterminer les actions à mener par vos équipes. Rappelez-vous : ils ne sont pas toujours spécialistes malgré leur facilité à s’approprier ces outils. 
 
Pour en savoir plus sur SLAP digital, l’agence de marketing digital de notre mentor Benjamin Blachère, rendez-vous sur : http://www.slapdigital.fr/ 
 
 
 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 
 
[Tendance] Révolutionner l’expérience « retail »
 
 

Carrefour - hyper connecté de Villiers-en-Bière

 
Révolutionner l’expérience client : pour de nombreuses start-ups de la FoodTech, c’est un moyen de se distinguer de la concurrence, notamment des grands comptes ancrés dans le « brick and mortar » et souvent frileux de remettre en cause leur fonctionnement éprouvé. 
 
Et pourtant ! Certaines multinationales renouvellent leurs modèles, bousculées pour le secteur de la distribution par Amazon notamment… On a testé pour vous l’hypermarché connecté de Carrefour Villiers-en-Bière ! Ambiance de marché, environnement cocooning et écrans LED. Quand un grand compte révolutionne l’expérience client, ça donne quoi ?
 
 

Bousculer la distribution traditionnelle

 
« Après un an de travaux, Carrefour dévoile à Villiers-en-Bière un hyper connecté » titrait le magazine LSA en janvier. A l’heure où les études démontrent que les consommateurs, même de jeunes générations, recherchent la proximité avant la connectivité, ce magasin emblématique de la grande distribution allie les deux dans une expérience client repensée. 
 
Car repenser l’expérience client représente ici pour Carrefour une stratégie de choix face à la concurrence grandissante, et innovante, d’Amazon Go. Ces épiceries « in real life » signées par le géant Amazon bousculent la règle du jeu : pas de caisse, pas de file d’attente… une expérience d’achats basée sur les technologies du numérique et de la data, et également dotée d’une dimension « commerce de proximité ».
 
Mais avec ses 24 000 m² et 170 millions d’€ de chiffre d’affaires chaque année, a priori, peu de chances pour que cet hypermarché Carrefour situé au Sud de Paris en Seine-et-Marne, le plus grand hypermarché de France, fasse véritablement naitre une expérience client personnalisée et conviviale… 
 
 
 

Ramener de la proximité

 
Pour autant, après plus d’un an de travaux, Marine, ingénieure projets à Vitagora basée à Melun, en est devenue une véritable habituée. En plus de son regard d’ingénieure agroalimentaire dotée d’une sensibilité FoodTech, Marine entre dans la catégorie de consommateurs « Millennials ». Bientôt trentenaire, amatrice de cuisine faite-maison, ses choix alimentaires sont guidés par une recherche de praticité, de gain de temps, mais également de plaisir de manger. Le tout, smartphone à la main, bien entendu. « Avant les travaux, je privilégiais les épiceries de proximité ou le drive pour ne pas perdre de temps. Cet hypermarché représente 24 000 m² en surface totale : c’est immense ! Depuis les travaux, je le reconnais sans détour : c’est devenu le lieu de vente que je favorise. »
 
Ce qui répond le plus à ses attentes de consommatrice, c’est la carte de la convivialité, clairement s’inspirant du modèle des commerces de proximité. 
 
« Pour chaque type d’aliments du rayon frais – traiteur italien, pâtisserie, fromages à la coupe, etc. – il y a un stand de démonstration, de dégustation et de présentation. On se croirait dans des halles de marché. L’humain et l’échange sont ramenés au centre de l’expérience. »
 
A cela s’ajoute le jeu de la transparence : « Sur le stand pâtisserie, les employés assemblent devant les yeux des clients les produits en vente. Et sur le stand boulangerie, on peut voir des fours de démonstration, pour constater que le pain est bel et bien cuit sur place. Tout cela était déjà réalisé sur site... Mais le faire devant les clients, c’est une façon de les rassurer. Et cela participe à l’humanisation de cet immense espace.»
 
Carrefour - boulangerie
 
 

 

Une expérience ludique et récréative

 
Ce qui fonctionne également pour séduire Marine (et probablement tous les autres aussi) ? « Ils ont vraiment réussi à transformer l’expérience « corvée » des courses en expérience « loisirs ». On se rend dans l’hyper pour passer un moment de flânerie. » 
 
Marine note bien sûr le travail réalisé sur le choix des matériaux et des couleurs, tendances et cocooning. Mais également un travail plus global : chaque rayon est pensé et aménagé comme un magasin spécialisé. Ambiance bibliothèque côté livres, torréfacteur côté cafés, caves côté vins.
 
Résultat : « mes achats ont augmenté », reconnait Marine.
 
« Un frein reste majeur cependant », ajoute-t-elle : « il faut du temps pour s’y promener. En premier lieu, la surface est immense et simplement traverser les rayons prend du temps. D’autre part, pour tirer pleinement bénéfice de cette expérience de flânerie, il faut accepter de perdre son temps à regarder les démonstrations, les ateliers, à se balader dans les rayons. Un client pressé n’en tirera certainement pas la même expérience. »
 
 
 

Côté connecté, des progrès restent à faire

 
Et côté FoodTech ? Sur ces aspects, pourtant mis en avant par l’enseigne, Marine est plus critique. « Cet hypermarché est censé être connecté. Pour ma part, je ne le perçois pas. Tout ce que je constate, c’est un réseau wifi gratuit, et des écrans de promotion ou de signalétique. Rien de bien innovant à mes yeux. Avec mon regard baignant dans la FoodTech, je m’attendais à des outils plus poussés tirant intérêt des technologies connectées : comptes-clients sur l’application, remontée de données via le wifi, géolocalisation… les fondations technologiques semblent là pour permettre des publicités ciblées, des écrans évolutifs personnalisés, des push individuels. Pour le moment, il n’y a rien de tout cela. »
 
Peut-être faudra-t-il attendre que le projet StoreConnect, labellisé par Vitagora, apporte une dimension plus palpable au magasin connecté ? 
 
« Faut-il s’attendre à ce que les aspects connectés évoluent dans les mois qui viennent ? Peut-être. Mais pour moi, l’innovation de cet hypermarché est véritablement l’optimisation de l’expérience client. On s’y sent bien, malgré ses 24 000 m². C’est un moment récréatif. En innovant ainsi, ils ont su me ramener, moi cliente du drive, en magasin : c’est une vraie réussite. » 
 
 
 
 

Par Clémence Bouvel

Clémence Bouvel

Chargée de communication, Clémence capte les tendances à ne pas manquer sur ses outils de veille et les retranscrit  via le blog de Vitagora, des lettres de tendances, les réseaux sociaux, etc.

Le Big Data au service du marketing alimentaire
 
François André Allaert
 
Président du groupe CEN, le Pr. François-André Allaert n’en est pas à son premier lancement. Fondateur de CEN Biotech (1995), puis de CEN Nutriment (2006) et CEN Nutrition Animale (2014), la 4e brique de son groupe a vu le jour en ce début d’année 2017 – CEN Connect, une société spécialisée dans l’innovation numérique au service de la santé.
 
Un marché porteur et stratégique… jusqu’à l’alimentaire par le data mining. Entretien.
 
 

Qu’est-ce que le groupe CEN ? 


Pr FA Allaert : Le Groupe CEN est un conglomérat de quatre sociétés dédiées spécifiquement à l’évaluation des médicaments et des dispositifs médicaux (CEN Biotech, créée en 1995), de l’alimentation santé et des compléments alimentaires (CEN Nutriment, créée en 2006) et de la nutrition animale (CEN Nutrition Animale, créée en 2014). CEN Expérimental, centre de recherche clinique dédié aux études en alimentation, a été créé en 2012 et est agréé par le Ministère de la santé pour la réalisation d’études cliniques.
 
Ces sociétés occupent aujourd’hui près de 3000 m2 de terrain dans le Parc des Biotechnologies Mazen-Sully à Dijon. Aujourd’hui, ce sont près d’une trentaine de collaborateurs qui œuvrent à l’avancée de la recherche en santé et en bien-être.
 
 

Pourquoi avoir fondé Cen Connect ?


Pr FA Allaert : CEN Connect a été fondé en partenariat avec BtoWeb, une société dijonnaise de prestations informatiques (création de site internet, de logiciels et d’applications mobiles), et à l’issue d’une collaboration déjà en place. Il ne s’agit pas d’un projet futur, mais de la structuration de réalisations d’ores et déjà palpables, car 5 applications en santé et en alimentaire existent d’ores et déjà. 

Notre idée derrière CEN Connect, c’est avant tout de repenser les techniques d’évaluation de produits pharmaceutiques et agroalimentaires, de proposer des méthodes de suivis sécurisés de pathologies chroniques directement sur smartphone et de renouveler les outils de formation des actuels et futurs professionnels de santé. 

D’ailleurs, sur un plan économique, le marché des objets connectés et des applications de santé pèse déjà plus de 10 milliards d’euros et bénéficie d’une croissance à deux chiffres. On estime que dans les 3 à 5 ans, les 7 milliards de personnes dans le monde ayant un smartphone utiliseront au moins deux applications de santé.
 

 

Comment passe-t-on des applications de santé à la FoodTech ?


Pr FA Allaert : En 2015, en partenariat avec BtoWeb, nous avons conçu l’application NursTrial®, un nouvel outil de recueil de données sur smartphone, à destination des industriels du secteur pharmaceutique souhaitant mener de nouvelles études cliniques auprès de volontaires sains.
 
Les avantages étaient déjà très nombreux : récupération des données en temps réel, transmissions entièrement sécurisées, saisies intuitives, disparition du papier, envois de notifications… Une avancée formidable depuis le suivi sur papier ! Aujourd’hui, près d’un tiers de nos études sont menées via cette application.

Le smartphone représente un outil idéal dans le suivi rapproché : envoi de photos, évaluations en direct, gain d’usage et de praticité. Le smartphone permet de saisir un nombre important d’informations en temps réel. En 2016, nous allons donc un cran plus loin dans le « tout numérique » en développant l’application FoodTrial®, l’équivalent de NursTrial® appliqué au secteur de l’agroalimentaire (collecte de données issues de questionnaires dans le cadre d’études cliniques).

Avec son lancement, CEN Connect s’inscrit pleinement dans le terreau fertile de la FoodTech Dijon-Bourgogne-Franche-Comté. Au niveau régional, une vraie dynamique s’est mise en place, ainsi qu’une envie d’entreprendre et d’innover dans ce domaine. Avec CEN Connect, nous espérons bel et bien contribuer à cet écosystème porteur de croissance.
 
 

FoodTech, compréhension des consommateurs, collecte de données… Quels sont enjeux du numérique pour les acteurs de l’agroalimentaire ?


Pr FA Allaert : L’apport du numérique et des objets connectés est hautement stratégique pour le secteur agroalimentaire. Grâce au recueil massif de données en temps réel, on quitte les stratégies traditionnelles d’échantillon pour réaliser des tests consommateurs d’une autre échelle. Flashsurvey®, une autre application lancée par CEN Connect, permet d’ailleurs de mener ce type d’enquête d’envergure.

Il s’agit désormais d’élargir ces tests à l’ensemble des volontaires. On quitte l’échantillonnage représentatif pour se placer dans une démarche d’analyse multisectorielle. Faire lumière sur la complexité des profils de consommateurs, définir les critères déterminants du ré-achat : les enjeux de ces analyses, de type « data mining », ouvrent les professionnels à une compréhension marketing beaucoup plus fine que des petits échantillons permettant de répondre à la simple question « qui achète mon produit ? ». 

Mais cela nécessite bien sûr de traiter une immense quantité de données – seuls les objets connectés nous permettent aujourd’hui de remonter ces données. Et l’on change réellement de dimension. 
 
 
 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

« Oui, une start-up est une vraie entreprise. »

Xavier BoideveziStart-ups de la FoodTech, vous regrettez trop souvent que les grandes entreprises, financeurs, ou même parfois futurs partenaires, ne voient en vous qu’un « bac à sable » sans réel enjeu ? Bonne nouvelle pour vous : les perceptions et les mentalités évoluent. De plus en plus d’entreprises, et notamment de multinationales, s’intéressent à vos idées, à vos compétences, et à vos projets. Xavier Boidevezi, Directeur développement des marchés activité électrique culinaire au sein du groupe SEB, secrétaire national du réseau FoodTech,  et également mentor d'AcceleRise, nous en dit plus…

 

 

Les grandes entreprises s’intéressent de plus en plus aux start-ups. Pourquoi ? 
Progressivement, les grandes entreprises se rendent compte que les start-ups ne sont pas de simples « bacs à sable » ou « terrains de jeu ». Si la manière de travailler d’une start-up est différente d’une grande entreprise, sa capacité à innover et à générer de la valeur mérite largement l’intérêt de l’ensemble de l’écosystème économique.  Une start-up est une vraie entreprise. En cela, elle doit maitriser sa croissance et faire des choix stratégiques comme toute autre entreprise.

 

 

Une start-up est-elle plus innovante qu’un grand groupe ? 
Ce qui fait la force d’une start-up, c’est sa souplesse. Une entreprise d’une histoire de 50 ou de 100 ans ne prendra pas le risque de renouveler ce qui a fait sa réussite jusqu’à aujourd’hui. Au contraire, une start-up se permet d’aller sur l’innovation de rupture. C’est très visible dans la FoodTech : ce sont les start-ups qui utilisent des matières premières inattendues comme les algues ou les insectes. Ce sont les start-ups qui révolutionnent la cuisine par des livraisons de repas collaboratifs ou des applications mobiles.

 

Alors qu’un grand groupe reste souvent focalisé sur le développement de ses produits, une start-up est tournée vers l’usage, vers le service orienté « utilisateur ». C’est cela qui fascine les grandes entreprises. 


 

Si elles savent innover, que peut alors apporter une grande entreprise à une start-up de la FoodTech ?
Il ne suffit pas d’une belle innovation pour réussir dans la durée, il y a un réel besoin d'accompagnement. Comment pérenniser l’activité d'une start-up ? Comment accèdera-t-elle à ses marchés, aux circuits de distribution ? Comment se développer à l’international ? Les grandes entreprises peuvent apporter des réponses toutes faites à ces question. L'un des leviers d'action forts d'AcceleRise est sa capacité à proposer une passerelle directe avec des grandes entreprises et même multinationales ouvertes à des collaborations gagnant-gagnant.


 
Sur le discours, on ne peut qu’être d’accord. Mais concrètement, que va apporter AcceleRise aux start-ups de la FoodTech ? 
Les start-ups n’ont pas besoin de « blabla ». Elles ont besoin d’actions concrètes qui leur permettent de déployer, vite et bien, leur activité. C’est l’un des gros atouts d’AcceleRise : dans le jury du programme, dans les mentors qui accompagneront les start-ups sélectionnées, on trouve des grands groupes et des entrepreneurs qui sont prêts à collaborer avec des start-ups. Ils ont conscience que la temporalité d’une start-up n’est pas la même que la leur. Que la start-up est souple là où le grand groupe est structuré par des couches hiérarchiques et administratives.

 

Mais les partenaires d’AcceleRise sont prêts et ont l’esprit d’ouverture nécessaire pour collaborer et co-construire avec les start-ups. En parallèle, AcceleRise leur apporte des moments concrets d’échanges : rencontres, meet-ups, ateliers, formations, pitchs… Des moments qui replacent les échanges humains au cœur de la relation business. Car tout commence ici : l’humain. Apprendre à se connaitre, découvrir les équipes qui composent la start-up, leur solidité, leur ambition, mais aussi, leur humilité, car elles ont également besoin des grandes entreprises. Adossé au réseau du pôle de compétitivité Vitagora, AcceleRise leur ouvre l’accès à plus de 350 acteurs de l'agroalimentaire : une richesse incroyable !

 

Propos receuillis par Clémence Bouvel

 

Pour en savoir plus sur AcceleRise, veuillez contactez Christophe Breuillet : christophe.breuillet@vitagora.com
 

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