La tribu AcceleRise s’aggrandit

Accelerise tribu

 

Depuis le bootcamp d’AccleRise des 14 et 15 septembre, nos 6 start-ups accompagnées ont atteint une vitesse de croisière dans le cadre de leur programme d’accélération. En seulement 3 sessions, elles ont été sensibilisées à plusieurs thématiques phares pour leur développement (construction d’un modèle économique pérenne, problématiques de RH…) et ont participé à un matchmaking « made in heaven » avec les mentors et experts professionnels expérimentés au sein du programme.  
 
L’opportunité aussi pour nous de vous présenter les compétences des nouveaux mentors qui rejoignent notre tribu et qui apportent un regard bienveillant (mais jamais complaisant) sur le développement de nos start-ups. Nous sommes ravis de souhaiter la bienvenue à…
 

Matthieu Rolland, directeur général de Diana Nova, et Anne-Laure Clair, business development manager, chez DIANA (le groupe Diana a rejoint cet été AcceleRise en tant que membre fondateur)
Finance, stratégie, Business Development
 
Ayant repris récemment les rênes de la BU Diana Nova, Mathieu est adepte de la finance et de la stratégie, des compétences qu’il partage au bénéfice de nos start-ups. Anne-Laure, pour sa part, met à disposition son expertise en business development acquise au sein de 3 business units de Diana ainsi que ses connaissances en nutrition et en biotechnologies. 
 
 
Frédéric Imbert et Pierre-Yves Dymarski, Dijon Céréales 
Innovation, développement, gestion de projet
 
Ayant piloté de nombreux projets d’innovation pour le groupe Dijon Céréales, le binôme de Frédéric Imbert (directeur R&D de Dijon Céréales, directeur d’Agronov et de la plateforme Artémis) et Pierre-Yves Dymarski (chef de projet R&D) cumulent 30 ans d’expérience et une expertise avancée sur les matières premières agricoles – sourcing et caractérisation, développement produits et gestion de projets d’innovation.
 
 
Mathilde Faglin, directrice des participations au sein d’INVEST PME (Groupe SIPAREX)
Investissement en fonds propres, finance, et accompagnement de start-up
Intervenant dans le programme d’AcceleRise pour apporter un éclairage sur les dispositifs de financement et d’investissement ouverts aux start-ups de la FoodTech, Mathilde contribue également à une ouverture précieuse sur le réseau du Groupe SIPAREX, l'un des premiers groupes de capital investissement français indépendants.
 
 
Sandrine Doppler, co-fondatrice de Cannelle Innovation  
Workflow et reporting, communication, nouvelles offres de service
Spécialisée dans le secteur de l'agroalimentaire et plus particulièrement l'alimentation de proximité (les circuits-courts), Sandrine met ses 20 ans d’expérience au service des start-ups via son rôle de mentor principal. Elle apporte notamment un focus sur la veille marché et tendances, sur l’analyse du business model aux étapes de commercialisation, sur le marketing de nouveaux produits et les services food & tech.
 
 
Jean-Philippe Christol, vice-président de Cojean SAS
Purchasing, Logistique, Finance
Avec une expérience de 25 ans dans le secteur de la restauration hors foyer, dont 7 ans chez McDonald’s et 15 ans chez Cojean, Jean-Philippe apporte un regard aiguisé sur les questions d’achats, d’approvisionnement et de la logistique, tout en ouvrant son réseau de fournisseurs et d’acteurs de la finance. 
 
 
Frédéric Burgun, directeur administratif et financier chez Burgun Conseil
Costing, business plan, gestion financier
Frédéric intervient dans le cadre du programme notamment sur les questions de business planning et cash-flow management. Il met également ses 33 ans d’expérience au service de l’optimisation de la gestion financière de nos start-ups.
 
 
Pascal Perriot, fondateur d’UMAMEET
Strategic planning, conception et branding, webmarketing
Spécialisé dans la stratégie digitale, avec 30 ans d’expérience en restauration, Pascal intervient sur la définition du branding. Mentor principal, il est également force de proposition sur les questions de stratégie digitale et du marketing.
 

 

 

Par Claire M.
 
 
 
Start-up manager pour AcceleRise, Claire est familière du monde de l’entrepreneuriat : elle a passé plus de 4 ans en tant que chargée d’affaires au sein d’un incubateur de start-ups et centre européen des entreprises et d’innovation. Sa mission au sein d'AcceleRise : accompagner les start-ups au quotidien, les challenger, et leur apporter une aide et une écoute à la fois humaine et motivante. claire.maugras@vitagora.com
 
Innovative startups: 3 steps to market launch

 

All startups dream of getting a foot in the door of the country’s largest retail network. And Algama has done it, with their egg-less “mayo” now found on the shelves of Carrefour hypermarkets throughout France. The secret of their sauce: patience and perseverance. And, indeed, the various steps leading to the market launch of your product can take some time. Mathieu Gonçalves, co-founder of Algama, gives us the benefit of his experience.
 
 

Algama: democratising microalgae

 
Algama is a French startup founded in 2013 by 3 childhood friends: Gaëtan Gohin, Alvyn Severien, et Mathieu Gonçalves. As a specialist in microalgae-based foods, this young company has the lofty goal of turning this ingredient from a niche product to a daily staple: drinks, sauces etc. After several rounds of funding, having set up their R&D lab, and recruiting a dozen staff members, Algama has managed to transform its idea into a promising, market-ready product with their egg free recipe for a  “mayonnaise” sauce. 
 
 

Step n°1: the right recipe

 
“Our project for a vegan mayonnaise started in 2015,” Mathieu Gonçalves tells me. “We were starting from scratch as there were no existing products of this type for benchmarking in terms of recipes and processes.”
 
The product R&D took several months. Mathieu’s enduring memory, “the most complicated thing was to get the texture right. We absolutely needed for our sauce to be as close as possible to a classic, egg-based mayonnaise.”
 
Mathieu advises young startups to take their time with this crucial stage. “For us, we severely modified our recipe several times while working on texture. That cost us time, but it was necessary for the final quality of the product… and increased its market potential.”
 
 

Step n°2: industrial transfer

 
Mathieu gets right to the point: “to pass to industrial transfer, we needed a rigourous selection process to get the right partner. Flexibility of production and high quality standards were the sticking point for us, in phase with our goals.”
 
And of course, available equipment.
 
Mathieu gives a warning. “Successfully reproducing your laboratory recipe in a factory is not a given.” As well as differing processes, ingredients may not be identical (in so much as your industrial partner may have their own preferences for suppliers). “Again, your recipe will need adjusting. In our case, it took 9 months to get it right.” 
 
 

Step n°3: market launch

 
After about a year and a half of technical development, the product was ready! And the market launch was very promising: Carrefour was on board, with its enviable network of hypermarkets, supermarkets and local stores. “We were able to test what worked best for our ground-breaking product.”
 
But how to grab this holy grail of market distribution? Mathieu has 3 pieces of advice:
  • Play the sympathy card for young entrepreneurs. “Startups are very fashionable at the moment. Don’t hesitate to use this to convince your clients. “
  • Make use of competitions and innovation cells of big name retailers. “We applied to and were accepted by Carrefour’s InnBox program. This allowed us to negoatiate directly with the top of the ladder regarding a fast and large scale market launch: 80 retail sites from the beginning.” 
  • Get all the expert help you can regarding your contracts. “We were very happy with our discussions with Carrefour, who were completely transparent and very helpful,” explains Mathieu. “But reading contracts requires specialist knowledge and we needed expert help. Make use of an external consultant or an experienced, senior team member used to this kind of task.”   
     

 

 

By Claire M.
 
ToasterLAB's Startup manager, Claire is an adept of the world of entrepreneurs, having spent the last 4 years within an incubator and innovation centre. Her mission is to provide daily support and coordination to AcceleRise’s startups, to lend them both practical support and a direct line to the necessary contacts and expertise to get their businesses off the ground. Contact Claire at claire.maugras@vitagora.com
 
Start-up innovante : les 3 étapes vers la mise en marché

 

Accéder aux rayons des grandes surfaces du n°1 de la distribution française : toutes les start-ups en rêveraient ! Algama l’a fait : leur « mayonnaise » sans œuf est commercialisée depuis cet été chez Carrefour. Le secret de leur réussite : patience et persévérance. Car les étapes jusqu’à la mise en marché peuvent prendre quelques années. Retour d’expérience et conseils de Mathieu Gonçalves, co-fondateur de cette start-up.
 
 

Algama : démocratiser les algues

 
Algama est une start-up française fondée en 2013 par trois amis d'enfance : Gaëtan Gohin, Alvyn Severien, et Mathieu Gonçalves. Spécialiste des microalgues, cette jeune pousse a l'ambition de sortir la microalgue du simple complément alimentaire pour l'amener vers les produits alimentaires du quotidien : boissons, sauces, etc. Après plusieurs levées de fonds, la mise en place de son propre laboratoire de recherche, et le recrutement d’une douzaine de salariés, Algama a su transformer leur idée pour accéder à une mise en marché très prometteuse pour leur « mayonnaise » sans œufs. 
 

 

Etape n°1 : la bonne recette

 
« Notre projet de mayonnaise vegan a commencé en fin d’année 2015 », me raconte Mathieu Gonçalves. « Il y avait tout à faire, car il n’existait pas de produits de ce type pour réaliser un benchmark en terme de recettes et de process. » 
 
La R&D du produit a donc pris quelques mois. Un souvenir marquant ? « Le plus compliqué a été de définir la bonne texture. Car on tenait à tout prix à ce que notre sauce soit au moins aussi bonne que les mayonnaises traditionnelles à base d’œufs. »
 
Mathieu conseille les jeunes start-ups à prendre leur temps pour cette étape cruciale : « de notre côté, nous avons modifié plusieurs fois et en profondeur notre recette pour des raisons de texturation. Cela nous a pris du temps, mais c’était essentiel pour avoir un produit bon… et donc, avec un fort potentiel de commercialisation. »
 
 

Etape n°2 : le transfert industriel

 
Mathieu est franc : « pour passer en transfert industriel, il faut se donner des critères de sélection rigoureux dans le choix de votre partenaire. Pour nous, c’était la flexibilité de production et de fonctionnement, ainsi que des normes qualité élevées, en phase avec nos objectifs. » 
 
Et bien entendu, la disponibilité des équipements.
 
Mais Mathieu vous met en garde : « Réussir à reproduire votre recette de laboratoire en usine ne coule pas de source… » En plus d’une différence évidente de process, les ingrédients risquent de ne pas être les mêmes (c’est que votre partenaire industriel a sûrement ses préférences et ses habitudes de commandes). « A nouveau, il vous faudra revoir votre recette. Pour nous, cela a pris 9 mois. » Une grossesse, en fait… mais pour un beau bébé ! 
 
 

Etape n°3 : La mise en marché

 
Après un total d’environ 1 an et demi de développement technique, le produit est prêt ! Et la commercialisation fait rêver : Carrefour, avec ses hyper, ses super, ses commerces de proximité. « De quoi nous permettre de tester ce qui fonctionne le mieux pour notre produit innovant. »
 
Mais comment passer à ce St Graal de la mise en marché ? Mathieu a 3 conseils : 
  • Jouer sur le capital sympathie des jeunes entrepreneurs. « Les start-ups, l’entrepreneuriat : c’est très tendance. Il ne faut pas hésiter à jouer cette corde pour séduire vos clients. »
  • Exploiter les concours et les cellules d’innovation des grands noms de la distribution. « En ce qui nous concerne, nous avons été sélectionnés par le programme d’innovation InnBox de Carrefour. Cela nous a permis d’échanger directement avec le haut de l’échelle pour viser une commercialisation plus rapide et volumineuse : 80 points de vente dès le démarrage ! »
  • S’accompagner de professionnels pour la relecture du contrat. « Nous sommes très satisfaits de nos échanges avec Carrefour, qui a joué franc-jeu et a su nous accompagner », précise Mathieu. « Mais en ce qui concerne la relecture du contrat, il est essentiel de le confier à un expert du domaine. Un consultant extérieur, ou un salarié senior habitué à ce type de documents. »

 

 

Par Claire M.
 
 
Start-up manager pour ToasterLAB, Claire est familière du monde de l’entrepreneuriat : elle a passé plus de 4 ans en tant que chargée d’affaires au sein d’un incubateur de start-ups et centre européen des entreprises et d’innovation. Sa mission au sein d'AcceleRise : accompagner les start-ups au quotidien, les challenger, et leur apporter une aide et une écoute à la fois humaine et motivante. claire.maugras@vitagora.com
 
Le business plan : cet ami qui vous veut du bien

Guillaume Fabre

 

Ah, le business plan. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on vous en demande un exemplaire. Indispensable, il est parfois négligé ou, au contraire, peut devenir une source d’angoisse pour les start-uppers. Apprenez à en faire votre allié pour ne (surtout) pas en venir à le détester. Les conseils d’un professionnel de la question, Guillaume Fabre, associé KPMG. 
 
Avec ses 21 années d’expérience, Guillaume Fabre est associé et expert-comptable auprès de la cellule « Start-up et entreprises de croissance » de KPMG, cabinet international de près de 190 000 salariés dans 152 pays. Un métier qui demande souvent de faire le lien entre des entrepreneurs passionnés et les financeurs. 
 
 

1.    L’objectif : pourquoi un business plan ?

 
« Business Plan » : une expression qui résonne certainement dans vos oreilles comme l’outil-miracle pour séduire financeurs et partenaires commerciaux. Et pour cause : « le business plan, c’est ce qui permet de modéliser la viabilité d’une start-up », précise Guillaume Fabre. 
 
« L’équipe et sa complémentarité, l’offre et le marché, la valeur ajoutée par rapport à la concurrence, etc. : l’objectif du business plan est de présenter l’ensemble des buts fixés par l’entrepreneur et les dispositions mise en place pour y parvenir. C’est bien sûr aussi l’outil indispensable pour estimer la marge qui sera réalisée par la start-up : indispensable pour convaincre notamment lors de la phase de levée de fonds. »
 
 

2.    Les multiples versions : un piège à éviter

 
Indispensable, certes. Mais le business plan est parfois aussi une source d’épuisement pour les start-ups : « Le piège est d’y passer trop de temps. ». Pour Guillaume Fabre, si ce « BP » doit bel et bien être ajusté à un rythme régulier, pas question de le refaire chaque semaine.
 
« Il faut avoir la sagesse en amont de bien définir les charges et produits grâce à des études de marché et des devis pour passer à une modélisation efficace du BP ensuite. ». 
 
Une mise à jour tous les 3 à 6 mois devrait suffire : si cela est plus fréquent, c’est peut-être que votre BP n’est pas assez ancré dans la réalité.
 
 

3.    A gardeR en tête : un outil d’échanges et d’interaction

 
Troisième conseil de Guillaume Fabre : le business plan vous permet d’interagir. 
 
Plus qu’un outil froid de modélisation de business, c’est également un excellent outil pour mettre en place un échange dynamique sur votre vision des affaires et vos objectifs de développement. 
 
Certains logiciels permettent même d’interagir à distance, tel que celui que Guillaume Fabre a l’habitude d’utiliser : « En plus, avec cet outil, le start-upper s’habitue progressivement, à son rythme, au jargon comptable et financier qui est indispensable lors des échanges avec des fonds d’investissement et des banques. »
 

 

4.    Le professionnalisme : ne vous précipitez pas sur Excel ! 

 
Vous aviez l’habitude de laisser votre business plan dans les mains de votre stagiaire « action commerciale » ? Perdez-la (l’habitude, pas la stagiaire).  Le business plan, c’est le cœur du business et l’âme de votre start-up ! Il existe de nombreuses méthodes pour réaliser son business plan : tableaux excel, outils en ligne, outils de cabinets de conseils, etc. Nous les présenterons d’ailleurs à notre promo le 12 octobre prochain.
 
Si la finance n’a aucun secret pour vous, passer par Excel sera un bon moyen de maîtriser et de comprendre en détails tous vos paramètres. En revanche, si les calculs d’impôts, de marges, de charges salariales, de JEI et de CIR vous sont inconnus, il est préférable de vous faire accompagner.
 
Pour Guillaume Fabre, « Le business plan doit être modélisé sérieusement avec le bons outil et le bon paramétrage pour éviter de refaire tout de A à Z ce qui faire perdre du temps et de la motivation aux start-upper ».
 
« En tant qu’expert-comptable nous savons traduire la vision du dirigeant avec pour finalité d’augmenter la probabilité de succès de son projet. C’est notre métier. »
 

 

 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 

Votre ennemi juré : la polyvalence

 

« Il ne faut pas viser la polyvalence sur le long terme, mais plutôt rechercher sans cesse plus spécialiste que soi. » Jean-Gabriel Levon, cofondateur de la start-up Ynsect, met en garde les entrepreneurs sur leur volonté de tout gérer. Perdre son poste pour aller plus loin dans son développement : et si c’était la clé de votre réussite ? Voici les 4 conseils de Jean-Gabriel pour vous débarrasser de la polyvalence, cet ennemi juré.

 

 

Ynsect : l’industrie des insectes

 

Dans un contexte où la demande en protéines ne cesse de croitre, la start-up Ynsect a été fondée en 2011 par 4 co-fondateurs, pour produire des matières premières à base d’insectes répondant aux meilleurs standards de la filière de la nutrition animale. La mission d’Ynsect est de faire de l’insecte une matière première incontournable de l’alimentation des animaux d’élevage, ou de compagnie.  
 
L’ambition des co-fondateurs : structurer une nouvelle filière industrielle consacrée à la transformation des insectes. Une ambition forte, qui a permis à la start-up de lever plus de 35 millions d’euros en 5 ans (pas maaaal !), et de se lancer dans l’industrialisation grâce à l’ouverture de leur usine toute belle, toute neuve, dans le Jura. Des « Tenebrio Molitor » au milieu des vaches laitières, vous en rêviez ? Ynsect l’a fait. 
 
 

Accepter la polyvalence au démarrage uniquement

 
Et j’insiste : uniquement !
 
Jean-Gabriel Levon, l’un des co-fondateurs, n’en est pas à sa première expérience de l’entrepreneuriat. « Avant Ynsect, je m’étais déjà lancé dans d’autres projets de start-ups… Mais ce furent tous des échecs. A posteriori,  je pense qu’aucun n’a fonctionné car j’étais seul. »
 
S’il reconnait qu’il est difficile de faire sans polyvalence au début d’une aventure start-up, il affirme : « la polyvalence ne doit surtout pas s’installer ! Conserver une fonction « multi-casquettes », c’est se fermer aux spécialistes, aux experts sur tel ou tel métier. Pour réussir, on ne peut pas être seul. » 
 
Pour Ynsect, dès le démarrage, ils étaient 4. Dont 3 issus de leur bande de copains de lycée, « un très bon réservoir à co-fondateurs » selon Jean-Gabriel : « comme les spécialisations viennent après, nous avions tous les 3 des compétences différentes. Pour le 4e co-fondateur, l’un de nous connaissait le parfait complément : un profil d’ingénieur agronome. »
 
Sa logique : « Perdre son poste. Le laisser à meilleur que soi. C’est le gage du développement de sa start-up. »
 
 

2. Vous concentrer sur votre rôle : fondateur = défricheur

 
En 5 ans, Jean-Gabriel a endossé plusieurs fonctions techniques : chef des opérations, directeur d’usine… et s’apprête à en prendre une nouvelle.
 
« Je dois défricher nos sujets, nos problématiques, nos projets. Je débroussaille, je taille le projet au milieu des incertitudes. Une fois qu’un projet est lancé, je le confie à plus compétent que moi. »
 
Ingénieur de formation, Jean-Gabriel n’avait jamais construit d’usines jusque-là. « C’était impensable que je pilote seul l’industrialisation d’Ynsect ! J’avais besoin de compétences et de personnes expérimentées sur ce sujet pour en garantir la réussite. » 
 
Nul besoin de pécher par excès de dynamisme : vous avez de l’énergie à revendre, c’est louable… mais sur certains sujets, il faut bien l’avouer – l’expérience est indispensable. 
 
 

3. Vous donner les moyens de recruter

 
Jean-Gabriel se souvient : « lorsque nous avons recruté notre comité de direction, une personne compétente sur les aspects d’industrialisation a débloqué en 2 jours seulement ce sur quoi nous bloquions depuis 3 mois. »
 
Le calcul est vite fait : « ça coûte moins cher de recruter que d’accumuler des échecs et de perdre du temps. Il faut se donner les moyens de recruter. »
 
Petit bonus : être une start-up joue en votre faveur pour intéresser des profils expérimentés ! Par exemple, des cadres qui cumulent 15 à 20 ans d’expérience sur des postes similaires et qui ont atteint une certaine routine. « Chez nous, il y a tout à faire, c’est un vrai défi qui capte l’intérêt de profils expérimentés. »
 
 

4. En toute simplicité… restez vous-même.

 
« Avec notre rythme d’évolution, j’ai arrêté de mettre un titre sur ma carte de visite… Mon record sur le même poste est de 18 mois : c’est pas mal, quand même ! », reconnait Jean-Gabriel en souriant. « Mais ce n’est pas pertinent d’écrire noir sur blanc un titre qui évolue au gré du développement de l’entreprise. »
 
Ce qu’il préconise aux fondateurs comme lui : ne pas s’enfermer dans son titre. « Attention, ça ne veut pas dire qu’il n’y pas de missions ou qu’on laisse le chaos s’installer ! » Non, l’intérêt, c’est de penser « efficacité », « souplesse », « adaptation ». 
 
« Pour ma part, j’ai toujours préféré être sur le terrain. Je laisse aux autres les aspects qui me passionnent moins. Ils seront meilleurs que moi !  Je reste moi-même. C’est le meilleur moyen pour accepter de laisser mon poste à des experts métiers, et pour faire progresser l’entreprise. »
 
 
Par Claire M.
 
 
 
Start-up manager pour AcceleRise, Claire est familière du monde de l’entrepreneuriat : elle a passé plus de 4 ans en tant que chargée d’affaires au sein d’un incubateur bourguignon de start-ups et centre européen des entreprises et d’innovation. Sa mission au sein d'AcceleRise : accompagner les start-ups au quotidien, les challenger, et leur apporter une aide et une écoute à la fois humaine et motivante.. Contactez Claire : claire.maugras@vitagora.com

 
La deuxième promo d’AcceleRise désormais sélectionnée

 

Ce mardi 11 juillet 2017, onze start-ups des secteurs FoodTech et AgTech ont pitché pour séduire le jury de sélection d’AcceleRise. Nos membres fondateurs ont ainsi identifié les six start-ups qui nous rejoindront pour la 2e « promo » d'AcceleRise. Leur programme d'accélération intensif démarre le 14 septembre.

 

Les 6 candidats sélectionnés : 

 

Atelier Sarrasin - Nicolas Crabot et Benoit Wartel (Montbard)
Produits bio et sans gluten à base de sarrasin. L’une des spécificités d’Atelier Sarrasin est de décortiquer le sarrasin dans le processus de fabrication, pour des biscuits plus doux et plus gourmands.
www.ateliersarrasin.com

 

Volare-Biomimetic – Damien Sabatier (Avignon)
Solution éthique et durable de valorisation des bio-déchets permettant une production de composte et d’insectes pour différents débouchés dont l’alimentation animale.
www.biomimetic.fr

 

Scan Up – Adrien Dumitresco (Paris)
Liste de course intelligente avec options photos, scans, commandes en ligne, informations nutritionnelles et idées recettes, accompagnée par un boitier de commande connecté. 
http://scanup.fr

 

Fruits de Terre – Charlotte Allix et Adrien Lamblin (Lyon)
Gamme de produits alimentaires, innovante, gourmande, et respectueuse de l’environnement, proposant une alternative à la viande à base d’insectes et destinée au cœur du repas.
www.lesfruitsdeterre.fr

 

Assiette d’Arthur et Alex – Alexandre Nillès et Arthur Wagner (Nevers)
Place de marché équitable pour la vente en ligne de produits alimentaires de terroir, entre producteurs et consommateurs.
www.lassiettedarthuretalex.fr

 

Nopalnutra – Aymen Jabrane (Dijon)
Jus de fruits et boissons rafraîchissantes à base de figue de Barbarie, naturels, bio et offrant des bénéfices nutritionnels aux consommateurs.
www.nopalnutra.com

 

 

Un total de 65 dossiers de candidatures

 

L’attractivité d’AcceleRise ne faiblit pas : après avoir recueilli 70 candidatures pour la sélection de sa première promo, ce second appel à candidatures a débouché sur le recueil de 65 dossiers. Les 20 start-ups présélectionnées sont venues défendre leur capacité à rejoindre le programme ce mardi 11 juillet à Dijon, auprès d’un jury composé des entreprises et des structures partenaires associées . 
Rappelons que la première promo était composée de : Aveine, Boostherm, Cellier Domesticus, Food Me Up, Inalve, Kuantom et Tassiopée. A l’issue des trois premiers mois intensifs du programme, ces sept start-ups ont pitché devant une dizaine d’investisseurs représentant un total d’un milliards d’euros de fonds.  

 

 

Un programme d’accélération reconnu à l’international

 

Berceau des pépites les plus prometteuses en foodtech et agtech, c’est parmi les promos 1 et 2 d’AcceleRise que seront sélectionnées les start-ups françaises pour la finale du Food Nexus Startup Challenge, concours européen de start-ups, au mois de décembre. 

 

Avant cela, un accompagnement intensif attend les start-ups sélectionnées dans cette seconde promo : trois mois au rythme d’une journée d’ateliers par semaine, puis un suivi personnalisé de neuf mois. Unique programme d’accélération adossé à un pôle de compétitivité, AcceleRise ouvre la voie à un réseau de 350 structures de l’agroalimentaire, membres de Vitagora, en France et à travers le monde.

 

Les participants au programme bénéficieront ainsi de mises en relation directes avec leurs futurs partenaires, clients et investisseurs, dont des multinationales de l’agroalimentaire, pour garantir le succès de leur lancement commercial et industriel.

 

L’accompagnement s’appuie également sur un pool de 60 mentors et partenaires, qui partageront avec les start-ups leur expérience et expertise sur les nombreux aspects opérationnels et stratégiques de l’entrepreneuriat. 
 

Télécharger le communiqué de presse

Contact presse : Clémence Bouvel, 06 87 91 51 74, clemence.bouvel@vitagora.com

 

 

Construire sa marque : 5 pièges à éviter

 

Qu’est-ce qu’une marque ? Un nom ? Un logo ? Pour Fanny Basteau, cofondatrice de l’agence SoFood et mentor d’AcceleRise, la marque, c’est l‘essence de votre entreprise et l’expression publique de votre vision stratégique. Start-up, parce que vous le valez bien, voici les 5 pièges à éviter.

 

 

1. Rester dans une logique produit

 

Fanny Basteau vous met en garde : « Lorsqu’une start-up se lance, ce qu’elle vend, c’est déjà un produit. Par exemple, une fourchette connectée, une appli anti-gaspi, ou encore un burger sans viande.»

 

Si ce produit est essentiel au développement de la start-up, car il lui permet de s’améliorer au fil du temps en ouvrant son marché, en générant des fonds, et en alimentant ses projets, il ne doit pas être la raison d’être de la marque. « Il faut distinguer la marque du produit. Dyson ne vend pas des aspirateurs, mais un monde plus propre et silencieux. L’Oréal ne vend pas des crèmes de jour, mais une beauté éternelle. Evian ne vend pas de l’eau en bouteille, mais une jeunesse retrouvée. Rester dans une logique produit, c’est se condamner à toucher un plafond de verre à un moment. Votre entreprise doit voir plus loin que cela. »

 

 

2. Se contenter d’un logo 

 

Autour d’elle, Fanny Basteau entend souvent les entrepreneurs lui dire : « C’est bon, ma marque est calée : j’ai un logo et j’ai déposé le nom ». Erreur ! Une marque c’est bien plus que ça. 

 

Comme le dit Harry Beckwith, expert en marketing américain, dans Selling the Invisible (si vous ne le connaissez pas, je vous le conseille : on lui doit la réussite des marques telles qu’IBM ou Merck) : « Les marques sont des raccourcis pour la prise de décision, dans un monde où vous et moi recherchons des raccourcis. »      

 

Mmh… Ok. Là, nous avons besoin d’un petit éclairage… « D’un côté, la marque est un outil d’aide à la décision pour le client, pour l’orienter rapidement vers votre produit au milieu d’une offre pléthorique. D’un autre côté, c’est un outil d’aide à la décision pour vous, porteur de projet et développeur de start-ups, entre les différents enjeux que vous rencontrez. La marque aide à façonner votre vision à long terme, vos choix stratégiques, vos valeurs », explique Fanny Basteau.

 

« Quand vous êtes prêts pour ça, alors il faut formaliser votre marque dans bien plus qu’un nom et qu’un logo : dans une plateforme de marque. »

 

 

3. Faire une plateforme de marque trop terre à terre ou trop évanescente !

 

Une « plateforme de marque » ? Fanny, à notre secours : on est perdu… 

 

« La plateforme de marque doit exprimer toute la raison d’être de votre start-up. Ce n’est pas seulement votre positionnement, et encore moins un argumentaire commercial, un bénéfice produit, ou une différenciation avec la concurrence. Il faut vous élever, trouver quel est le souffle qui anime votre marque, qui va orienter toutes les décisions et se diffuser à tous les points de contacts. Le consommateur n’achète pas ce que vous faites, mais ce pourquoi vous le faites ! »

 

S’il est nécessaire de vous élever dans votre réflexion, à l’inverse, la plateforme de marque ne doit pas non plus être un ramassis de jolis mots branchés, qui mis bout à bout, ne veulent plus rien dire. Des exemples, Fanny ? « Des mots comme « excellence » ou « valeurs », ne veulent rien dire ! Vous voulez un petit truc pour être sûrs d’être dans le solide ? C’est très simple : si vous choisissez une terminologie dont personne ne voudrait du contraire, c’est que votre plateforme de marque est vide de sens… Ainsi, « excellence » ne convient pas, car aucune marque ne voudrait être « médiocre ». En revanche « luxe » est plus concret, car une marque peut vouloir être « entrée de gamme ». »

 

La plateforme de marque, c’est donc ce fameux « Why » dont parle Simon Sinek (en apprendre plus ici) : toute la difficulté est ici de rester les pieds sur terre et la tête dans les nuages... ou, pour les plus scientifiques d’entre vous, d’avoir « un œil dans le microscope et un œil dans le télescope » comme le dit Alina Wheeler dans Designing Brand Identity.

 

 

4. Oublier d’y inclure le projet de l’entreprise

 

La plateforme de marque s’attache à comprendre la vision, la mission, et la raison d’être de l’entreprise. Ce sont les fondateurs qui en sont les garants et les instigateurs. 

 

Aussi, leur présence est essentielle au cours des ateliers de création de la plateforme de marque. Cela nécessite de dégager du temps, parfois pour une journée entière. « Bien entendu, à l’échelle d’une start-up en plein développement, ce peut être compliqué de se mobiliser. Mais c’est impératif. »

 

Au risque de mettre de côté le projet de l’entreprise, pourtant fondamental, dans la définition de la marque : « votre plateforme de marque est la transcription marketing de votre vision stratégique : métier, cible, réseaux de distribution… Ces questions doivent faire partie de la réalisation de votre plateforme de marque pour que celle-ci soit efficace et exacte. »

 

 

5. Ne solliciter que l’interne

 

De la même manière qu’on sollicite les fondateurs de la start-up, il faut solliciter vos intervenants extérieurs. Comme l’exprime Marty Neumeier dans The Brand Gap : « Une marque n’est pas ce que vous dites qu’elle, mais ce qu’ILS disent qu’elle est. » 

 

« En dehors de votre start-up, de nombreux intervenants se sont déjà forgé une image de la marque : ce peut être un partenaire stratégique, vos premiers clients, vos fournisseurs, votre incubateur ou votre accélérateur… Leur contribution permet de disposer d’un regard extérieur, parfois plus objectif, pour mettre en lumière des qualités (ou des défauts) qu’ils voient et dont vous n’avez pas (toujours) conscience. » 

 

N’hésitez pas à les appeler et à les questionner directement. L’essentiel est de disposer d’une relation suffisamment forte pour être en confiance.

 

« Pour les start-up, dans les ateliers de création de plateforme de marque que nous organisons, nous invitons également les actionnaires "actifs" ou les conseillers à être présents, car ils sont fortement impliqués dans la création de la start-up et dans les grandes orientations de la marque », conclue Fanny Basteau.

 

 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 

Vocation « entrepreneur »

Stéphane Maloisel

 

« Un jour, j’ai décidé de devenir entrepreneur ». L’entrepreneuriat est un défi pour certain, un moyen pour d’autres… pour d’autres encore, c’est une vraie vocation. Pas question pour autant de se précipiter tête baissée dans l’aventure ! Autodidacte, repreneur d’entreprises, actionnaire, et fondateur de 3 entreprises, Stéphane Maloisel s’y connait. Après 30 ans de carrière dans l’entrepreneuriat, il vous livre ses 4 conseils pour répondre, le plus sûrement possible, à votre vocation.

 

Un entrepreneur en série

 

« Un jour, j’ai décidé de devenir entrepreneur », m’a récemment confié Stéphane Maloisel. Une vocation qui ne coulait pas de source : il quitte l’école à 17 pour devenir… musicien. Concurrence sectorielle oblige, Stéphane Maloisel passe par plusieurs jobs alimentaires et quelques cours du soir, pour se retrouver quelques années plus tard manager dans le secteur alimentaire. Là, il prend la première occasion qui se présente à lui pour devenir directeur d’entreprise. 

 

Premiers pas dans l’entrepreneuriat. Il deviendra ensuite actionnaire d’une grande entreprise, créateur d’une PME (Les Repas Santé), développeur d’activité en collaboration (pour ActiMeat), fondateur d’une start-up (Baby-Clips)… Voici ses conseils sont à mettre entre toutes les mains des start-uppers ! 

 

1 – Identifier les raisons de sa vocation
Pourquoi ? Si le côté psychanalyste est sûrement passionnant, c’est avant tout un bon moyen de vous éviter de perdre votre temps. Car le monde de l’entrepreneuriat est très riche en expériences : fonder une entreprise, reprendre la direction d’un grand groupe, rejoindre un actionnariat, conseiller les restructurations, développer une PME, etc. Toutes avec leurs défis et leurs contraintes. 

 

Au tout début de sa carrière, une raison forte pousse Stéphane Maloisel (telles qu’il l’analyse aujourd’hui) à quitter son poste pour devenir directeur d’entreprise : son état d’esprit « franc-tireur ». « Bridé dans mes prises d’initiatives, freiné dans ma créativité : durant mes premiers emplois salariés, j’ai beaucoup souffert de la lenteur et des verrous des grandes entreprises sur mon caractère indépendant. Je voulais décider. »

 

2 – Connaitre ses limites 

« En milieu de carrière, pendant 5 ans, j’ai cherché une boîte à racheter. Après avoir étudiées près de 200 entreprises, je trouvais toujours des contraintes qui me refroidissaient. Et puis, j’ai compris le fond du problème. » 

 

« Si à l’origine de ma vocation, on trouve l’envie de devenir dirigeant pour décider moi-même, j’ai compris que mes limites allaient façonner mes choix. » Pas question, donc, de devenir actionnaire d’un grand ensemble. Stéphane Maloisel préfère fonder. « Je suis un développeur. J’aime monter les équipes, monter une entreprise, connaitre les moindres recoins de l’usine… J’ai besoin de toucher, d’être sur le terrain. Et tout cela, dans une mesure humaine, où je reste capable de mettre un nom sur chacun des visages qui m’entourent. »

 

3 – La finance : le véritable décisionnaire
« En tant que dirigeant, on reste maître de sa stratégie. Mais il ne faut jamais négliger l’importance  de la finance, carburant de l’entreprise, » met en garde Stéphane Maloisel aux jeunes entrepreneurs. 

 

« En tant que créateur dirigeant et actionnaire d’une entreprise en pleine croissance, alors qu’il fallait réinvestir pour soutenir le développement, les associés financiers ont préféré réaliser la plus-value en demandant une cession global de la société. J’ai été confronté à un choix difficile et de taille. J’ai dû me résigner à vendre Les Repas Santé », se rappelle-t-il, « ce que je ne regrette plus aujourd’hui ».

 

Autodidacte, Stéphane Maloisel reconnait avoir manqué d’ingénierie financière en début de carrière. « Je me suis vite rendu compte que ce qui compte avant tout, c’est la trésorerie. C’est-ce qui porte l’efficacité d’une stratégie de développement. » D’où l’intérêt de se doter des bons moyens pour l’analyser, quitte à faire appel à des conseillers extérieurs. « Quand j’étais jeune, j’étais très seul ».

 

« Aujourd’hui, j’essaye de faire bénéficier de mon expérience à des start-uppers au sein d’un club d’investisseurs. »

 

4 – S’enrichir de ses échecs 
« Parfois, la réussite laisse penser que tout va marcher. C’est faux. » Stéphane Maloisel a la tête sur les épaules… et le conseille vivement aux jeunes entrepreneurs. « Il faut toujours rester terre-à-terre. On croit tellement à la réussite d’un projet qu’on oublie parfois de l’analyser… Et c’est à ce moment-là que l’on se trompe. »

 

Un retour d’expérience qui fait écho à son aventure dans Baby-clips : « c’était une erreur », reconnait-il. « Car notre produit n’était pas un produit mais un accessoire. Or, on ne bâtit pas une entreprise sur un accessoire. » Ce qu’il en retient ? « Des échecs, il y en aura toujours. Le plus important, c’est de les accepter, de les analyser, pour rebondir, s’en enrichir, et repartir de plus belle. » 

 

« Malgré les échecs, la vie d’entreteneur est une vie de contraintes et de satisfaction. Aujourd’hui, je ne ferai rien d’autre au monde », conclue-t-il... fier d’avoir transmis le virus de l’entrepreneuriat à l’une de ses filles. 

 

 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 

Tout pour bien négocier ses contrats
 
Vous en avez déjà marre de lire vos contrats avant de les signer ? Prenez patience, car c’est un mal pour un bien. Au service de vos droits, le contrat doit susciter toute votre vigilance. Les clés pour bien les négocier avec notre experte et mentor, Me Béatrice Lerat, du cabinet d’avocat Lerat Avocat.
 
 

Connais-toi toi-même… 

 
… et connais également tes interlocuteurs. Cette devise philosophique porte une vérité très pertinente dans le domaine juridique des contrats : pour bien les négocier, il est impératif de savoir quel type de négociateur vous êtes, et à quels types de négociateurs vous avez affaire. 
 
Certains profils sont ainsi plus difficiles à gérer : les « compétiteurs » ou les « évitants », par exemple. D’autres sont plus faciles : le « diplomate », ou le « conciliant ». Selon votre propre profil (et donc, vos forces et faiblesses), et selon les profils face à vous, vous mettrez en place des tactiques spécifiques. 
 
« Pour négocier efficacement », précise Me Lerat, « l’idéal est d’arriver à maintenir la relation avec la partie opposée tout en faisant valoir ses intérêts : en bref, d’adopter un profil hybride à la fois « conciliant et compétiteur ». 
 
 

Tenir compte de l’intégralité des intérêts en présence

 
« Défendre des positions ne sert à rien », affirme Me Lerat. « Le vrai enjeu de la réussite d’un contrat, c’est de déterminer l’intégralité des intérêts que l’on veut promouvoir pour éviter de négocier sur des fondements boiteux : savoir ce que l’on veut et jusqu’où on veut aller. »
 
Le comportement le plus dangereux est de ne pas aller jusqu’au bout de votre raisonnement : ne s’attacher qu’à des éléments de surface. Dans le cadre d’un contrat fournisseur/acheteur, par exemple, ne pas se limiter à définir le prix de production mais également prendre en compte les éléments satellites comme le délai de livraison, les critères de qualité…. « Là où il y a un vide, il y a un risque », précise Me Lerat. Effrayant, dit comme ça, mais véridique. 
 
Projetez-vous donc au maximum dans ce qui vous attend concrètement pour anticiper tous les détails, de toutes les étapes, de la vie du contrat. 
 
 

Être transparent

 
Attention : négocier ne rime certainement pas avec malhonnêteté ! Encore moins depuis octobre 2015. Me Lerat nous le précise : « Depuis octobre 2015, la réforme des droits du contrat oblige le devoir d’information et de transparence lors des négociations : l’on se soit doit d’être le plus exhaustif possible quant à l’information donnée en amont de la conclusion du contrat. Seuls les tarifs et prix ne sont pas soumis à justification… Pour tout le reste, un manque d’information et de transparence peut être préjudiciable. ». Aussi si votre partenaire attache une importance particulière à l’origine des ingrédients incorporés dans vos recettes et que vous savez que ce point est capital pour lui, il conviendra d’être transparent sur la traçabilité de vos ingrédients…
 
Pas question de jouer avec le feu : la négociation de contrat est là pour vous protéger… Certainement pas vous apporter encore plus de risques.
 
 

S’entourer de professionnels pour la rédaction de contrats

 
Le droit du contrat n’est pas une mince affaire ! « C’est une stratégie, des choix qui doivent être murement réfléchis », confirme Me Lerat. « Et bien entendu, il y a la technicité du métier. Certaines clauses doivent être toujours présentes, quel que soit le type de contrat. D’autres sont spécifiques à des types de contrats. Pour certains contrats, comme les contrats de licence de droits de propriété intellectuelle, il peut y avoir une différence d’approche entre le droit fiscal et les autres branches du droit privé avec des conséquences en termes de comptabilisation et d’activation de ces contrats. Tout cela est vite effrayant, et peut vite devenir difficile à appréhender, pour les non-spécialistes. » 
 
Parce qu’une start-up ne peut pas réunir toutes ces compétences en interne, AcceleRise réunit plusieurs mentors experts des questions juridiques. Echangez avec Me Lerat et nos autres mentors (voir liste ici) pour mettre toutes les chances de votre côté dans vos négociations de contrat ! Notre appel à candidatures pour la session 2 est en cours (clôture le 12/06) : en savoir plus ici
 
 
Et pour en savoir plus sur le cabinet Lerat Avocat, visitez : http://lerat-avocat.com 
 
 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 
 
Pourquoi le succès à court-terme n’est qu’un leurre
 
Pour réussir en tant qu’entrepreneur, il faut résister à la tentation des victoires à court terme pour viser plutôt l’endurance… tout en restant dynamique et enthousiaste. Un équilibre difficile à trouver, entre marathon et courses d’obstacles. Conseils de Pierre-Henri Deballon, co-fondateur de Weezevent.
 

Weezevent : self-service de la billetterie numérique

 
Lorsqu’ils ont organisé le Vélo Tour à Dijon (à faire si vous êtes de passage dans la région !), Pierre-Henri Deballon et Sébastien Tonglet ont été confrontés à de nombreuses barrières : comment gérer les inscriptions ? Suivre la billetterie ? Et comment se fait-il qu’en 2007, il n’y ait pas de solutions de billetterie numérique qui permettent de gérer en amont les flux financiers ? 
 
En 2008, ces deux sportifs alors étudiants en gestion et économie du sport se lancent dans l’aventure : ils développent Weezevent, une solution en self-service de billettique et d’inscription en ligne destinée aux organisateurs d’événements, avec en plus depuis 2015, une solution de paiement dématérialisé. Pour Pierre-Henri Deballon, ce qui fait le charme de son activité, c’est le passage du numérique à la « vraie vie » : « ça nous arrive souvent d’assister à des événements (concerts, festivals, etc.) pour assurer la mise en place de notre outil. C’est très sympa et gratifiant. »
 
Avec une croissance fulgurante (incroyable mais vrai : +42 000% en 2015 !), pas étonnant que cette start-up compte aujourd’hui 75 salariés dans plusieurs bureaux d’Europe (Dijon, Paris, Manchester, Madrid, etc.). 
 

Le lièvre et la start-up : rien ne sert de courir… 

 
Pourtant, pour Pierre-Henri Deballon, pour durer dans l’aventure start-up, rien ne sert de courir après le succès. « L’image de l’idée « Eureka » qui se réalise en quelques mois est une image faussée. Dans la vraie vie, c’est rarement un feu d’artifice. La mise en œuvre de son idée peut prendre facilement 3 ou 4 ans, et ce même pour des licornes à la croissance fulgurante. » 
 
Il reconnait pourtant que la tentation d’aller vite est grande pour une start-up, notamment en ce qui concerne les levées de fonds. « La course à la levée de fonds, c’est le piège ! Car une levée de fonds marque le début d’une aventure : ce n’est pas (et ne doit pas être) une fin en soi. » Ce sportif n’hésite d’ailleurs pas à user de la métaphore : « la levée de fonds, c’est comme une course de sauts d’obstacle qui durerait le temps d’un marathon… il faut trouver le juste équilibre entre l’endurance et le dynamisme. » 
 
La tentation de se précipiter se présente également pour les propositions de rachats. Pour Pierre-Henri, tout est question de vision des fondateurs : succès court-termiste, ou ambition ? « Il vaut parfois mieux refuser un rachat immédiat à 1 million d’euros pour se laisser le temps et la capacité de développer encore plus loin son projet. C’est quasiment ce qui nous est arrivé… et si notre réaction à l’époque était guidée par notre instinct, avec le recul et plus d’analyse, je peux confirmer qu’il s’agissait de la bonne décision. »
 

Pour tenir dans l’effort… 

 
Alors, quels conseils retenir de son expérience pour tenir tout au long de l’effort « start-up » ? 
  • Tout d’abord, être convaincu que son idée est la bonne, et vouloir le prouver. C’est votre assurance « je ne lâche rien », même dans les moments difficiles où se pose la question de tout arrêter. « La question s’est posée une fois pour nous : on continue ? ou on arrête tout ? On était en-dessous de chacune des 4 courbes de scénarios que l’on avait anticipés. C’est parce que l’on croyait dur comme fer à notre idée – et pour cause, on l’utilisait nous-mêmes ! – que l’on a fait le choix de ne pas s’arrêter pour autant. »
  • Bosser, bosser, et encore bosser. « On bossait comme des fous. Ce qui a de nombreux mérites : on ne voit pas le temps passer, on n’a pas le temps de dépenser l’argent (que l’on ne gagne pas au démarrage), et bien sûr, on solidifie son projet. »
  • Se soutenir entre associés. « Il est important de partager et de se soutenir. Dans les moments difficiles, l’un sera plus positif et encourageant. Dans les moments d’euphorie, l’autre sera plus mesuré et gardera les pieds sur terre. Quelle que soit la situation, il faut toujours partager. »
  • Ne pas négliger les situations solides de son entourage : « Nos copines de l’époque, devenues nos épouses, avaient des emplois salariés. Cela peut paraitre intéressé, mais c’est important à prendre en compte : la solidité globale de votre situation est une assurance. »
  • Accepter la juste dose d’irrationnel : « monter une start-up, c’est aussi un peu sauter dans le vide, savoir prendre des risques, ou réagir à l’instinct. Ça s’est toujours révélé payant pour nous. Soyez passionné, cela vous portera. »
 
Bénéficiez de plus de conseils, d’enseignements, et d’échanges avec Pierre-Henri Deballon, mentor d’AcceleRise, en rejoignant notre 2e promo ! L’appel à candidatures est en cours => cliquez ici
 
 

Par Christophe Breuillet

Directeur de Vitagora et CEO d'AcceleRise, Christophe est notre chef d'orchestre ! Ses domaines d’expertise : le développement d’entreprise, la croissance à l’international, les stratégies d’influence… en bref, le « business », sous tous ces angles. Contactez-moi : christophe.breuillet@vitagora.com

 
 

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