L’international ? Jamais trop tôt pour y penser !

Alors que la population mondiale explose et que les ressources s’amenuisent, les professionnels de l’alimentaire à travers le monde sont à la recherche de technologies pouvant modifier notre façon de produire, de distribuer, et de consommer. Ce constat joue un rôle clé dans l’internationalisation de votre start-up (et dans sa rapidité). ToasterLAB s’est associé à Food Tech Matters, l’événement international de la FoodTech qui se tiendra à Londres le 21 novembre prochain, pour proposer aux start-ups du secteur une vitrine de valorisation devant des investisseurs  - car il n’est jamais trop tôt pour penser international !

 

Depuis quelques années, les professionnels de l’agroalimentaire à travers le monde cherchent à répondre différemment aux exigences des consommateurs, à la recherche d’une alimentation plus naturelle, plus durable, et plus saine. Partout dans le monde, des start-ups imposent, avec l’agilité qui les caractérisent, un rythme soutenu en innovation de rupture dans l’agroalimentaire. Des imprimantes 3D alimentaires à la viande de laboratoire, en passant par les fermes verticales, leurs technologies innovantes pourraient résoudre les défis attendus par les générations futures.

 

Au sein de l’écosystème de ToasterLAB, nous remarquons un intérêt grandissant des investisseurs et des grands groupes de l’agroalimentaire, soucieux de participer à la course effrénée (et internationale) de la FoodTech, envers ces innovations. Attirées vers ces partenaires pour une accélération de leur développement à l’international, les start-ups ont beaucoup à gagner de cet intérêt.

 

 

LA TECHNOLOGIE AU MICROSCOPE…

 

Le premier intérêt semble être sur les technologies permettant aux consommateurs d’accéder à une alimentation bonne au goût et à la santé, et à un bon prix. En parallèle, on constate aussi un fort intérêt pour retrouver la confiance des consommateurs, par la transparence, l’efficacité de l’exploitation des ressources en production et supply chain. Cet intérêt façonne un environnement fertile pour les start-ups qui ajouter la « tech » à la « food », afin d’accéder à l’international avec l’aide de partenaires et d’investisseurs stratégiques.

 

« Depuis 2013, le nombre d’investisseurs qui prennent part au secteur agroalimentaire a plus que triplé. Les grandes entreprises multiplient leurs initiatives et les fonds d’amorçage destinés aux start-ups », m’explique Briony Mansell-Lewis, directeur de Food Tech Matters.

 

En plus de cela, l’intérêt se porte de plus en plus sur des start-ups « early stages » ou semi-matures. « Alors que des start-ups emblématiques de la FoodTech comme Beyond Meat génèrent de la visibilité et de l’intérêt global pour ce secteur, les fortes valorisations poussent les groupes agroalimentaires et les fonds d’investissement à  se tourner vers de plus petits investissements dans de jeunes start-ups », détaille Briony Mansell-Lewis.

 

 

 

QUAND LE TEMPS PRESSE

 

il y a beaucoup à gagner dans un partenariat avec un grand groupe de l’agroalimentaire ou un fonds d’investissement : accéder à des marchés émergents en forte croissance, à des plateformes de distribution, à des forces de vente… Plus l’accès au marché est facile, plus le time-to-market est crucial… et plus il devient indispensable de s’intéresser à ces ressources offertes par ces gros partenaires, avant de se laisser rattraper par des concurrents !

 

Bien entendu, les premières étapes consistent à capter des opportunités de visibilité. « Nous avons créé Food Tech Matters dans l’objectif de faciliter les connexions entre ces start-ups innovantes du secteur alimentaire, les grands groupes et les investisseurs », explique Briony Mansell-Lewis.

 

« Etant donné l’intérêt actuel pour la « tech », nous offrons une vitrine aux innovations de ces domaines spécifiques :

  • La modification génétique, l’impression 3D, la nutrition personnalisée ;
  • L’intelligence artificielle et ses applications dans la production, la transparence, la réduction du gaspillage ;
  • Les protéines durables et alternatives à la viande ;
  • Les nutraceutiques innovants pour développer de nouveaux produits et offrant des solutions au gaspillage alimentaire. »

 

« Ces technologies sont une promesse pour un futur durable et une meilleure nutrition pour tous  L’objectif est de leur faciliter le passage à l’échelle », conclut-elle.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN

 

Si vous voulez miser sur le développement international pour la croissance de votre start-up et que vous recherchez des opportunités de rencontres avec vos futurs partenaires, rejoignez ToasterLAB et prenez part à Food Tech Matters, le 21 novembre 2018 à Londres.

 

Contactez Claire Van Overstraeten pour plus de détails et pour bénéficier de tarifs réduits (options de visibilité pour les start-ups à partir de £250 (environ 280€) : claire.vanoverstraeten@vitagora.com, 03 80 78 97 93.

Attention : les tarifs préférentiels s’achèvent le 5 octobre 2018.

 

 

Food Tech Matters est un événement international à Londres, qui inclut des pitchs d’entreprises et d’investisseurs, des ateliers autour des nouvelles technologie, des rendez-vous d’affaires entre investisseurs/grands groupes et start-ups, et le Food Tech Lab, une opportunité de visibilité unique pour les start-ups de la FoodTech du monde entier.

 

Entrepreneurs, grandes entreprises, start-ups… Offrez-vous cette opportunité unique de rencontrer vos futurs partenaires (industriels, mentors, investisseurs, experts en nutrition, institutionnels, etc.).

 

Plusieurs start-ups ont déjà confirmé leur présence : Natural Machines (Espagne), à l’origine de la première imprimante 3D alimentaire, Higher Steaks (UK) qui travaille sur une « viande » de laboratoire, Winnow (réduction du gaspillage alimentaire), Magellan Life Sciences (Inde – protéines alternatives), Mimica Lab, etc.

Du côté des grandes entreprises et des investisseurs, sont annoncés : Nestec, Five Seasons Venture, Distill Ventures, Sweden FoodTech, , Forward Fooding, ANJA GmbH, Nestle, Diageo Sluys International and Mathys & Squire, etc.

 

Grâce à Co:cubed, participez à des rendez-vous d’affaires de 30 minutes entre start-ups et grandes entreprises, sur des thèmes « FoodTech » tels que la nutrition personnalisée, le microbiote, etc.

 

Contact :

 

Claire van Overstraeten, ToasterLAB : claire.vanoverstraeten@vitagora.com, +33 3 80 78 97 93

Tarifs avantageux pour start-ups à partir de £250 (environ 280€)

https://www.foodtechmatters.com

It’s not too early for your start-up to think international
 
As the global population expands and resources dwindle, international food businesses are looking to technology to change the way we produce, deliver and consume food. And this can be the key to fast-track internationalization for your startup. ToasterLAB has partnered with Food Tech Matters, in London on November 21st, to offer FoodTech startups a showcase before corporate investors and VCs as it’s not too early to think international.
 

The last few years have seen a sea change in how global food business is seeking to respond to changing consumer demands for healthier natural and more sustainable food. Nimble entrepreneurs around the world have leveraged their agility to set the pace in transformational food innovation. From 3D printed food to lab-grown meat and vertical farming, their disruptive technologies could help solve the challenges faced by future generations.
 
Within the ToasterLAB ecosystem, we have seen more and more interest from global food and drink corporates and investors, who are keen to be part of the fast-paced global food tech scene. With the lure of accelerating their international development, startups have a lot to gain from leveraging this interest.
 
 

Technology under the microscope

 
A major corporate focus appears to be on technologies that deliver better food and nutrition at the right price for the consumer, as well as trust, transparency and resource-efficiency in production processes and supply chains. This is providing a fertile environment for startups putting the “tech” into FoodTech to get their business on to a global platform with the help of strategic partnerships or investments.
 
“Since 2013, the number of investors participating in the food and beverage sector has more than tripled. Corporations are multiplying their startup initiatives and venture funds,” Briony Mansell-Lewis, director of Food Tech Matters, tells me. 
 
In addition, the focus is more and more on early to mid-mature startup projects. “As FoodTech flagship startups like Beyond Meat create more visibility and interest for the sector, higher valuations are pushing food corporations and VCs towards making smaller investments in younger startups,” says Briony Mansell-Lewis.
 
 

Time is of the essence

 
Getting access to high-growth emerging economies, distribution platforms, marketing clout… there is a lot to gain from partnering with a big food business player or a VC. The lower the entry barrier to your markets and the more time-sensitive your go-to-market, the more interest you could have in getting access to those resources proffered by big business partners, before your competitors catch up.
 
The obvious first step starts with looking for opportunities to get noticed. “We created Food Tech Matters, with the aim of facilitating connections between these innovative food tech start-ups, and corporates and investors,” explains Briony Mansell-Lewis. 
 
“Given the current tech interest, we are showcasing innovations in the areas of gene editing, 3D printing and personalised nutrition; sustainable packaging, artificial intelligence's potential for improving efficiency, transparency and reducing waste; viable protein alternatives to meat; innovative nutraceuticals driving product development and food waste solutions.”
 
“Ultimately, the aim is to make it easier to scale up the newest technologies which promise to help deliver a sustainable and nutritious future for all,” she concludes.
 
 

Go further

 
If you are know that international development is key to your FoodTech startup’s growth, and you are looking for opportunities for business connections, join ToasterLAB in taking part in Food Tech Matters, November 21st, 2018 in London.
 
Contact Claire van Overstraeten for more details and reduced registration rates (showcase prices for startups from as little as £250): claire.vanoverstraeten@vitagora.com, +33 3 80 78 97 93
Earlybird prices end October 5th, 2018.
 
 
 
Food Tech Matters is a one-day event in London that will include corporate and investor pitches, new technology workshops and the Food Tech Lab, a platform to showcase leading international start-ups. 
It offers an unmissable opportunity for entrepreneurs looking for help to bring their products to the mass market to get an audience with established food brands, financiers, mentors, business partners, nutrition experts and government and trade agencies.  
 
Among start-ups already signed up are Spanish company Natural Machines, which created the first 3D food printer, Higher Steaks, the first UK company working on lab-grown "clean meat", Winnow, which developed smart tech to help chefs reduce food waste, Indian firm Magellan Life Sciences which has developed a sweet-tasting protein that can be used as a sugar alternative and Mimica Lab, which has produced a bio-reactive food expiry label.
 
Co:cubed, an agency which specialises in corporate-start-up collaboration, will host a free speed-dating style matchmaking service, where corporates meet five start-ups in 30 minutes, in sessions based on food tech themes like personalised nutrition and the human microbiome. 
 
A growing number of international organisations and corporates are involved in the event including Nestec, Five Seasons Venture, Distill Ventures, Sweden FoodTech, ToasterLAB from Vitagora, The Italian Chamber of Commerce, Forward Fooding,  ANJA GmbH, Nestle, Diageo Sluys International and Mathys & Squire to name a few.
 
 
Contact
 
Claire van Overstraeten, ToasterLAB : claire.vanoverstraeten@vitagora.com, +33 3 80 78 97 93
Special rates for startups from as little as £250.
All About FoodTech : the latest FoodTech news for September

 
Seven new startups have joined the ranks of ToasterLAB (find out more here). To get back in the working rhythm, there’s nothing like a reading a round-up of what you missed over the summer. The impact of new technologies on food behaviours, AgTech advances, advice to entre/intra-preneurs… Here is our selection of September's essential news for FoodTech devotees.
 
 

Technology and the future of food consumers

 

With a projected 21.5 billion connected objects by 2025 by the firm IoT Analytics (read the article below), there is no doubt that how we consume is undergoing radical change. What is at stake for food products? Robotisation, E-commerce, M-commerce (purchases via mobile phone), apps for diet and nutritional advice : there is a lot of scope for opportunity in a fast-moving environment of food and retail:
 
 

AgTech: a necessary reflection on a complex problem…

 
While some are convinced that the future of agriculture depends on respecting the natural order of the ecosystem and its resources, such as using an agroecological approach, others are banking on laboratory techniques that promise better returns. Two largely conflicting visions that deserve a nuanced response.
 

 

Advice to Food entrepreneurs and startups

 
The new cohort of ToasterLAB is about to begin its bootcamp (find out here all those who made the cut ), in search of the right guidance and tools to develop their businesses. While nothing beats a face-to-face talk with mentors or experts, the web is still a fountain of great advice – here are a few choice morsels:
 
 

Go deeper

 

Advice from mentors, sharing experiences with other startups: sign up below to get updates on our articles and the upcoming applications calls for ToasterLAB!

 

Our previous 'All About FoodTech' bulletins:

 
 
By Claire VO.
 
 
ToasterLAB Program Manager, Claire "VO" is in charge of our start-ups' post-acceleration as well as intrapreneurship. After 12 years with Vitagora, Claire's unparalleled knowledge of our network is put to good use while integrating our startups into the food business ecosystem!  E-mail her at: claire.vanoverstraeten@vitagora.com

 

J’ai testé 'le test conso' pour vous
 
 
Dans la liste des incontournables pour évaluer la viabilité et le potentiel d’une start-up, la POC se situe en bonne position. On ne parle pas des « pokes » qui permettait il y a quelques années (jeunes trentenaires, rappelez-vous) d’interpeller un ami sur Facebook. On parle ici de la fameuse « Proof of Concept », ou « preuve de concept » dans la langue de Molière.
 
Les Fruits de terre, start-up accompagnée dans le cadre de la 2e promo de ToasterLAB et proposant des alternatives protéiques à base de farine d’insectes, y est allée au frontal : son POC vient directement des avis de client. Pourquoi ? Comment ? Et pour quels résultats ? Voici le témoignage de Charlotte Allix, co-fondatrice de Fruits de terre.
 
 

Pourquoi la POC est-elle primordiale ?

 
Selon le média en ligne 1001 startups, 47% des échecs des startups seraient dû à l’absence de marché pour le produit ou service proposé. En d’autres termes, votre innovation peut vous sembler incroyable, il s’agit, peut-être, de ce que l’on appelle une « fausse bonne idée » ne trouvant tout simplement pas de marché.
 
Or, qui dit « pas-de-marché » dit « pas-de-clients ». Et qui dit « pas-de-clients » dit également « pas-de-financeurs-prêts-à-prendre-des-risques-à-vos-côtés »… Ce qui serait embêtant, on vous l’accorde.
 
La POC vient apporter la preuve que votre idée (qu’elle soit brillante ou même banale) recueille l’adhésion de futurs consommateurs. Charlotte Allix, co-fondatrice de la start-up Les Fruits de terre, le confirme : « apporter une preuve que notre concept est le bon est essentiel pour avancer avec nos investisseurs. Il s’agit d’aller au-delà des pures hypothèses de départ, pour les rassurer et leur permettre de s’engager avec nous. »
 
 

Les Fruits de terre : activité réorientée pour cause de POC   

 
Au démarrage de leur activité en 2017, les Fruits de terre produisaient des steaks à base de farine d’insectes. C’est en réalisant un pivot sur leur activité qu’ils ont pu accéder plus facilement à des preuves de concept.
 
« Au sein de ToasterLAB, que nous avons rejoint en septembre 2017, nos mentors et Claire nous incitaient à porter notre marque plus loin de manière à aller jusqu’à familiariser les consommateurs avec notre concept. En vendant en direct, par exemple avec un food-truck, nous pourrions nous rendre visibles, expliquer notre démarche, mais également obtenir des retours directs de clients. »
 
C’est ainsi que leur activité a pivoté par rapport à l’idée de départ : allant au-delà de la production de steaks, les Fruits de terre se sont tournés vers la restauration hors foyer. « Pas de food-truck en revanche », précise Charlotte. « En mars 2018, nous avons rejoint le food-court La Commune situé dans le 7e arrondissement de Lyon. Pendant trois mois, nous avons loué une échoppe (cuisine + comptoir de vente aux consommateurs) dans un espace convivial et contemporain, dédié aux expériences culinaires pour le grand public. »
 
Charlotte résume : « Notre présence au sein de La Commune nous a été très profitable pour évaluer notre POC. Sur place, nous avions toujours une personne de l’équipe disponible pour échanger avec nos clients, présenter notre concept mais également recueillir leurs commentaires.  Grâce à cette activité de restauration, nous avons obtenu des avis directs des consommateurs sur nos produits. »
 
 

Quels résultats ?

 
« Nous sommes preneurs de commentaires positifs mais aussi négatifs », explique Charlotte. « Après ces trois mois au sein de La Commune, nous sommes aujourd’hui en mesure d’identifier le plat qui marche le mieux et également celui qui marche le moins – et de comprendre pourquoi ! ».
 
Les tartines, proposées le midi, ont recueilli peu d’engouement, à l’heure où les clients recherchent un plat rapide à choisir et à manger, connu et familier. Face à cela, les planches apéritives, plutôt consommées en fin de journée (afterworks, apéritifs…) se sont distinguées comme le plat le plus populaire, particulièrement adapté à ce moment de détente, d’échanges, et de découvertes culinaires.
 
« En trois mois, plus de 4 000 clients sont venus chez nous. Cela nous a d’ores et déjà permis d’adapter notre offre, en faisant évoluer nos menus (ajout d’une formule « enfants » par exemple) ou en révisant les recettes de nos steaks (nous sommes actuellement en test avec d’autres espèces d’insectes, qui apportent un goût différent aux produits) », précise Charlotte.
 
« Sur 4000 clients en seulement trois mois, la POC est là !... et la visibilité en plus », conclut-elle.
 
 

Pour en savoir plus

 
Pour bénéficier vous aussi des conseils de nos mentors, deux solutions : vous abonner à notre newsletter mensuelle, ou nous rejoindre ! Pour en savoir plus, contactez-moi : claire.vanoverstraeten@vitagora.com.

 

 
 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

 
5 conseils pour (bien) parler à votre banquier
 
 
Startupper, vous avez décroché le St Graal : un rendez-vous avec votre banquier pour évoquer vos possibilités de financement. Vous avez vérifié votre nœud de cravate (ou pas). Révisé votre poignée de mains. Le stress est à son comble. Les enjeux aussi. Mettez toutes vos chances de votre côté pour vous faire comprendre par votre banquier, grâce aux conseils de deux de nos mentors : Sylvie Guillonneau, Responsable Neo Business à la Caisse d’Epargne Bourgogne-Franche-Comté, et Alain Clerc, Responsable des engagements professionnels et particuliers au Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne.
 
 

Conseil n°1 : ne vous prenez pas pour des experts-comptables

 
Vous venez trouver un financement. La première chose qu’attendront vos interlocuteurs banquiers, c’est un plan de financement précis, établit par un professionnel, afin d’identifier à quels besoins ils vont répondre. « Le startupper doit préciser précisément ses besoins de trésorerie : à quoi va servir cet argent ? », explique Alain Clerc. « Nous serons forcément plus à même de financer de l’investissement en R&D plutôt qu’un leasing de voiture pour le co-fondateur », précise-t-il en se rappelant des rendez-vous passés (true story!).  
 
Sylvie Guillonneau est franche : « la première chose à présenter en rendez-vous, c’est un bon prévisionnel, à 3 ans minimum, professionnel et précis, réalisé par un expert-comptable. C’est un métier, on ne peut pas s’inventer expert-comptable. Les experts-comptables connaissent les leviers, connaissent nos attentes… alors que les prévisionnels réalisés en interne par la start-up ne suffisent pas. »
 
 

Conseil n°2 : bien s’entourer (et le montrer)

 
« L’accompagnement est un gage de crédibilité », explique Sylvie Guillonneau. Que ce soit par une banque d’investissement comme bpifrance, par un incubateur, par un programme d’accélération comme ToasterLAB, etc. : faites-vous accompagner, et montrez-le.
 
Une start-up qui se fait accompagnée nous démontre deux choses : premièrement, que c’est un projet sérieux, puisque des experts métiers l’ont jugé prometteur, deuxièmement, que l’équipe est capable de s’engager, de produire des efforts intellectuels pour mener à bien son projet », précise-t-elle. Deux arguments qui vont faire pencher la balance en votre faveur !
 
Pour Alain Clerc, un fondateur de start-up qui ne connait pas son écosystème est en tort : « il ne faut pas avoir peur de consulter les partenaires institutionnels et ses conseils. Tous ces organismes  apportent un point de vue complémentaire au nôtre et permettent de sécuriser le projet. Les statistiques de défaillances permettent aussi de corroborer à une plus grande pérennité des créations accompagnées. »
 
 

Conseil n°3 : oubliez votre jargon

 
« Nous ne sommes pas des techniciens ni des experts-métiers. Ce qui importe davantage c’est la bonne lisibilité du modèle économique et son adéquation avec le marché », souligne Alain Clerc. « Food, numérique, nucléaire, etc. : on ne peut pas être spécialiste de tous les domaines que l’on accompagne », précise Sylvie Guillonneau.
 
Dans votre pitch, exit donc les termes techniques ou scientifiques que seuls vous et vos paires utilisez. Votre objectif doit être de rendre votre projet intelligible. Pas exhaustif. Entrainez-vous sur votre famille, vos grands-parents, vos petits cousins, pour travailler cette intelligibilité et sortir de votre jargon.
 
« Cibles, étude de marché complète, preuve de concept, preuve d’intérêt de prospects, dépôts de brevets, étude de la concurrence, etc. : ce sont ces éléments qui nous intéressent », détaille Sylvie Guillonneau. « Notre rôle n’est pas d’accompagner l’amorçage technique, mais d’accompagner un produit ou un service qui présente du potentiel et une viabilité financière. Pour évaluer les aspects techniques, nous faisons confiance à nos partenaires experts-métiers. »
 
 

Conseil n°4 : valorisez votre implication

 
 « On attache beaucoup d’importance aux personnes, à leurs profils », explique Sylvie Guillonneau.
 
Croyez-vous en votre projet ? Êtes-vous prêts à vous engager financièrement pour sa réussite ? « L’apport personnel est un élément, au même titre que la capacité à se porter caution solidaire, qui nous permet de juger de l’implication des fondateurs », détaille Alain Clerc. Sylvie Guillonneau tempère : « même si, bien entendu, on n’attend pas le même apport entre un jeune de 28 ans et un senior de 50 ans ».
 
Des prêts d’honneur, un volontariat explicit à lever des fonds, montrent que vous croyez en votre projet. « Le manque d’apport personnel n’est pas rédhibitoire : si la personne exprime une vraie ambition, un vrai engagement, à trouver des aides, à ouvrir son capital à des investisseurs, cela compense. »
 
 

Conseil n°5 : soyez transparents

 
Startupper/banquier : c’est une relation de confiance… et dans les deux sens ! Pour cela, il est indispensable d’être transparent.
 
« Je préfère un discours franc que de mauvaises surprises », précise Alain Clerc : « il nous est déjà arrivé de prêter à des personnes qui partaient de zéro, sans aucun apport. Parce que la confiance était établie. De façon contraire, certaines personnes sont fuyantes, ne nous disent pas les choses, enrobent une réalité pour nous séduire : il est difficile de leur accorder notre confiance alors que la transparence n’est pas établie. »
 
Sylvie Guillonneau ajoute : « il ne faut pas hésiter à nous appeler, à nous poser des questions : lorsqu’un particulier vient chercher du financement pour sa start-up, il devient chef d’entreprise. L’environnement évolue, nous sommes dans une relation bienveillante ».
 
 

Rejoignez ToasterLAB pour aller plus loin !

 
Sylvie Guillonneau et Alain Clerc sont deux de nos mentors : tous expérimentés, mais également disponibles et réellement présents à vos côtés ! Voir ici la liste de nos mentors.
Pour bénéficier de leurs conseils et de leur expérience, rejoignez-nous !

 

 
 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

 
Le business model : la clé du succès
 
 
Le modèle économique (ou business model) de votre start-up, c’est le concept qui lui permet de fonctionner, de générer des revenus, et de perdurer (à ne pas confondre avec son business plan– sa déclinaison concrète et chiffrées). En d’autres mots, c’est parce que vous avez un bon business model que votre start-up ne mettra pas la clé sous la porte dans les mois qui viennent. Rien que ça. Pour dédramatiser et vous apporter des clés pratiques, Nicolas Rietsch, consultant associé chez Obalys et mentor de ToasterLAB, vous livre ses trois conseils sur le business model : quand, comment… et pourquoi.
 
 

Quand ? S’intéresser au business model au bon moment 

 
Il faut traiter du sujet du business model lorsque l’heure est venue – pas avant », explique Nicolas Rietsch. Si cela semble être une évidence, Nicolas estime indispensable de le rappeler. Et pour cause : traiter du business model à un mauvais moment dans le développement de la start-up (« souvent trop tôt ! ») cause la perte de bon nombre d’entre elles.
 
« Selon le Startup Genome Project, sur les 90% de start-ups qui échouent, 70% doivent leur échec à un mauvais timing de leur développement. Parce que personne ne les accompagne pour leur dire quoi faire à quel moment, elles se précipitent dans leurs étapes et font tout, soit trop vite, soit dans le mauvais ordre. »
 
De façon très concrète, Nicolas identifie 3 étapes à suivre avant de se pencher sur le business model :
1 - L'adéquation problème/solution dont l’objectif est de s’assurer que la start-up réponde bien à un besoin marché exprimé ou pressenti.
2 - L’organisation interne et la constitution de la bonne équipe initiale qui portera les premières phases de développement de la start-up.
3 - L'adéquation produit/marché qui vise à valider de manière itérative si le marché est bien réceptif à l’offre proposée par la start-up.
 
« C’est seulement là qu’intervient la question du business model. La traiter avant reviendrait à la traiter de manière exclusivement intellectuelle, sans qu’il y ait d’impact stratégique : à la fois une perte de temps et d’efficacité. En s’y penchant à ce moment uniquement, le business model devient beaucoup plus concret, et réel. »
 
 

Comment ? S’organise pour gagner de l’argent

 
« A quoi ça sert, d’expliciter son business model ? »
 
Nicolas me provoque avec cette question rhétorique – car, bien sûr, c’est un convaincu. Mais pas question de traiter le sujet pour se faire plaisir (ou pour faire plaisir à vos mentors) : « on s’intéresse à son business model pour répondre à un objectif précis – sécuriser la manière dont l’entreprise va gagner de l’argent. »
 
Nicolas précise sa pensée : « Le business model est là pour répondre à plusieurs questions : à qui je m’adresse exactement ? Quel sont les besoins / attentes de cette cible ? Comment j’y réponds ? Combien sont-ils prêts à payer pour accepter ma solution ? Quand /comment veulent-ils payer ? Comment est-ce que je m’organise pour produire et délivrer mes offres dans les meilleures conditions possibles ? »
 
De façon sous-jacente, les réponses à ces questions vont moduler vos choix en termes de process de fabrication, de consommables utilisés, de dépenses de RH, de circuits de distribution, etc.  
 
« Formaliser le business model est incontournable pour vous organiser au mieux afin de sécuriser la cohérence et la pérennité de votre start-up. »
 
 

Innover sur son business model : un moyen de se différencier

 
En plus de cela, Nicolas Rietsch préconise aux start-ups de penser leur modèle économique comme un moyen de différenciation : « l’innovation ne concerne pas que les produits ou services – les business models sont également concernés, notamment pour limiter le risque d’être copié. »
 
A ses yeux, innover sur le business model peut se faire sur 4 leviers :
  • Sur le pricing : comment facture-t-on ? Est-ce un achat unique ? Un abonnement mensuel ? Une location ? Voire une mise aux enchères ? etc.
  • Sur le réseau : « s’entourer de partenaires crédibles et performants permet de vous créer une valeur unique face à la concurrence, mais également d’accéder à des clients stratégiques, de baisser vos coûts, voire même de développer vos compétences. Les start-ups accompagnées par ToasterLAB, et qui ont accès au réseau de Vitagora, vous le diront ! »
  • Sur la structure de l’entreprise : comment sont organisées vos équipes ? Quelles machines utilisez-vous et quel est votre niveau d’automatisation ? Que sous-traitez-vous et que produisez-vous en interne ?
  • Sur les processus : « en tant que start-up, tout doit être pensé dans une logique de scalabilité », précise Nicolas. « Innovez sur vos processus internes pour, qu’avec vos ressources limitées, le moins de temps et d’argent ne soient perdus. Cela signifie faire des choix – souvent, se séparer de tâches que vous aimez en les confiant à un prestataire externe. »
 
Les exemples d’innovation en business models sont nombreux : les voitures Ford montées à la chaine, Rank Xerox et les locations de photocopieurs (plutôt que l’achat), les box à abonnements mensuels, les forfaits téléphoniques de Free à bas coûts, les vols low-cost imaginés par Ryan Air, les logiciels en open-source, etc. Et vous : quel est votre business model et en quoi se distingue-t-il de la concurrence ? Si vous souhaitez en apprendre plus sur l'accompagnement de nos mentors et sur notre programme, contactez-moi : claire.vanoverstraeten@vitagora.com.
 

 

 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

3 conseils pour organiser une campagne de prévente
 
 
Nicolas Naigeon est co-fondateur de la start-up Aveine, accompagnée au sein de la toute première promo de ToasterLAB. Fondée en 2016, cette jeune pousse à l’origine du premier aérateur de vin intelligent s’apprête à lancer sa campagne de prévente. Comment s’y prendre ? Les conseils de Nicolas.
 
 

Aveine : in vino veritas 

 
Fondée il y a moins de 2 ans, la start-up montée par trois associés, Nicolas Kamennoff, Matthieu Robert et Nicolas Naigeon, peut se vanter de son succès. Intégrée à la première promo de ToasterLAB (AcceleRise à l’époque - relire ici notre article « Promo 1 : que sont-ils devenus? ») en début d’année 2017, Aveine, à l’origine du premier aérateur de vin intelligent et connecté, a depuis : déménagé, recruté (la société compte aujourd’hui 13 salariés !), et levé des fonds cet été. Après une visibilité gagnée à la finale du Food Nexus Challenge et une participation remarquée au CES, ses prochains objectifs sont à la hauteur de ses ambitions : nouvelle levée de fonds, plus importante cette fois, prévue pour le deuxième semestre de cette année, développement du portefeuille clients (merci à ma collègue Stéphanie pour les y aider !), passage à l’industrialisation… et, tout prochainement, lancement d’une campagne de prévente sur Indiegogo.
 
« Les campagnes de prévente, c’est un peu comme jouer au poker… », m’a glissé récemment Nicolas Naigeon. « Leur intérêt est double : lever des fonds et s’engager dans l’industrialisation de votre produit. » D’où l’importance de s’y prendre (très) sérieusement. Voici ses trois conseils.
 

 

Conseil n°1 : prendre le temps de (bien) se préparer

 
« Bien préparer une campagne de prévente, cela demande une chose très chère aux yeux des start-ups : du temps », me confie Nicolas.
 
Le temps est indispensable pour s’assurer que votre base de contacts (qui seront les premiers informés du lancement de votre campagne) est qualifiée. « La préparation d’une base propre et pertinente prend du temps : il faut déjà identifier les contacts, puis les qualifier, à la fois pour des envois d’e-mailings mais aussi sur les plateformes de crowdfunding. »
 
Du temps, également, pour anticiper la promotion de la campagne : « conception de la page web, d’une vidéo, du contenu et des visuels des e-mailings, des visuels pour les réseaux sociaux, planification des publications, suivi des relations presse… Une partie de mon équipe est à plein temps sur la promotion de notre campagne ! », m’explique-t-il.
 
Et qui dit « temps », dit bien évidemment « argent » : recrutement de salariés, prestations externes (pour les visuels ou la vidéo, notamment). « Il ne faut pas négliger l’investissement que cela représente : impossible de s’y prendre à la dernière minute, que ce soit pour des raisons de rétroplanning ou de budget ! »
 
 

Conseil n°2 : « All-in » sur les 48h premières heures !

 
Nicolas ne se fait pas d’illusion : « d’expérience, on peut dire que le succès d’une campagne de prévente est fortement conditionné à ses 24 à 48 premières heures. »
 
Pourquoi ? « C’est grosso-modo la durée de vie de la visibilité des campagnes sur les plateformes de crowdfunding. Tout comme une publication Facebook ne sera vue que dans les heures qui suivent sa mise en ligne, ou un tweet, dans les minutes après sa publication », explique-t-il. C’est en réussissant à fédérer votre communauté d’utilisateurs dans ce laps de temps très court que votre campagne pourra prendre. 
« Cette réussite dans l’immédiat crée une forme d’appétence pour votre produit. »
 
Son conseil ? « Proposer des promotions dégressives dans le temps : -50% pour les premiers acheteurs de notre aérateur, -40% pour les suivants, -30% pour ceux qui viennent encore plus tard, etc. On cherche à créer un engagement le plus rapide possible. »
 

Conseil n°3 : tout miser sur votre crédibilité

 
Mais Nicolas le reconnait : « en tant qu’entrepreneur, le principe des campagnes de pré-vente est très risqué. On y investit beaucoup sans être en mesure d’anticiper les retombées. Un vrai coup de poker, à l’aveugle… »
 
Un moyen pour se rassurer : garantir sa crédibilité. « Les internautes sont de plus en plus méfiants par rapport aux préventes. Il y a eu des bad buzz, des start-ups où le dirigeant est parti avec tout l’argent et qui n’a jamais livré ses produits. Il faut absolument être crédible pour que cela fonctionne. »
 
Comment Aveine gère-t-elle sa crédibilité ? « Notre prototype est très avancé, ce qui nous permet d’annoncer un délai de livraison plus court que la moyenne (4 à 6 mois). D’autre part, nous avons recueilli et publié plusieurs témoignages, qui donnent une légitimité à notre existence et à l’existence du produit. Enfin, nous comptons sur l’engagement de notre communauté d’ambassadeurs, avec laquelle nous travaillons depuis des mois. »
 
Un coup de poker, oui… mais où vous avez un rôle à jouer sur vos cartes, donc !
 
 

 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

Innovative startups: 3 steps to market launch

 

All startups dream of getting a foot in the door of the country’s largest retail network. And Algama has done it, with their egg-less “mayo” now found on the shelves of Carrefour hypermarkets throughout France. The secret of their sauce: patience and perseverance. And, indeed, the various steps leading to the market launch of your product can take some time. Mathieu Gonçalves, co-founder of Algama, gives us the benefit of his experience.
 
 

Algama: democratising microalgae

 
Algama is a French startup founded in 2013 by 3 childhood friends: Gaëtan Gohin, Alvyn Severien, et Mathieu Gonçalves. As a specialist in microalgae-based foods, this young company has the lofty goal of turning this ingredient from a niche product to a daily staple: drinks, sauces etc. After several rounds of funding, having set up their R&D lab, and recruiting a dozen staff members, Algama has managed to transform its idea into a promising, market-ready product with their egg free recipe for a  “mayonnaise” sauce. 
 
 

Step n°1: the right recipe

 
“Our project for a vegan mayonnaise started in 2015,” Mathieu Gonçalves tells me. “We were starting from scratch as there were no existing products of this type for benchmarking in terms of recipes and processes.”
 
The product R&D took several months. Mathieu’s enduring memory, “the most complicated thing was to get the texture right. We absolutely needed for our sauce to be as close as possible to a classic, egg-based mayonnaise.”
 
Mathieu advises young startups to take their time with this crucial stage. “For us, we severely modified our recipe several times while working on texture. That cost us time, but it was necessary for the final quality of the product… and increased its market potential.”
 
 

Step n°2: industrial transfer

 
Mathieu gets right to the point: “to pass to industrial transfer, we needed a rigourous selection process to get the right partner. Flexibility of production and high quality standards were the sticking point for us, in phase with our goals.”
 
And of course, available equipment.
 
Mathieu gives a warning. “Successfully reproducing your laboratory recipe in a factory is not a given.” As well as differing processes, ingredients may not be identical (in so much as your industrial partner may have their own preferences for suppliers). “Again, your recipe will need adjusting. In our case, it took 9 months to get it right.” 
 
 

Step n°3: market launch

 
After about a year and a half of technical development, the product was ready! And the market launch was very promising: Carrefour was on board, with its enviable network of hypermarkets, supermarkets and local stores. “We were able to test what worked best for our ground-breaking product.”
 
But how to grab this holy grail of market distribution? Mathieu has 3 pieces of advice:
  • Play the sympathy card for young entrepreneurs. “Startups are very fashionable at the moment. Don’t hesitate to use this to convince your clients. “
  • Make use of competitions and innovation cells of big name retailers. “We applied to and were accepted by Carrefour’s InnBox program. This allowed us to negoatiate directly with the top of the ladder regarding a fast and large scale market launch: 80 retail sites from the beginning.” 
  • Get all the expert help you can regarding your contracts. “We were very happy with our discussions with Carrefour, who were completely transparent and very helpful,” explains Mathieu. “But reading contracts requires specialist knowledge and we needed expert help. Make use of an external consultant or an experienced, senior team member used to this kind of task.”   
     

 

 

By Claire M.
 
ToasterLAB's Startup manager, Claire is an adept of the world of entrepreneurs, having spent the last 4 years within an incubator and innovation centre. Her mission is to provide daily support and coordination to AcceleRise’s startups, to lend them both practical support and a direct line to the necessary contacts and expertise to get their businesses off the ground. Contact Claire at claire.maugras@vitagora.com
 
Start-up innovante : les 3 étapes vers la mise en marché

 

Accéder aux rayons des grandes surfaces du n°1 de la distribution française : toutes les start-ups en rêveraient ! Algama l’a fait : leur « mayonnaise » sans œuf est commercialisée depuis cet été chez Carrefour. Le secret de leur réussite : patience et persévérance. Car les étapes jusqu’à la mise en marché peuvent prendre quelques années. Retour d’expérience et conseils de Mathieu Gonçalves, co-fondateur de cette start-up.
 
 

Algama : démocratiser les algues

 
Algama est une start-up française fondée en 2013 par trois amis d'enfance : Gaëtan Gohin, Alvyn Severien, et Mathieu Gonçalves. Spécialiste des microalgues, cette jeune pousse a l'ambition de sortir la microalgue du simple complément alimentaire pour l'amener vers les produits alimentaires du quotidien : boissons, sauces, etc. Après plusieurs levées de fonds, la mise en place de son propre laboratoire de recherche, et le recrutement d’une douzaine de salariés, Algama a su transformer leur idée pour accéder à une mise en marché très prometteuse pour leur « mayonnaise » sans œufs. 
 

 

Etape n°1 : la bonne recette

 
« Notre projet de mayonnaise vegan a commencé en fin d’année 2015 », me raconte Mathieu Gonçalves. « Il y avait tout à faire, car il n’existait pas de produits de ce type pour réaliser un benchmark en terme de recettes et de process. » 
 
La R&D du produit a donc pris quelques mois. Un souvenir marquant ? « Le plus compliqué a été de définir la bonne texture. Car on tenait à tout prix à ce que notre sauce soit au moins aussi bonne que les mayonnaises traditionnelles à base d’œufs. »
 
Mathieu conseille les jeunes start-ups à prendre leur temps pour cette étape cruciale : « de notre côté, nous avons modifié plusieurs fois et en profondeur notre recette pour des raisons de texturation. Cela nous a pris du temps, mais c’était essentiel pour avoir un produit bon… et donc, avec un fort potentiel de commercialisation. »
 
 

Etape n°2 : le transfert industriel

 
Mathieu est franc : « pour passer en transfert industriel, il faut se donner des critères de sélection rigoureux dans le choix de votre partenaire. Pour nous, c’était la flexibilité de production et de fonctionnement, ainsi que des normes qualité élevées, en phase avec nos objectifs. » 
 
Et bien entendu, la disponibilité des équipements.
 
Mais Mathieu vous met en garde : « Réussir à reproduire votre recette de laboratoire en usine ne coule pas de source… » En plus d’une différence évidente de process, les ingrédients risquent de ne pas être les mêmes (c’est que votre partenaire industriel a sûrement ses préférences et ses habitudes de commandes). « A nouveau, il vous faudra revoir votre recette. Pour nous, cela a pris 9 mois. » Une grossesse, en fait… mais pour un beau bébé ! 
 
 

Etape n°3 : La mise en marché

 
Après un total d’environ 1 an et demi de développement technique, le produit est prêt ! Et la commercialisation fait rêver : Carrefour, avec ses hyper, ses super, ses commerces de proximité. « De quoi nous permettre de tester ce qui fonctionne le mieux pour notre produit innovant. »
 
Mais comment passer à ce St Graal de la mise en marché ? Mathieu a 3 conseils : 
  • Jouer sur le capital sympathie des jeunes entrepreneurs. « Les start-ups, l’entrepreneuriat : c’est très tendance. Il ne faut pas hésiter à jouer cette corde pour séduire vos clients. »
  • Exploiter les concours et les cellules d’innovation des grands noms de la distribution. « En ce qui nous concerne, nous avons été sélectionnés par le programme d’innovation InnBox de Carrefour. Cela nous a permis d’échanger directement avec le haut de l’échelle pour viser une commercialisation plus rapide et volumineuse : 80 points de vente dès le démarrage ! »
  • S’accompagner de professionnels pour la relecture du contrat. « Nous sommes très satisfaits de nos échanges avec Carrefour, qui a joué franc-jeu et a su nous accompagner », précise Mathieu. « Mais en ce qui concerne la relecture du contrat, il est essentiel de le confier à un expert du domaine. Un consultant extérieur, ou un salarié senior habitué à ce type de documents. »

 

 

Par Claire M.
 
 
Start-up manager pour ToasterLAB, Claire est familière du monde de l’entrepreneuriat : elle a passé plus de 4 ans en tant que chargée d’affaires au sein d’un incubateur de start-ups et centre européen des entreprises et d’innovation. Sa mission au sein d'AcceleRise : accompagner les start-ups au quotidien, les challenger, et leur apporter une aide et une écoute à la fois humaine et motivante. claire.maugras@vitagora.com
 
Le business plan : cet ami qui vous veut du bien

Guillaume Fabre

 

Ah, le business plan. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on vous en demande un exemplaire. Indispensable, il est parfois négligé ou, au contraire, peut devenir une source d’angoisse pour les start-uppers. Apprenez à en faire votre allié pour ne (surtout) pas en venir à le détester. Les conseils d’un professionnel de la question, Guillaume Fabre, associé KPMG. 
 
Avec ses 21 années d’expérience, Guillaume Fabre est associé et expert-comptable auprès de la cellule « Start-up et entreprises de croissance » de KPMG, cabinet international de près de 190 000 salariés dans 152 pays. Un métier qui demande souvent de faire le lien entre des entrepreneurs passionnés et les financeurs. 
 
 

1.    L’objectif : pourquoi un business plan ?

 
« Business Plan » : une expression qui résonne certainement dans vos oreilles comme l’outil-miracle pour séduire financeurs et partenaires commerciaux. Et pour cause : « le business plan, c’est ce qui permet de modéliser la viabilité d’une start-up », précise Guillaume Fabre. 
 
« L’équipe et sa complémentarité, l’offre et le marché, la valeur ajoutée par rapport à la concurrence, etc. : l’objectif du business plan est de présenter l’ensemble des buts fixés par l’entrepreneur et les dispositions mise en place pour y parvenir. C’est bien sûr aussi l’outil indispensable pour estimer la marge qui sera réalisée par la start-up : indispensable pour convaincre notamment lors de la phase de levée de fonds. »
 
 

2.    Les multiples versions : un piège à éviter

 
Indispensable, certes. Mais le business plan est parfois aussi une source d’épuisement pour les start-ups : « Le piège est d’y passer trop de temps. ». Pour Guillaume Fabre, si ce « BP » doit bel et bien être ajusté à un rythme régulier, pas question de le refaire chaque semaine.
 
« Il faut avoir la sagesse en amont de bien définir les charges et produits grâce à des études de marché et des devis pour passer à une modélisation efficace du BP ensuite. ». 
 
Une mise à jour tous les 3 à 6 mois devrait suffire : si cela est plus fréquent, c’est peut-être que votre BP n’est pas assez ancré dans la réalité.
 
 

3.    A gardeR en tête : un outil d’échanges et d’interaction

 
Troisième conseil de Guillaume Fabre : le business plan vous permet d’interagir. 
 
Plus qu’un outil froid de modélisation de business, c’est également un excellent outil pour mettre en place un échange dynamique sur votre vision des affaires et vos objectifs de développement. 
 
Certains logiciels permettent même d’interagir à distance, tel que celui que Guillaume Fabre a l’habitude d’utiliser : « En plus, avec cet outil, le start-upper s’habitue progressivement, à son rythme, au jargon comptable et financier qui est indispensable lors des échanges avec des fonds d’investissement et des banques. »
 

 

4.    Le professionnalisme : ne vous précipitez pas sur Excel ! 

 
Vous aviez l’habitude de laisser votre business plan dans les mains de votre stagiaire « action commerciale » ? Perdez-la (l’habitude, pas la stagiaire).  Le business plan, c’est le cœur du business et l’âme de votre start-up ! Il existe de nombreuses méthodes pour réaliser son business plan : tableaux excel, outils en ligne, outils de cabinets de conseils, etc. Nous les présenterons d’ailleurs à notre promo le 12 octobre prochain.
 
Si la finance n’a aucun secret pour vous, passer par Excel sera un bon moyen de maîtriser et de comprendre en détails tous vos paramètres. En revanche, si les calculs d’impôts, de marges, de charges salariales, de JEI et de CIR vous sont inconnus, il est préférable de vous faire accompagner.
 
Pour Guillaume Fabre, « Le business plan doit être modélisé sérieusement avec le bons outil et le bon paramétrage pour éviter de refaire tout de A à Z ce qui faire perdre du temps et de la motivation aux start-upper ».
 
« En tant qu’expert-comptable nous savons traduire la vision du dirigeant avec pour finalité d’augmenter la probabilité de succès de son projet. C’est notre métier. »
 

 

 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 

Pages

Abonnez-vous à nos actus
S'abonner à RSS - Développement business