A 4th cohort for ToasterLAB
 
 
Last July, ToasterLAB's jury of founding members [1] selected the seven new startups who make up the program's 4th acceleration cohort. A number of different topics - plant proteins, recycling food waste, urban agriculture, supply chain, blockchain etc. - are on the menu for building tomorrow's food businesses.
 
The program's 4th call generated 92 applications, including 23 from outside of France. The seven startups selected will begin their acceleration on September 19th. The 12-month program will allow them to speed up their market launch and industrialisation.
 
In partnership with Terres Univia and GEPV, the 4th cohort of ToasterLAB includes the two winners of the Prot'Eat contest: Tartimouss ! and Life Loving Foods. This contest had the goal of detecting and accelerating innovative projects using legumes and plant proteins in food products.
 
Clémence Carbonnel, R&D project manager for Atelier du Fruit, gives her feedback on the acceleration support her company received during the 3rd cohort: "Intense! Each each, we we taken out of our comfort zone. We learned a huge amount. Thanks to ToasterLAB, we have been able to clearly define our business model, to get to grips with regulatory aspects, and to better structure our financial and sales strategy."
 
 

InfographiC: toasterlab, since 2016

 
 
 
Since 2016, ToasterLAB has forged a place in the European FoodTech scene, with increasing interest:
  • from entrepreneurs in France and abroad, with 319 applications received from 4 calls - and 59 applications from outside of France during the last two application calls.
  • from food business professionals, with more than 60 mentors and partners
  • from investors. A total of more than 1.5 billion Euros in investment funds was present at the last ToasterLAB Demo Day. 
 
 

The 7 STARTUPS selected:

 
Life Loving Foods (Paris - France) – Prot’Eat winner
Life Loving Foods produces vegan versions of popular dishes such as kebabs, tandoori, panna cotta, or protein-rich cookies, using soy, pea and wheat proteins. https://lifelovingfoods.com.
 
 
Tartimouss! (Beuvraignes - France) – Prot’Eat winner
Tartimouss! has developed a range of sweet and savoury spreads whose main ingredient is fava bean.  http://www.chocolatsducroise.fr/437489368
 
 
Urbanleaf (Dijon - France)
Urbanleaf is a firm specialised in urban agriculture, designing sustainable agricultural systems based on aquaponics and hydropinics, and other innovative techniques for the production of fruit, vegetables and fish farming. https://www.urban-leaf.com/
 
 
NBread Process (Contres - France)
NBread Process has developed remarquable new food manufacturing processes able to transform any food into a soft bread product, while retaining its natural taste. http://nbread-process.com/
 
 
RTech Group (Levernois - France)
RTech Group is developing a Big Data platform for the whole of the agro-food value chain. This platform creates closer links between growers, manufacturers and consumers using a complete system of traceability. In time, this platform will be equipped with intelligent tools able to predict crop development and provide valuable decision-making assistance. www.rtech-group.com
 
 
Biotraq (Paris - France)
Biotraq offers a new intelligent refrigerated Supply Chain, guaranteeding the safety of perishable products and reducing food waste. Their analytical platform provides a decision-making tool using the data from sensors and calculates the impact of the logistical environment on the product quality, while suggesting corrective actions in line with contractual and regulatory responsabilities. http://biotraq.fr/
 
Green Spot (Auckland - New Zealand)
Green Spot produces a range of fermented flours low in carbohydrates, fats and sugars, and rich in protein and fibre. All their ingredients are vegan, gluten-free and GMO-free, and rich in essential vitamins and minerals. www.greenspot-tech.com
 
[1] The founding members: Vitagora, Caisse d’Epargne de Bourgogne-Franche-Comté, Crédit Agricole Champagne-Bourgogne, GEPV, Groupe Dijon Céréales, Groupe Seb, Terres Univia.
 

find out more

Press contact:
Marthe Jewell, Communication Manager, Vitagora
Tel.: +33 (0)6 60 65 87 16
 
 
Une 4e promo pour ToasterLAB
 
Le 10 juillet, le jury de ToasterLAB, composé de ses membres fondateurs[1], a sélectionné les sept nouvelles start-ups qui composeront la 4e promotion de ce programme d’accélération. Des thématiques variées – protéines végétales, valorisation des déchets, agriculture urbaine, supply chain, blockchain, etc. – sont au menu pour dessiner l’alimentation de demain.
 
 
Ce quatrième appel à candidatures a généré 92 dossiers, dont 23 en provenance de l’étranger. Les sept start-ups sélectionnées débuteront leur accélération le 19 septembre. Cet accompagnement de 12 mois leur permettra d’accéder plus rapidement à leur marché et de concrétiser leur industrialisation.
 
En partenariat avec Terres Univia et le GEPV, la promo 4 de ToasterLAB intègre les deux gagnants du concours Prot’Eat : Tartimouss ! et Life Loving Foods. Le concours Prot’Eat visait la détection et l’accélération de projets innovants valorisant l’utilisation de légumineuses et de protéines végétales dans l’alimentation de demain.
 
Clémence Carbonnel, chargée de projets R&D chez Atelier du Fruit, témoigne sur leur accompagnement par ToasterLAB (promo 3) : « Intense ! Chaque semaine, nous sommes sortis de notre zone de confort. Nous avons énormément appris. Grâce à ToasterLAB, nous avons pu définir clairement notre business model, nous conforter sur des notions de réglementation, mettre au point notre stratégie financière et notre stratégie commerciale. »
 
 

Infographie : toasterlab, un programme d'accélération qui donne le sourire depuis 2016

 
Infographie : ToasterLAB - chiffres-clés 2016-2018
 
 
Depuis 2016, ToasterLAB a su se forger une place incontournable dans l’écosystème FoodTech européen, recueillant un intérêt croissant :
  • du côté des entrepreneurs en France et à l’international, avec 319 dossiers reçus sur quatre appels à candidatures – et 59 dossiers provenant de l’étranger sur les deux derniers appels ;
  • du côté des professionnels avec plus de 60 mentors et partenaires de renom ;
  • du côté des investisseurs. Ceux-ci représentaient plus d’1,5 milliards d’euros de fonds lors du dernier DemoDay de ToasterLAB).
 
 

LES 7 START-UPS SELECTIONNEES :

 
Life Loving Foods (Paris – 75) – Lauréat Prot’Eat
Life Loving Foods produit des versions végétales de plats appréciés par les jeunes générations, comme le kebab, le tandoori, des panna cottas, ou des cookies riches en protéines, à base de protéines de soja, de pois et de blé. https://lifelovingfoods.com.
 
 
Tartimouss! (Beuvraignes – 80) – Lauréat Prot’Eat
Tartimouss! a développé une gamme de produits sucrés et salés dont l’ingrédient principal est la féverole.  http://www.chocolatsducroise.fr/437489368
 
 
Urbanleaf (Dijon – 21)
Urbanleaf est un bureau d’études en agriculture urbaine qui conçoit des systèmes agricoles durables, basés sur l’aquaponie et l’hydroponie, des techniques innovantes permettant de produire des fruits, des légumes et d’élever des poissons en ville. https://www.urban-leaf.com/
 
 
NBread Process (Contres – 41)
NBread Process propose un procédé innovant et disruptif de transformation des aliments. Ce procédé permet de transformer n’importe quel aliment en un produit qui a la texture et l’aspect de la génoise ou du pain en conservant le goût de base. http://nbread-process.com/
 
 
RTech Group (Levernois – 21)
RTech Group développe la première plateforme Big Data sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole et agroalimentaire. Cette plateforme permet de renforcer le lien entre les cultivateurs, transformateurs et clients finaux en leur proposant une traçabilité complète. A terme, elle sera dotée d’outils logiques, sensibles au contexte et capables de prédire l’état des cultures et de fournir des recommandations pour leur production. www.rtech-group.com
 
 
Biotraq (Paris – 75)
Biotraq propose une nouvelle Supply Chain du froid, intelligente, garantissant la qualité sanitaire des produits périssables et réduisant leurs pertes et gaspillages évitables. Sa plateforme d’aide à la décision analyse les données de capteurs connectés qui suivent les produits, calcule l’impact des conditions de l’environnement logistique sur la qualité et propose des actions correctives aux opérateurs pour satisfaire leurs responsabilités contractuelles et règlementaires. http://biotraq.fr/
 
Green Spot (Auckland  – Nouvelle-Zélande)
Green Spot propose une gamme de farines fermentées qui sont faibles en glucides, matières grasses et sucres, mais riches en protéines et fibres. Tous les ingrédients sont vegan, sans gluten, sans OGM et riches en vitamines et minéraux essentiels. www.greenspot-tech.com
 
[1] Les membres fondateurs : Vitagora, Caisse d’Epargne de Bourgogne-Franche-Comté, Crédit Agricole Champagne-Bourgogne, GEPV, Groupe Dijon Céréales, Groupe Seb, Terres Univia.
 

pour en savoir plus

Contact presse :
Marthe Jewell, Responsable Communication de Vitagora
Tél : 06 60 65 87 16
 
 
La veille pour une start-up : 5 conseils pratiques de notre experte

 

 

La veille est une pratique indispensable à toute entreprise. Qu’il s’agisse d’un grand groupe, d’une PME, ou d’une start-up. Parce qu’elle constitue les fondements de votre stratégie d’amélioration continue.

 

Veille concurrentielle, veille juridique, veille technologique, etc. Loin de moi l’idée de vous présenter les enjeux et avantages de chaque typologie de veille : d’autres articles sur le web existent déjà et répondront à vos attentes sur ce point. Non, je vais plutôt vous exposer cinq conseils pratiques à mettre en œuvre pour une veille efficace dans une start-up, grâce à notre experte du sujet : Anne-Laure Marchand, chargée d’intelligence économique à Vitagora.  

 

 

1 – Descendez de votre petit nuage pour faire une veille (véritablement) objective (et utile)

 

« Nous n’avons pas de concurrent. »

 

Vous avez déjà prononcé cette phrase ? Pas de chance ! Anne-Laure nous assure qu’avec une méthode de veille objective, vous finirez toujours par contredire cette affirmation. « Avant de se lancer, beaucoup de start-ups pensent n’avoir aucun concurrent. La veille vous apprendra une première chose, indispensable à votre viabilité : non, vous n’êtes pas seuls. »

 

Pour Anne-Laure, la veille doit servir en premier lieu au lancement de la start-up : définition de son business model, évaluation de son potentiel marché (n’est-il pas surévalué ?), orientation du positionnement et de l’identité de la marque, etc. Pour tout ceci, il est indispensable d’analyser votre concurrence.

 

« Un produit ou un service viennent en réponse à un besoin d’utilisateur. Vous pensez ne pas avoir de concurrent parce que votre produit est nouveau ? Détrompez-vous : l’utilisateur, avant de connaitre votre produit, avait déjà une autre solution face à ce besoin. » Cette solution, même si vous la trouvez old-school ou carrément ringarde, représente également votre concurrent – c’est ce qu’on appelle la concurrence indirecte. La SNCF est par exemple un concurrent indirect de Blablacar. Le marché communal est un concurrent indirect de votre box de livraison de produits alimentaires bio. Le jus d’orange est un concurrent indirect de votre boisson stimulante aux super-aliments.

 

« Ce n’est pas toujours évident à entendre (entre nous, pourtant, mieux vaut avoir des concurrents : c’est aussi la preuve que votre idée est pertinente et viable !) : c’est pour cela que faire une veille méthodique, en utilisant notamment le mapping de positionnement concurrentiel avec des critères objectifs, est essentiel », confirme Anne-Laure.

 

 

2 – Ne vous arrêtez pas jamais

 

Si la veille est indispensable au démarrage d’un projet de création d’entreprise, elle doit également être continue.

 

« La veille ne doit jamais s’arrêter », explique Anne-Laure. « Car l’environnement d’une entreprise est en évolution permanente :

 

  • Les concurrents changent. Par exemple, quelques années après un engouement pour une nouveauté, il est fréquent de voir des grandes entreprises développer le même type d’offre. Votre panel de concurrents se diversifie au fur et à mesure des années.
  • Vos clients changent. « C’est d’autant plus vrai dans l’alimentaire, où les tendances et les enjeux en termes de développement produits vont très vite ! », détaille Anne-Laure en pensant au sans-gluten, au vegan, etc. – des tendances apparues il y a moins de 3 ans en France et  influençant déjà fortement les attentes des consommateurs.
  • Votre marché change. Peut-être allez-vous diversifier vos gammes de produits ? Ouvrir votre abonnement à une autre localité ? Déployer vos ventes à l’international ? 

 

« Dans tous les cas, à chaque étape du développement de l’entreprise, la veille viendra confirmer ou infirmer vos hypothèses – ce qui vous évitera de subir les dégâts de mauvais choix. »

 

 

3 – Priorisez et externalisez

 

 « La veille prend du temps », explique Anne-Laure. « D’une part, parce qu’il s’agit de tout scruter, de tout lire. D’autre part, car le monde ne s’arrêtera pas d’évoluer une fois votre dossier de veille bouclé, et qu’il vous faudra donc recommencer quelques mois plus tard. »

 

Comment s’y retrouver ? Anne-Laure n’a qu’un conseil à vous donner (et pas des moindres) : « priorisez ! »

 

« Ciblez les types de veille que vous souhaitez à tout prix réaliser : veille concurrentielle, bien entendu. Mais également veille juridique ? Ou veille technologique ? Ou encore commerciale ? », détaille-t-elle. « Ensuite, priorisez vos outils. Il existe de nombreux outils de veille gratuit, et les événements et concours sont également une source de veille très riche. Mais l’on ne peut pas être partout à la fois. Enfin, n’hésitez pas à faire appel à des professionnels pour externaliser ce qui reste. »

 

De nombreux programmes d’accélération, tel que ToasterLAB, propose un service d’accompagnement à la veille.  « C’est l’opportunité non seulement de dégager du temps pour vos tâches prioritaires, mais également de bénéficier d’outils de veille performants, et de compétences d’experts », précise Anne-Laure.

 

 

 

4 – Responsabilisez une personne afin de rendre votre veille actionnable

 

Bien entendu, nous savons qu’une start-up n’est parfois composée que de quelques personnes. Malgré cela, Anne-Laure vous conseille vivement de responsabiliser l’une d’entre elle sur la veille.

 

Cela permet d’organiser la veille dans l’espace (puisque, grâce au paragraphe précédent, elle devrait déjà être organisée dans le temps) : responsabiliser une personne permet de centraliser les actions de veille afin de remonter ou de descendre aux autres co-fondateurs ou salariés les informations qui leur sont pertinentes.

 

« L’une des difficultés de la veille », explique Anne-Laure, « c’est de la rendre actionnable : aller au-delà de la curiosité intellectuelle, et la mettre au service de la prise de décision. C’est en responsabilisant une personne sur cette mission que vous le pourrez : car cette personne ne se contentera pas de lire des articles trouvés ici et là, mais pensera « objectifs » et « actions pour l’entreprise ». »

 

 

 

5 – évitez d’être trop « flag » !

 

Faire de la veille est une pratique non seulement légale mais également fortement conseillée. Pour autant, si la veille n’est pas de l’espionnage, il est souvent préférable de la réaliser de manière… discrète.

 

« Veillez à ne pas être trop visibles ! », conseille Anne-Laure. « S’inscrire au site web de son concurrent pour étudier ses pratiques en termes d’abonnement mailings, par exemple, risque de ne pas être discret. Privilégiez dans ce cas, a minima, une adresse personnelle. A moins, bien entendu, que vous ne vouliez rendre évident le fait que vous étudiez ce concurrent. »

 

 

Pour en savoir plus

 

En terme de veille, les start-ups accompagnées par ToasterLAB bénéficient des conseils de nos mentors, mais également des services de Vitagora, le réseau des innovateurs de l’agroalimentaire, où Anne-Laure travaille en tant que chargée d’intelligence économique. Pour bénéficier vous aussi des conseils de nos mentors, deux solutions : vous abonner à notre newsletter mensuelle, ou nous rejoindre ! Pour en savoir plus, contactez-moi : claire.vanoverstraeten@vitagora.com.

 

 

 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

 

J’ai testé 'le test conso' pour vous
 
 
Dans la liste des incontournables pour évaluer la viabilité et le potentiel d’une start-up, la POC se situe en bonne position. On ne parle pas des « pokes » qui permettait il y a quelques années (jeunes trentenaires, rappelez-vous) d’interpeller un ami sur Facebook. On parle ici de la fameuse « Proof of Concept », ou « preuve de concept » dans la langue de Molière.
 
Les Fruits de terre, start-up accompagnée dans le cadre de la 2e promo de ToasterLAB et proposant des alternatives protéiques à base de farine d’insectes, y est allée au frontal : son POC vient directement des avis de client. Pourquoi ? Comment ? Et pour quels résultats ? Voici le témoignage de Charlotte Allix, co-fondatrice de Fruits de terre.
 
 

Pourquoi la POC est-elle primordiale ?

 
Selon le média en ligne 1001 startups, 47% des échecs des startups seraient dû à l’absence de marché pour le produit ou service proposé. En d’autres termes, votre innovation peut vous sembler incroyable, il s’agit, peut-être, de ce que l’on appelle une « fausse bonne idée » ne trouvant tout simplement pas de marché.
 
Or, qui dit « pas-de-marché » dit « pas-de-clients ». Et qui dit « pas-de-clients » dit également « pas-de-financeurs-prêts-à-prendre-des-risques-à-vos-côtés »… Ce qui serait embêtant, on vous l’accorde.
 
La POC vient apporter la preuve que votre idée (qu’elle soit brillante ou même banale) recueille l’adhésion de futurs consommateurs. Charlotte Allix, co-fondatrice de la start-up Les Fruits de terre, le confirme : « apporter une preuve que notre concept est le bon est essentiel pour avancer avec nos investisseurs. Il s’agit d’aller au-delà des pures hypothèses de départ, pour les rassurer et leur permettre de s’engager avec nous. »
 
 

Les Fruits de terre : activité réorientée pour cause de POC   

 
Au démarrage de leur activité en 2017, les Fruits de terre produisaient des steaks à base de farine d’insectes. C’est en réalisant un pivot sur leur activité qu’ils ont pu accéder plus facilement à des preuves de concept.
 
« Au sein de ToasterLAB, que nous avons rejoint en septembre 2017, nos mentors et Claire nous incitaient à porter notre marque plus loin de manière à aller jusqu’à familiariser les consommateurs avec notre concept. En vendant en direct, par exemple avec un food-truck, nous pourrions nous rendre visibles, expliquer notre démarche, mais également obtenir des retours directs de clients. »
 
C’est ainsi que leur activité a pivoté par rapport à l’idée de départ : allant au-delà de la production de steaks, les Fruits de terre se sont tournés vers la restauration hors foyer. « Pas de food-truck en revanche », précise Charlotte. « En mars 2018, nous avons rejoint le food-court La Commune situé dans le 7e arrondissement de Lyon. Pendant trois mois, nous avons loué une échoppe (cuisine + comptoir de vente aux consommateurs) dans un espace convivial et contemporain, dédié aux expériences culinaires pour le grand public. »
 
Charlotte résume : « Notre présence au sein de La Commune nous a été très profitable pour évaluer notre POC. Sur place, nous avions toujours une personne de l’équipe disponible pour échanger avec nos clients, présenter notre concept mais également recueillir leurs commentaires.  Grâce à cette activité de restauration, nous avons obtenu des avis directs des consommateurs sur nos produits. »
 
 

Quels résultats ?

 
« Nous sommes preneurs de commentaires positifs mais aussi négatifs », explique Charlotte. « Après ces trois mois au sein de La Commune, nous sommes aujourd’hui en mesure d’identifier le plat qui marche le mieux et également celui qui marche le moins – et de comprendre pourquoi ! ».
 
Les tartines, proposées le midi, ont recueilli peu d’engouement, à l’heure où les clients recherchent un plat rapide à choisir et à manger, connu et familier. Face à cela, les planches apéritives, plutôt consommées en fin de journée (afterworks, apéritifs…) se sont distinguées comme le plat le plus populaire, particulièrement adapté à ce moment de détente, d’échanges, et de découvertes culinaires.
 
« En trois mois, plus de 4 000 clients sont venus chez nous. Cela nous a d’ores et déjà permis d’adapter notre offre, en faisant évoluer nos menus (ajout d’une formule « enfants » par exemple) ou en révisant les recettes de nos steaks (nous sommes actuellement en test avec d’autres espèces d’insectes, qui apportent un goût différent aux produits) », précise Charlotte.
 
« Sur 4000 clients en seulement trois mois, la POC est là !... et la visibilité en plus », conclut-elle.
 
 

Pour en savoir plus

 
Pour bénéficier vous aussi des conseils de nos mentors, deux solutions : vous abonner à notre newsletter mensuelle, ou nous rejoindre ! Pour en savoir plus, contactez-moi : claire.vanoverstraeten@vitagora.com.

 

 
 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

 
Start-ups : 4 raisons de s’installer en Bourgogne-Franche-Comté
 
 
Si je vous dis, troisième pays européen ayant reçu le plus de projets d’investissement étrangers : vous me dites… ? La France bien sûr ! Choisir d’installer sa start-up dans un pays étranger n’est pas un choix à prendre à la légère. La France attire depuis toujours par son hospitalité, son charisme mais aussi par son climat économique favorable au développement de nouvelles entreprises. Plus de 25 000 entreprises étrangères sont actuellement installées en France et emploient aujourd’hui près de 2 millions de personnes (source : Business France).
 
Mais la France ne se résume pas seulement à sa Tour Eiffel et ses environs. Si Paris est un lieu d’accueil bénéficiant de la plus haute visibilité, d’autres régions méritent tout autant votre attention, comme par exemple la région Bourgogne-Franche-Comté. Quels sont les avantages à s’installer dans cette région ? Quels sont les dispositifs d’insertion ? On vous donne 4 (bonnes) raisons de venir s’installer à la « Cité des Ducs » grâce au regard neuf de Guilherme Crósta, membre de la start-up Energaïa accélérée par ToasterLAB, tout droit venu de Thaïlande.
 
 

Raison n°1 : la food, une histoire d’amour locale

  • « Veuillez décliner votre identité. »
  • « Région Bourgogne-Franche-Comté : 2,8 millions d’habitants, 47 784 km², 72,6 milliards d’euros de produit intérieur brut et 17,3% d’emploi dans le secteur industriel. » 
 
Si vous demandez à un Français s’il connaît Dijon, il vous répondra : moutarde ou cassis. Dans toute l’Europe, cette ville est reconnue pour sa gastronomie. Pas pour rien qu’elle a été nommée Cité Internationale de la gastronomie dans le cadre de l’inscription du repas gastronomique des Français à l’UNESCO. Et je ne vous ai pas tout dit : la Bourgogne est la première région française en effectifs pour les condiments, assaisonnements et pour les jus de fruits et de légumes, et la deuxième quand on parle de sciences nutritionnelles et de capacités d’innovation (Source : Dijon Métropole Développement). En bref, quand on parle d’innovation alimentaire, la Bourgogne-Franche-Comté n’est pas en reste. 
 
Installés depuis quelques mois à Dijon dans le cadre de la promo 3 de ToasterLAB, Guilherme et son équipe ont été attirés par la France grâce à son marché « qui est le plus développé d’Europe pour la spiruline », indique-t-il. Avec Vitagora comme pôle de compétitivité agroalimentaire, des zones d’activités dédiées à cette thématique (Marché de l’Agro, Ecoparc, …), un écosystème industriel solide (l’agroalimentaire représente plus de 2 300 salariés) et un enseignement professionnel et supérieur de premier plan (plus de 10 000 étudiants supérieurs dans le domaine alimentaire) : la Bourgogne réunit sur un même territoire des acteurs clés de l’agroalimentaire.
 
La notoriété de la Bourgogne-Franche-Comté est même internationale lorsqu’il s’agit du vin, avec des appellations qui font fantasmer le monde entier : Vougeot, Romanée Conti, etc. La région possède un territoire agricole imposant : 59% de surface agricole utile (Source: Agreste Bourgogne-Franche-Comté). Eh oui, ici, on ne fait pas dans la dentelle. Avec plus de 33 000 hectares de superficie en vigne, la production de vin en Bourgogne-Franche-Comté dépasse un million d’hectolitres de vins (tous confondus). 
 
Entre le vin, les grandes cultures, les bovins et autres cheptels : normal que la région BFC soit en deuxième position du classement des régions agricoles françaises (en création de valeur ajoutée avec 63% du territoire régional éligible à un label qualité AOP/IGP). De plus, avec ses 5 pôles de compétitivité (dont Vitagora bien entendu), 10 clusters et 11 plateformes technologiques, la région se place en première position des régions d’investissements privés en R&D.
 
 

Raison n°2 : des financements à portée de main 

  • « Money, money, money » 
 
Loin de là l’idée de vous lancer seul dans le grand bain : il existe plusieurs aides financières pour vous accompagner dans votre développement et insertion en France. Bpifrance (banque publique d’investissement) propose plusieurs types de soutien pour les start-ups, allant des prêts aux capitaux propres aux financements des exportations. Avec des bureaux dans toutes les régions de France, Bpifrance peut accompagner les start-ups de la levée de fonds jusqu’à l’agrandissement de l’entreprise. 
 
A noter : avec moins de demande de financement en Bourgogne-Franche-Comté qu’en Île-de-France, vous avez plus de chance d’obtenir une aide financière ! Ça vaut le coup de ne pas aller à Paris.
 
Les entreprises étrangères ont également accès aux services des banques françaises, soit directement ou par l’intermédiaire d’établissement ou de filiale en France. Les mentors de ToasterLAB, dont plusieurs sont représentants de grandes banques françaises, ne manqueront pas de vous aiguiller sur ces points. Les start-ups accompagnées peuvent bénéficier de différents types de soutien à l’investissement : prime d’aménagement du territoire, aide à la réindustrialisation, exemption fiscale d’entreprise, …
 
 

Raison n°3 : une localisation pertinente et avantageuse

  • « C’est où, ça, la Bourgogne-Franche-Comté ? »
 
La région « BFC » est un carrefour européen à mi-chemin entre Paris, Lyon, l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne et l’Italie. Avec un réseau ferroviaire rayonnant, des liaisons TGV-Aéroports internationaux, deux aéroports régionaux, une plateforme bimodale rail-route et un carrefour autoroutier unique (A38/A39-A36/A31/A6), on relie facilement à la fois le Nord et le Sud de l’Europe. Vous regrettez de ne pas viser plus proche de la Tour Eiffel ? Pas d’inquiétude : sortez vos appareils photos, car avec le TGV, 1h30, vous y serez !
 
D’ailleurs, de nombreux employés parisiens ont fait le choix d’habiter Dijon, et de faire les trajets en train chaque jour, pour la qualité de vie qu’on y trouve. 
En s’installant temporairement à Dijon, Guilherme a pu découvrir cette ville et profiter de sa localisation avantageuse : « Dijon est bien localisée et n’est pas éloignée des grandes villes : on est à 90 minutes de Paris, 3h de Genève et 2h de Lyon ».
 
 

Raison n°4 : des dispositifs d’accueil pour une insertion en douceur 

  • « bienvenue chez nous ! »
 
N’oublions pas que derrière la start-up, il y a également de l’humain. Pour vous accompagner, de nombreux dispositifs d’accueil administratif sont disponibles : Caisse d’Allocation familiale pour vous soutenir sur le paiement des loyers, l’aide au logement pour vous et votre famille et l’AER (Agence Economique Régionale) pour vous accompagner dans l’installation physique de votre entreprise. Dans le cadre de notre programme d’accélération ToasterLAB, nous mettons également à votre disposition des bureaux pour vous fournir un cadre de travail de qualité et nous réservons directement pour vous votre logement, à proximité du centre-ville. 
 
C’est justement un point soulevé par Guilherme : « les bureaux donnent une vraie structure de travail et sont bien localisés ». En plein centre-ville, nos bureaux sont habités par les odeurs de café , des pains au chocolat des boulangeries et de l’animation du marché central chaque vendredi. L’occasion, aussi, de mettre un pied dans la culture française ! 
 
 

Rejoignez ToasterLAB pour aller plus loin !

 
ToasterLAB est un programme d’accélération internationale en France destiné aux entreprises (start-ups et PME) françaises ou internationales du secteur de la Foodtech et l’Agtech. D’ailleurs, l’ambassade du Canada vient en soutien de ToasterLAB et des start-ups canadiennes qui souhaiteraient candidater. Si vous souhaitez en savoir plus et découvrir notre programme ou notre accompagnement contactez-moi : claire.vanoverstraeten@vitagora.com.
 

 

 
 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

 
5 conseils pour (bien) parler à votre banquier
 
 
Startupper, vous avez décroché le St Graal : un rendez-vous avec votre banquier pour évoquer vos possibilités de financement. Vous avez vérifié votre nœud de cravate (ou pas). Révisé votre poignée de mains. Le stress est à son comble. Les enjeux aussi. Mettez toutes vos chances de votre côté pour vous faire comprendre par votre banquier, grâce aux conseils de deux de nos mentors : Sylvie Guillonneau, Responsable Neo Business à la Caisse d’Epargne Bourgogne-Franche-Comté, et Alain Clerc, Responsable des engagements professionnels et particuliers au Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne.
 
 

Conseil n°1 : ne vous prenez pas pour des experts-comptables

 
Vous venez trouver un financement. La première chose qu’attendront vos interlocuteurs banquiers, c’est un plan de financement précis, établit par un professionnel, afin d’identifier à quels besoins ils vont répondre. « Le startupper doit préciser précisément ses besoins de trésorerie : à quoi va servir cet argent ? », explique Alain Clerc. « Nous serons forcément plus à même de financer de l’investissement en R&D plutôt qu’un leasing de voiture pour le co-fondateur », précise-t-il en se rappelant des rendez-vous passés (true story!).  
 
Sylvie Guillonneau est franche : « la première chose à présenter en rendez-vous, c’est un bon prévisionnel, à 3 ans minimum, professionnel et précis, réalisé par un expert-comptable. C’est un métier, on ne peut pas s’inventer expert-comptable. Les experts-comptables connaissent les leviers, connaissent nos attentes… alors que les prévisionnels réalisés en interne par la start-up ne suffisent pas. »
 
 

Conseil n°2 : bien s’entourer (et le montrer)

 
« L’accompagnement est un gage de crédibilité », explique Sylvie Guillonneau. Que ce soit par une banque d’investissement comme bpifrance, par un incubateur, par un programme d’accélération comme ToasterLAB, etc. : faites-vous accompagner, et montrez-le.
 
Une start-up qui se fait accompagnée nous démontre deux choses : premièrement, que c’est un projet sérieux, puisque des experts métiers l’ont jugé prometteur, deuxièmement, que l’équipe est capable de s’engager, de produire des efforts intellectuels pour mener à bien son projet », précise-t-elle. Deux arguments qui vont faire pencher la balance en votre faveur !
 
Pour Alain Clerc, un fondateur de start-up qui ne connait pas son écosystème est en tort : « il ne faut pas avoir peur de consulter les partenaires institutionnels et ses conseils. Tous ces organismes  apportent un point de vue complémentaire au nôtre et permettent de sécuriser le projet. Les statistiques de défaillances permettent aussi de corroborer à une plus grande pérennité des créations accompagnées. »
 
 

Conseil n°3 : oubliez votre jargon

 
« Nous ne sommes pas des techniciens ni des experts-métiers. Ce qui importe davantage c’est la bonne lisibilité du modèle économique et son adéquation avec le marché », souligne Alain Clerc. « Food, numérique, nucléaire, etc. : on ne peut pas être spécialiste de tous les domaines que l’on accompagne », précise Sylvie Guillonneau.
 
Dans votre pitch, exit donc les termes techniques ou scientifiques que seuls vous et vos paires utilisez. Votre objectif doit être de rendre votre projet intelligible. Pas exhaustif. Entrainez-vous sur votre famille, vos grands-parents, vos petits cousins, pour travailler cette intelligibilité et sortir de votre jargon.
 
« Cibles, étude de marché complète, preuve de concept, preuve d’intérêt de prospects, dépôts de brevets, étude de la concurrence, etc. : ce sont ces éléments qui nous intéressent », détaille Sylvie Guillonneau. « Notre rôle n’est pas d’accompagner l’amorçage technique, mais d’accompagner un produit ou un service qui présente du potentiel et une viabilité financière. Pour évaluer les aspects techniques, nous faisons confiance à nos partenaires experts-métiers. »
 
 

Conseil n°4 : valorisez votre implication

 
 « On attache beaucoup d’importance aux personnes, à leurs profils », explique Sylvie Guillonneau.
 
Croyez-vous en votre projet ? Êtes-vous prêts à vous engager financièrement pour sa réussite ? « L’apport personnel est un élément, au même titre que la capacité à se porter caution solidaire, qui nous permet de juger de l’implication des fondateurs », détaille Alain Clerc. Sylvie Guillonneau tempère : « même si, bien entendu, on n’attend pas le même apport entre un jeune de 28 ans et un senior de 50 ans ».
 
Des prêts d’honneur, un volontariat explicit à lever des fonds, montrent que vous croyez en votre projet. « Le manque d’apport personnel n’est pas rédhibitoire : si la personne exprime une vraie ambition, un vrai engagement, à trouver des aides, à ouvrir son capital à des investisseurs, cela compense. »
 
 

Conseil n°5 : soyez transparents

 
Startupper/banquier : c’est une relation de confiance… et dans les deux sens ! Pour cela, il est indispensable d’être transparent.
 
« Je préfère un discours franc que de mauvaises surprises », précise Alain Clerc : « il nous est déjà arrivé de prêter à des personnes qui partaient de zéro, sans aucun apport. Parce que la confiance était établie. De façon contraire, certaines personnes sont fuyantes, ne nous disent pas les choses, enrobent une réalité pour nous séduire : il est difficile de leur accorder notre confiance alors que la transparence n’est pas établie. »
 
Sylvie Guillonneau ajoute : « il ne faut pas hésiter à nous appeler, à nous poser des questions : lorsqu’un particulier vient chercher du financement pour sa start-up, il devient chef d’entreprise. L’environnement évolue, nous sommes dans une relation bienveillante ».
 
 

Rejoignez ToasterLAB pour aller plus loin !

 
Sylvie Guillonneau et Alain Clerc sont deux de nos mentors : tous expérimentés, mais également disponibles et réellement présents à vos côtés ! Voir ici la liste de nos mentors.
Pour bénéficier de leurs conseils et de leur expérience, rejoignez-nous !

 

 
 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

 
« Moi-même, je n’ai jamais payé pour une appli ! »
 
 
Les start-ups ont la réputation de travailler en « lean start-up » : validation rapide de l’idée, mise en application, rencontre d’un frein ou d’une problématique, reprise de l’ensemble. Et on recommence jusqu’à ce que tout fonctionne de manière idéale. Ce cycle d’itérations typique du lean startup, ScanUp l’a vécu en trois étapes pour atteindre un business model efficace. Explications. 
 
 

Au démarrage : simplifier la corvée des courses alimentaires

 
Liste de courses laissée sur la porte du frigo, oubli de la moitié des achats une fois au supermarché, difficulté de choisir devant la taille des rayons et la variété des produits, complexité de déchiffrage des étiquettes pour le consommateur non-averti… La start-up ScanUp est née d’un constat partagé de tous, et notamment d’Adrien Dumitresco et Caroline Péchery, ses deux co-fondateurs : « les courses sont une corvée, un vrai point de douleur ».
 
Grâce au numérique, Caroline et Adrien répondent aux 60% des consommateurs français pour qui les courses alimentaires en grande surface sont perçues comme une contrainte (donnée Obsoco 2015).
Caroline se rappelle : « Au démarrage de l’aventure ScanUp, notre objectif était uniquement d’améliorer le parcours d’achat et l’expérience utilisateurs lors des courses alimentaires grâce à une application mobile. Celle-ci devait être gratuite pour les utilisateurs (et le restera toujours, précise-t-elle). En revanche, on pensait pouvoir générer des commissions sur des frais de livraison ou rendre payantes des fonctionnalités plus avancées. »
 
Avec le recul, elle reconnait les limites de ce premier business model : « moi-même, je n’ai jamais payé pour une appli ! On savait bien que c’était bancal. »
 
 

Itération n°2 : la transparence, une valeur ajoutée

 
« Il nous fallait trouver un moyen de créer de la rétention sur l’application pour permettre de monter un business model viable. La valeur ajoutée que l’on apporte à notre concept est alors la transparence que l’on offre aux consommateurs pendant leurs courses – ou même en amont. »
 
« Nous avons fait évoluer notre positionnement avec cette valeur ajoutée : aller au-delà du simple parcours d’achat, mais accompagner les consommateurs à faire leurs choix notamment pour répondre à leur envie de manger mieux. »
 
L’application, auparavant « liste de courses connectée », devient intelligente et complexe : aux côtés des fonctionnalités existantes, comme la reconnaissance de codes-barres des produits, l’affichage du nutriscore et des additifs, elle permet désormais d’effectuer des recherches d’alternatives de produits équivalents mais plus sains.
 
 

Le vrai pivot (et le 3e) : s’adresser aux consomm’acteurs

 
Quelques mois après le lancement de la start-up, ScanUp intègre ToasterLAB (bienvenue chez nous).
 
« Lorsque nous sommes arrivés chez ToasterLAB, au contact des mentors et lors des ateliers chaque semaine, nous avons pris conscience que notre idée initiale de business model ne nous aurait pas permis de survivre », admet Caroline. Aïe, ça, ça fait mal. Mais c’est indispensable pour mieux rebondir.
 
« Depuis, au contact des clients que l’on a été rencontrer, de nos utilisateurs, des mentors et de l’équipe de ToasterLAB, notre modèle a encore évolué – et évolue encore car il s’agit d’un développement en cours. »  
Une troisième itération intègre, depuis le printemps 2018, la notion de consomm’acteur. Caroline explique : « les consommateurs se sentent de plus en plus investis et concernés par leurs actes d’achat. Ils sont conscients que l’impact de leurs achats ne se limite pas à remplir leur frigo, mais qu’il existe des conséquences multiples – sur leur santé, sur l’environnement, sur l’économie locale, etc. »
 
« Pour répondre à cette volonté d’agir pour le développement de produits sains et responsables, nous sommes en train de développer un nouvel espace sur notre application : un espace de co-construction avec les marques à la recherche d’inputs consommateurs », explique Caroline (en savoir plus sur le blog de Vitagora).
 
Cette troisième itération a également permis à ScanUp de créer une nouvelle source de revenu  (pour en savoir plus sur le pricing et ses enjeux, lire cet article) : « l’application restera bien évidemment gratuite pour les utilisateurs. Pour les marques à la recherche d’inputs directs, la facturation se fera soit au test/au cahier des charges/à la question, soit par un système d’abonnement. Notre business model est désormais bien plus viable. Un grand progrès depuis les premiers mois ! »
 
« La satisfaction est double. Nous sommes maintenant vraiment alignés avec nos aspirations et le marché. Et nous commençons à générer un chiffre d’affaires récurrent », conclut Caroline.
 

 

Un témoignage à (re)voir en vidéo !

 
Parce qu’ils parlent mieux que moi des bénéfices trouvés lors de leur accélération, regardez ici la vidéo témoignage de Caroline et Adrien.
 
 
Ne manquez pas également l’intervention de Caroline sur la table-ronde du Forum Vitagora, le 6 juin prochain à Paris – voir le programme complet ici.
 
 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

 
Le business model : la clé du succès
 
 
Le modèle économique (ou business model) de votre start-up, c’est le concept qui lui permet de fonctionner, de générer des revenus, et de perdurer (à ne pas confondre avec son business plan– sa déclinaison concrète et chiffrées). En d’autres mots, c’est parce que vous avez un bon business model que votre start-up ne mettra pas la clé sous la porte dans les mois qui viennent. Rien que ça. Pour dédramatiser et vous apporter des clés pratiques, Nicolas Rietsch, consultant associé chez Obalys et mentor de ToasterLAB, vous livre ses trois conseils sur le business model : quand, comment… et pourquoi.
 
 

Quand ? S’intéresser au business model au bon moment 

 
Il faut traiter du sujet du business model lorsque l’heure est venue – pas avant », explique Nicolas Rietsch. Si cela semble être une évidence, Nicolas estime indispensable de le rappeler. Et pour cause : traiter du business model à un mauvais moment dans le développement de la start-up (« souvent trop tôt ! ») cause la perte de bon nombre d’entre elles.
 
« Selon le Startup Genome Project, sur les 90% de start-ups qui échouent, 70% doivent leur échec à un mauvais timing de leur développement. Parce que personne ne les accompagne pour leur dire quoi faire à quel moment, elles se précipitent dans leurs étapes et font tout, soit trop vite, soit dans le mauvais ordre. »
 
De façon très concrète, Nicolas identifie 3 étapes à suivre avant de se pencher sur le business model :
1 - L'adéquation problème/solution dont l’objectif est de s’assurer que la start-up réponde bien à un besoin marché exprimé ou pressenti.
2 - L’organisation interne et la constitution de la bonne équipe initiale qui portera les premières phases de développement de la start-up.
3 - L'adéquation produit/marché qui vise à valider de manière itérative si le marché est bien réceptif à l’offre proposée par la start-up.
 
« C’est seulement là qu’intervient la question du business model. La traiter avant reviendrait à la traiter de manière exclusivement intellectuelle, sans qu’il y ait d’impact stratégique : à la fois une perte de temps et d’efficacité. En s’y penchant à ce moment uniquement, le business model devient beaucoup plus concret, et réel. »
 
 

Comment ? S’organise pour gagner de l’argent

 
« A quoi ça sert, d’expliciter son business model ? »
 
Nicolas me provoque avec cette question rhétorique – car, bien sûr, c’est un convaincu. Mais pas question de traiter le sujet pour se faire plaisir (ou pour faire plaisir à vos mentors) : « on s’intéresse à son business model pour répondre à un objectif précis – sécuriser la manière dont l’entreprise va gagner de l’argent. »
 
Nicolas précise sa pensée : « Le business model est là pour répondre à plusieurs questions : à qui je m’adresse exactement ? Quel sont les besoins / attentes de cette cible ? Comment j’y réponds ? Combien sont-ils prêts à payer pour accepter ma solution ? Quand /comment veulent-ils payer ? Comment est-ce que je m’organise pour produire et délivrer mes offres dans les meilleures conditions possibles ? »
 
De façon sous-jacente, les réponses à ces questions vont moduler vos choix en termes de process de fabrication, de consommables utilisés, de dépenses de RH, de circuits de distribution, etc.  
 
« Formaliser le business model est incontournable pour vous organiser au mieux afin de sécuriser la cohérence et la pérennité de votre start-up. »
 
 

Innover sur son business model : un moyen de se différencier

 
En plus de cela, Nicolas Rietsch préconise aux start-ups de penser leur modèle économique comme un moyen de différenciation : « l’innovation ne concerne pas que les produits ou services – les business models sont également concernés, notamment pour limiter le risque d’être copié. »
 
A ses yeux, innover sur le business model peut se faire sur 4 leviers :
  • Sur le pricing : comment facture-t-on ? Est-ce un achat unique ? Un abonnement mensuel ? Une location ? Voire une mise aux enchères ? etc.
  • Sur le réseau : « s’entourer de partenaires crédibles et performants permet de vous créer une valeur unique face à la concurrence, mais également d’accéder à des clients stratégiques, de baisser vos coûts, voire même de développer vos compétences. Les start-ups accompagnées par ToasterLAB, et qui ont accès au réseau de Vitagora, vous le diront ! »
  • Sur la structure de l’entreprise : comment sont organisées vos équipes ? Quelles machines utilisez-vous et quel est votre niveau d’automatisation ? Que sous-traitez-vous et que produisez-vous en interne ?
  • Sur les processus : « en tant que start-up, tout doit être pensé dans une logique de scalabilité », précise Nicolas. « Innovez sur vos processus internes pour, qu’avec vos ressources limitées, le moins de temps et d’argent ne soient perdus. Cela signifie faire des choix – souvent, se séparer de tâches que vous aimez en les confiant à un prestataire externe. »
 
Les exemples d’innovation en business models sont nombreux : les voitures Ford montées à la chaine, Rank Xerox et les locations de photocopieurs (plutôt que l’achat), les box à abonnements mensuels, les forfaits téléphoniques de Free à bas coûts, les vols low-cost imaginés par Ryan Air, les logiciels en open-source, etc. Et vous : quel est votre business model et en quoi se distingue-t-il de la concurrence ? Si vous souhaitez en apprendre plus sur l'accompagnement de nos mentors et sur notre programme, contactez-moi : claire.vanoverstraeten@vitagora.com.
 

 

 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

Appel à candidature : rejoignez la Promo #4 de ToasterLAB
 
 

ToasterLAB :
programme international d'accélération foodtech et agtech 

 
ToasterLAB est un programme d’accélération international en France destiné aux entreprises (start-ups et PME) françaises ou internationales du secteur de la Foodtech et l’Agtech. Programme d’accompagnement sur 12 mois composé de formations, de coaching et de mentoring personnalisés, appuyé sur un réseau de mentors et de partenaires en France et à l’international, ToasterLab propose des opportunités d’affaires, des ressources, un accompagnement personnalisé, des lieux d’expérimentation, ainsi qu’un soutien à l’internationalisation.
 
 
Le programme d’accompagnement se décompose en deux temps :
  • Un programme intensif initial de 3 mois, au rythme d’une journée d’ateliers et de networking par semaine,
  • Un accompagnement post-accélération sur 9 mois pour compléter les financements, augmenter leurs les en relation commerciales, et s’associer à des missions à l’international ou à des projets d’innovation collaboratifs.
 
 

QUI PEUT CANDIDATER ?

trois thématiques prioritaires pour la Promo #4

 
Comme pour les Promo #1, #2 et trois, toute entreprise (start-up ou PME) FoodTech ou AgTech mature à fort potentiel (au stade preuve de concept), implantée en France ou à l’international, est invitée à candidater.
A noter, des équipes d’intrapreneurs peuvent également bénéficier de l’accélération (contacter directement ToasterLAB pour en savoir plus).

 

Candidats ressortisants du Canada
L’ambassade du Canada vient en soutien de Toasterlab et des start-ups canadiennes qui souhaiteraient candidater. Des modalités spécifiques ont été mises en place pour celles-ci.
Contacter ToasterLAB pour tout renseignement complémentaire.

 

THEMATIQUES PRIORITAIRES

Des candidatures qui correspondent à une ou plusieurs des axes prioritaires suivants feront l’objet d’une attention particulière de la part du jury de sélection :
 
1. Amont de la filière :
  • B2B - Nouveaux modèles d’agriculture durable : pratiques agroécologique culturales durables, Maraichage urbain à haute valeur ajoutée (synergie entre agriculture traditionnelle et agriculture à plus haute valeur ajoutée)
  • B2B et B2C - Analyses de données multivariées et Greendata valorisables sur l’ensemble de la filière
  • B2B - Logistique : produits et services visant à rendre plus agile la logistique des matières premières agricoles face aux contraintes de volumes par exemple…  
2. Transformation/consommation innovante :
  • B2B - bioprocess, protéines alternatives, nouveaux ingrédients, nouveau food process
  • B2C - de l’alimentation à une nutrition personnalisée : produits et services pour un impact nutritionnel ciblé
  • B2C - Home Farming : « la fourche à domicile : nouveaux procédés de culture à domicile »
3. Réinventer les liens entre les maillons de la chaine de valeur, de la fourche à la fourchette :
  • B2B et B2C - Des services pour apporter aux consommateurs plus de transparence (en terme de traçabilité, d’origine) sur les différentes étapes de transformation de produits alimentaires.
 
 
 

DATES CLES DE LA PROMO #4

  • Ouverture de l’appel à candidatures : 2 mai 2018
  • Clôture de l’appel à candidature : 6 juin 2018
  • Confirmation de pré-sélection à la finale « journée de sélection » : à partir du 27 juin 2018
  • Journée de sélection : les 9 et 10 juillet 2018, à Dijon
  • Démarrage de l’accélération : 19 septembre 2018
 

QUI CONTACTER ?

 
Pour toute question, veuillez contacter :

Claire Van Overstraeten, ToasterLAB Programme Manager, claire.vanoverstraeten@vitagora.com

03 80 78 97 93

 

Télécharger l'appel à candidature complet

Management : trois conseils pratiques à destination des start-ups
 
 
Chez les start-ups, tout va vite : l’idée, la preuve de concept, le business model, l’accès au marché…  Dans ce monde où tout court, le management fait bande à part et se veut « slow ». Méthode parfois perçue comme contre-productive, le slow management permet de limiter les risques liés à la gestion d’équipe : Stéphane Viglino, coach et fondateur de S.Vi (se) manager autrement en est convaincu. Il nous livre ses 3 conseils à mettre en pratique par toutes les start-ups.
 
 

Conseil #1 : s’arrêter, se retourner (pour ne pas regretter) 

 
Lorsqu’une start-up passe de 2 ou 3 co-fondateurs à une douzaine de salariés, elle entre de pleins fouets et sans préparation dans le management. « C’est une étape de développement charnière », explique Stéphane. « Du jour au lendemain, des fondateurs souvent non formés au management se retrouvent à gérer une équipe… et tout ce que cela implique. »
 
Dans un tel contexte, il conseille aux start-ups une attitude aux antipodes de celle à laquelle ils sont habitués : prendre le temps.
 
« Les risques d’aller trop vite en management sont très gros. Des recrutements qui se passent mal et qui sont à refaire, une mauvaise cohésion d’équipe, des salariés laissés sur le banc de touche, qui ne trouvent pas leur place, ou au contraire sur-sollicités : les risques se mesurent à la fois en perte de temps et en pertes financières. »
 
Son premier conseil : ne pas gérer le capital humain au fur et à mesure des semaines et des problèmes… mais se poser dessus, calmement et pleinement. A l’image des sportifs de haut-niveau, Stéphane insiste sur l’importance des temps de récupération « même pour les start-ups » ! « Il ne faut pas oublier que la première machine, c’est l’humain. Si elle casse, que reste-il ? »
 
 « Le start-upper est comme un sprinter qui court en équipe », illustre-t-il : « s’il court trop vite et qu’il ne prête pas attention à ses équipiers qui sont à l’arrêt, la course est perdue d’avance. Le seul moyen d’éviter cela ? Il doit se retourner, prendre le pouls de toute son équipe pour éviter la surchauffe. »
 
En bref : s’arrêter, se retourner… pour ne pas regretter (contrairement à ce qu’en pensait notre boys-band préféré des années 90).
 
 

Conseil #2 : être bienveillant envers le potentiel (et le fonctionnement) de chacun

 
Vous vous êtes retournés. C’est bien. Que voyez-vous ? Celui-là a un profil plutôt « actif » : il a constamment besoin de mouvement. Celui-ci est plutôt dans l’imaginaire et possède une capacité à projeter une vision précise de l’évolution des choses. Et vous ?
 
« Comprendre son propre fonctionnement, c’est la base des bonnes relations avec son équipe. Posez-vous les questions suivantes : qu’est-ce qui est important pour vous, dans le travail ? Quels sont vos leviers de motivation ? Êtes-vous plutôt dans l’action ou la réflexion ? », détaille Stéphane. « En tant que start-upper, il y a de fortes chances que vous soyez dans l’action ! »
 
Prendre le temps de faire l’inventaire de ce qui vous porte vous permettra de moins subir vos relations interpersonnelles. « Il ne s’agit pas de définir que tel profil est meilleur que tel autre, d’être dans le jugement. Au contraire, il s’agit de constater qu’il n’y a pas de problème : connaitre votre fonctionnement et celui de vos collaborateurs vous permettra d’être bienveillant envers chacun, de reconnaitre leur potentiel, et de lever vos verrous de communication. »
 
En d’autres mots : vous comprendrez (enfin) pourquoi Untel s’ennuie en réunion et n’en tire jamais rien de positif, et pourrez lui proposer des actions adaptées à son fonctionnement pour obtenir de meilleurs résultats… gagnant-gagnant !
 
 

Conseil #3 : se mettre en posture d’écoute active

 
Identifier les profils et fonctionnements de chacun pour gagner en efficacité : c’est un beau programme. Mais comment y parvenir ?
 
« Des méthodes et des outils très pratiques existent pour réussir à mieux se comprendre », détaille Stéphane. « En premier lieu, l’écoute active : c’est ici que commence l’échange mutuel. »
Bonne nouvelle : l’écoute active, cela s’apprend ! Stéphane nous donne 3 conseils très pratiques :
  • 1 – questionner : « on commence à écouter quand on pose des questions ». Mais attention : il ne s’agit pas de poser des questions rhétoriques, mais bel et bien des questions qui vous donneront des réponses que vous ne connaissez pas.
  • 2 – apprendre à faire silence : pas évident, quand on est un start-upper qui travaille chaque jour à pitcher son concept ! Pourtant, le silence est le seul moyen pour vous permettre d’entendre ce que l’autre vous dit. L’astuce de Stéphane : chronométrez vos temps de silence… petit à petit, cela deviendra plus naturel.
  • 3 – reformuler : « reformuler une réponse permet de se l’approprier et de vérifier si on l’a bien comprise. » L’étape de validation, en quelques sortes.
 

Pour aller plus loin

 
Pour Stéphane Viglino, le potentiel de chacun est trop souvent sous exploité. Sa vision différente du management nous inspire beaucoup à ToasterLAB, où il est un mentor impliqué envers nos start-ups. Si vous souhaitez en apprendre plus sur son accompagnement ou sur notre programme, contactez-moi : claire.vanoverstraeten@vitagora.com.
 

 

 

Par Claire VO

Responsable du programme ToasterLAB, Claire VO est également en charge de la post-accélération de nos start-ups, ainsi que de l'accompagnement des intrapreneurs. Après 12 ans au sein de Vitagora, Claire est véritablement le "cerveau du réseau" et, dans les méandres de notre écosystème, vous aide à y voir plus... clair ! Contactez-la  claire.vanoverstraeten@vitagora.com

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