PROFIL DE MENTOR - FRANCE OLLIER

Crédits photo : Unsplash

 

Plus de 100 mentors et experts participent à l’accompagnement des start-ups dans le cadre du programme ToasterLAB. Pour vous faire découvrir leur valeur et leur expertise, nous vous proposons chaque mois un « profil de mentor ».

 

France Ollier

Déléguée générale chez BFC ANGELS

 

LES BONNES RAISONS DE LUI FAIRE CONFIANCE

Si vous doutez parfois de la légitimité de certains conseillers à vous éclairer sur des sujets de terrain, je vous rassure d’emblée : vous pouvez faire confiance à France Ollier. Aujourd’hui déléguée générale chez BFC Angels, elle cumule des expériences de direction d’entreprises et de conseils. Mieux encore : elle ne se fait aucune illusion sur votre quotidien d’entrepreneurs… que ce soit sur les défis rencontrés, ou sur le besoin de s’entourer.

 

Issue de l’école de commerce ESCE International Business School et diplômée d’une maîtrise d’économie de la Sorbonne, France rejoint Mc Donald’s en 1990, attirée par le concret de l’expérience et la possibilité d’accéder rapidement à la direction d’un restaurant. « J’y ai découvert la gestion d’un centre de profit, j’y ai managé mes premières équipes », se souvient-elle. Une première expérience qu’elle estime beaucoup : « on y apprend à faire ce que l’on va ensuite demander aux autres. C’est essentiel en terme de management ».

 

Les années qui suivirent, France se concentre sur l’activité familiale : elle rejoint son père, fondateur de sa propre entreprise. « J’ai découvert alors ce que signifie la création d’entreprise : les difficultés que peut rencontrer un dirigeant, les opportunités offertes par les apports de compétences… et notamment l’importance d’un binôme technique/commercial pour le bon développement de l’entreprise ». En 2006, elle met un second pied dans la direction d’entreprise. « Avec mon époux, nous avons repris une entreprise dijonnaise. Ce fut une expérience difficile, car la société devait être menée en liquidation. Nous y avons connu la solitude des chefs d’entreprise, les inquiétudes. » Pugnace et de nature volontaire, France en ressort enrichie : « apporter de l’aide aux chefs d’entreprise était devenu une priorité à mes yeux ».

 

Elle s’investit alors au MEDEF de Côte d’Or avant de rejoindre, en juillet 2020, BFC Angels (Bourgogne Franche-Comté Angels) en tant que déléguée générale. « Mon rôle y est de mettre en relation nos investisseurs, qui sont des hommes et femmes aux profils variés, et des entrepreneurs qui portent un projet de création ou de développement d’entreprise. » Actuellement, BFC Angels compte plus de 60 membres (ou « angels »), dont plusieurs proviennent des domaines agroalimentaire ou de la distribution : ils apportent du capital mais aussi leurs compétences, leurs expériences, et la crédibilité d’une instruction fiable, reconnue par le monde de la finance (banques, etc.). A noter que plusieurs start-ups accompagnées par ToasterLAB ont déjà bénéficié d’une instruction et d’un financement par BFC Angels.

 

Avec tout l’altruisme et l’empathie qui la caractérisent, France souligne : « dans l’expression business angels, il y a business… mais il y a aussi angels ». « Nos ‘angels’ sont bénévoles : ils ont une approche humaine et sont véritablement prêts à donner de leur temps pour conseiller les porteurs de projets, en toute bienveillance. Ils n’ont aucune volonté de prise de contrôle du capital des entreprises : leur objectif est de rester minoritaire dans le capital de start-ups à fort potentiel, pour en ressortir au bout de 5 à 7 ans. »

 

Là où France vous aidera

  • Réseau de Business Angels, d’investisseurs
  • Quotidien du dirigeant d’entreprise
  • Management des équipes
  • Reprise et développement d’activité

 

 

Elle le dit (et le pense)

« J’ai connu les difficultés et la solitude d’un dirigeant d’entreprise. Pouvoir apporter mon aide aux autres dirigeants est alors devenu ma priorité. »

 

A CONSULTER 

PROFIL LINKEDIN

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

 

Squikit : (re)définir son argument de vente grâce au marketing empathique

Crédits photo : Squikit

 

Squikit développe un outil connecté capable d'aider les consommateurs à la gestion quotidienne de leurs provisions. A l’origine, ses 3 fondateurs avaient identifié l’anti-gaspi et la préoccupation écologique comme argument de vente majeur. Après avoir revu leur idée de produit, ils revoient leur positionnement pour faire mouche face à leurs clients potentiels.
 

 

Faire le deuil de son idée initiale et ajuster son produit : une étape indispensable

 

Jean-François Quintard, l’un des 3 fondateurs de Squikit aux côtés de Benjamin Lefrançois et Grégory Meunier, se rappelle des débuts de Squikit : « en 2019, nous avons lancé la première version de notre produit, que nous avons réalisée seuls. Il s’agissait d’une étagère connectée avec récipients pour gérer plus facilement ses provisions à domicile. D’ores et déjà, c’était un développement différent de notre idée initiale, qui nous semblait trop en rupture avec le marché pour trouver sa place. »

 

Pour obtenir des retours de clients potentiellement intéressés, et ne pas naviguer à vue, les jeunes entrepreneurs mettent rapidement en place une campagne sur Facebook, avec des images du produit déposé, suivie d’un sondage. 

 

C’est ainsi qu’ils font de premiers constats sur les attentes de ses cibles clients : « nous nous sommes rendu compte que les consommateurs possèdent déjà énormément de récipients, et n’ont pas besoin d’acheter une étagère avec des récipients spécifiques. En plus de cela, nous avons compris que, ce qui intéressent nos cibles, c’était de suivre tout ce qui se trouvait dans leur cuisine… et pas juste quelques produits d’épicerie sèche. »

 

Grâce à ces premières observations, et à plusieurs échanges avec des investisseurs, Squikit a fait évoluer le développement de son produit une seconde fois : l’étagère est devenue une balance, et des étiquettes NFC ont rejoint l’offre pour pouvoir connecter n’importe quel équipement. « Nous avions alors notre produit final. C’était une première étape. »
 

 

L’importance de l’argument « qui fait mouche »

Mais avoir un bon produit, aussi essentiel que cela soit, ne suffit pas : car un produit répond souvent à plusieurs problématiques, surtout dans le monde innovant de la foodtech. Or, la problématique qui vous intéresse, en tant qu’entrepreneurs, sera-t-elle la même que celle qui intéresse vos financeurs ? Et pour vos clients : quels sont les arguments qui « font mouche » ? Une question que Jean-François a souhaité explorer rapidement.

 

« Nous avions eu de nombreux retours grâce à notre campagne Facebook, mais notre cible de clients restait assez floue. En 2020, alors que nous étions passés au développement commercial et marketing de notre start-up, il était devenu indispensable de définir plus précisément nos ‘personas’ pour identifier nos arguments de vente. »

 

Si, grâce à une campagne de financement participatif, les fondateurs de Squikit avaient pu identifier 3 profils de personas, ils sont vite rendu compte que ça n’était pas suffisant : « ça n’était pas aussi simple, nos profils étaient trop larges », admet Jean-François. D’autant plus que la solution de Squikit est destinée au marché du B2C : un secteur que le trio découvre. « Nous venons tous trois du monde du B2B et de secteurs tels que la santé et la biotech », explique Jean-François. « Sur les aspects de vente et de marketing, nous avons dû tout réapprendre : la façon de nous adresser aux clients, par exemple, et l’importance d’avoir une expérience utilisateurs parfaite permettant de satisfaire une promesse précise. »

 

Au BootCamp de ToasterLAB (dans notre jargon, la journée de lancement de nos promos), Jean-François rencontre Maëlle, qui travaille en liens étroits avec l’Oiseau Vert, une agence de conseils en stratégie, marketing et branding fondée par Fanny Basteau, mentor chez ToasterLAB (et dont vous pouvez lire le portrait ici). Maëlle leur parle alors d’une méthode : le marketing empathique – « une méthode qui se révélera très impactante sur la manière de gérer notre marque et notre communication », précise Jean-François.
 

 

Les révélations du marketing empathique

Rapidement, plusieurs échanges avec Maëlle ont permis à Jean-François de comprendre le fonctionnement et la pertinence du marketing empathique. « Le marketing empathique nous permet de voir au-delà du traitement de données chiffrées et statistiques. Il s’agit de rentrer en conversation avec nos clients, sur la base de quelques questions, pour identifier des besoins latents, les déclencheurs émotionnels, et leurs intentions parfois cachées ou peu assumées. »

 

Sur les conseils de Maëlle, l’équipe de Squikit prépare une grille d’interview et sélectionne une vingtaine de clients à interviewer pendant presque une heure chacun. « Grâce à ces échanges, on a mieux cerné qui il étaient… et pourquoi ils venaient vers notre produit. »

 

Les révélations furent multiples : « en premier lieu, on pensait que nos clients venaient pour la partie écologique et anti-gaspi. Cela s’est révélé secondaire. Leur problématique, c’est la gestion de stocks. Savoir cela de façon sûre nous a permis de modifier notre argument de vente en amont de notre lancement commercial qui arrive en fin d’année 2021 », précise Jean-François.

 

« Nous avons également été assez étonné de constater que beaucoup de nos clients vivent en maison, dans des milieux péri-urbains ou ruraux…  Alors que nous les imaginions plutôt en milieu urbain », ajoute-t-il.
 

 

A votre tour de bénéficier de ToasterLAB !

« Grâce à notre accompagnement par ToasterLAB, nous avons compris à quel point chaque interlocuteur (consommateurs, investisseurs, etc.) perçoit dans notre solution un intérêt différent », conclut Jean-François. Ainsi, en discutant avec leurs investisseurs, et toujours dans la démarche d’écoute d’active préconisée par le marketing empathique, l’équipe de Squikit s’est rendu compte que l’argument écologique est bel et bien le plus important pour cette cible : « c’est là qu’ils identifient un marché porteur ».

 

Alors que l’équipe continue le développement du produit et la réflexion autour de son business model, le lancement commercial de Squikit approche, en e-commerce uniquement dans un premier temps, et grâce au soutien de plusieurs prestataires rencontrés dans le cadre de ToasterLAB notamment sur la communication. 

Pour bénéficier à votre tour de ToasterLAB, un programme d’accélération destiné aux entreprises (start-ups et PME) françaises et internationales du secteur de l'Agri-Food, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

 

Profil de mentor - Peyman Ghandchi

Plus de 100 mentors et experts participent à l’accompagnement des start-ups dans le cadre du programme ToasterLAB. Pour vous faire découvrir leur valeur et leur expertise, nous vous proposons chaque mois un « profil de mentor ».

 

Peyman Ghandchi

Fondateur de Nystio

 

LES BONNES RAISONS DE LUI FAIRE CONFIANCE

« Le changement » : indispensable aux yeux de certains, synonyme d’inconstance pour d’autres, peut-être parfois même effrayant… un simple mot, aux résonnances multiples. Peyman Ghandchi, lui, voit dans le changement avant tout une expérience : la sienne, au contact des « FMCG », les « fast moving consumer goods », c’est-à-dire, les produits de consommation courante.
 

A l’origine ingénieur chimiste et docteur en chimie des polymères diplômé de Polytech Paris, et également diplômé d’un Executive MBA de HEC Paris, Peyman a eu l’opportunité de rejoindre rapidement de grands noms des FMCG : de l’Oréal, il est passé au secteur agroalimentaire, chez Cadbury, Kraft, puis Mondelez, au poste de Directeur Packaging Europe. Pendant près de 20 ans, il touche de près au terrain : « dans le secteur des produits à rotation rapide, tout change très vite. Il est indispensable d’être au plus proche des consommateurs, de leurs attentes et de leurs besoins. C’est l’approche ‘consommateur et son expérience’ qui compte, bien plus que l’approche par le spectre ‘produits’ ».


C’est ce rythme rapide devant le changement qui lui plaît : « s’adapter constamment, essayer des choses nouvelles, innover. On n’a jamais tout bon du premier coup. On conçoit, on essaie, on modifie, on recommence, et on réussit. » En 2020, il fonde Nystio, une société de stratégie en business et innovation. Spécialisé dans l’accompagnement à la croissance et à la transformation d’affaires, Nystio aide les entreprises de toute taille à créer de la valeur grâce à une démarche centrée client – un lien tout tracé avec l’expérience professionnelle de Peyman.
 

Motivé par son envie de partager cette culture de l’agilité et de l’adaptabilité, Peyman rejoint tout naturellement les mentors de ToasterLAB lorsque l’occasion se présente. Un engagement qu’il envisage sous deux angles : celui du coaching, c’est-à-dire le partage de son expérience et l’apport de conseils techniques… Mais aussi sous l’angle du mentoring, qu’il tient à distinguer du premier : « le mentoring, c’est avant tout une question de relations humaines. Être mentor, c’est apprendre à écouter… C’est faire épanouir les compétences et les capacités de chaque individu, dans la bienveillance et l’apport mutuel ». Pour ce partisan du multiculturalisme, dont le sens du prénom est à la hauteur de l’engagement quotidien (Peyman signifie promesse ou serment en persan), cela ne fait aucun doute : se confronter à d’autres regards, à d’autres vérités, est une richesse dont il faut nourrir son agilité.
 

 

LÀ OÙ PEYMAN VOUS AIDERA

  • Economie circulaire
  • Stratégie d’innovation
  • Packaging
  • Recherche et développement
  • Management de changement et leadership


 

IL LE DIT (ET LE PENSE)

« Le mentoring, c’est avant tout une question de relations humaines. C’est faire épanouir les compétences et les capacités de chaque individu, dans la bienveillance et l’apport mutuel. »

 

 

A CONSULTER 

PROFIL LINKEDIN

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Profil de mentor - Jacques RENAULT

 

Plus de 100 mentors et experts participent à l’accompagnement des start-ups dans le cadre du programme ToasterLAB. Pour vous faire découvrir leur valeur et leur expertise, nous vous proposons chaque mois un « profil de mentor ».

 

Jacques Renault

Fondateur de Funae

 

LES BONNES RAISONS DE LUI FAIRE CONFIANCE

Si je vous dis Mc Café… vous pensez à un muffin au chocolat ? Vous penserez désormais au stratège derrière le concept !  De formation ingénieur Supélec et diplômé de Paris Dauphine en stratégie d’affaires, c’est pour le goût de la cuisine et sa passion pour la filière blé-farine-pain que Jacques Renault a mis le pied dans l’univers du « food », il y a 25 ans. A l’origine consultant chez Mazars, il passe rapidement du côté du terrain. A la direction industrielle ou en prestataire logistique pour de grandes entreprises, sa carrière compte les boulangeries Paul/Château Blanc, Agrial, STEF, EastBalt France (aujourd’hui Bimbo QSR, fournisseurs de pains pour Mc Donalds) et Panavi où il développe notamment le Mc Baguette. Porté par la volonté de transmettre, il crée sa propre entreprise de conseil et fonde Funae en 2017, où il accompagne les équipes dirigeantes d’entreprise de toutes tailles à « conduire le changement » : il traite aussi bien des problématiques d’Excellence opérationnelle que d’Industrie 4.0 ou encore Management et Organisation.
 

Lorsqu’une ancienne collègue de Mc Do, Marie-Pierre Membrives, le met en relation avec l’équipe de ToasterLAB, le contact passe très rapidement : « je me suis senti tout à fait aligné sur l’ambition du programme et son fonctionnement, et j’ai choisi de m’y investir en tant qu’expert en industrialisation. »
 

Depuis, il a accompagné plusieurs start-ups de ToasterLAB dans ce qu’il nomme le « cap industrialisation » (c’est-à-dire, la phase de scale-up), comme Atelier Sarrasin, NBread ou Caïs. « Que la start-up monte sa propre usine ou recherche un sous-traitant, c’est une vraie question stratégique : ce n’est pas qu’un sujet d’investissement, mais un sujet de transformation d’entreprise, qui demande de la maîtrise, de l’expertise, et de l’anticipation. Car plus un navire est gros… plus il faut pouvoir freiner ou changer de direction tôt. »


Pragmatique, de nature à aimer la prise de risque et l’engagement, Jacques aime simplifier les concepts pour les rendre accessibles… sans en enlever leur complexité ! Ce qu’il apprécie dans son métier de conseils, c’est de permettre aux entrepreneurs de lever la tête du guidon pour mieux suivre leur route. « Être à fond, c’est bien… Mais c’est risqué : on ne peut pas anticiper toutes les aspérités de la route ! Il y a encore trop d’improvisation des start-ups sur le sujet de l’industrialisation pour qui la frontière n’est pas claire entre le labo R&D et l’usine. On pense être capable de passer du stade 10 au stade 100 parce qu’on a vécu l’expérience de fabrication du produit à une certaine échelle, et que l’on a réussi le passage de 1 à 10. C’est une première expérience, mais ça ne donne pas tous les atouts – le sujet est complexe, et il faudra combiner à la fois une vision d’ensemble et une connaissance du terrain. »

 

 

Là où Jacques vous aidera

Scale-up, cap industrialisation

  • Excellence opérationnelle, pilotage industriel
  • Industrie 4.0
  • Montée en compétences des équipes managériales (management, gestion du temps, gestion de projet, pilotage de la performance)
  • Réseau professionnel dans le food et le food service

 

Il le dit (et le pense)

« Il y a encore trop d’improvisation des start-ups sur le sujet de l’industrialisation. Une usine ne se pilote pas comme un gros labo de R&D. »

 

 

A CONSULTER 

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Profil de mentor - Dorian GUIU

Dorian Guiu

 

Plus de 100 mentors et experts participent à l’accompagnement des start-ups dans le cadre du programme ToasterLAB. Pour vous faire découvrir leur valeur et leur expertise, nous vous proposons chaque mois un « profil de mentor ».

 

Dorian GUIU

Conseil en Propriété Industrielle et Directeur général du Cabinet GUIU - JurisPatent

 

LES BONNES RAISONS DE LUI FAIRE CONFIANCE

 

Dorian GUIU est un quelqu’un de décidé. Lorsqu’il prend une décision, non seulement s’y tient-il, mais il s’y engage pleinement : c’est le cas pour sa discipline de cœur – le droit – mais également pour le rôle qu’il joue au sein de Vitagora et de ToasterLAB, au service des entreprises et start-ups.

 

Lorsqu’on l’interroge sur le choix de son orientation en droit à l’issue de son bac scientifique, Dorian est très clair : « le droit, pour moi, c’est une passion ». Si les passions se cultivent habituellement très tôt, comme ce fut son cas pour le solfège (« j’aime comprendre les théories et l’origine des règles à mettre en application »), c’est rarement le cas lorsqu’il s’agit d’une passion professionnelle… pourtant, Dorian s’est passionné pour le droit très jeune. Il estime avec reconnaissance la transmission familiale dont il a pu bénéficier : « pionniers, mes parents ont ouvert à Dijon le Cabinet GUIU, premier cabinet de Conseils en Propriété Industrielle implanté en Bourgogne, lorsque j’avais 2 ou 3 ans ». Avant même d’apprendre à tenir un stylo, Dorian s’est familiarisé à la culture du droit, au vocabulaire impliquant « PI », « brevets » et « marques », en se promenant dans les bureaux –  toujours situés au même endroit trois décennies plus tard mais sur une surface beaucoup plus importante. Plus tard, dès l’adolescence, le droit s’est construit pour Dorian comme une véritable vocation.

 

Brillant diplômé de l’université de Dijon, et après avoir reçu de nombreux prix universitaires, Dorian se spécialise en droit des affaires. « Le droit est une discipline très vaste. Ce qui m’intéressait, c’était le conseil aux entreprises. J’ai donc réalisé mon Master 2 en droit fiscal, avec l’idée d’obtenir une spécialité qui pourrait être utilement associée à la propriété intellectuelle qui constituait naturellement la discipline au cœur de mon projet professionnel. »

 

A l’issue de son cursus à l’Ecole des Avocats de Strasbourg, Dorian obtint son CAPA, certificat d'aptitude à la profession d'avocat, et rejoint un cabinet d’avocats dijonnais spécialisé en droits des affaires qu’il créé avec deux autres associés. Alors qu’il travaillait en lien avec le cabinet familial sur de nombreux dossiers au quotidien, c’est assez logiquement que Dorian décide, en fin d’année 2013, de consacrer son engagement au Cabinet GUIU, aux côtés de ses parents, de son épouse et de sa sœur. « S’investir dans une entreprise familiale ne se fait pas à la légère. Nos divergences peuvent être plus passionnées – ce qui débouche toutefois souvent sur quelque chose de constructif ! Là où l’on gagne énormément, c’est dans le rapport de confiance que nous entretenons et qui est très précieux au quotidien dans la gestion du cabinet et les différents projets que nous menons », assure-t-il. « Ce climat de confiance dépasse la famille et imprègne toute l’équipe du Cabinet GUIU, qui travaille en pleine entente et cohésion. Cette implication constitue un atout inestimable pour continuer, années après années, à exercer notre métier conformément aux valeurs de proximité avec nos clients et dans la volonté de bâtir une relation de long terme avec chacun d’entre eux. »

 

Très investi, Dorian ne compte pas ses heures – « les dimanches en famille ? Oui, mais autour de nos dossiers ! ». « Pour nous, qui travaillons au service de la Bourgogne Franche-Comté depuis 35 ans, et déjà impliqués dans le réseau professionnel de Vitagora, il était tout à fait naturel de nous investir à 100% également dans le programme ToasterLAB. » Pouvoir intervenir au bon moment, auprès d’entreprises disposées à écouter et à tenir compte des conseils, est un modèle qui apporte beaucoup de satisfaction à Dorian. « Le taux de défaillance des jeunes entreprises est très important pendant les 5 premières années », souligne-t-il. « On ne s’improvise pas experts en PI. Si les start-uppers sont de vrais professionnels dans leur domaine, ils ont besoin d’experts en propriété intellectuelle à leurs côtés pour éviter certains écueils majeurs, mais aussi pour utiliser de façon positive et à bon escient la propriété intellectuelle, qui peut constituer un puissant levier de croissance et de développement de l’entreprise quand elle est bien maniée. »

 

 

LÀ OÙ DORIAN VOUS AIDERA

  • Elaboration de stratégies de propriété intellectuelle adaptées aux spécificités du projet
  • Protection et défense des marques, designs, brevets, logiciels et noms de domaine en France et à l’international
  • Négociation et rédaction de contrats de propriété intellectuelle
  • Business angel membre de France Angels

 

 

 

IL LE DIT (ET LE PENSE)

« Notre rôle est certes d’apporter une réponse exacte et adaptée à un besoin exprimé. Mais au-delà, il s’agit de vulgariser une idée experte à quelqu’un qui n’est pas spécialiste en propriété intellectuelle. De lui permettre d’en comprendre les enjeux, pour lui donner les clés lui permettant de prendre une décision ou une orientation en pleine connaissance de cause. »

 

A CONSULTER 

 

Par Clément

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Les Jarres Crues

Les Jarres Crues

Crédits photo : Marion Briffod

 

Choucroute, cornichons, kimchi, achards : chaque région du monde possède sa recette de légumes lactofermentés. Suite à une prise de conscience de l’importance du microbiote intestinal pour notre santé globale, Julie Maenhout fonde la start-up « Les Jarres Crues » en 2018. Objectif ? Faire connaître la lactofermentation et ses bienfaits au plus grand nombre et permettre à chaque consommateur de prendre soin de sa santé, avec des produits prêts à manger et gourmands.

 

 

La promesse « santé » : le premier intérêt de Julie

Les start-ups commencent souvent par des histoires personnelles, et l’histoire des « Les Jarres Crues » n’y échappe pas. « Quand l’un de mes proches a eu des soucis de santé intestinale, j’ai pris conscience de l’importance du microbiote sur notre état de santé général. En me renseignant, j’ai découvert les légumes lactofermentés et leurs effets bénéfiques sur la santé », se rappelle Julie. « Je trouvais remarquable que l’on puisse bonifier sa santé avec ce type de produits, naturels, et pratiques à intégrer dans son alimentation. Malheureusement, l’offre est peu développée. Il y a bien les produits fermentés traditionnels de la cuisine française, comme la choucroute, mais qui vont nécessiter de la cuisson ou encore sont pasteurisés… Ce sont alors d’autres produits, ils ont perdu une partie de leurs bienfaits sur la santé. »

 

En effet, la lactofermentation est avant tout une technique de conservation d’aliments. Des légumes crus sont mis en cuve avec leur jus, du sel, et des condiments (ail, gingembre, poivre, piment, herbes, agrumes…) pendant 4 à 6 semaines. « Il n’y a que du sel dans un processus de lactofermentation », précise-t-elle, « et pas de vinaigre qui, par son action antiseptique, limiterait le développement des bonnes bactéries ».

 

Grâce à un environnement anaérobique, c’est-à-dire privé d’air, les bactéries lactiques (les « bonnes bactéries ») se développent en se nourrissent des glucides naturellement présents dans les aliments, et acidifient le milieu. Le pH obtenu par ce processus, situé autour de 4, empêche le développement de germes et de bactéries pathogènes : sans cuisson, pasteurisation, ou additifs, les aliments sont donc conservés en toute sécurité, avec l’intégralité de leurs vitamines et minéraux, pour plusieurs mois (à condition d’être conservés au frais dans des bocaux hermétiquement fermés). Grâce à la lactofermentation, ils sont même plus riches en vitamines C et B et en probiotiques.

 

Julie, issue d’une formation ingénieure en procédés de production et dotée d’une expérience dans de grandes entreprises, se fascine pour le processus de la lactofermentation. Début 2018, elle fonde « Les Jarres Crues » pour proposer aux consommateurs soucieux de leur santé une offre de produits lactofermentés variés et prêts à consommer.

 

Goût et prêt à consommer : le consommateur placé au centre du développement

« J’avais surtout envie de travailler des recettes qui permettent d’aller dans le sens du plaisir alimentaire », ajoute-t-elle. Si le côté santé est bien le déclencheur de l’histoire des Jarres Crues, l’appropriation durable des produits par les consommateurs est prise en compte avec une grande attention à travers 2 aspects : le goût, et la praticité. 

 

Toutes sortes de légumes peuvent être transformés par lactofermentation. Mais Julie privilégie les légumes croquants. Depuis 2018, 10 recettes originales (3 boissons et 7 bocaux) ont été développées avec, avant tout, l’idée de régaler les consommateurs : choucroute aux algues, carottes et radis au curcuma, betterave et navet au gingembre, cornichons au sel et sans vinaigre, jus de kimchi bio… Des premiers mois de commercialisation, les retours clients sont très bons, tant sur le goût que sur la texture des légumes. Les Jarres Crues ont d’ailleurs reçu le prix « Coq d’Or » d’un magazine répertoriant les produits artisanaux les plus savoureux et gourmands à travers la France.

 

Les produits des Jarres Crues, puisqu’ils ne demandent aucune préparation, sont très faciles à intégrer au quotidien. « Avec leur saveur naturellement acidulée, nos produits permettent d’ajouter du pep’s aux assiettes de nos clients : dans les salades, avec du riz ou des pâtes, en omelettes, en sandwichs ou en tartines salées, etc. »

 

« Ce qui est plus compliqué, c’est de faire connaitre la lactofermentation à des consommateurs qui ne la connaissent pas… ou qui en ont des aprioris négatifs », ajoute Julie. Pour permettre une meilleure appropriation de ses produits et pour aider la familiarisation à la lactofermentation, Julie propose, entre autres, des ateliers de découverte théorique ou de réalisation de bocaux, destinés aussi bien à un public de particuliers que de professionnels. « Nous faisons beaucoup de pédagogie autour de la lactofermentation : sur les réseaux sociaux, en animations en magasins, par notre newsletter, etc. »

 

S’armer pour développer son entreprise grâce à ToasterLAB

« Se lancer dans l’entrepreneuriat n’est pas une tâche facile », reconnait Julie : « il y a tellement à apprendre, sur tout, et chaque jour ! »

 

Abonnée depuis plusieurs années aux actualités de Vitagora, Julie a eu connaissance de ToasterLAB assez tôt… et s’est lancée pour Les Jarres Crues en 2020. « Lors du confinement du printemps 2020, j’ai pu prendre plus de temps pour réfléchir à la croissance de l’entreprise. J’ai alors décidé de postuler à ToasterLAB pour accélérer notre commercialisation. »

« C’était assez intense ! Beaucoup de thématiques ont été traitées : business model, marketing, propriété intellectuelle, etc. Cela me rassure, car je possède désormais les clés pour traiter chacune de ces thématiques lorsque j’en aurai besoin. »

 

Grâce à une équipe diversifiée, dont les compétences (logistique, graphisme, commerce, etc.) et les expériences (profils Seniors ou Juniors) se complètent, Les Jarres Crues poursuit son développement avec motivation et efficacité. « Nous vendons nos produits en ligne, depuis peu, et sommes déjà présents dans 120 boutiques. » Les prochaines étapes ? Développer de nouvelles recettes pour offrir plus de moments de consommation de leurs produits, et rentrer chez un grossiste pour augmenter le volume des ventes.

 

A votre tour de bénéficier de ToasterLAB !

ToasterLAB est un programme d’accélération international en France destiné aux entreprises (start-ups et PME) françaises ou internationales du secteur de l'Agri-Food. La date de clôture pour la prochaine promo d'accélération est le 31 juillet 2021 : cliquez ici pour candidater !

Et pour en savoir plus sur notre programme d’accélération ToasterLAB, ou pour toute question, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

 

Cléments Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Sublim Smoothie sublime les fruits au quotidien

Sublim Smoothie

 

« Quelqu’un parmi vous se souvient-il du principe de la sublimation ? » Désolé pour la tournure : c’est l’ancien prof de biotechnologies que je suis qui parle…

 

La sublimation est donc ce changement d'état d'un corps de l'état solide (par exemple, l'eau contenue dans des fruits surgelés) à l'état gazeux, sans passer par l'état liquide. C’est aussi le concept au cœur de l’innovation proposé par Sublim Smoothie, une start-up que j’ai accompagnée l’année dernière au sein du programme ToasterLAB, et qui développe une solution complète destinée aux professionnels, pour réaliser de la manière la plus simple possible un Smoothie 100% naturel.

 

Simplifier l’expérience du smoothie pour permettre aux consommateurs d’intégrer plus de fruits dans leur alimentation : c’est la mission que se sont donnée Benjamin et Rémi, les deux co-fondateurs de Sublim Smoothie.

 

 

S’affranchir des contraintes liées à la préparation des smoothies

Les smoothies, c’est bon, sain, rafraîchissant, onctueux. Une façon idéale pour intégrer la moitié de ses 5 portions de fruits et légumes par jour. Oui, mais… C’est aussi très contraignant. A la maison, cela demande à chacun d’avoir les fruits de la recette souhaitée, de les laver, les peler, les mixer – puis, de nettoyer le blender dans la foulée. Dans le monde professionnel, par exemple sur des lieux de vente à emporter, en boulangeries, etc., cela demande également de gérer un stock de produits frais hautement périssables, et de consacrer de la main d’œuvre à la réalisation de tâches peu valorisables. Ces contraintes, Benjamin en a été rapidement conscient.

 

« Sportif, je trouvais que les smoothies étaient un moyen efficace et rapide pour incorporer des fruits à mon équilibre alimentaire », se rappelle Benjamin Ly, co-fondateur de Natural Food Innovation, la start-up portant la marque commerciale de Sublim Smoothie. Mais, s’il était déjà habitué aux allers-retours à la cuisine pour la machine à café, pour les allers-retours au blender, la motivation n’était pas toujours au rendez-vous.

 

« C’est ainsi que l’idée m’est venue », explique-t-il. Issu d’une école de commerce, Benjamin évolue  dans le monde du fruit depuis 2013, au sein de l’entreprise américaine Natierra Superfoods puis en tant que co-fondateur d’Organica, à partir de 2016. Sensibilisé aux méthodes innovantes de transformation du fruit, et convaincu de la nécessité de préserver les bienfaits naturels des fruits dans des produits transformés, Benjamin s’associe à un ami d’enfance, Rémi, pour créer Sublim Smoothie en 2017. Ensemble, ils imaginent une machine permettant, par simple pression sur un bouton, de réhydrater des préparations de fruits déshydratés à basse température… afin d’obtenir, instantanément, un smoothie de fruits 100% naturel.

 

 

Prototyper une machine innovante

L’un, business developer, et l’autre, ingénieur en télécom, relèvent le défi. « Nous ne sommes pas issus de formations dans le domaine agroalimentaire – mais j’ai travaillé dans le monde de la technologie agroalimentaire pendant près de 10 ans et je m’y suis familiarisé à l’innovation. Par exemple, j’y ai découvert que la lyophilisation de fruits possède des propriétés intéressantes pour la conservation des propriétés nutritionnelles et organoleptiques des aliments. »

 

« La machine que nous imaginions n’existait absolument pas. Et le procédé est évidemment très différent que celui pour le thé ou le café », précise Benjamin. « Nous avons donc passé beaucoup de temps sur le prototypage. » Après plusieurs années de R&D, rendus possibles grâce à l’obtention de subventions, Benjamin et Rémi en sont aujourd’hui à leur 3e prototype : « il n’est pas encore industrialisable mais possède d’ores et déjà tous les paramètres nécessaires à la garantie des conditions optimales pour la réhydratation des préparations de fruits ainsi qu'un système d’auto-nettoyage complet. »

 

 

Passage en B2C : un pivot pour rester pro-actif

En parallèle du prototypage de la machine, Benjamin et Rémi ont déjà imaginé 5 recettes de smoothies, qu’ils commercialisent pour générer de premiers revenus et aller à la rencontre de leur marché. « Ces préparations prêtes à l’emploi permettent de lever 80% des contraintes liées à la fabrication de smoothies, en s’affranchissant notamment du stockage de fruits frais et  de la préparation : il suffit de les mixer pendant 30 secondes après réhydratation pour obtenir une boisson de 33cL. »

 

En novembre 2020, désarçonnés par la nouvelle fermeture de la RHF, ils décident de se lancer un B2C. « Nous développons bien entendu toujours notre machine, destinée au B2B et principalement à des lieux sans cuisine comme les boulangeries et les comités d’entreprise. Depuis l’automne dernier, nous avons réalisé un pivot en nous adressant, également, aux consommateurs à domicile. On ne voulait surtout pas rester inactifs, à la merci des annonces… »

 

Pour cela, il a fallu repenser leur marque digitale. « Contrairement à la RHF, pour qui nous nous déplaçons pour présenter et expliquer notre solution, les consommateurs sont seuls derrière leur écran. Il a donc fallu revoir notre identité : re-conçevoir notre site internet, par exemple, et développer un flyer à ajouter à nos colis, créer du contenu, etc. Nous avons également dû nous former à la vente en ligne, que nous avons lancée en janvier 2021. »

 

Benjamin sourit : « Rémi et moi, nous ne sommes pas de jeunes start-uppers ! Nous avons 37 ans, et sommes peu à l’aise sur les réseaux sociaux. Nous n’avions pas de compte instagram par exemple – or, il est impensable de faire sans aujourd’hui ».

 

 

Les étapes à venir

Très satisfaits par ce pivot, grâce à la confrontation de leur produit au grand public que cela a permis, Rémi et Benjamin ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin.

Grâce à leur accélération au sein du programme ToasterLAB, en 2020, ils ont rencontré tout un réseau d’experts dans l’agroalimentaire et de spécialistes de différents sujets – « de quoi nous challenger ou nous conforter, d’autant plus dans la période de pivot que nous avons connue. » Leur mentor, « une personne très concrète et très réactive », leur a également ouvert les portes d’un réseau d’investisseurs.

 

« Ce sera très utile, car nous allons très prochainement rentrer dans la phase de levées de fonds pour continuer le développement de notre prototype industrialisable, pour créer notre outillage et passer, ensuite, à la commercialisation, d’ici le printemps 2022. »

 

Pour en savoir plus sur notre programme d’accélération ToasterLAB, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Clément Galbois

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

E-commerce, R&D: how to make the most of the pandemic calm

Crédits : Tiny Bird

 

Nearly a year after the Covid-19 crisis upended our lives, we are continuing to publish articles about how our start-ups are adapting ... although every story has its own twist. We have to say that among all the entrepreneurs that take part in our program, none have been as hard hit as those targeting the food service-tourism sector. 
 

While some have used this period to put in place a serious pivot towards new markets, others have preferred to take the time to focus on sidelined ideas, as so rarely do they get a chance take their nose of the grindstone. This is the case for TinyBird, a young company founded in September 2018 who has developed a novel offer of competely natural, vegan and clean label confectionary. And their focus in 2020? Develop an e-commerce activity and redouble their efforts in R&D. 

 

 

"Take change by the hand"

Restaurants closed, most people affected by a curfew or even a lockdown. It's not easy to know how to start your business when the economy is turned on its head. Juliette Sabatier and Lise Mailliard look back at the beginning of the crisis, not without frustration:

 

"Before the crisis, we were working with B2B clients, mainly for snack offers for companies. That stopped came to a standstill during the first lockdown in France in the spring of 2020 - and has never restarted. All our development ideas - distribution channels to hotels, restaurants or the events sector - fell apart."

 

But, as Winston Chrchill once said, "If you don’t take change by the hand, it will take you by the throat."

 

"We had to find a way to bounce back," Juliette confirms. "So we took the time to reexamine what we had put to one side, and reinvigorated our sales launch. But, this time, with a new focus on digital channels, as well as with a new look at our R&D."

 

 

Digital sales to offset other losses

"At the beginning of 2020, we had just just finished our acceleration with ToasterLAB. The financial, sales and marketing aspects of our business were all set. Everything had been reviewed by the program's experts. We had also obtained a bank loan, ordered the machines to set up our production facility, and refined our sales channels. We were ready to launch... And then Covid-19 hit and everything was up in the air."

 

"With B2B sales on hold, we decided to tackle another of our to-do list tasks: e-commerce."

 

A chemist by training, Juliette reworked their website. Making the most of the relative calm, she taught herself using online resources about various aspects of e-commerce, online advertising, social marketing etc.

 

"Thanks to digital channels, we were able to cover some of our losses."

 

With a few months of hindsight, Juliette notes that the sales achieved through their e-commerce website have largely correlated with the promotions they had put in place, mainly on social media. "By investing a bit of time and money, we managed to reach an acceptable level of sales conversions. Social media campaigns, and B2C sales on our e-commerce site turned out to be a profitable channel that the lockdown allowed us time to explore." 

 

 

Take the time to carry out r&d

The unprecedented situation in 2020 was a chance for other background ideas to come to the forefront, this time regarding new products. "In the summer of 2020, we decided to put a new effort into our R&D by recruiting two interns."

 

Their ambition was to anticipate the economic upturn with the launch of a new product range: one aimed at adults in the form of alcohol-infused jelly candies (mojito, mulled wine, pina colada or gin & tonic). Thanks to several weeks of development, these grown-up sweets came to fruition - while still retaining the founding vision of the start-up: 100% natural ingredients, no artificatial flavours, colours or preservatives.

 

"We wanted to breathe new life into our range for the end of the year, with a joyful, festive take on sweets."

 

And one crowdfunding campaign to launch their product later, the two co-founders are happy with the results. "There has been a great response and we met our goals." A sign, perhaps, that consumers are also looking for a bit of light at the end of the pandemic tunnel.

 

 

taking your destiny in hand with toasterLAB

From their acceleration with the ToasterLAB program in 2019, Juliette and Lise identify two main benefits: the access to a network of trusted experts (accountants, lawyers etc.) and the rich feetback on a number of subjects - "We regularly reread our program notes when we feel the need."

 

Today, TinyBird, is preparing a new milestone, with the recruitment of two new staff members on apprenticeship contracts. "Production, R&D, logistics, sales: with just the two of us, it's too much. It's a great feeling to bring new blood into our operation."

 

To find out more about our agri-food acceleration program, feel free to contact me: clement.galbois@vitagora.com.

 

By Clément

Clément Galbois

 

Business Developer and "start-up back-up" as he likes to call himself, Clément was immersed in world of start-ups before joining the ToasterLAB team. A keen volonteer for a number of evironmental causes that he holds dear, Clément is the main point of contact for ToasterLAB's start-ups. Contact him:  : clement.galbois@vitagora.com.

 

 

E-commerce, R&D : prendre le temps en période de crise

Crédits : Tiny Bird

 

Près d’un an après le début de la crise, sanitaire et économique, liée à la covid-19, nos articles sur l’adaptation des start-ups se suivent… mais ne se ressemblent pas. Il faut dire que, parmi les jeunes pousses passées par notre programme d’accélération, nombreuses sont celles s’adressant à des secteurs mis à l’arrêt, comme la restauration ou l’hôtellerie-tourisme.
 

Si certaines, comme Prune, ont choisi de faire un pivot stratégique (lire l’article ici), d’autres ont préféré utiliser ce temps de pause forcé, si rare lorsque l’on est « la tête dans le guidon ». C’est le cas de TinyBird, jeune entreprise fondée en septembre 2018 à l’origine de bonbons naturels, végétaux, et clean label, qui choisit en 2020 d’en profiter doublement : pour développer son e-commerce, et pour se recentrer sur sa R&D.

 

 

 

« Prendre le changement par la main »

Fermeture des restaurants, couvre-feu, confinements… Pas évident de faire face à un paysage économique bouleversé lorsqu’on lance son activité entrepreneuriale.  Juliette Sabatier et Lise Mailliard se le rappellent, avec une certaine amertume :

 

« Avant la crise sanitaire, on travaillait essentiellement en B2B, notamment pour le snacking d’entreprises. Cela s’est stoppé net lors du premier confinement au printemps 2020 – et ce n’est pas près de reprendre. Toutes nos idées de développement – distribution auprès des hôtels, des restaurations, pour le secteur de l’événementiel – sont tombées à l’eau. »

Mais comme l’a dit Winston Churchill : « mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge ».

 

« Il fallait que l’on rebondisse », confirme Juliette. « Nous avons donc pris le temps de faire ce qu’on avait jusqu’à là laissé de côté, plongées dans notre déploiement commercial : notre développement sur le numérique, et un recentrage sur notre R&D. »

 

 

Le numérique, pour compenser les pertes

« En début d’année 2020, nous venions de finaliser notre accélération par ToasterLAB. Aspects business, développement commercial, positionnement marketing : tout était revu et validé par les experts du programme. En plus de cela, nous avions validé notre prêt bancaire, commandé nos machines pour l’acquisition de notre atelier de production, affiné nos réseaux de distribution. Nous étions donc prêtes pour nous lancer sur les marchés. Et là, la covid-19 a frappé et a chamboulé tous nos plans. »

 

« Avec une distribution B2B à l’arrêt, nous nous sommes attelées au printemps 2020 à un chantier de taille : l’e-commerce. »

 

De son côté, Juliette, chimiste de formation, a refait l’intégralité de leur site internet. Profitant d’un creux d’activité, elle s’est formée avec des ressources en ligne à différents aspects du web : e-commerce, publicités et sponsoring sur les réseaux sociaux, etc.

 

« Grâce au numérique, nous avons pu compenser nos pertes. »

 

Avec quelques mois de recul, Juliette constate que les ventes réalisées sur leur site d’e-commerce sont largement corrélées à des actions de promotion mises en place, notamment sur les réseaux sociaux. « En mettant un peu de temps et de budget, il est possible d’avoir une conversion de clients très intéressante. La promotion sur les réseaux sociaux, et les ventes en B2C depuis notre site d’e-commerce représentent un potentiel que le confinement nous a permis de mettre en évidence. »

 

 

Profiter d’un temps de pause pour se recentrer sur la R&D

Pour faire face à la situation exceptionnelle de l’année 2020, les idées de Juliette et Lise, n’allaient pas s’arrêter là. « A l’été 2020, nous avons choisi de nous recentrer sur notre R&D, avec le soutien de deux stagiaires. »

 

Leur ambition était d’entamer la reprise avec le lancement d’un nouveau produit : les « cockt’ailes », des assortiments de bonbons gélifiés alcoolisés (mojito, vin chaud, pina colada et gin basilic). Grâce à plusieurs semaines de développement, ces bonbons pour adultes ont vu le jour – et toujours en phase avec les engagements de la start-up : ingrédients 100% naturels, sans arôme, sans colorant, et sans conservateur.

 

« Nous voulions apporter un nouveau souffle à notre offre pour les fêtes de fin d’année, avec un produit joyeux, gourmand et festif. »

 

Et après une campagne Ulule pour lancer leur produit, les deux co-fondatrices sont pleinement satisfaites : « il y a eu un vrai engouement, et nous avons atteint nos objectifs. » Signe de l’envie des consommateurs de ramener un peu de joie dans une morosité ambiante ? Qui sait…

 

 

Evoluer en toute confiance avec ToasterLAB

De leur accélération au sein du programme ToasterLAB, en 2019, Juliette et Lise retiennent deux gros atouts : l’accès à un réseau de contacts compétents et en qui elles ont confiance (expert-comptable, avocat, etc.) et la richesse des informations sur de nombreux sujets – « nous y revenons régulièrement quand les besoins se présentent ! ».

 

Aujourd’hui, TinyBird s’apprête à passer un nouveau cap : celui du recrutement, avec l’arrivée de 2 alternants. « Production, R&D, livraison, déploiement commercial : à deux seulement, ça n’était plus possible. C’est vraiment enrichissant d’engager d’autres personnes à nos côtés dans notre aventure entrepreneuriale. »

 

Pour en savoir plus sur notre programme d’accélération ToasterLAB, contactez-moi directement par e-mail : clement.galbois@vitagora.com.

 

Par Clément

Clément Galbois

 

Business Developer, et "start-up back-up" comme il aime se faire appeler, Clément a vécu le monde des start-ups de l'intérieur avant de se mettre au service de leur développement au sein de ToasterLAB. Bénévole sur de nombreux fronts et engagé personnellement pour une consommation plus responsable, Clément est un point de contact privilégié pour les start-ups de ToasterLAB, bienveillant et à l'écoute. Contactez-le : clement.galbois@vitagora.com.

Mentor profile - Pierre-Alain Truan

More than 100 mentors and experts take part in coaching and supporting start-ups in the ToasterLAB program. In order to let you get to know these experts and experienced professionals, each month we will be publishing a "mentor profile".

 

Pierre-Alain TRUAN

Innovation director,
Bpifrance Burgundy Franche-Comté

 

 

Why you should listen to him

 

Steeped in the innovation sector since the beginning of his career, leading him to Bpifrance (France's public sector investment bank), Pierre-Alain is an engineering graduate with a Masters in technology and innovation management from EMLyon business school. But he is first and foremost a... dreamer. With a visionary frame of mind, as well as ambition and a far-reaching sense of what is possible.

 

And this is specifically what gives him satisfaction mentoring the entrepreneurs and start-ups within ToasterLAB: "By working in innovation management, I have ended up being more and more in contact with company founders, and with their dreams and ambitions."

 

"These entrepreneurs are the real visionaries: they put everything into realising their company's goals. This is what motivates them," he explains, while differentiating between a daydream and an ambition, the latter being anchored in reality. "In the business world, we are surrounded by rational data, by facts and figures. But it is our dreams and aspirations that make change possible and that allow companies to grow. And it's exhilarating to work beside people who have the drive to go far!"

 

Unlike managers of established companies, "who have the necessary structure to guide their ambitions," Pierre-Alain considers that start-ups "need to build their own launch pad." And his involvement in ToasterLAB's acceleration program was a natural step: "coaching, teaching, mentoring... In Bpifrance, we are first and foremost a social network of entrepreneurs, providing support, funding and risk management. When ToasterLAB was launched by Vitagora, of course we were going to a part of it."

 

For Pierre-Alain the dreamer, it's also about giving yourself permission to go all the way, but also to staying open to any eventuality. As an amateur improv player in his spare time, he has been a part of theatre and musical circles for years, and has learned to say yes to the road less travelled. "This means that you have to engage in active listening, to be able to jump on an opening. To reach your goal, you need to keep in mind that all roads are permitted."

 

 

HOW PIERRE-ALAIN CAN HELP YOU

  • Innovation management
  • Innovation finance
  • Business consulting

 

IN HIS OWN WORDS

"By dreaming, you are giving yourself permission to go as far as possible, to take opportunities as they appear. To reach your goal, all roads are permitted."
 

more reading

 

By Clément

Business Developer and "start-up back-up" as he likes to call himself, Clément was immersed in world of start-ups before joining the ToasterLAB team. A keen volonteer for a number of evironmental causes that he holds dear, Clément is the main point of contact for ToasterLAB's start-ups. Contact him:  : clement.galbois@vitagora.com.

 

 

Pages

Abonnez-vous à nos actus
S'abonner à RSS - Développement business